V Pour Vendetta

Un dictateur, un état totalitaire, une quête de liberté

Année de Production : 2005

Date de Sortie : 19 Avril 2006

Réalisation : James McTeigue

Scénario : Andy Wachowski, Larry Wachowski

Avec : Natalie Portman (Evey Hammond), Hugo Weaving (V / William Rookwood), Stephen Rea (Finch), Stephen Fry (Gordon Deitrich), Sinéad Cusack (Dr. Delia Surridge), Rupert Graves (Dominic), Roger Allam (Prothero), John Hurt (Sutler), Nicolas de Pruyssenaere (Marshal), Christopher Fosh (Le poursuivant de V), Clive Ashborn (Guy Fawkes), Tim Pigott-Smith (Creedy), Ben Miles (Dascomb), Natasha Wightman (Valerie), John Standing (Lilliman), Eddie Marsan (Etheridge)

Nationalité : Américaine

Genre : Fantastique & Science-Fiction

Durée : 2h 10min.

Titre Original : V for Vendetta

V Pour Vendetta : Résumé

V Pour Vendetta se déroule à Londres, au 21ème siècle, année 2020.

Evey Hammond est une jeune femme tranquille qui cherche à passer inaperçue, à se fondre dans la masse et par dessus tout à être anonyme dans un pays dirigé par un tyran et opprimé par une police omniprésente. Soumise comme ses concitoyens britanniques, elle accepte cette vie prisonnière de la peur.

Mais un jour, alors qu’elle est sortie malgré le couvre-feu, Evey est arrêtée par deux gardiens de l’ordre qui tentent de la violer. Elle ne doit sa survie qu’à un homme masqué qui la libère et se présente comme étant V.

Protégée par V qui lui enseigne comment se libérer et dominer ses peurs, Evey découvre sa force et choisit, comme son mentor, de s’opposer au pouvoir établi. Amoureuse de V, elle ignore pourtant tout de cet homme étrange et masqué, défiguré par un terrible incendie et brûlé sur tout le corps. Elle devient sa seule disciple et prend part à sa vengeance.

V Pour Vendetta se déroule à Londres, au 21ème siècle, année 2020. Evey Hammond est une jeune femme tranquille qui cherche à passer inaperçue, à se fondre dans la masse et par dessus tout à être anonyme dans un pays dirigé par un tyran et opprimé par une police omniprésente. Soumise comme ses concitoyens britanniques, elle accepte cette vie prisonnière de la peur. Mais un jour, alors qu'elle est sortie malgré le couvre-feu, Evey est arrêtée par deux gardiens de l'ordre qui tentent de la violer. Elle ne doit sa survie qu'à un homme masqué qui la libère et se…

L'avis d'Univers-L

Scénario/Réalisation
Casting
Lez/Bi Quantité
Lez/Bi Qualité

Résumé : Un film bouleversant.

Note des lectrices : 4.49 ( 6 votes)
68

Un film fort, bouleversant et également terrifiant. Adapté d’une bande dessinée créée en 1981 par Alan Moore et David Lloyd, V pour Vendetta, dépeint un futur pas si lointain, dirigé par un dictateur ayant mis en place une politique répressive et contrôlé par une police secrète oppressive. Ça fait froid dans le dos d’autant plus que tout a basculé fort simplement. Un virus, des terroristes, la peur de la population, la recherche d’un leader nationaliste et la mise en place d’un régime totalitaire. Des paliers franchis petit à petit et l’horreur qui s’installe.

V est un révolutionnaire qui combat le gouvernement en place. Il cherche à la fois à se venger et à changer le monde pour le rendre meilleur. Evey, elle, est tout d’abord une jeune femme comme les autres qui accepte son sort avec résignation et puis elle rencontre V qui va la libérer. Cette libération ne se fait pas du jour au lendemain, elle nécessite des sacrifices de sa part, du temps et de la souffrance mais à la fin du long métrage, elle est métamorphosée.

La transformation d’Evey est possible grâce à deux personnages secondaires mais cruciaux. Le premier est Gordon Deitrich, un comique télévisuel gay qui dans ce régime totalitaire ne peut plus avouer son homosexualité. Parce que sous ce gouvernement, la différence est devenue synonyme de danger. Alors il se débrouille pour être vu en compagnie de belles jeunes femmes telles qu’Evey. Mais il ne perd pas son intégrité pour autant et lutte à sa manière contre l’oppression en sauvegardant des vestiges du passé comme le Coran alors qu’il n’est pas croyant. L’importance pour lui est de continuer le combat pour la liberté. Un homme fort qui possède des principes et se fait arrêter et assassiner pour ceux-ci.

