xenablueyes

  • Siobhan, Trudi et Jessica sont réunies pour fêter l’anniversaire de leur amie Katie. Malheureusement le biper de cette dernière se met soudain à sonner. Elle explique qu’elle doit aller travailler – elle est médecin – mais en fait elle se sauve pour retrouver John, son amant. Après avoir fait l’amour ils parlent des doses de morphine de ce dernier…
    Plusieurs mois ont passé, Katie assiste à l’enterrement de John où Sam, son fils de 24 ans, prononce un discours émouvant. En sortant de l’Eglise elle croise Sam qui commence à lui parler. Il lui explique qu’il sait que son père avait une aventure et qu’il est bien décidé à découvrir qui est cette femme.
    Trudi, de son côté, reçoit un chèque de 2 millions après le décès de son époux durant les attentats du 11 Septembre. Après être partie à la chasse aux poux sur la tête de ses deux filles, elle se dépêche ensuite d’aller faire les courses. Là, elle croise Richard, le père d’une amie de sa fille. Celui-ci l’invite à boire un verre mais elle décline l’offre ayant trop de choses à gérer.
    Siobhan a rendez-vous avec son mari, Hari, au milieu de la journée. Tous les deux voulant faire un enfant, Siobhan vérifie donc si elle ovule. Comme ce n’est pas le cas, elle rentre à son bureau. Là, son collègue Dominic lui demande si elle s’est envoyée en l’air, mais Siobhan refuse de discuter avec lui et semble troublée par ses questions.
    Alors que les quatre amies dînent ensemble, Jessica parle de sa dernière conquête, son patron, un homme marié. Elle aime le sexe avec les hommes pris car cela lui laisse plus de liberté. La conversation dévie sur la proposition de café faite à Trudi et tout le monde se félicite qu’elle voit quelqu’un. Une fois Siobhan et Jessica parties, Trudi annonce à Katie que son mari, Paul, est peut-être encore en vie, sinon, comment expliquer les coups de téléphone étranges qu’elle reçoit depuis des mois ?  Katie lui explique que Paul est mort et que ces appels n’ont rien à voir. Elle lui raconte ensuite qu’elle a entretenu une liaison de deux ans avec un patient qui vient de décéder et que son fils est au courant de cette liaison. En partant, Katie découvre un message de Sam sur son répondeur. Il souhaite qu’elle le rappelle. Une fois chez elle, alors qu’elle prend un bain, Sam vient frapper à sa porte. Angoissée Katie n’ouvre pas.
    Le lendemain matin, avant de partir travailler, Hari propose à sa femme une nouvelle tentative pour faire un enfant. Mais Siobhan n’en a pas envie, elle voudrait que faire l’amour redevienne un plaisir. Elle appelle donc Jessica à qui elle donne rendez-vous en ville pour acheter des sous-vêtements aguichants.
    Au travail, Jessica se retrouve organisatrice d’un mariage lesbien. Et alors qu’elle explique à son patron qu’elle déteste les mariages, il lui fait remarquer qu’ils pourront travailler tous les deux en étroite collaboration. Jessica fait ainsi la connaissance de Lisa et Alex. Elle leur présente plusieurs lieux mais aucun ne semble leur convenir. Alex commence rapidement à se lasser.
    Trudi croise une nouvelle fois Richard. Elle est contrainte de refuser une nouvelle fois son invitation parce qu’elle doit se rendre à la banque pour déposer son chèque. Elle lui propose donc de venir à la réunion parents professeurs de l’après-midi. Richard ne vient malheureusement pas et Trudi est déçue.
    Sam se rend au cabinet de Katie et commence à l’interroger pour savoir si elle a une idée de l’identité de la maîtresse de son père. Mal à l’aise, Katie lui dit qu’elle ne sait pas qui peut être cette femme. En fin d’après-midi, Katie rend visite à la femme de John. Cette dernière lui avoue que c’est très dur pour elle de mentir à son fils et de ne pas lui avouer qu’elles ont aidé John à mourir. Katie lui rappelle que c’était les dernières volontés de John et qu’elles ne peuvent pas en parler à Sam.
    Alors qu’elle est en pause et qu’elle essaie des sous-vêtements, Siobhan reçoit un appel du cabinet. Elle doit revenir de toute urgence pour une confrontation entre avocats. Incapable de défaire seule le corset, elle part sans l’avoir retiré. Au bureau, Dominic repère le porte-jarretelles. Il en demande la couleur à Siobhan et des précisions qu’elle refuse de lui donner. Il lui propose alors de faire tout son travail si elle lui montre pendant 5 secondes. Proposition qu’elle accepte avant de quitter rapidement le cabinet. Elle rentre chez elle pour faire une surprise à son mari mais s’endort et ne se réveille qu’au retour d’Hari. Il semble séduit par l’idée mais songe encore à faire un enfant, ce qui exaspère Siobhan.
    Katie invite Trudi chez elle en urgence pour lui demander conseil. Elle ne sait pas comment s’y prendre avec Sam, elle sait qu’il a tout découvert. Trudi lui dit alors de s’éloigner du jeune homme et de le confier à un confrère. Katie commence par refuser puis finit par réaliser qu’elle a raison. Le lendemain matin elle confie Sam à un collègue.
    Le patron de Jessica ayant peur que sa femme n’ait découvert son infidélité, il la laisse seule pour s’occuper du dossier du mariage lesbien. Jess rencontre donc Alex qui est venue sans Lisa. Après lui avoir montré un énième lieu qui lui déplait, elle lui demande des explications pour savoir ce qu’elle désire réellement. Alex lui déclare alors que quand elle a demandé à Lisa de l’épouser elles étaient au Maroc et elles venaient de se réconcilier. Elle imaginait quelque chose d’intime et de simple. Comprenant ce qu’elle souhaite, Jessica amène Alex sur le toit d’un château.
    A son cabinet, Katie voit soudain arriver Sam. Il veut la voir mais en découvrant que c’est un autre médecin qui s’occupe de lui fait un esclandre. Il finit par partir.
    Trudi trouve enfin le temps de boire un verre avec Richard et en parle à ses amies. Alors qu’elles sont toutes réunies, Katie reçoit un appel urgent de Sam, sa mère est incontrôlable. Katie arrive donc rapidement pour essayer de régler la situation mais découvre que Sam lui a menti, sa mère dormant paisiblement. Il voulait simplement lui parler et savoir pourquoi elle ne s’occupait plus de lui. Katie lui explique qu’elle a réorganisé sa liste de patients mais qu’elle peut le reprendre s’il y tient absolument. Sam accepte. Après l’avoir quitté, Katie se rend à son cabinet et détruit le dossier de John.
    Siobhan doit rester au cabinet pour travailler sur un dossier épineux. Dominic lui propose son aide, ce qu’elle ne peut pas refuser. Ils travaillent tous les deux sans relâche alors que les bureaux sont vides. Soudain Dominic trouve ce qu’ils recherchaient et s’approche de Siobhan. Il commence à la dévêtir et bouleversée par son désir, Siobhan ne le repousse pas. Ils font l’amour au bureau.

