Qui a peur de Vagina Wolf ?

Une comédie dramatique et romantique

Année de Production : 2013

Réalisation : Anna Margarita Albelo

Scénario : Anna Margarita Albelo, Michael Urban

Avec : Anna Margarita Albelo (Anna), Guinevere Turner (Penelope), Janina Gavankar (Katia), Carrie Preston (Chloe), Agnes Olech (Julia), Celeste Pechous (Charlie), Joel Michaely (Robert)

Nationalité : Franco-Américaine

Genre : Comédie, Drame

Durée : 1h 23min.

Titre Original : Who's Afraid of Vagina Wolf?

Qui a peur de Vagina Wolf ? : Résumé

Anna fête ses quarante ans. Elle a organisé une grosse soirée pour l’occasion et ses amies ont invité de nombreuses lesbiennes célibataires. Mais Anna n’est pas au mieux de sa forme. Elle est légèrement déprimée depuis qu’elle loge dans le garage d’une amie et qu’elle est seule.

Comme chaque année, Anna décide de tenir ses bonnes résolutions. Mais cette fois-ci elle ira jusqu’au bout. Sa rencontre avec la belle Katia qui devient sa muse, lui permet de se lancer dans l’écriture du film Qui a peur de Vagina Wolf ? Mais, alors qu’elle pense ainsi séduire Katia, cette dernière ne semble pas du tout intéressée…

Anna fête ses quarante ans. Elle a organisé une grosse soirée pour l’occasion et ses amies ont invité de nombreuses lesbiennes célibataires. Mais Anna n’est pas au mieux de sa forme. Elle est légèrement déprimée depuis qu’elle loge dans le garage d’une amie et qu’elle est seule. Comme chaque année, Anna décide de tenir ses bonnes résolutions. Mais cette fois-ci elle ira jusqu’au bout. Sa rencontre avec la belle Katia qui devient sa muse, lui permet de se lancer dans l’écriture du film Qui a peur de Vagina Wolf ? Mais, alors qu’elle pense ainsi séduire Katia, cette dernière ne semble…

L'avis d'Univers-L

Scénario/Réalisation
Casting
Lez/Bi Quantité
Lez/Bi Qualité

Résumé : Une belle surprise 2014.

Note des lectrices : 5 ( 1 votes)
68

Ce long-métrage d’Anna Margarita Albelo est un hommage en forme d’autobiographie au film Qui a peur de Virginia Woolf. Et autant l’avouer tout de suite pour paraître moins stupide, je n’ai pas vu ce long-métrage. Je suis donc certainement passée à côté de certaines blagues et autres. Pour autant, Qui a peur de Vagina Wolf a été une très belle découverte et une agréable surprise.

Je pense que ce qui m’a immédiatement touchée c’est l’honnêteté dont a fait preuve la scénariste et réalisatrice, Anna Margarita Albelo. Elle en parle régulièrement dans le film et elle l’a mise en pratique dans ce travail. Il en ressort quelque chose de terriblement juste et touchant pour beaucoup de femmes, je pense. Comme elle l’a elle-même expliqué « Je me disais que même si jamais je devenais une perdante, il y aurait toujours quelqu’un qui viendrait me sauver, et que son amour pourrait m’aider à m’en sortir… Vingt ans plus tard, j’ai réalisé que l’amour commence d’abord par l’estime de soi puis l’amour donné à sa famille, à ses amis, à ses passions. L’amour de l’autre vient après. »

Avec cette citation, j’ai l’impression d’avoir présenté le film et donné mon avis. C’est clairement ce que j’ai préféré dans cette œuvre. L’héroïne qui est une anti-héroïne par excellence passe son temps à repousser les autres par peur de souffrir. Elle a tout misé sur sa carrière pour se protéger et ne pas tomber amoureuse. Et forcément, quand elle a un coup de foudre, c’est pour une femme qui n’est pas du tout intéressée par elle alors qu’il y en a une autre, juste là, sous ses yeux, depuis le début.

