Le Tango des Assassins de Maud Tabachnik

Le Tango des Assassins de Maud Tabachnik

Titre Français : Le Tango des Assassins

Titre Original : Le Tango des Assassins

Auteur : Maud Tabachnik

Date de Sortie : 2000

Nationalité : Française

Genre : Roman Policier

Nombre de Pages : 248 pages

Éditeur : J'ai Lu

ISBN : 2-253-17236-7

Le Tango des Assassins : Quatrième de Couverture

Des bébés enlevés et revendus… Leurs parents torturés pour avoir osé penser contre le pouvoir en place… L’Argentine tout entière ne serait-elle qu’un vaste marché aux enfants détenus ? Que sont devenus les fils et les filles de ces « folles de mai », qui hurlent encore au coeur de Buenos Aires ?

Sandra Kahn n’en a cure. Ce qu’elle veut, c’est retrouver Nina, sa compagne envoyée par l’Unesco pour enquêter sur ces rapts. Trois jours après son arrivée, Nina a disparu. Avalée par la pampa. Et les autorités semblent si désireuses de ne pas la voir réapparaître que Sandra, fidèle à son célèbre esprit de contradiction, prend le premier vol pour Buenos Aires et appelle Sam Goodman à son aide.

Quand leur quête rejoint celle de milliers d’autres et qu’ils commencent à lever un coin du voile noir, ils ignorent encore que leur découverte fait écho aux pires tourments de l’Histoire…

Avec la nouvelle aventure de Sandra Kahn, Maud Tabachnik brosse avec audace le tableau d’une Argentine sans limites et le portrait d’une héroïne à sa mesure…

Le Tango des Assassins : Avis Personnel

Maud Tabachnik est une romancière française qui après avoir travaillé plus de 17 ans comme kinésithérapeute et ostéopathe consacre aujourd’hui sa vie à l’écriture. Elle a publié son premier roman en 1991 et n’a pas arrêté depuis. Ses héros de prédilection, le policier juif Sam Goodman et la journaliste lesbienne Sandra Kahn sont des personnages forts, sensibles et par-dessus tout terriblement humains.

Cette histoire est centrée sur la journaliste d’investigation Sandra Kahn ou plus précisément sur sa petite amie, Nina. Parce que Sandra se rend en Argentine uniquement pour retrouver celle qu’elle aime et qui a disparu du jour au lendemain alors qu’elle enquêtait sur des disparitions d’enfants.

Lorsque tout commence, Sandra se moque de ce qui l’entoure et de ce qui se passe dans ce pays, elle ne veut que retrouver Nina. Mais petit à petit, elle prend conscience de l’horreur qui l’entoure et se retrouve obligée de la regarder en face si elle veut avoir une chance de revoir celle qu’elle aime.

Loin des gentils romans policiers où même les méchants sont beaux et lisses, ici la tension et l’horreur sont présentes à chaque page. N’attendez pas une histoire qui se termine en happy end. Maud Tabachnik a l’habitude de mettre réellement ses héros en danger et de ne pas les laisser sortir indemnes d’une enquête.

Incontournable.

Le Tango des Assassins : Extraits

J’entends la voiture de Nina arriver plein pot. Nina conduit, d’après ce qu’on m’a dit, comme ses compatriotes argentins. Si vous êtes allé à Buenos Aires et que – par distraction – vous êtes monté dans un taxi qu’on appelle là-bas un tachos et si vous êtes toujours de ce monde, vous comprendrez ce que je veux dire. Nina sait qu’elle a des freins, les Portenos aussi, mais ils ne s’en servent qu’en toute dernière extrémité.
J’entends son pas claquer sur la terrasse et je lui ouvre la porte. Bien m’en prends, car elle titube sous une pile de dossiers qu’elle balance sans vergogne sur le canapé.
– Ouf ! Dit-elle en se laissant choir à côté, je suis rompue !
Je file à la cuisine lui chercher un verre de citronnade glacée et le lui tends, comme je le ferais pour un rescapé du Sahel. Elle l’avale en fermant les yeux de bonheur, et je me surprends à penser que seuls les gens du Sud savent vous faire sentir la sensualité de la vie.
– Merci, querida mia, murmure-t-elle en appuyant le verre froid contre son front.
Je m’étonne.
– Que se passe-t-il ? On dirait que tu sors d’un four ! Il fait chaud, mais pas plus que d’habitude.
Elle ouvre les yeux et m’adresse un sourire torve.
– J’ai passé l’après-midi avec les gens de l’Unesco, et en particulier les responsables d’ « Enfants dans la guerre » : ce ne sont pas des rigolos.
Je m’assois à côté d’elle et l’embrasse.
– Le sujet ne l’est pas. » (Pages 9-10)

« Avant que j’ai eu le temps de relever le pont-levis, Woody s’engouffre dans mon placard.
– Alors elle est partie ? me demande-t-il avec un grand sourire.
– Ouais, elle est partie.
– Tu sais que les Argentins sont de grands baisers ?
– On le dit.
– Et qu’ils sont montés comme des taureaux ?
Woody n’est pas plus phallocrate qu’un autre. Plutôt moins, même. Par exemple, ça ne l’a jamais gêné de m’envoyer sur des coups où je risquais de m’en prendre plein la figure. Et quand j’ai obtenu le Pulitzer, il n’a pas eu la grosse tête. Mais il a du mal à avaler qu’une beauté comme ma Nina néglige l’essentiel du charme masculin. » (Page 16)

A propos de Isabelle B. Price

Isabelle B. Price
Créatrice du site et Rédactrice en Chef. Née en Auvergne, elle s’est rapidement passionnée pour les séries télévisées. Dès l’enfance elle considérait déjà Bioman comme une série culte. Elle a ensuite regardé avec assiduité Alerte à Malibu et Les Dessous de Palm Beach avant l’arrivée de séries inoubliables telles X-Files, Urgences et Buffy contre les Vampires.

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