  • Grey’s Anatomy est une série télévisée américaine créée par Shonda Rhimes. Elle est diffusée sur la chaîne ABC aux États-Unis depuis 2005 et elle est toujours en production à ce jour. Elle compte déjà dix sai […]

  • Claire McNab est une romancière née en 1940 à Melbourne en Australie. Elle a écrit de nombreux ouvrages, des romans policiers, des pièces de théâtre, des livres pour enfants et adolescents. Elle est connue auprès […]

  • Elizabeth est thérapeute. Cette amie de Jennifer la retrouve lors d’une journée organisée par Chris et Kris pour faire adopter les animaux qu’elles ont pris sous leur aile. Elle tape immédiatement dans l’œil d […]

  • South Of NowhereSouth Of NowhereSouth Of Nowhere
     Lorsque la saison 2 de la série South of Nowhere s’est achevée, les fans ont été profondément secoués et en ‘manque’ au point de passer les dernières secondes au ralenti afin de découvrir qui était touché et qui hurlait. La présence d’un mort parmi les héros ne laissait aucun doute. La question était juste d’obtenir l’identité de ladite personne.
    Rapidement nous avons appris que ce cliffhanger final allait permettre le départ de l’un des acteurs principaux qui n’appréciait pas le tournant pris par la série. En clair, South of Nowhere devenait trop « gay ». Et c’est ainsi que le nom de Donso Gordon a vite été connu.
    Il n’empêche que durant la longue période d’attente avant le début de la troisième saison, chacun a commencé à se faire un petit film sur ce qui allait bien pouvoir se dérouler. La nouvelle du départ de Nancylee Myatt a secoué un grand nombre de téléspectateurs, notamment les accros à la relation Spencer-Ashley qui ont pris peur et se sont demandés ce qu’il allait advenir de cette liaison si la seule lesbienne du staff quittait l’équipe.
    Malgré tout, lorsque le premier épisode a été diffusé, chacun était à l’affût, en quête de réponse et de frisson. Le premier épisode s’est tout de suite dessiné dans la suite logique de la série. L’émotion y est à son comble après le décès de Clay tué lors de la fusillade et les questions de deuil et de fratrie ne sont pas ignorées. Bien évidemment, les nombreuses spéculations et pistes de réflexions annoncées par les fans sont présentes mais le rythme est là et l’on reste captivé du début à la fin.
    La famille Carlin, toujours au centre de la série, est encore une fois mise à rude épreuve et fait face à l’horreur après le décès du fils prodigue. Spencer essaye de continuer à avancer alors que Glen réalise qu’il est enregistré sur les registres de l’armée et doit donc quitter sa famille pour se rendre en Irak. Les parents Carlin ont eux réussi à se retrouver après cette terrible épreuve et leur souffrance réciproque semble les avoir rapproché.
    Les autres personnages ne sont pas en reste puisque Aiden qui a reçu une balle dans le coeur échappe miraculeusement à la mort et se met en tête de profiter du moment présent. Il s’achète la moto de ses rêves et commence à re-séduire Ashley avec laquelle il veut renouer. Madison n’est plus dépressive et Kyla devient plus agaçante.
    On attendait la surprise du côté de la relation Spencer-Ashley et on n’est pas déçu. Ashley qui ne gère pas bien la mort a fuit en Europe durant toute la durée des vacances laissant Spencer seule avec son chagrin. L’unique personne au courant de sa disparition est Aiden qui semble toujours aussi proche de l’adolescente.
    Lorsque Spencer recroise Ashley, elle n’est pas prête à lui pardonner et on comprend sa position. Mais Ash avec son éblouissant sourire et ses adorables mimiques finit par regagner le coeur de Spencer qui l’embrasse passionnément après une belle déclaration d’amour. En effet, Ashley confie à Spence qu’il n’y a jamais rien eu entre Aiden et elle et qu’elle l’a choisi elle, qu’elle l’aime, qu’elle a besoin d’elle. Spencer succombe jusqu’à ce que quelques paroles la ramènent à la réalité. Non, elle ne peut pas pardonner aussi facilement et se voir traiter ainsi. Non, elle ne veut pas être le choix de secours, elle veut plus. Elle décide donc de rompre après un baiser qui a ravi la plupart des spectateurs réclamant le même traitement dans la relation lesbienne que dans les relations hétérosexuelles depuis déjà deux ans.
    Après cette rupture Ashley trouve du réconfort dans les bras d’Aiden et même si elle n’était pas certaine de son choix, Spencer réalise qu’elle avait raison et qu’Ashley ne sait pas ce qu’elle veut.
    Un premier épisode agréable et surprenant qui n’a déçu personne. La suite est pourtant beaucoup moins rose.
    Le troisième épisode voit Spencer en proie avec le difficile deuil de son frère. Les soeurs Davies, de leur côté, héritent de la fortune de leur père et décident d’emménager ensemble dans un superbe loft. Chelsea qui a perdu le goût de peindre et l’inspiration se pose des questions sur sa grossesse qu’elle a décidé de mener à terme pour Clay. Heureusement, grâce à Carmen, une jeune élève sûre d’elle et ironique, elle retrouve la passion. En quelques secondes, Carmen se révèle une petite amie potentielle pour Spencer lorsqu’elle déclare qu’elle la trouve « hot ».
    Ashley redevient la fille superficielle qu’elle était lors de la saison 1 et sa relation avec Aiden semble uniquement sexuelle. Elle est avec lui et continue pourtant à penser à Spencer qu’elle n’arrive pas à oublier.
    Le chemin choisit par les scénariste est balisé comme une piste d’atterrissage par d’énormes lanternes rouges. On voit venir le rapprochement entre Spencer et Carmen qui arrive durant l’épisode suivant. Trop rapide, peu réaliste et absolument pas crédible, on se demande ce qu’il est advenu de l’adolescente qui vient de perdre son frère et de rompre avec la seule fille qu’elle ait jamais aimé.
    Et pourtant, on ne peut s’empêcher de succomber au naturel du personnage de Carmen, à sa franchise, sa gentillesse, son sourire et ses sous-entendus. On avait déjà sourit devant sa première rencontre avec Spence, on adore leur après-midi peinture ensemble. Et pourtant, on ne peut pas croire que Spencer se tourne si vite vers Carmen. Tout comme on ne peut pas croire que Carmen soit tout ce dont Spencer ait besoin, une fille attentive, sensible et à l’écoute qui se soucie vraiment de Spencer contrairement à Ashley. Leur premier baiser est interrompu de manière amusante par l’arrivée de Chelsea et ce petit interlude apporte une insouciance et une bonne humeur qui manquait à la relation lesbienne.
    Ashley devient un personnage de plus en plus désagréable et tourne véritablement en rond, les scénaristes donnant le sentiment qu’ils ne savent pas quoi faire d’elle. Aiden, lui se révèle plus humain et profond notamment lors de sa rupture avec Ash.
    L’épisode 5 s’ouvre sur une scène hilarante de déshabillage entre Spencer et Carmen. On apprécie le personnage de Carmen nouvellement arrivé mais au potentiel très riche. L’interaction avec la famille Carlin est également très intéressante et Carmen révèle un passé obscur et des faiblesses qui ne demandent qu’à être exploitées. Même si elle est douce et à l’écoute de Spencer, Carmen se montre violente et agressive et blesse sa petite amie à la fin de l’épisode. Ashley vit toujours sur une autre planète et on se demande ce que les auteurs vont faire de ce personnage qu’on adorait pourtant beaucoup.
    South Of NowhereSouth Of NowhereSouth Of Nowhere

