Gay Vinci Code de Pascal Fioretto

Gay Vinci Code de Pascal Fioretto

Titre Français : Gay Vinci Code

Titre Original : Gay Vinci Code

Auteur : Pascal Fioretto

Date de Sortie : 24 Février 2006

Nationalité : Française

Genre : Humour

Nombre de Pages : 210 pages

Éditeur : Chiflet et Compagnie

ISBN : 2351640098

Gay Vinci Code : Quatrième de Couverture

Gay Vinci Code est un livre de Pascal Fioretto sorti en février 2006.

Qui a tué le conservateur du Musée des Arts et Traditions Homosexuels ? Quel terrible secret cachait-il ? Et pour qui travaille la drag queen tueuse qui terrorise les saunas, les bars à moustaches et le KFC des Halles ?
Charlus Glandon, spécialiste mondial des icônes gays, et son neveu Cédric, jeune journaliste à Tutêt, se retrouvent au cœur d’une palpitante enquête à la recherche d’un des plus grands mystères de tous les temps. Et si Léonard n’avait pas tout dit aux Américains ?
Le plus grand secret de l’humanité serait-il caché dans une chanson de Dalida ?
Homophile pratiquant, hétéro de progrès, homophobe bourru(e) ou simple citoyen(ne) sans opinion… Chacune et chacun sera forcément emballé(e) par ces folles aventures à travers le Gay Paris dont cet irrésistible polar révèle les plus hilarants dessous.

Gay Vinci Code : Avis Personnel

Vous l’aurez sans doute compris rien qu’en lisant le titre de ce livre et son résumé : le Gay Vinci Code est une joyeuse parodie du célébrissime succès de Dan Brown, le Da Vinci Code.

Et ma critique sera courte, parce que j’ai tout simplement a-do-ré ce livre. Drôle de la première à la dernière ligne, le récit parvient non seulement à tourner en dérision l’original dont il s’inspire, notamment en en faisant ressortir les absurdités, les incohérences ou les rebondissements de scénario parfois un peu gros à avaler, mais il réutilise également, et avec une habileté géniale, le terreau de la culture gay, en puisant allègrement dans des références musicales ou cinématographiques, en faisant appel à de grands noms de personnalités homos ou d’idoles gays, ou en jouant sur les caricatures les plus répandues du monde «bobo-gay» parisien.

Autre point fort : Pascal Fioretto joue la transparence en faisant fréquemment intervenir l’auteur – lui-même – dans le récit, histoire de se moquer gentiment des exigences du monde de l’édition (obligation du suspens à respecter, problèmes de copyright à esquiver, quota d’érotisme-tout-public à remplir…). Autant dire que tout cela contribue très largement à renforcer l’humour déjà omniprésent dans ce livre !

Et petit détail pratique : la publication du livre remonte à 2006, mais Pascal Fioretto est en train de livrer actuellement une toute nouvelle mouture du récit, le Gay Vinci Code 2013, dans laquelle il a actualisé les références qu’il utilise tout au long de l’intrigue. Pour ma part, j’ai lu la première édition, mais j’imagine que cette nouveauté retire une partie du charme kitsch de l’original tout en rendant l’action encore plus contemporaine. L’édition 2013 n’est pas imprimée mais est publiée sous forme de e-feuilleton (le premier épisode est gratuit, vous pouvez donc vous faire une idée sans frais ! Les suivants sont à 0,99€, et vous les trouverez sur les plateformes de vente des livres numériques, iTunes ou la Fnac en tête). À vous de voir quel type de support vous préférez !

Donc pour résumer : dans un monde où l’homosexualité est la norme, un spécialiste de l’iconologie gay et son neveu hétéro – dont le coming out auprès de ses mamans s’est très mal passé – partent à la poursuite d’une drag queen tueuse, dans l’espoir de découvrir le Grand Piquet, c’est-à-dire le terrible secret de David et Jonathan – couple mythologique originel -, conservé par la tout aussi secrète société de la Vieille Tente. Mais pour cela, ils devront percer les mystères des versets de chansons de Mylène Farmer et décoder l’incompréhensible Darla Dirladada de Dalida…

Ne passez surtout pas à côté de cette excellente occasion de rire et de vous détendre (surtout en période estivale), c’est un vrai coup de cœur pour moi ! Mais je ne vous en dis pas plus, je craindrais trop de croiser moi aussi la route d’une drag queen géante et hystérique à la solde de l’Oups Dei qui chercherait à me faire taire.

Bonne lecture !

Gay Vinci Code : Extraits

« Sans prendre le temps d’ôter sa perruque, qui la démangeait pourtant de plus en plus horriblement, elle saisit le téléphone et composa le numéro convenu.
– Allô ? Répondit une voix chaude, grave et terriblement sensuelle.
– J’ai du bon tabac dans ma tabatière, Maître.
– Qu’est-ce-à-dire, mon enfant ?
– Meunier, tu dors, ton moulin, ton moulin, va trop vite…
– Sois plus précise, veux-tu ?
– Il court, il court, le furet, le furet des bois, Mesdames…
– Je ne vois pas où tu veux en venir…
– Promenons-nous dans les bois, pendant que le loup n’y est pas…
– Bon, ça commence à bien faire, tes inepties ! Maintenant, tu me dis comment ça s’est passé et ce que t’a dit le vieux. »

« – Et tu leur as dit la vérité sur tes préférences sexuelles ?
– Bien sûr que non !
– Mon pauvre enfant ! Tu as passé toutes ces années à étouffer ce que te commandait ton cœur sous un masque socialement correct ?
– Avais-je vraiment le choix ? En cachette de mes collègues, j’allais dans des endroits spécialisés : chez Flunch, à des cours de yoga, à des soirées diapos entre amis célibataires, dans des chorales mixtes. En rentrant chez moi, je ressentais un terrible dégoût de moi-même mais, dès le lendemain, j’avais encore plus besoin d’une femme ! J’ai aussi passé des soirées entières à draguer par Internet sur Meetic. J’ai essayé le speed dating dans des lounges d’hôtels Mercure peuplés d’hétéros comme moi et de femmes divorcées… Des plans glauques comme tu vois. »

A propos de Julia Clieuterpe

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Chroniqueuse occasionnelle

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