J’ai adoré le personnage d’Anna qui passe son temps à fumer et à boire de l’alcool. J’ai aimé cette image où on la voit ouvrir la porte du garage et où toute la fumée de cigarettes accumulée s’évacue. Elle est bourrée de vices et en même temps elle nous ressemble tant. Elle est juste, elle est humaine. J’ai été moins séduite par les personnages secondaires notamment celui de Penelope joué par Guinevere Turner. J’ai trouvé qu’elle appuyait trop le trait et que du coup son personnage au lieu d’être drôle en devenait déprimant. Carrie Preston avait à mon sens un rôle qui aurait mérité d’être plus développé. Elle est géniale mais sa présence reste anecdotique. Janina Gavankar et Agnes Olech sont parfaites, la première en muse inaccessible, la seconde en amoureuse transit.

Malgré quelques longueurs notamment au milieu du film, ce dernier est fantastique. Et puis franchement, il faut oser porter un tel déguisement de vagin. Cela ne va assurément pas à tout le monde.

Une petite pensée pour la maman d’Anna qui est juste géniale dans ce film. Fatigante et étouffante et en même temps fière et aimante. Rien à dire de plus. Ah si, c’est un film multilangues ! Il est en anglais mais il y a également de l’espagnol et quelques mots de français disséminés par-ci par-là.

Franchement, si vous en avez la possibilité, foncez voir le film au cinéma. Soutenu par Outplay, il sort dans plusieurs salles françaises le 19 mars prochain. Une belle initiative à encourager. On a besoin de ce type de long-métrages et de représentations. Parce que c’est un film lesbien sans nu, sans sexe et sans baiser. Et pourtant il est bourré de lesbiennes célibataires !

Qui a peur de Vagina Wolf ? : Extraits

PENELOPE : Alors ça fait quel effet d’être quarantenaire ?
ANNA : Je ne sais pas, « Gadoue ». Je me sens comme toi ! Enfin !
CHLOE : Quarante ans, c’est comme avoir trente ans, sauf que nous on dira qu’on a 34 ans, juste au cas où…
PENELOPE : Je pense que nous sommes aussi sexy que des jeunes diplômées de la fac !

CHLOE : Bon, regarde ce qu’on t’a ramené.
ANNA : Mais qui sont ces filles ? J’en connais aucune.
CHLOE : Tu as dit que tu les voulais intelligentes et disponibles. On les a trouvées à une soirée karaoké lesbienne.
PENELOPE : Elles sont toutes célibataires. Donc tu y vas, tu en abordes une, tu la ramènes chez toi et demain tu nous racontes toutes vos cochonneries !

ANNA : Ça c’est moi. Tout juste quarante ans, vivant la vie que j’ai toujours rêvée. Je suis réalisatrice, jet-setteuse, une véritable femme moderne ! J’ai une vie cool. Du moins c’est ce que je me disais avant ma dépression nerveuse… Mais n’allons pas trop vite… Je suis le roi du monde !

ANNA : Même si jusqu’à maintenant ma vie était une pure fête, je n’arrivais plus à m’amuser. Il me manquait quelque chose. Peut-être deux choses… Vérité ou illusion ? En réalité… je vivais dans l’illusion.

ANNA : Ce n’est même pas chez moi. C’est la maison de Charlie. Elle me laisse vivre dans le garage. Je n’imaginais pas mes 40 ans comme ça, mais il y a eu comme un incident de parcours. Moi, ma vie, mes rêves… Tous les ans j’ai les mêmes résolutions pitoyables… et tous les ans ça foire. Mais cette année, ce sera différent. Cette année, je les accomplirai toutes. Je vais faire un film, trouver une petite amie. Et perdre 10 kilos !

A propos de Isabelle B. Price

Isabelle B. Price
Créatrice du site et Rédactrice en Chef. Née en Auvergne, elle s’est rapidement passionnée pour les séries télévisées. Dès l’enfance elle considérait déjà Bioman comme une série culte. Elle a ensuite regardé avec assiduité Alerte à Malibu et Les Dessous de Palm Beach avant l’arrivée de séries inoubliables telles X-Files, Urgences et Buffy contre les Vampires.

Un commentaire

  1. Avatar

    quel film!!! j’ai eu l’occasion de le voir au L-Beach et Janina Gavankar était présente. J’ai vraiment trouvé très sympa 🙂
    une comédie comme je les aime, avec des répliques géniales
    à voir d’urgence!

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