    South Of NowhereSouth Of NowhereSouth Of Nowhere
     Le sabordage de la série débuté un peu plus tôt semble se poursuivre et trouve son point culminant dans l’épisode suivant où le personnage de Carmen est subitement enterré. Elle quitte la série, comme ça, sur une dispute sans explication aucune, apparaissant comme une erreur irréparable. Ashley, elle, redevient amusante et adorable alors que cette histoire d’album semble tomber du ciel comme la providence pour lui redonner un intérêt certain. Kyla devient exaspérante en bimbo internet alors que la question de la grossesse de Chelsea est réglée de manière archiconnue et désespérante de banalité. On se dit qu’on aurait écrit quelque chose de mieux et c’est vraiment pas bon signe. Les auteurs semblent en mal d’inspiration et la réconciliation entre Spencer et Ashley apparaît comme évidente. Leur complicité est de retour tout comme leurs gestes de tendresse.
    Durant l’épisode 7, Spencer se pose comme le personnage phare de la série avec celui de Paula. Sa rencontre avec Patrick, son coming-out au garçon, ses déclarations à sa mère et leur relation font de cet épisode un bijou en matière de représentation lesbienne. Jamais une adolescente n’a été montrée aussi forte, sûre d’elle et sûre de ce qu’elle est. Une bouffée d’air frais dans une série qui prend l’eau de toutes parts. Pourtant Aiden réussi à nous émouvoir un peu et Ashley retrouve ce sourire qui nous l’a fait aimé. On attend une renaissance qui intervient durant l’épisode suivant.
    La « Gay Pride » est l’épisode de la renaissance pour cette série qui nous émeut encore une fois grâce à ses personnages complexes, son honnêteté et son réalisme en matière de traitement de l’homosexualité féminine. Spencer est plus humaine que jamais et fait penser à tout un chacun lorsqu’elle se dispute une fois de plus avec sa mère alors qu’Ashley retrouve ses lettres de noblesses en étant gentille et à l’écoute de Paula, qu’elle n’a pourtant jamais pu aimer. On adore cette Gay Pride, l’enthousiasme de Spencer, la maturité à laquelle est parvenue Ashley et les sacrifices concédés par une mère qui n’est pas prête à perdre son enfant. On est sous le charme d’Ashley qui éteint les lumières en petite tenue au téléphone avec son ex et Spencer qui arrive uniquement vêtue d’un imperméable et qui le laisse tomber pour le plus grand plaisir d’Ash. On aime leur baiser de réconciliation et on se dit que si les scénaristes savent uniquement faire de bons cliffhanger, on est prêt à leur demander uniquement des cliffhangers. On les aime et on les déteste à la fois pour ce superbe épisode qui fait suite au présent également très réussi et on attend la suite de la saison avec impatience même si on sait qu’il nous faut encore patienter six mois.
    Et de la patience il nous en a fallu pour enfin découvrir les neuf épisodes achevant la série. Une diffusion américaine sans cesse repoussée et finalement une diffusion française sur Filles TV avant les États-Unis.
    Malheureusement le miracle débuté lors des épisodes 7 et 8 ne s’est pas poursuivi. Même si South of Nowhere a su offrir à ses fans quelques excellents moments, je retiendrais les errements certains des scénaristes et cette trame sur l’évolution de tout un chacun apparu dans les tout derniers épisodes comme une trahison. Une trahison parce que si cette excellente idée avait été trouvée au début et exploitée à sa juste valeur elle aurait réellement pu faire de South of Nowhere une série adolescente inoubliable au lieu d’un enterrement en forme de blague.
    Pourtant tout commence bien. Une nouvelle fois Spencer se réveille dans le lit d’Ashley et découvre que celle-ci a encore disparu. Cette fois-ci elle n’est pas partie chercher le café mais se lave. Il est midi. Un moment tendre et intime où les deux adolescentes s’embrassent et se confient une nouvelle fois leur amour. C’est beau mais ça sonne faux. On est loin de cette première nuit ensemble et de tout ce qu’elle impliquait. Là il n’y pas cette promiscuité qui devrait exister ni cet humour qui aurait pu rendre ce moment moins grave. Il manque le petit plus qui rendrait la scène inoubliable.
    Évidemment elles sont dérangées par Jay que tout le monde déteste. Kyla est de pire en pire. Elle semble de plus en plus sous l’influence de Jay et apparaît comme une gamine faible et perdue à des années lumières de ce qu’elle était à son arrivée à Los Angeles. Strass et paillettes, que faites-vous de nous ?
    Et contre toute attente l’intérêt de la série va résider une nouvelle fois dans un personnage que l’on voudrait antipathique mais que l’on comprend plus qu’on ne veut bien l’admettre, Paula. Quand Spencer arrive au lycée en retard et qu’elle demande un mot d’excuse à sa mère, la réaction de cette dernière qui protègera toujours son bébé est adorable.
    Alors que les personnages principaux vont errer quelques épisodes dans les limbes et le flou, les personnages secondaires prennent eux en consistance et en avenir. Aiden de plus en plus à vif et en perpétuel questionnement décide de se concentrer sur ses études et d’intégrer une prestigieuse école. Il rencontre une fille, réalise qu’elle n’aime que ce qu’il pourrait être et non ce qu’il est, est victime d’un nouvel accident et s’interroge sur le sens de la vie. L’acteur m’a vraiment impressionné par son jeu que je trouvais tout d’abord très mauvais mais qui au final m’a plus accroché que celui des autres.
    Chelsea s’investit dans la création d’un mémorial pour les victimes de la fusillade et tombe amoureuse. En même temps elle refuse que cette histoire naissante ne nuisse à son avenir et choisit de partir seule pour Paris réaliser l’un de ses rêves.
    Glen tourne en rond encore quelques épisodes puis révélera cette force et cette ténacité qui lui avaient fait défaut depuis son accident. Il tombera amoureux, acceptera de voir partir celle qu’il aime loin de lui, retrouvera un emploi, reprendra des cours du soir et entraînera les jeunes du centre aéré. Autant de projets qui en l’aidant à se tourner vers les autres lui donnent la maturité qui lui manquait.
    Sur les conseils de Jay, Kyla fait croire qu’elle sait chanter, se plante lamentablement en direct et ruine tout espoir d’avenir pour sa sœur dans ce milieu. Ashley lui en veut pendant un épisode puis finit par lui dire qu’elle est sa sœur et qu’elles ne peuvent pas être séparées pour si peu. Décidant de se racheter une conduite, Kyla met alors son temps au service des autres et commence à distribuer des repas aux SDF. La fille superficielle du début de la saison 3 disparaît alors totalement pour redevenir cette adolescente tournée vers les autres du début de la saison 2.
    Par contre les histoires de Spencer et Ashley elles, vont dans tous les sens sauf dans le bon. Spencer rencontre la femme ayant réalisé le documentaire sur la mort de son frère et décide de faire le même métier. Elle entre pour la première fois dans un bar lesbien au point que cela lui fait tourner la tête et embrasser une nana qui flirte avec elle depuis plusieurs jours.
    South Of NowhereSouth Of NowhereSouth Of Nowhere

