La Belle Éprise de Karin Kallmaker

La belle éprise Karin Kallmaker

Titre Français : La Belle Éprise

Titre Original : Finders Keepers

Auteur : Karin Kallmaker

Date de Sortie : 15 Mai 2013

Nationalité : Américaine

Genre : Roman d'Amour

Nombre de Pages : 273 Pages pages

Editeur : KTM Éditions

ISBN : 978-2-913066-55-7

La Belle Éprise : Quatrième de Couverture

En embarquant pour une croisière en Polynésie, Marissa n’avait pas prévu que le navire ferait naufrage dès le premier soir. Elle n’avait pas plus envisagé sa rencontre avec Linda sur la chaloupe de secours ni leur séjour romantique sur l’île de Huahine. De retour à San Francisco, Marissa attend avec impatience des nouvelles de Linda. À moins que cet intermède n’ait été pour celle-ci qu’une aventure sans lendemain ? Mais comme le dit l’adage, tout vient à point à qui sait attendre…

Karin Kallmaker est la reine incontestée du roman lesbien sentimental anglo-saxon. La Belle Éprise est son cinquième titre traduit en français.

La Belle Éprise : Avis Personnel

J’apprécie les romans de Karin Kallmaker parce qu’au-delà de l’histoire d’amour lesbienne, il y a une vraie profondeur. Autant le dire tout de suite, j’ai adoré ce livre que j’ai dévoré en quelques heures ce week-end. Il va rejoindre Libera Me, l’un de mes romans préférés de la même auteure traitant de religion et de famille. Il est de la même veine qu’Au Grand Jour et Transporte-Moi mais traite de deux sujets qui nous touchent plus particulièrement en tant que femme.

Je vais refaire un petit résumé parce que je trouve que la quatrième de couverture n’est pas très fidèle à l’esprit du bouquin. Je suis d’accord sur le fait que Marissa et Linda se rencontrent lors d’une croisière, lors du naufrage de leur bateau pour être plus précise. Mais ce qui est réellement le centre de l’histoire, c’est la force et le courage qui va émerger de cette rencontre. Après une nuit de passion pour toutes les deux, Marissa et Linda retournent à leurs vies respectives, changées.

Les deux personnages principaux vont prendre confiance en eux et se découvrir grâce à une semaine partagée à l’autre bout du monde. Marissa va se mettre à lutter contre son surpoids et se battre pour aimer son corps. Elle va enchaîner des heures et des heures d’entraînement en salle de musculation et différents régimes pour essayer de perdre cette masse graisseuse qu’elle a en horreur. Mais surtout, elle ne va jamais abandonner. L’absence de nouvelles de Linda, l’attitude de sa mère et de sa meilleure amie, rien ne va atteindre sa motivation.

Pareil pour Linda qui va retourner voir sa thérapeute pour régler ce conflit qui fait qu’elle déteste sa mère. Un conflit profond où l’on découvre qu’une petite fille a été livrée à des chirurgiens sans pitié et à d’autres spécialistes pour devenir une reine de beauté. Une petite fille poussée au suicide par cette mère qui aurait dû l’aimer et la protéger.

Sans jamais apporter de réponse toute faite ni tomber dans la facilité, Karin Kallmaker offre deux magnifiques portraits de femmes fortes prêtes à se battre avec courage pour devenir les femmes qu’elles veulent vraiment être. Un bel exemple et un livre qui a tendance à redonner des forces.

Je vous conseille vraiment ce roman. Ma plus belle découverte de l’année.

La Belle Éprise : Extraits

« Linda ouvrit une des portes-fenêtre et des bruits discrets que Marissa n’avait pas remarqués auparavant – l’écho lointain des vagues, des voix, des insectes et des oiseaux endormis – flottèrent jusqu’à l’intérieur de leur chambre.
– Je vais profiter du confort.
Marissa se glissa dans la salle de bains en prenant son sac à dos.
Une seconde après avoir allumé la lumière, elle crut que quelqu’un d’autre était avec elle dans la pièce. Surprise, elle recula, puis comprit qu’elle faisait face à un énorme miroir en pied. Elle ignorait ce à quoi elle s’était attendue, mais il ne s’agissait pas d’une femme crasseuse, couverte de sueur, les cheveux emmêlés. Une femme avec un double menton, une chemise qui bâillait assez pour que l’on voie son soutien-gorge et un pantalon qui coupait son ventre rond en deux.
Figée, elle détailla l’image. Elle ne voyait pas de bombe sexuelle ni de beauté paradisiaque.
Cette femme dans le miroir ne pouvait pas être elle. Rien de ce qu’elle ressentait au fond d’elle n’était visible.
Quand est-ce que tout ça m’est arrivé ?
Elle ne voulait pas regarder ce reflet, mais elle n’arrivait pas non plus à détourner son attention. Elle étudia la seule chose qui lui était familière, ses grands yeux bleus.
Elle pensa tout comme Linda l’avait dit, et cela lui fit un mal de chien, que l’histoire de leur naufrage vaudrait le coup d’être racontée pendant des années. Mais tous les autres raconteraient l’anecdote de la grosse qui n’avait pas été fichue de grimper seule la falaise. Ils ne mentionneraient pas la Ginger sexy que Linda avait plantée dans sa tête, ni la femme séduisante qu’elle s’était sentie incarner quelques instants auparavant. Pour le reste de leur existence, elle serait la grosse incapable. » (Page 50)

A propos de Isabelle B. Price

Isabelle B. Price
Créatrice du site et Rédactrice en Chef. Née en Auvergne, elle s’est rapidement passionnée pour les séries télévisées. Dès l’enfance elle considérait déjà Bioman comme une série culte. Elle a ensuite regardé avec assiduité Alerte à Malibu et Les Dessous de Palm Beach avant l’arrivée de séries inoubliables telles X-Files, Urgences et Buffy contre les Vampires.

Un commentaire

  1. Avatar

    j’ai enfin lu le bouquin 😉

    c’est effectivement un style d’écriture très simple (je l’ai lu en anglais) et ça se dévore vite :mrgreen:

    l’histoire était intéressante et, même pour un roman à l’eau de rose, crédible (mais pas trop quand même :mrgreen: )

    bref, c’était bien sympa et j’ai aimé….. un peu de cheesy romantic lesbian love de temps en temps ça fait du bien

    je vais aller lire le 2e que j’ai commandé (Just Like That – c’est son nom)

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