Le second personnage est Valérie. Une jeune femme magnifique dont l’histoire bouleversante apparaît en flash back alors qu’Evey, prisonnière dans sa cellule, découvre sa biographie abandonnée dans une cachette secrète. Elle raconte sa vie, son enfance, la découverte de son homosexualité, son annonce à ses parents qui la rejettent et ses différentes amantes. Puis la rencontre de son grand amour, lors du tournage d’un film. Son installation avec la jeune femme, ses années de bonheur puis la rafle de celle qu’elle aime et son arrestation par la police. L’enfermement et les tortures dont elle est ensuite victime ne parviennent pas à entamer ses forces, ses valeurs, son intégrité et son humanité.

C’est son texte qui libère Evey comme il avait libéré V quelques années plus tôt. Après avoir lu ces lignes, V avait débuté la révolution. Après les avoir découvertes, Evey achève le travail de son mentor. Un témoignage fort, bouleversant et émouvant. Et c’est la première fois dans un film que des homosexuels ont autant de pouvoir et de force. Gordon et Valérie symbolisent la résistance et le combat contre l’oppression. Ce sont de magnifiques portraits comme on en a peu vus. Ce sont des martyrs qui n’ont jamais renié leur foi et leurs idéaux.

V pour Vendetta est un long métrage à voir absolument. Un film fort, bouleversant et sublime. Une adaptation parfaitement réussie. Incontournable.

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V Pour Vendetta : Critiques Presse et Récompenses

« Une réussite tant dans la forme que dans le fond, qui ménage par ailleurs des moments de drôlerie irrésistibles (…) et qui, surtout résiste au tout-spectacle décérébré au profit d’un message radicalement humaniste (…). » Gregory Alexandre (Rolling Stone)

« La lutte d’un héros très ambigu pour le rétablissement de la liberté. Un blockbuster énergique au sous-texte plutôt habile. » Xavier Leherpeur (Ciné Live)

« (…) ce respect de l’esprit de l’oeuvre originale réjouit grandement (…). » Julien Welter (Score)

« Avec beaucoup d’habilité, [les frères Wachowski] exploitent la connotation rebelle attachée au texte d’Alan Moore tout en le débarrassant de tout mot d’ordre ou de prise de décision. » Gérard Delorme (Première)

« De quelle vérité s’agit-il exactement, c’est (…) ce que le film ne semble pas capable de décider. D’où un flottement dans la représentation, à la fois balance entre deux régimes et ruine progressive du théâtre. » Emmanuel Burdeau et Eugenio Renzi (Cahiers du Cinéma)

« [James McTeigue] signe ici son premier film de façon tellement neutre qu’il en atténue le contenu de façon vertigineuse, évacuant le symbolisme propre aux Wachowski et rattrapant certaines scories par des solutions de post-production certes efficaces, mais visibles. » Stéphane Moïssakis (Mad Movies)

« (…) dans le besoin de condenser l’intrigue et de l’adapter pour l’écran, [les réalisateurs] simplifient maladroitement l’ambiguïté du propos de l’oeuvre originale, et leurs ajouts sont malheureux. » Benoît Cousin (Brazil)

V Pour Vendetta : Extraits

Souviens-toi, souviens-toi du 5 Novembre 1605. De la conspiration des poudres, de Guy Fawkes et de Jacques Ier. Souviens-t-en car l’oublier, jamais je ne pourrai m’y résoudre. On n’est qu’un syndrome de lui. Je sais qu’il s’appelait Guy Fawkes et qu’en 1605 il essaya de faire sauter la Chambre du Parlement. Mais qui était-il vraiment ? Quel genre d’homme était-ce ? Nous devons nous souvenir des idéaux et non de l’homme. L’homme peut échouer, il peut être pris, il peut être tué et oublié. Mais 400 ans plus tard, ses convictions peuvent encore changer le monde. J’ai été témoin de la puissance des idées. J’ai vu des gens tuer en leur nom et mourir pour les défendre. Mais vous ne pouvez embrasser une idée ni ne pouvez la toucher ni l’étreindre. Les idées ne saignent pas et ne ressentent rien, ni la douleur, ni l’amour. Aujourd’hui ça n’est pas une idée que je pleure, c’est un homme. Un homme qui me rappelle le 5 Novembre 1605. Un homme que je n’oublierai jamais.

LETTRE DE VALERIE  :

Je sais qu’il n’existe aucun moyen de vous prouver que ce n’est pas une de leurs machinations mais ce n’est pas grave. Ça vient de moi. Mon nom est Valérie. Je crois que ma vie touche à sa fin et je veux raconter ma vie à quelqu’un. C’est la seule et unique autobiographie que j’aurais écrite. Et Seigneur ! Je l’écris sur du papier toilette !