    South Of NowhereSouth Of NowhereSouth Of Nowhere
     On ne reconnaît plus Spencer qui apparaît très différente de l’adolescente qui fut notre amie grâce à sa franchise et son honnêteté. Sait-elle seulement où elle va ? Non et c’est bien là son problème. Elle ne sait plus rien, plus rien du tout.
    Et c’est Ashley qui va nous surprendre également puisqu’elle va redevenir la petite amie idéale. Durant l’épisode 10 elle apporte son petit déjeuner au lit à Spence pour lui souhaitait un bon anniversaire. Même si c’est le père de Spencer qui a tout préparé, c’est le geste qui compte et le fait que pour réaliser cette surprise, Ash se soit associée à sa pire ennemie : Paula.
    Ashley semble heureuse, posée et sûre d’elle… elle devient adulte le temps d’un épisode jusqu’au fiasco du direct.
    Mais ce qui fait tout le sel de cet épisode est l’arrivée de la grand-mère de Spencer soit la mère de Paula. Alors que Spence essaie de trouver le meilleur moment pour faire son coming-out et qu’elle ne comprend pas les réticences de sa propre mère, elle découvre rapidement que sa grand-mère est homophobe. En apprenant que Spencer est gay, la grand-mère en question réagit violemment et semble dégoûtée. Justesse de ton et fierté parentale oblige, c’est Paula qui prend alors la défense de son enfant en expliquant à sa mère que si elle a un problème avec sa famille elle peut toujours partir.
    Les liens familiaux sont resserrés et Paula devient le personnage le plus fort avec l’évolution la plus impressionnante qui soit. On salue d’ailleurs au passage le talent de son interprète.
    Dans l’épisode suivant alors que Glen a l’impression de ne pas être à la hauteur des attentes de son père (excellente idée soit dit en passant), Ashley et Spencer ont enfin l’occasion d’avoir un week-end en amoureuses. Malheureusement il ne se passera absolument rien puisqu’une autre lesbienne ayant des vues sur Spencer s’incrustera. L’idée est totalement nul et cette Jonica exaspérante. C’est à croire que tous les moyens sont bons pour limiter les instants que Spencer et Ashley pourraient passer en tête à tête.
    Heureusement durant l’épisode suivant Ashley qui se comporte au début comme une gamine pourrie gâtée se reprend bien vite et offre un superbe cadeau à Spencer. Une chanson ! On adore même si on ne comprend pas que ce talent ait été passé sous silence aussi longtemps. Elle pardonne également ses errements à sa petite amie qui va quand même embrasser une autre fille.
    Et puis on a encore droit à un très joli moment dans l’épisode suivant. Ashley qui s’est endormie dans le lit de Spencer essaie de partir en douce au petit matin. Alors que Spence s’assure que le chemin est libre, Ash est soudain surprise par Paula alors qu’elle s’éclipse. Paula s’amuse de la situation au lieu de réagir de manière violente. Elle a définitivement changé.
    Oui mais ensuite tout part encore plus de travers. Spencer et Ashley recroisent Carmen. Carmen qui dit avoir changé et accepte d’être hébergée provisoirement par Kyla étant donné qu’elle est à la rue. La cohabitation est plutôt difficile mais la cause des difficultés entre Spencer et Ashley va survenir de quelque chose de plus connu et prévisible : leur avenir. Spencer a en effet décidé d’aller étudier à l’université et a fait des demandes dans d’autres états des États-Unis. Ashley, elle, a peur de la voir partir et de perdre ce qu’elles ont. Elle va donc se braquer.
    J’ai trouvé dommage que cette trame intervienne à la toute fin. J’ai trouvé dommage qu’elle soit exploité sur trois épisodes. J’ai trouvé dommage et étrange que personne ne révise pour les examens. J’ai trouvé incompréhensible que Ashley ne s’interroge pas sur son propre avenir et son propre métier préférant tout mettre dans sa relation avec Spencer. En clair je n’ai pas compris. Je n’ai pas compris que tout soit aussi mal exploité.
    J’avoue avoir été déçue par cette fin. J’ai aimé le fait que ce soit ouvert sur l’avenir avec l’emménagement de Spencer chez Ashley mais je n’ai pu m’empêcher de penser que c’était trop tôt, trop rapide, voué à l’échec. Elles sont encore tellement jeunes à changer toutes les trente secondes.
    Il m’a manqué quelque chose tout le long de la série. Et ce quelque chose je pense que c’est une trame directrice. Vous savez quelque chose qui fait d’une saison un tout et non pas un accolage d’épisodes.
    Et la où j’ai été le plus déçue et désappointée je pense que c’est en découvrant cette histoire du porte clé Spashley. J’ai trouvé que ça sonnait faux et que ça tombait mal. Je veux dire c’est comme si parce que les filles étaient lesbiennes et qu’elles étaient autant appréciées du public, elles avaient eu droit à un traitement de faveur. Et ça, ça va à l’encontre de ce pourquoi je me bats : l’égalité.
    Au final cette troisième et dernière saison de la série South of Nowhere m’a déçue même si elle a réservé quelques surprises intéressantes et de jolis moments. Ils auraient du s’arrêter à la seconde saison ou alors mieux gérer leur fin. Dommage. Vraiment dommage de saccager ainsi une belle série.
    South Of NowhereSouth Of NowhereSouth Of Nowhere

  • La rencontre entre Lee, la brillante femme d’affaires et Alex, la jeune déléguée chargée de l’accueillir avait tout pour rester strictement professionnelle, mais peu à peu, l’attirance se fait insidieuse et met […]

  • Merci d’avoir écrit ce très beau livre Le Pacte du Sang, premier de vos romans traduit en français. Qu’est-ce qui vous a conduit à l’écriture ?
    En fait, c’est un pari que j’ai fait avec moi-même. Je venais de fi […]

  • Nous sommes en hiver, il fait froid dehors ; qu’il neige ou qu’il gèle, on ne rêve que de rester blottie sous sa couette ou au coin du feu. Comme la période est propice à l’abondance de romances en tout genre sur […]

  • Guinevere Turner écrit et joue actuellement dans The L-Word; elle a également eu de nombreux rôles dans des films tels que Go Fish, Chasing Amy, Dogma, et American Pyscho (qu’elle a aussi écrit). Elle nous parle de The L-Word, de sa carrière, et ce qu’elle voudrait faire au bout du chemin.
    Quel est le plus grand défi lorsque l’on écrit et que l’on joue dans The L-Word ?
    Vraiment, je pense que la partie la plus dure est le stress de la sortie et l’inquiétude quand aux bonnes critiques des téléspectateurs et du fait qu’elle leur plaise. Et toute cette invariable critique émanant de la communauté lesbienne. Soyez toutes gentilles ! C’est un dur travail !
    Quel est votre personne dans The L-Word, et comment se lie-t-elle avec les autres personnages principaux de la série ?
    Je ne peux pas vous en dire beaucoup à son sujet parce que cela donnerait une partie de l’histoire. Son nom est Gabby. Elle est sortie avec l’un des personnages principaux. C’est tout ce que je peux vous dire !
    Il n’y a jamais eu de série télévisée comme The L-Word avant, centrée sur des lesbiennes ; est-ce que cela rend difficile ou facile le fait d’écrire pour la série ? Que faites-vous pour essayer de garder le sentiment que les histoires et les dialogues sont authentiques ?
    D’un côté, cela est plus facile parce que nous ne pouvons pas être accusées d’avoir volé beaucoup de choses et de contenu. D’un autre côté, c’est plus difficile à cause de la pression de bien faire et de rendre les lesbiennes et les non-lesbiennes réalistes et semblables donc cela pourra prendre une ou deux ou trois saisons. Pour maintenir les dialogues et les histoires authentiques, je parle personnellement à un grand nombre de lesbiennes dès que je le peux et je leur demande ce qu’elles attendent, ce qu’elles veulent voir, etc…
    Et, quelle que soit l’histoire, chacune provient toujours de l’expérience personnelle d’une scénariste ou d’une amie, ou d’une ancienne amante ou d’un amalgame des trois.
    Comment le sexe sera-t-il dépeint dans la série ? En quoi est-ce différent d’écrire ces scènes en opposition aux autres ?
    Si tout va bien, le sexe sera sexy ! Et vous savez, la devise du network est, après tout, “No Limits”, donc… il y a une abondance de sexe dans la série. Ecrire ces scènes est dur, parce que vous voulez être originale et sexy mais vous savez que les autres personnes dans l’équipe rédactionnelle et les acteurs vont lire ce que vous décrivez dans ces pages et cela me rend toujours un peu timide. J’essaie de le dépasser mais parfois, j’arrête et je pense “Attends, est-ce que je peux écrire ça ?”
    En outre, je travaille avec mon amie Rose Troche et nous ne sommes pas effrayées à l’idée de nous amuser l’une de l’autre, donc il y a cela aussi.
    Vous écrivez et apparaissez dans plusieurs épisodes de The L-Word, et vous avez écrit et joué dans de nombreux films ; avez-vous une préférence entre l’écriture et la comédie, et/ou entre la télévision et le cinéma ?
    J’aime autant jouer qu’écrire, les deux se complètent réellement bien car l’écriture est quelque chose de très solitaire et le métier d’acteur est très interactif. J’écris, je me sens seule, je joue, j’en ai marre des gens, c’est parfait.
    Quant à la télévision et aux films, j’ai seulement travaillé sur une seule série télévisée donc je ne peux pas trop généraliser. Mais en tant qu’auteur, à moins que vous ne soyez le créateur de la série, vous n’avez pas le dernier mot en ce qui concerne votre script, ce qui est nouveau pour moi mais intéressant. C’est un niveau différent d’investissement, parce que vous savez que cela peut toujours changer, ou que le network voudra changer quelque chose, donc vous faîtes du mieux que vous pouvez, mais vous vous préparez au fait que ce qui apparaîtra à l’écran sera différent. Quant au fait de jouer, c’est simplement plus rapide, moins de prises, moins de scènes, tout bouge vraiment vite.
    Pensez-vous que le fait que votre homosexualité soit connue a eu un impact sur votre carrière (de manière négative ou positive) ? Est-ce plus facile d’être un acteur ‘out’ à Hollywood ?
    C’est impossible de savoir. Est-ce que cela a eu un impact sur The L-Word ? Bien sûr. C’est difficile de travailler à la télévision peu importe que vous soyez un auteur ou un acteur. Le fait que je sois gay est bon pour ma carrière dans le sens où j’ai une base de fans, simplement parce qu’il y a peu d’actrices lesbiennes connues. Ce qui signifie que l’on m’apprécie même si j’ai moins travaillé que d’autres auteurs ou acteurs.
    Je ne sais pas si c’est devenu plus facile d’être ‘out’ pour les acteurs, cela semble être pareil. Peut-être MINUSCULEMENT plus facile mais les mêmes vieux clichés persistent, principalement pour les hommes, c’est trop menaçant pour les hommes et trop distrayant pour les femmes de savoir que leur homme principal est vraiment gay. En outre, d’un autre côté, je pense que c’est très personnel et que le public ne peut pas toujours connaître les informations personnelles concernant les acteurs, cela enlève une partie de l’imaginaire, à moins que ce ne soit ce qu’ils souhaitent.
    Quelles sont les leçons les plus importantes que vous tirez de votre collaboration avec l’industrie ?
    Hmmmmm… Tout prend vraiment VRAIMENT beaucoup de temps, tout particulièrement obtenir votre chèque. Les gens qui ne travaillent pas pour l’industrie supposent toujours que vous êtes célèbre (et par conséquent vraiment riche) et les personnes de l’industrie vous ignorent parce que vous n’êtes pas suffisamment célèbre. Et après avoir été des deux côtés du processus, il y a TELLEMENT de facteurs que vous ne connaîtrez jamais à ce sujet concernant le fait qu’on ne vous choisira pas pour cette scène que vous ne devez pas le prendre personnellement.
    Bien que ce puisse être bien que vous soyez gros, vieux et talentueux, c’est probable que vous soyez l’opposé du gars que vous devez jouer et les producteurs décideront qu’ils veulent un blond à la dernière minute, ou la copine du réalisateur arrivera finalement à le convaincre de lui donner un rôle ou vous rappellerez au directeur de casting sa soeur qu’il déteste.
    Est-ce étrange d’être autant connue dans la communauté gay ou avez-vous eu assez de temps pour vous y faire ?
    Etrange signifie… Je ne pense pas que les jeunes savent qui je suis… Je ne me sens pas si connue que cela, excepté, peut-être, quand je suis à un festival gay ou quelque chose comme ça et alors c’est toujours amusant.
    Si vous pouviez faire n’importe quelle série ou film à la télévision dans le monde, que serait-ce ?
    Une famille queer (ce qui signifie des amis qui agissent comme une famille, pour le meilleur comme pour le pire) et en quoi ils sont dysfonctionnels (et amusant et sexy)…
    Quels sont les autres projets sur lesquels vous travaillez actuellement ?
    Faire un court métrage à la mi-septembre (tous les acteurs androgynes mignons veulent en faire parti ?) que j’ai écrit et dans lequel je vais jouer et que je vais également réaliser (avec beaucoup d’aide de mes amis expérimentés) et je vais essayer de réécrire le script de la série que je viens de mentionner… Et j’espère vraiment jouer plus assez rapidement.
    Traduction Isabelle B. Price
    Interview Originale sur le site Afterellen.com
    Guinevere Turner

