Les Nouveaux Nouveaux Mystères de Paris de Cécile Vargaftig

Les Nouveaux Nouveaux Mystères de Paris de Cécile Vargaftig

Titre Français : Les Nouveaux Nouveaux Mystères de Paris

Titre Original : Les Nouveaux Nouveaux Mystères de Paris

Auteur : Cécile Vargaftig

Date de Sortie : 17 Mars 2011

Nationalité : Française

Genre : Roman Contemporain, Science-Fiction & Fantastique

Nombre de Pages : 264 pages

Éditeur : Au Diable Vauvert

ISBN : 978-2-84626-291-0

Les Nouveaux Nouveaux Mystères de Paris : Quatrième de Couverture

Frédérique sauce son assiette et essaie de considérer rationnellement ce qui lui arrive. Je suis un personnage de fiction dans un roman d’aventures, nom d’un chien, donc j’ai un caractère déterminé, je suis animée par un but, et il va y avoir des adjuvants/des opposants pour m y aider/m’en empêcher. Ce n’est pas si compliqué. Mon but, on l’a défini dès le début: retrouver Simone. Pourquoi ? Eh bien parce que c’est le but, justement, je peux avoir encore un demi, demande Frédérique au serveur qui fume cigarette sur cigarette. Si je continue à tout questionnes l’histoire n avancera jamais.

Un personnage, son auteur et une machine à remonter le temps cachée dans un Buffet Henri II… Aventures, amour, science -fiction, tiroirs et double-fonds, le quatrième ouvrage de Cécile Vargaftig célèbre le roman et sa liberté infinie !

Les Nouveaux Nouveaux Mystères de Paris : Avis Personnel

Ce nouveau roman de Cécile Vargaftig est tout simplement génial. Je dirais même qu’il est jouissif pour le lecteur dans le sens où il ne le prend pas pour un abruti. Et ça c’est tout simplement rare, fantastique et fort appréciable. Comment résumer ce livre ? Pas facile à faire mais je me doute que c’est un choix volontaire de l’auteure.

Tout commence comme si l’auteure s’adressait directement au lecteur dans le premier chapitre. Elle explique, en son nom propre, qu’elle va écrire un nouveau roman avec pour personnage principal, Frédérique, qu’elle a créé il y a maintenant de ça de nombreuses années. On a l’impression d’assister à la création de l’histoire dès le début. Et on a l’impression de faire partie de la confidence. Comme si l’auteure se parlait à elle-même. Une auteure qui, d’ailleurs, au passage, déteste écrire auteure avec un « e ».

Ensuite, on retrouve Frédérique, un personne qui a vieilli un peu mais qui est en même temps restée la même malgré les années qui passent. On la retrouve comme on retrouverait une amie. Et c’est là où réside toute la force de Cécile Vargaftig. Elle arrive à donner au lecteur le sentiment d’être proche à la fois de l’auteure du roman (soit d’une certaine manière un double idéalisé d’elle) et en même temps de son personnage de prédilection (dans lequel il y a quand même un peu d’elle).

J’avoue, il y a de tout. Des références littéraires dont je reconnais que je n’ai pas saisi toutes les subtilités parce que je crois que je n’ai pas encore assez lu. Des passages délirants et abracadabrants (l’explication du temps qui passe plus vite dans la réalité que dans le monde parallèle qui n’a pas d’explication). Des passages touchants et tendres comme le « Le bar s’appelle le Take Care. Je traduis pour ma mère et tous ceux qui ne parlent pas anglais » Et pour ceux qui n’ont pas encore été convaincus, il y a aussi un chat qui parle.

Je reconnais m’être beaucoup amusée en lisant ce roman. Je l’ai dévoré en quelques heures, avide de connaître l’histoire principale et en même temps, heureuse de découvrir une sorte d’envers du décor qui n’en est pas une ou plutôt une seconde histoire emmêlée à la première. La difficulté était de trouver un juste équilibre pour ne jamais perdre le lecteur et pour lui permettre de suivre tout au long du roman. Je reconnais que le pari est plus que réussi.

À toutes celles et ceux que les romans conventionnels ennuient parfois, je recommande ce livre qui est un petit bijou totalement inclassable ! Foncez l’acheter !

Les Nouveaux Nouveaux Mystères de Paris : Extraits

« Frédérique sourit. La timidité de Manuelle l’émeut et alimente la sienne. Que faire ? Que dire ? Vous me plaisez mademoiselle, c’est trop direct. J’ai envie de vous connaître c’est mieux. Mais soudain, quelque chose d’incroyable se produit : Frédérique sort de la scène que je suis en train d’écrire, se tourne vers moi et se met à hurler : Stop, stop, on arrête tout ! C’était censé être le début d’un roman d’aventures, et je me retrouve en train de draguer ! Je ne comprends plus rien : ça s’appelle Les Nouveaux Nouveaux Mystères de Paris, pas Comment draguer les jeunes filles en fleurs ! Tu fais n’importe quoi Cécile ! Tu te donnes une ligne, tu t’es même fait un plan, le plus précis que tu n’aies jamais fait pour un roman, et ça n’empêche, tu divagues, tu dérives. En plus, l’homosexualité féminine, sois réaliste Cécile, c’est marginal, minoritaire, ça n’intéresse que les gouines, et ça te relègue dans les rayons du bas, littérature gay et lesbienne. C’est pas commerçant. Élargis ton lectorat, t’as 44 ans, quoi, merde ! Et puis d’abord, moi, je ne suis pas une dragueuse. Les filles se jettent dans mes bras, c’est différent. Et puis j’ai déjà deux maîtresses, bon, une qui se couche trop tôt, et une autre qui couche trop tôt, et va bientôt me quitter pour une gouine moderne, mais bon, je suis vieille, j’ai du boulot, on m’a commandé un film à faire avec un téléphone portable et j’y pense tout le temps pendant que tu me fais traîner dans les cafés. J’ai pas que ça à faire figure-toi. » (Pages 65-66)

A propos de Isabelle B. Price

Isabelle B. Price
Créatrice du site et Rédactrice en Chef. Née en Auvergne, elle s’est rapidement passionnée pour les séries télévisées. Dès l’enfance elle considérait déjà Bioman comme une série culte. Elle a ensuite regardé avec assiduité Alerte à Malibu et Les Dessous de Palm Beach avant l’arrivée de séries inoubliables telles X-Files, Urgences et Buffy contre les Vampires.

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