Je suis née à Nottingham en 1985. Je ne garde pas beaucoup de souvenirs de mon enfance mais je me souviens de la pluie. Ma grand-mère possédait une ferme et nous disait que Dieu était dans chaque goutte de pluie.

J’ai passé mes examens et je suis rentrée dans un collège pour filles. C’est là que j’ai rencontré l’amour pour la première fois. Elle s’appelait Sara. J’adorais ses poignets, ils étaient ravissants. J’ai cru que notre amour durerait toujours. Je me rappelle que notre professeur nous disait que c’était normal à notre âge mais que ça passerait. Ce fut le cas pour Sara mais pas pour moi.

En 2002 je suis tombée amoureuse d’une dénommée Christine. Il a fallu l’annoncer à mes parents. Je n’en aurais jamais eu le courage si Christine ne m’avait pas tenu la main. Mon père était furieux. Il m’a dit de partir et de ne jamais revenir. Ma mère, elle, s’est contentée de pleurer.

Mais je leur avais dit la vérité. Était-ce si égoïste de ma part ? Notre intégrité est facile à ignorer mais elle est vitale. C’est une force invisible qui coule dans nos veines. C’est grâce à elle que nous sommes libres.

J’ai toujours su ce que je voulais faire. Et en 2015 j’ai tourné dans mon premier film, The Salt Flats. Ce rôle a été un tournant dans ma vie. Pas professionnellement mais parce que j’y ai rencontré Ruth. La première fois que nous nous sommes embrassées j’ai su que je ne voudrais jamais poser mes lèvres sur d’autres lèvres que les siennes. Nous avons emménagé ensemble dans un petit appartement à Londres. Sur le bord de la fenêtre, elle faisait pousser des Scarden Carsen et l’air embaumait des effluves de roses. Ce furent les plus belles années de ma vie.

Mais la guerre qu’avait déclenché l’Amérique s’était envenimée et s’était propagée jusqu’en Angleterre. À partir de ce moment là, le temps des roses fut terminé, pour tout le monde.

C’est à ce moment-là que le sens des mots a commencé à changer. Certains d’entre eux assez inusité tels que collatéral ou fanatisme nous glacèrent le sang. D’autres tel que acqueciser ou article d’allégeance reflétaient une puissance brutale. Et différent dès lors, devint synonyme de dangereux. Je n’ai toujours pas compris pourquoi ils nous haïssaient autant.

Ils ont raflé Ruth alors qu’elle rentrait à la maison. Je n’ai jamais autant pleuré de mon existence. Peu de temps après c’était mon tour.

Il est difficile de concevoir que c’est dans un si terrible endroit que mon cœur va s’arrêter. Mais durant trois ans j’avais eu une rose à mes côtés et aucun compte à rendre. Je vais mourir ici. Et tout ce que je suis disparaîtra. Tout ou presque. Il restera mon intégrité. Cette force invisible qui coulait dans mes veines et que personne au monde ne pourra m’enlever. Nous devons nous battre pour la protéger et la garder vivante pour l’éternité.

Je vous souhaite qui que vous soyez de vous échapper de cet endroit. J’espère qu’avec le temps, les choses se sont améliorées. Mais d’abord et par-dessus tout, je veux que vous sachiez que bien que je ne vous connaisse pas et ne vous connaîtrai jamais, que nous n’ayons partagé ni rire ni larme ni baiser, je vous aime. De tout mon cœur. Je vous aime. Valérie.

A propos de Isabelle B. Price

Isabelle B. Price
Créatrice du site et Rédactrice en Chef. Née en Auvergne, elle s’est rapidement passionnée pour les séries télévisées. Dès l’enfance elle considérait déjà Bioman comme une série culte. Elle a ensuite regardé avec assiduité Alerte à Malibu et Les Dessous de Palm Beach avant l’arrivée de séries inoubliables telles X-Files, Urgences et Buffy contre les Vampires.

Un commentaire

  1. Avatar

    Mer 2 Jan 2013 11:56
    déjà, le film part “gagnant” vu qu’il y a Natalie Portman :mrgreen:
    plus sérieusement, j’ai vraiment adoré la trame de l’histoire, le jeu des acteurs…. tout quoi!
    même Hugo Weaving caché sous son masque est génial

    et j’ai trouvé aussi génial l’histoire homo en secondaire (mais finalement si importante)

    et puis, petite touche sympa – le film est produit par le duo Wachowski 😀 😀

    vous l’aurez compris, ceux qui ne l’ont pas encore vu……. foncez!!

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