  • Il y a quelques années de cela, si je mentionnais le nom “Jane Lynch” à quelqu’un, vous pouviez avoir un gros blanc. Mais après sa performance en tant que propriétaire lesbienne d’un chien (avec Jennifer Coolidge) dans Best in Show et la mielleuse avocate Joyce Wischnia dans The L-Word, vous êtes maintenant plus à même d’obtenir un « Je l’adore ! ». Les performances comiques de Lynch (en la prenant également en compte dans For Your Consideration et A Mighty Wind) sont aussi sèches, subtiles et dignes d’un bourdonnement qu’un bon martini.
    J’ai récemment chatté avec Lynch concernant le fait d’être sexuellement inappropriée, de faire son coming-out à Hollywood et de pourquoi Joyce Wischnia n’a pas de petite amie.
    Comment était-ce de tourner Spring Breakdown, votre film à venir avec Rachel Dratch, Amy Poehler et Parker Posey ?
    Ca a été un très bon moment de tourner ce film, et nous étions beaucoup sur la plage. C’est juste un grand trio. Ce sont vraiment des filles amusantes.
    A propos de quoi est-ce ?
    C’est à propos d’un groupe de filles qui étaient du genre nerd (ringard) au lycée et ils disent toujours « Oh, votre temps viendra quand vous serez plus âgées. » Et bien sûr, cela ne vient pas, donc elles décident de revenir et de changer pour elles. Je joue la boss de Parker Posey.
    Etiez-vous une ringarde quand vous étiez à l’école ?
    Non, non, non. Je peux m’infilter de manière très facile. Je me mêlais aux enfants populaires et aux enfants ringards parce que j’aimais le théâtre et j’aimais chanter dans les choeurs et j’aimais également les soirées. Donc je pouvais facilement glisser des uns aux autres.
    Vous participez à tellement de nombreuses séries télé différentes c’est encore un peu comme ça aujourd’hui.
    Ca l’est, ça l’est ? Ca y ressemble beaucoup mais c’est plus sous le titre de la « comédie » mais je suis un peu partout.
    Peu d’autres peuvent dire qu’ils étaient à la fois dans The West Wing et Family Guy.
    Oh. Exact. [Rires] Je parie qu’ils ne peuvent pas.
    Est-ce que le fait d’être gay entre toujours en ligne de compte quand vous auditionnez pour un rôle ?
    Non, j’en doute vraiment. Je pense que les temps ont changé, et je pense que nous pouvons remercier Ellen [DeGeneres] pour ça, pour avoir fait son coming-out de cette manière il y a plus de dix ans.
    Quel conseil pouvez-vous donner à de jeunes acteurs gays ?
    Soyez un acteur en premier et un gay en second, troisième, quatrième, cinquième… L’une des choses que j’adore à propos de T.R. Night de Grey’s Anatomy c’est que quand il dit « J’espère que vous ne trouverez pas que ma sexualité est la chose la plus intéressante me concernant. » je fais écho à cela. [En tant qu’acteur] votre travail est d’expérimenter un grand nombre de personnes, différents styles de vie, diverses histoires, donc vous devez faire attention à ne pas vous étiqueter vous-même. Ne vous inquiétez pas que la société vous étiquette ou que Hollywood vous étiquette. Ne vous étiquetez pas vous-même. Restez ouvert.
    Si l’on fait exception de Best in Show où Jennifer Coolidge et vous interprétez un couple de lesbiennes propriétaires d’un chien, vos personnages ont rarement une vie amoureuse.
    Je sais. Je suis toujours celle qui est réellement sexuellement inappropriée.
    Pas que je sache quoi que ce soit à ce sujet…
    [Rires] J’ai joué un grand nombre de personnages qui recherchent simplement l’amour aux mauvais endroits et n’en sont absolument pas conscients. Ils sont juste inconscients du fait que leur charme n’opère pas.
    C’est ce qui me plait à propos de Joyce Wischnia dans The L-Word. Je ne sais pas si c’est l’écriture ou la manière dont vous l’interprétez si parfaitement. Joyce est une telle narcissique.
    Très bien ; c’est narcissique. Elle est le poster du narcissisme pour les enfants.
    Qu’en est-il de l’utérus géant sur le mur du bureau de Joyce ?
    [Rires] Elle s’enveloppe toute seule dans les secrets de son identité, vous savez, et le fait d’avoir un énorme utérus sur le mur va avec son identification d’elle-même en tant que grande sauveuse des femmes.
    Joyce a besoin d’une petite amie.
    Hé bien, regardez la saison entière. Vous verrez quand vous serez à la fin. Quelque chose de très joli arrive à Joyce.
    Vraiment ? Qu’est-ce qu’il se passe ? Je ne dirai rien à personne, je le promets.
    Je ne veux pas le trahir. C’est probablement mieux d’attendre, mais ça arrive à la toute fin. C’est comme le début de quelque chose qui pourrait grandir.
    Juste un indice ?
    Joyce ne fait pas de confidence.
    Traduction Isabelle B. Price
    Interview Originale sur Afterellen.com
    Jane Lynch

