Interview de Charlotte Hegele, l’interprète de Kate

Interview liée à la série Bomb Girls

Interview de Charlotte Hegele, l'interprète de Kate

Interview accordée à Elaine Atwell le 19 mars 2013 pour le site Afterellen.com

Salut les fans de Bomb Girls ! La coupure est-elle aussi dure pour vous que pour moi ? Et bien n’ayez crainte, j’ai une interview de la charmante Charlotte Hegele pour vous aider à passer le cap. Et, bien que l’accent canadien de Charlotte ne se voie pas dans le texte, soyez assurés qu’il est présent et adorable.

Alors, je faisais mes petites recherches de pré-interview sur IMDB, et je n’avais pas conscience que vous étiez aussi jeune. Vous êtes un peu le bébé de la famille de Bomb Girls, ce qui rend vraiment votre performance encore plus impressionnante. Vous avez vingt-deux ans c’est bien ça ?

Oui j’ai vingt-deux ans. Merci beaucoup.

Mais ça m’a fait me demander, comment vous êtes-vous débrouillée pour tomber sur ce rôle, sur toute cette incroyable série, et comment s’est déroulé le processus d’audition ?

Eh bien, c’est une longue histoire. Je vivais à Toronto et faisais des auditions plutôt fréquemment depuis environ un an, et mon agent m’a appelée et m’a dit « Je vais te proposer pour ce projet, c’est un scénario vraiment unique et je veux que tu le lises ». Et lorsque je l’ai lu, je me suis vraiment identifiée à Kate. Tout le processus d’audition a pris six à huit semaines, ça m’a pris mon été entier : faire des auditions, ne pas avoir de retour, qu’on me dise que j’allais être rappelée. Et finalement je suis partie en vacances en Alaska et je n’avais ni Internet ni de réseau téléphonique. Donc, je paniquais vraiment, genre « Et s’ils m’appelaient ? », et puis quand je suis rentrée et qu’ils ne m’avaient pas appelée, j’ai supposé que le rôle était allé à quelqu’un d’autre. Et puis ils m’ont appelée alors que j’étais encore à Vancouver et ont dit « Nous voulons que vous veniez faire un essai à l’écran avec Jodi Balfour à Toronto ». Donc quand je suis rentrée de voyage j’ai été passer une audition juste avec Jodi et Adrienne (Mitchell) et c’était génial. À ce moment-là, je me sentais vraiment à l’aise dans la peau de Kate. Je savais que je la connaissais par cœur. Et puis j’ai eu le rôle.

Y-a-t-il eu une partie chant dans l’audition ? Je sais que vous êtes également musicienne et je m’interrogeais sur la façon dont vous augmentiez ou changiez votre timbre de voix pour le rôle.

Je suppose que je l’ai fait. Lorsque je me sens nerveuse, comme quand je rencontre de nouvelles personnes ou que je fais une interview téléphonique [rires], ma voix monte naturellement un peu dans les aigus, donc c’est quelque chose que j’ai ajouté à Kate. Parce qu’elle-même, tout particulièrement au début de la série, souffre de beaucoup de phobie sociale. Ils m’ont aussi demandé de chanter pour mes auditions, donc j’ai chanté pour chaque audition, a capella. Et puis, dans un des rappels, l’on m’a demandé si j’avais de quelconques connaissances en jazz, ou quelque chose d’un peu plus sensuel. J’étais « Eh bien, je connais Chicago », donc j’ai chanté « When you’re Good to Mama ».

C’est génial. J’espère que l’on entendra du jazz sensuel dans pas longtemps. En parlant du début de la série, le personnage de Kate a vraiment fait des progrès, et même la Kate que l’on a rencontrée dans le début de la saison deux est très différente. Comment avez-vous réagi lorsque vous avez appris les changements drastiques qui allaient lui arriver ?

Eh bien, on donne aux acteurs deux scénarios à la fois, parce que nous en tournons deux à la fois, mais on ne nous les donne généralement qu’une semaine avant que le tournage ne commence. Donc au début de la saison je n’avais aucune idée d’où Kate allait en être rendue d’ici l’épisode six ou l’épisode final. Mais au début nous nous sommes retrouvés, avec Michael MacLennan et Adrienne Mitchell, et nous avons parlé de l’expérience de Kate lorsqu’elle est retournée avec son père, des changements qu’ils avaient prévus pour elle, et de la justification de ce très gros réajustement de personnalité. Au début j’étais un peu choquée je suppose, parce que j’étais genre « Oh non, elle est vraiment différente ». Et puis, ça a été marrant pour moi, c’était comme si l’on me donnait ce gros puzzle compliqué et chaque fois que j’avais un nouveau scénario je devais trouver ce que cela allait donner à la fin. Donc c’était fun. Cette année fut un vrai challenge pour moi, mais à la fin, cela est extrêmement gratifiant. Avec un peu de chance, lorsque le public verra le résultat final, ils comprendront combien Kate, ou Marion, est complexe, et pourquoi elle est telle qu’elle est.

Vous savez, en écrivant pour AfterEllen, à chaque épisode nous faisons un peu d’« observation de Kate », ce qui revient juste à suivre vos expressions chaque fois que vous interagissez avec le personnage d’Ali Liebert, et c’est tellement intéressant, ça met en lumière beaucoup d’ambiguïté. À quel point est-ce un choix de votre part et à quel point interprétons-nous les choses ? Vous a-t-on dit de jouer vos sentiments pour Betty de manière aussi ambigüe au début de la saison une ?

Je pense que c’est une combinaison de mon choix et de moments où j’étais dirigée dans ce sens. Mais je crois que c’est le truc excitant à propos de Kate ; il y a cette grosse part d’elle très mystérieuse et vous n’êtes pas très sûrs de ce qu’il se passe. Mais ça donne la liberté à chacun de la conduire dans la direction de l’intrigue souhaitée.

Ok, voilà la question à 1000€ : qui est le meilleur danseur, Michael Seater ou Ali Liebert ?

Eh bien, voyons voir, Betty ne danse pas très bien, donc je n’ai jamais dansé uniquement avec Ali, j’ai dansé avec Betty. Mais je pense qu’ils sont tous les deux plutôt bons. J’étais vraiment nerveuse à l’idée de danser parce que, contrairement au chant, je n’avais aucune expérience, et j’avais l’impression d’avoir deux pieds gauches. Mais à la fois Ali et Michael sont des danseurs beaucoup plus confiants et ils sont tous deux géniaux comme partenaires de danse. Donc je choisis la réponse très neutre du ils sont tous les deux très bons.

C’est très canadien de votre part. Pour finir, si vous pouviez décrire le parcours de Kate ou sa trajectoire pour le reste de la saison en un seul mot, quel serait-il ?

[Long silence]

Ou deux mots, si c’est plus facile.

Je suppose, découverte et développement. Je sais que ça n’a pas l’air très précis, mais j’ai toujours l’impression qu’elle essaie de découvrir qui elle est. Cela fut une chose permanente avec elle. Elle essaie de trouver sa voix, au propre comme au figuré, et maintenant elle essaie vraiment de savoir qui elle est, en opposition avec ce que les autres gens attendent d’elle, ce qu’elle pense que la société attend d’elle, ce que les hommes attendent d’elle, ce que ceux qu’elle aime attendent d’elle. Donc je dirais « développement », mais je pense que cela concerne tous les personnages. Je sais qu’il ne reste que six épisodes, mais il y a toujours beaucoup de changements à venir pour tout le monde. C’est plutôt excitant.

Interview Originale sur le Site Afterellen.com

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A propos de Lou Morin

Lou Morin
Traductrice Anglais/Français

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