Code Black : Interview de Melanie Chandra, l’interprète de Malaya Pineda

Melanie Chandra - Code Black

Interview accordée à Chelsea Steiner le 30 octobre 2015 pour le site Afterellen.com

Lors de cette saison automnale télévisée 2015, on nous a présenté toute une diversité de nouveaux personnages homos, certains géniaux, et certains dans Gotham. Atterrissant directement dans la catégorie « géniaux », le docteur Malaya Pineda de Code Black, un drame médical au réalisme cru de CBS. Malaya (interprétée par Melanie Chandra) est une résidente des urgences, intelligente et extrêmement compétente, qui se trouve aussi être lesbienne. Elle travaille aux urgences très actives de Los Angeles avec des acteurs talentueux tels que Guzman et Marcia Gay Harden.

Vous reconnaîtrez peut-être Melanie grâce à sa période de mannequinat (Bare Escentuals, Nescafé et autre) ou de par son travail sur les séries d’HBO The Brink, Parenthood ou NCIS : Los Angeles. Moi, je la reconnais comme étant ma voisine de dortoir en première année à l’université de Stanford. Melanie a obtenu son diplôme en ingénierie mécanique, alors que j’ai eu le mien en fumage de joint et chopage de mononucléose. REGARDEZ-NOUS MAINTENANT, NOUS AVONS TOUTES LES DEUX RÉUSSI ET SOMMES CÉLÈBRES !

Je me suis posée avec Melanie pour que l’on se raconte des souvenirs de l’université, que l’on règle d’anciens comptes et pour savoir si elle savait que j’étais homo avant moi (SPOILER : elle ne le savait pas).

Alors, j’ai regardé Code Black et c’est super palpitant. Je crois que ce qui distingue la série des autres drames médicaux c’est que c’est vraiment intense et très focalisé sur la médecine et le travail. Ce n’est pas une série en mode soap « soirée pyjama ». Vous êtes hardcore, les mecs ! Comment est-ce pour toi en tant qu’actrice ?

C’est très gratifiant ! On trouve tellement de signification dans ce projet, tu sais, ce n’est pas trivial. Ce sont des histoires très ancrées dans la réalité et il y a tellement d’humanité derrière tout ça. J’ai l’impression d’apprendre tellement de choses importantes sur la vie, c’est comme aller en fac de médecine. C’est comme une formation médicale payée ! J’apprends tellement de choses fascinantes sur les urgences, c’est une expérience vraiment épanouissante. L’autre jour j’étais dans un dîner et cette femme parlait de son ami qui avait dû aller aux urgences et qui s’était fait mettre un tuyau dans la poitrine, et j’ai dit « ah, c’est une pose de drain thoracique, voilà comment ils ont fait et voilà pourquoi ils l’ont fait » et elle m’a répondu « êtes-vous médecin ? », j’ai dit « non, mais j’en joue un à la télé ! ». C’est la première fois que j’ai vraiment pu utiliser cette réplique !

Super ! Savais-tu dès le début que Malaya allait être lesbienne, ou est-ce quelque chose qu’on t’a annoncé après ?

Dans le pilote, on ne savait pas qu’elle allait être lesbienne, mais avant que la série ne soit sélectionnée pour continuer, le producteur exécutif (Michael Seitzman) m’a appelée quelques semaines avant de commencer à tourner le deuxième épisode, et il a dit « Je voudrais te soumettre quelque chose. On pense rendre Malaya gay. Qu’en penses-tu ? » et 1) j’ai trouvé que c’était vraiment cool que le créateur de la série me demande ce que j’en pense, et 2) j’ai dit que je trouvais que c’était une idée vraiment forte et que j’adorerais le faire. Je crois que ça ajoute un tout nouvel aspect à Malaya, et c’est quelque chose que je peux soutenir, et je suis vraiment impatiente de jouer et de raconter une histoire pas souvent racontée sur les réseaux télévisés. Je suis sûre que vous tous vous gardez le compte de tous les personnages gays à la télé en ce moment…

Exact !

Nous avons discuté de la façon dont l’histoire serait racontée, et elle est juste très à l’aise avec ça, elle ne se pose aucune question, c’est simplement qui elle est et quelque chose qu’elle s’approprie. Avant toute chose, elle est médecin dans cette salle des urgences en ébullition, mais elle a une vie privée et ça c’est son histoire. J’ai trouvé que c’était un choix vraiment fort et j’étais prête à les soutenir.

Tu n’es pas seulement géniale dans Code Black, mais tu as fait un super boulot dans la comédie The Brink d’HBO. Comment était-ce ?

Oh, la vache, c’était tellement marrant ! C’était tellement drôle de travailler avec ces gens, je veux dire, Jack Black et Aasif Mandvi… travailler avec ces gens tous les jours était génial.

Et alors, tu joues depuis un moment maintenant, mais avant d’être actrice, tu étais étudiante à l’université de Stanford…

Avec toi !

Eh oui ! Et tu as étudié l’ingénierie mécanique. Je crois que nos lecteurs meurent d’envie de savoir, comment c’était d’être à la fac avec moi ?

[Rires] Je me souviens qu’on s’est éclatées en première année, et on était dans le meilleur dortoir de tout Stanford.

Répète ?

La Cité C ! C’est tout ce que j’ai à dire, vraiment. C’est ma réponse, la Cité C.

J’aimerais aussi profiter de cette interview pour prendre un moment et te présenter mes excuses publiquement et solennellement pour la fois où je n’ai pas mis de serviette sous ma porte lorsque je fumais de l’herbe, et que j’ai enfumé tout le couloir. Donc, je voudrais m’excuser Melanie, c’était ma faute, sincèrement.

Excuses acceptées. Mais tu sais, c’est une expérience qui nous a fait grandir. C’était un apprentissage et l’opportunité de grandir pour moi, Chelsea. Merci.

Mais de rien. Donc, tu travailles avec ce casting merveilleux dans Code Black, avec en tête l’actrice oscarisée, Marcia Gay Harden. Savais-tu que mon pseudo de porno à la fac était « Marcia Bisexuelle Harden » ?

[Rires] Non ! J’apprends des tas de choses sur toi ! C’est génial ! Je devrais être en train de t’interviewer.

A propos de Lou Morin

Lou Morin
Traductrice Anglais/Français

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