  • Sugar Rush - Article 01Sugar Rush - Article 02Sugar Rush - Article 03
    Sugar Rush est une série britannique apparue sur les écrans en 2005. Initiée par la chaîne Channel 4, elle est basée sur le roman éponyme de Julie Burchill et est produite par Julian Murphy, un spécialiste des séries adolescentes Outre-Manche. Composée de 20 épisodes partagés en deux saisons, elle a un format sitcom de 25 minutes.
    Pour information, le titre signifie littéralement « Affluence de Sucre ». Un jeu de mot qui correspond tout à fait à la série et démontre déjà l’omniprésence de l’humour. La dépendance de Kim à sa meilleure amie apparaît de manière flagrante et le spectateur se demande à juste titre jusqu’où cela va la mener.
    En effet, l’histoire est contée par Kim qui a 15 ans lorsque la série débute. Elle vient de quitter Londres avec ses parents et son frère pour emménager à Brighton et « passer du temps en famille » selon les dires de son père. Malheureusement, tout n’est pas aussi simple. Nathan est un homme faible constamment dans la lune qui n’a aucune idée de ce qui se déroule sous ses propres yeux. Sa femme, Stella, s’ennuie et le trompe avec le décorateur. Elle ne s’intéresse pas à ses enfants et fuit toute responsabilité parentale. Matt, le petit frère de Kim se promène avec un bocal à poisson sur la tête et crie à tue tête qu’il vient d’une autre planète.
    Perdue au milieu de cette famille aussi dysfonctionnelle qu’originale, Kim croise un jour Maria Sweet dite Sugar. Elle tombe immédiatement sous le charme de cette adolescente décomplexée et franche qui vient de voler des sous vêtements et de la faire arrêter par la même occasion. Sugar se moque des conséquences de ses actes et déjà, on comprend que Kim va volontairement se laisser entraîner dans des histoires dont elle ne sortira pas indemne…
    Sugar est une adolescente forte et sûre d’elle. Elle a conscience du pouvoir qu’elle a sur les hommes. Elle n’hésite pas à se vêtir de manière provocante pour les allumer et change de petit ami comme de culotte. Elle se défonce très régulièrement à l’alcool et au tabac allant même jusqu’à prendre de l’ecstasy. Elle fait ses propres expériences et entraîne Kim avec elle.
    Totalement sous le charme de Sugar, Kim la suit sans se poser de question. Rêvant de s’évader de cette vie qui ne lui apporte aucune satisfaction, elle recherche également un plaisir éphémère dans l’alcool. Jamais aucune série n’a à ce point montré la dérive des jeunes avec l’alcool. Lorsqu’elles boivent, Kim et Sugar ont l’intention de se défoncer. Elles souhaitent oublier et se perdre. Les auteurs ne jugent pas et ne tentent pas d’atténuer cet aspect. Au contraire, ils montrent cette répétition de manière sombre et réaliste en prouvant que Sugar est à chaque fois totalement défoncée quand elle couche avec un garçon. Au point de ne pas se souvenir de ce qui s’est déroulé le lendemain matin.
    De ce point de vue là, la prise d’ecstasy est plus anecdotique même si elle tient une place importante dans les deux saisons. Il s’agit d’une expérience pour se déchirer encore plus. Le premier comprimé que partage Kim et Sugar les sépare au lieu de les rapprocher. La seconde fois que Kim se drogue, seule, c’est pour oublier qu’elle vient de tromper Saint. Le plaisir ne vient pas et elle se retrouve à l’hôpital après une overdose.
    Sugar Rush - Article 05Sugar Rush - Article 04Sugar Rush - Article 06

    Sugar Rush - Article 07Sugar Rush - Article 08Sugar Rush - Article 09
    Sugar Rush ose flirter avec le danger et n’hésite à présenter l’adolescence comme une période difficile où l’on se pose de nombreuses questions et où l’on fait ses propres expériences. Kim s’interroge sur ses sentiments, sur sa sexualité et en même temps n’est pas prête à assumer les réponses à ces questions. Sugar refuse de se projeter dans l’avenir et de s’imaginer comme sa mère. Elle est à la recherche de plaisir et de sensations fortes au risque de se mettre en danger.
    Alors que la première saison est encrée de plein pied dans l’adolescence de Kim qui, à15 ans, découvre les poussées d’hormones et le désir, la seconde est beaucoup plus adulte. Kim a 17 ans. Et même si le premier épisode commence de la même manière que le pilot de la série, c’est-à-dire par un fantasme de Kim qui se masturbe avec sa brosse à dents, l’histoire évolue de façon plus adulte.
    Sugar refuse toujours de mûrir. Elle s’oppose avec véhémence à cette idée et souhaite continuer à mener une vie insouciante et légère. Pourtant, après sa sortie de prison, elle est bien obligée d’affronter la réalité. Elle prend conscience qu’elle doit entrer dans le système si elle veut continuer à vivre. Elle doit trouver un logement et un emploi et ne plus dépendre de cette mère qui l’a abandonnée.
    L’apparition du personnage de Saint est également significatif d’une évolution dans cette direction. Saint est plus âgée que Kim et Sugar. Du haut de ses 25 ans, elle a déjà cumulé pas mal d’expérience. Elle vit seule dans un appartement et travaille dans un sex shop. La question de l’argent se pose également plus souvent dans cette seconde saison. Comment le gagner, comment le dépenser, comment le voler, comment le récupérer.
    D’un point de vu relationnel, le téléspectateur sait pertinemment, durant la saison 1, que Kim et Sugar n’ont aucun avenir ensemble. Il s’amuse de leurs disputes, de leurs réconciliations et de l’évolution de leur relation. Cela tout en sachant que le happy end final n’est qu’un rêve. Au vu de la personnalité de Sugar, une liaison sur le long terme ne pouvait être envisagée.
    Et encore une fois, l’arrivée de Saint remet cette dynamique en question. La jeune femme plait tout de suite à Kim et l’attirance est réciproque. Après une rencontre accidentelle et plusieurs rendez-vous manqués, Saint et Kim finissent par se rapprocher et s’embrasser. Elles ne se retrouvent pas tout de suite au lit et prennent le temps de se découvrir. Lorsque enfin elles font l’amour pour la première fois, l’idée est montrée de manière amusante avec les fantasmes habituels de Kim.
    La liaison entre les deux jeunes femmes est dépeinte d’une manière extrêmement réaliste et naturelle. Elle évolue lentement, sensiblement par étapes. Kim et Saint se rapprochent, s’éloignent, se blessent, se disputent, se font du mal, se réconcilient et leur histoire prend une importance considérable. Elle devient une vraie romance complexe et intéressante. Elle tient le spectateur en haleine jusqu’à la fin. Vont-elles finir ensemble ou se séparer définitivement ? Pourront-elles apprendre à se faire confiance ? Vont-elles parvenir à dépasser leurs peurs ? Autant de questions habituellement abordées par les couples hétéros mais complètement ignorées des relations homosexuelles.
    Sugar Rush - Article 10Sugar Rush - Article 11Sugar Rush - Article 12

    Sugar Rush - Article 13Sugar Rush - Article 14Sugar Rush - Article 15
     La visibilité atteint son paroxysme en privilégiant la vie de Kim avec Saint à la vie de Kim en compagnie de Sugar. Ce n’est plus l’histoire d’une ado raide dingue de sa meilleure amie hétéro c’est l’histoire d’une jeune qui tombe amoureuse entre dans le monde des adultes et en vient à se projeter dans l’avenir. Alors que les séries nous habituent à aborder tout de suite l’homoparentalité lorsque deux femmes sont en couple, Saint s’amuse habilement de cette idée en déclarant à Kim « Dis-moi, j’ai réfléchi… Quel est ton sentiment sur les mères porteuses ? Faut qu’on réfléchisse à qui va porter les enfants. Je sais que c’est rapide, mais je suis un peu plus âgée que toi. » Kim est estomaquée et bégaye qu’elle n’y avait pas encore songé. A 17 ans, en même temps, on ne lui en demande pas tant. Et soudain Saint éclate de rire et l’adolescente comprend qu’elle s’est faite piégée et que Saint se moquait d’elle.
    En effet, leurs problèmes et préoccupations sont plus ordinaires. Elles doivent apprendre à se faire mutuellement confiance. Saint essaie d’apprendre à se confier et à partager ses sentiments alors que Kim essaie de ne pas devenir parano et jalouse dès qu’une fille croise le regard de Saint. Et toutes les deux s’interrogent sur la question de l’engagement et de ce que cela implique.
    Comble de la visibilité, l’aspect sexuel n’est jamais ignoré. Au tout début, Kim est paniquée à l’idée de coucher avec Saint. Elle n’a eu que deux expériences précédentes et à la trouille de ne pouvoir satisfaire la fille du sex shop. Puis les deux jeunes femmes sont montrées à plusieurs reprises au lit après avoir fait l’amour. Elles se réveillent ensemble, s’embrassent, se dépêchent de rentrer pour pouvoir s’envoyer en l’air… Elles traversent même une grave crise de libido !
    Alors que la sexualité féminine est mise en avant depuis quelques années seulement à travers les séries télévisées comme Sex and The City, la sexualité lesbienne est malheureusement toujours aussi ignorée. The L-Word a certes créé une brèche, seulement peu de séries osent s’y engouffrer réellement. Et il faut reconnaître que de ce point de vue là, Sugar Rush est plus tendre et moins trash que The L-Word. La série est plus sensuelle, amusante et inventive que son aînée.
    En deux saisons, Sugar Rush a énormément évolué. Le succès auprès du public ne se dément pas et de nombreux fans se plaignent de l’absence d’une troisième saison. J’avoue que l’idée est extrêmement tentante et séduisante mais je préfère voir la série s’arrêter ainsi en plein succès et avec une représentation aussi positive que de la voir tourner en rond et nous resservir des vieux poncifs éculés.
    En restant une mini série innovante et novatrice, Sugar Rusha énormément apporté à la représentation lesbienne adolescente. Pas de coming-out désespérant de mièvrerie, pas de dramatisation à outrance et une romance inédite et rafraîchissante. Un incontournable à découvrir d’urgence !
    En bonus, il faut rajouter la présence d’une bande originale exceptionnelle composée de chansons qui collent parfaitement aux différents moments clés de la série. Les musiques sont agréables et marquantes telles le générique, et ont données lieu à la sortie d’une compilation.
    Sugar Rush - Article 16Sugar Rush - Article 17Sugar Rush - Article 18

    • fofolle a répondu il y a 12 ans

      franchement j’ai adoré… bon déjà j’aime la tv brittanique car ils ont un humour bien à eux que je kiffe, alors là je suis servie.

      entre les voix-off, les scènes où Kim s’imagine des scénarios différents, la famille complètement barge 😀

      sinon, Sugar…. c’est un cas elle! enfin elle atteint son apogée en saison 2…
      saison 1, tu voyais déjà que c’est une manipulatrice mais alors la saison 2 😯

      et puis pour rebondir sur le sujet de la sexualité de Sugar, perso je la vois comme hétéro qui joue avec les gens

      et vraiment dommage qu’il n’y ait pas eu de saison 3 😥

      • Joanna26 a répondu il y a 11 ans

        WAOU!! Cette série est totalement géniale, j’ai adoré! Pour rebondir sur ce qu’a dit Fofolle je vois Sugar comme une “homo frustrée” pour moi je suis certaine qu’elle aime et est attirée par Kim. Mais peut-être qu’elle n’ose pas traverser le pont…
        Mais bon en même temps je ne suis pas vraiment objective puisque le schéma est étrangement ressemblant…

        ET oui vraiment dommage qu’il n’y ait pas eu de saison 3, la fin de la saison 2 est frustrante!!!! 🙁

  • Tom est le fils des voisins gays de la famille Daniels. Il tombe amoureux de Kim dès le premier regard. Timide, introverti et maladroit, il essaie de l’aborder sans succès. Il tente alors de l’impressionner en lu […]

  • Amélie Mauresmo est née le 05 Juillet 1979 à Saint-Germain-en-Laye. En 1983, à l’âge de 4 ans, elle découvre stupéfaite la victoire de Yannick Noah à Rolland-Garros contre Mats Wilander. Totalement sous le charme […]

  • Sugar Rush VS South Of Nowhere 01Sugar Rush VS South Of Nowhere 02Sugar Rush VS South Of Nowhere 03

    Pourquoi ce combat ?
    Parce qu’il est extrêmement aisé de comparer ces séries pour plusieurs raisons. Tout d’abord, elles traitent toutes les deux d’homosexualité féminine à travers des personnages d’adolescentes encore au lycée. Ensuite, elles comptent chacune deux saisons et même si South Of Nowhere aura une troisième saison contrairement à Sugar Rush, elles en sont aujourd’hui au même niveau. Elles s’adressent principalement aux adolescents et aux jeunes, ont des épisodes d’une durée similaire de 25 minutes environ et ont comme acteurs principaux deux actrices de moins de 20 ans. Dernière information et non des moindres, elles sont apparues sur les écrans la même année,  en 2005.
    Après avoir énuméré leurs points communs, il est important de se pencher sur leurs différences.
    South Of Nowhere est une série américaine alors que Sugar Rush est une série britannique. L’une se situe à Los Angeles connue également sous le nom « Cité des Anges » alors que la seconde se déroule à Brighton, la « Cité du Vice ». En clair, ce combat oppose la machine à séries hollywoodienne à l’efficacité anglaise…
    Entrons directement dans le vif du sujet.
    South Of Nowhere présente une population américaine aisée vivant dans une ville où il fait toujours beau et chaud. Les parents Carlin ont de bons emplois qui leurs assurent d’excellents revenus. Leurs enfants n’ont donc pas à travailler le soir, après les cours pour se payer leurs études. Ashley, elle, est la fille d’une rock star et possède un compte en banque bien garni. En clair, South Of Nowhere propose une population aisée et riche. En totale opposition, Sugar Rush propose la mère de Sugar qui vit on ne sait comment mais elle est loin d’être à l’abri du besoin. Sugar vit dans une cité, vole les vêtements et chaussures qui lui plaisent parce qu’elle n’a pas l’argent pour se les payer, s’empare de l’argent de son copain dealer et vend de la drogue pour arrondir ses fins de mois. Elle travaille quelques temps dans la restauration rapide en vendant des glaces et barbes à papa sur la jetée puis trouve un boulot de vendeuse de chaussures. Kim qui est lycéenne n’hésite pas à voler la carte bancaire de sa mère et à s’interroger sur son avenir si elle ne réussi pas ses examens.

    JEUNESSE DORÉE CONTRE REVENUS MODESTES
    Pour aller plus loin, nous opposons les séries idéales américaines où les personnages ont des brushs impeccables, des vêtements de haute couture et des actrices fantastiquement sexy au réalisme anglais. Dans la seconde, les actrices ont des boutons qui deviennent sujet à des blagues stupides, s’habillent comme les jeunes de leur âge et n’ont rien de gravures de mode. South Of Nowhere rivalise de décors et de lieux bien entretenus, beaux et lumineux alors que Sugar Rush se perd en bars sordides, en boîtes sombres et toilettes publiques crades. Même si le premier fait rêver, il a tendance à, à la longue, à devenir lassant de perfection.
    Sugar Rush VS South Of Nowhere 04Sugar Rush VS South Of Nowhere 05Sugar Rush VS South Of Nowhere 06

    BEAUTÉ INTOUCHABLE VS NATUREL ORDINAIRE
    Dans la même veine, South Of Nowhere présente des adolescents ressemblant aux personnages de la série Dawson (et je tiens à signaler que j’adorais cette série). Ils analysent, se perdent parfois en conversations pseudo philosophiques et oublient tout simplement d’être jeunes. Ils semblent très matures et s’expriment comme des adultes. Loin de là, Sugar Rush ne se gêne pas pour employer un langage adolescent fait de gros mots, d’insultes et de verlant surtout dans sa version originale. Le côté jeune en rébellion contre la société et le monde des adultes et poussé à l’extrême.

    JEUNES ADULTES CONTRE JEUNES REBELLES
    A propos de rébellion, s’il y a un sujet commun aux deux séries, c’est bien celui-là. Ashley est une rebelle qui s’est mis la plupart des lycéens à dos. Sugar est une allumeuse qui dit tout ce qui lui passe par la tête sans se préoccuper des conséquences. Mais alors que l’une déclare avoir couché avec un grand nombre de filles, l’autre est montrée en train de draguer un mec différent tous les soirs. Alors que l’une affiche un sombre passé, l’autre passe son temps à boire de l’alcool pour être totalement raide et prend des drogues. Heureusement, Ashley rattrape Sugar avec ses tatouages. Mais de ces deux bad girls au fort caractère, il faut bien reconnaître qu’Ashley est plus politiquement correcte que Sugar.

    BAD GIRLS VS BAD GIRLS
    Sugar Rush VS South Of Nowhere 07Sugar Rush VS South Of Nowhere 08Sugar Rush VS South Of Nowhere 09
    En parlant de visibilité, on ne pouvait pas passer à côté de la représentation  du sexe dans ces deux séries. South Of Nowhere le laisse supposer. Le premier épisode de la saison 2 est clair quand au fait que Spencer et Ashley ont passé la nuit ensemble et ont fait l’amour. Mais ensuite, cet aspect est gommé petit à petit jusqu’à ce que Paula les surprenne au lit. Elles ne sont plus montrées s’embrassant passionnément ou allongées après avoir fait l’amour ou dans quelque autre position compromettante que ce soit. De ce point de vue là, Sugar Rush est beaucoup plus décomplexée. Sugar couche avec tous les mecs qu’elle croise, Kim baise avec son voisin Tom, réalise qu’elle est lesbienne et passe une nuit avec la femme de ses rêves, dans un hôtel de luxe durant le dernier épisode de la première saison. La seconde saison va encore plus loin. Kim découvre le sexe avec Anna avant de succomber au charme de Saint. Toutes les deux seront montrées au lit à plusieurs reprises, avant et après avoir fait l’amour et s’embrassent passionnément à plusieurs reprises. Comble de la visibilité sans être non plus excessif, Saint travaille dans un sex shop pour femmes. Alors que South Of Nowhere se contente d’accolades et de sous entendus, Sugar Rush présente une relation amoureuse passionnée composée à la fois de gestes de tendresse et de relations sexuelles. Si l’on fait le compte des baisers, Sugar Rush gagne haut la main.

    SOUS ENTENDUS CONTRE VISIBILITÉ
     Après avoir abordé la représentation du sexe entre les adolescentes, on se doit de traiter de l’acception de l’homosexualité. South Of Nowhere a placé son intrigue au coeur d’une famille profondément catholique. Paula, la mère de Spencer réagit de manière violente et agressive quand elle découvre que sa fille est lesbienne. Elle jette Ashley dehors et déclare à sa fille qu’elle la dégoûte. Heureusement, le père de Spencer, à force d’écoute et d’amour fait comprendre à sa femme que si elle ne veut pas perdre sa fille, elle doit faire un effort et essayer de l’accepter telle qu’elle est. Du côté de Sugar Rush, il n’y a pas d’aveu ou de surprise en flagrant délit. Kim s’est enfuit avec Sugar et a passé la nuit à l’hôtel avec elle. Ses parents l’ont découvert et ont compris que leur fille est homosexuelle. Au début de la seconde saison, Nathan bafouille, bégaye et a du mal à parler de sexe avec sa fille. Stella, elle est totalement décomplexée à ce sujet. Les expériences de Kim avec Anna les surprennent et alors que Nathan est choqué de voir que sa fille a une vie sexuelle, il finit pourtant par lui acheter un lit deux places. South Of Nowhere aborde la question de l’homophobie alors que Sugar Rush se concentre sur la difficulté pour les parents de voir grandir leurs enfants.

    HOMOPHOBIE VS ENTRÉE DANS LA VIE ADULTE
    Ces deux paragraphes posent la question de la censure aux États-Unis et en Angleterre. Les américains restent en majorité plus puritains et moi innovants que les anglais dans leurs productions. Alors que les américains préfèrent créer des drame intenses à rallonge avec des « season final » chargés d’émotion, les britanniques préfèrent offrir des mini séries riches et décomplexées relativement courtes. Les États-Unis épuisent leur concept jusqu’à la fin au risque de tourner en rond et de voir leurs histoires devenir ennuyeuses alors que les anglais restent très brefs mais se renouvellent sans cesse avec humour et autodérision.

    DRAME CONTRE HUMOUR
    South Of Nowhere est une série qui n’est pas uniquement centrée sur la relation Ashley-Spencer même si celle-ci a une importance grandissante au fil de l’histoire. A contrario, Sugar Rush, surtout lors de sa première saison est uniquement basée sur l’histoire entre Kim et Sugar. Cela s’atténue sensiblement lors de la seconde saison avec l’arrivée du personnage de Saint. South Of Nowhere fait la part belle aux seconds rôles. Les personnages annexes ont droit à leurs propres histoires et cela permet aux auteurs d’aborder de nombreux sujets. En comparaison, Sugar Rush reste très centré sur la relation centrale entre Kim et Sugar. Les autres personnages ont une importance moindre et leurs histoires s’avèrent moins prenantes et moins intéressantes. En même temps, il faut avouer que la liaison entre Kim et Saint évolue de manière très favorable loin des clichés habituels et passe d’un flirt à une relation amoureuse en n’oubliant pas le côté sexuel. La relation entre Spencer et Ashley ressemble bien plus à ce que nous connaissons déjà. Les deux adolescentes se cherchent, s’avouent leurs sentiments, passent une nuit ensemble, le monde se ligue contre elles, elles le combattent mais un ex (souvent un garçon) vient mettre son grain de sel. Leur histoire est plus convenue même si elle comporte de très beaux moments.

    DE NOMBREUSES HISTOIRES VS UNE RELATION AMOUREUSE
    Dernier point, les personnages. Nous avons parlé des deux bad girls dans un précédent paragraphe. Ashley et Sugar sont des personnages forts, anticonformistes, politiquement incorrects et complexes. Toutes les deux oscillent constamment entre le noir et le blanc et cela en fait des personnages marquants. Mais il est tant maintenant de parler de leurs copines. Spencer est une fille sensible, intelligente et ouverte d’esprit. Elle est généreuse, fidèle et juste. Elle fait le bien autour d’elle et croit profondément en certaines valeurs telles la justice, le partage, la tolérance et le respect. Elle passe d’une adolescente timide à une fille forte et sûre d’elle. Kim est beaucoup plus égoïste et nombriliste. Elle se moque de sa famille, de ses parents et de son frère qu’elle passe son temps à insulter. Elle n’hésite pas à voler et à mentir pour obtenir ce qu’elle souhaite. Elle n’a pas confiance en elle et souffre d’un grand sentiment d’insécurité. Elle le reconnaît elle-même et ruine sa relation avec Saint de peur de tomber réellement amoureuse et de la perdre. Elle change régulièrement d’avis mais finit par mûrir et prendre des décisions qui changeront définitivement sa vie. Elle devient adulte.

    VOUS PRÉFÉREZ QUI ?
    Le résultat est sans appel. Après seulement deux saisons, on doit avouer que Sugar Rush est une série extrêmement intéressante et qu’elle surpasse South Of Nowhere. Elle est plus réaliste et décomplexé que sa concurrente américaine. Malgré quelques faiblesses, elle restera la série jeune la plus intéressante en matière de représentation lesbienne des dernières années. A découvrir impérativement si ce n’est pas déjà fait.
    Sugar Rush VS South Of Nowhere 10Sugar Rush VS South Of Nowhere 11Sugar Rush VS South Of Nowhere 12

  • Je suis une passionnée de séries télévisées et de films. Et, bien que j’aime lire, je ne suis pas une inconditionnelle des romans Fleuve Noir mettant en scène mes personnages fictifs préférés. Même si certaines […]

  • Née le 19 Août 1983, Missy Higgins de son véritable nom Melissa Morrison Higgins est une parolière et chanteuse australienne ayant débuté sa carrière au milieu de l’année 2001. Elevée à Melbourne en Australie […]

  • En afficher davantage