Isabelle B. Price

  • Après vous avoir annoncé l’arrivée de la maison d’édition Reines de Coeur il y a quelques jours, nous vous présentons aujourd’hui le premier livre publié : L’Héritage du Pouvoir.

    L’Héritage du Pouvoir est un […]

  • Alors que Gail Peck de Rookie Blue peut être une vraie peau de vache, Charlotte Sullivan, son interprète, est absolument adorable. Dans la dernière saison, Gail est tombée amoureuse d’Holly (interprétée par Aliyah O’Brien) et s’est fait briser le cœur. Dans cette saison-ci, Gail s’implique corps et âme dans une histoire d’adoption et de drame familial, et, oui, elle est encore lesbienne.
    En prévision de l’épisode final de Rookie Blue diffusé mercredi prochain au Canada, Charlotte nous a parlé du forcing qu’elle a dû faire pour que son personnage soit homosexuel, de ce qu’elle pense du couple Holly/Gail, de l’intrigue concernant son personnage dans cette saison et de ses fans gays géniaux.
    J’ai eu le plaisir de discuter avec Tassie Cameron [ndlt : l’une des créatrices et scénaristes de la série] il y a quelque temps. Elle m’avait dit que vous aviez toujours cru que Gail était lesbienne. Est-ce vrai ? Vous avez toujours su quelque part ? Et si oui, pourquoi ?
    C’était il y a quoi, 5 ans, j’ai dit un truc du genre « Tassie, est-ce que je suis lesbienne ? ». Elle m’a répondu « Non », et j’ai continué « Tu en es sûre ? ».
    J’avais l’impression de voir des indices faisant allusion à sa sexualité. Et puis, ça ne faisait aucun doute qu’elle avait du mal à interagir correctement avec les garçons – non pas que vous deviez interagir correctement avec les hommes pour être hétérosexuelle –, mais c’était un ressenti. J’avais même l’impression qu’il y avait des blagues, genre « Est-ce qu’ils sont en train de se moquer de ma sexualité ? Qu’est-ce qu’il se passe ? » Elle m’a dit « Pas du tout. Ce n’est pas ce que l’on avait prévu pour toi ». Et puis, quelque part, elle a gardé ça en mémoire et elle a fini par adorer l’idée.
    Le truc qui m’énerve dans ce genre de série télé, c’est qu’ils se sentent toujours obligés de rappeler au public que le personnage est gay. Je ne parle pas de Gail Peck, je parle en général. Les personnages homosexuels ont toujours besoin d’avoir cet espèce de coming-out dans le scénario et j’ai juste l’impression que ce n’est pas… je veux dire, c’est normal, ce n’est pas hors du commun, alors pourquoi en faire tout un plat ? Moi-même en tant qu’hétérosexuelle je n’ai pas eu besoin de faire de coming-out et de déclarer mon hétérosexualité à mes amis et ma famille. Alors pourquoi une personne homosexuelle devrait avoir à le faire ? Du coup, j’admire vraiment la façon dont Rookie Blue a approché les choses. On n’a pas eu ce grand moment de coming-out à tout le monde.
    Il y a beaucoup de scénaristes homos sur la série et j’ai trouvé qu’ils ont géré ça d’une très jolie manière. Ce que je n’aime pas avec la plupart des séries qui parlent de la sexualité de leurs personnages c’est qu’ils vous le martèlent à longueur de temps. Ils rappellent tout le temps au public que ce personnage-là est gay. Pourquoi une personne ne pourrait-elle pas juste être une personne ? C’est une espèce de grande claque dans la figure pour la communauté gay, je trouve. Laissez-les être homo à la télé, qu’est-ce qu’on s’en fiche ?
    Mais je trouve aussi très important le fait d’être représenté à la télévision et c’est pour ça que j’étais très heureuse de pouvoir le faire. Ça ajoute de nouvelles profondeurs à mon personnage. La vache, ça la rend encore plus sympathique à mes yeux.
    Vous avez également mis un terme définitif à la question de l’homosexualité de Gail en lui donnant une coupe de cheveux très gay. Mais j’ai entendu dire que vous vous êtes coupé les cheveux parce que vous en aviez réellement besoin, c’est vrai ?
    Ça n’avait rien à voir avec l’homosexualité de Gail. C’est juste que j’ai eu les cheveux peroxydés pendant trop longtemps et qu’ils ont fini par tomber. Pour de vrai !
    Ça vous va bien. Et coïncidence, c’est allé de pair avec la transformation de Gail.
    C’est un peu bizarre tout ça.
    Il faut que je vous interroge sur Holly et Gail. Qu’avez-vous pensé de leur relation ?
    Tout d’abord, j’adore Aliyah O’Brien. C’est une personne vraiment formidable. J’ai une très belle relation avec elle. Pouvoir travailler avec elle a été merveilleux. Et j’adorais leur relation. Je veux dire, il est évident que Gail prend toujours la fuite, c’est une fuyarde et oui, c’est sûr, j’aurais aimé que l’on ait plus de temps pour approfondir cette relation.
    Nous n’avons pas pu nous concentrer sur cette relation et nous plonger totalement dedans parce qu’Aliyah habite à Vancouver et nous tournons à Toronto. C’était juste une histoire de logistique, ce qui est un peu un crève-cœur. Mais oui, j’aurais vraiment aimé que leur relation continue encore et encore. J’aurais adoré !
    Du coup, voudriez-vous que Gail se trouve une autre petite-amie, ou est-ce que, comme beaucoup d’entre nous, attendez-vous qu’Holly revienne ?

    Et bien, je crois qu’il n’y a rien de mal à s’amuser un peu, à sortir et voir les opportunités qu’il peut y avoir à l’extérieur. Mais au final, je crois que, pour moi, c’était Holly la bonne. Je le pense. J’ai vraiment aimé cette relation.
    Il y a des vols intra Canada, au sein du pays des Grands Froids. Pensez-vous que quelque chose pourrait être arrangé avec Aliyah ? Avez-vous des infos quelconques ?
    Pour être honnête, comme nous sommes basés à Toronto, d’après les contrats nous devons embaucher des locaux. C’est vraiment bizarre, mais ça a un rapport avec les incitations fiscales. Au final, c’est juste des questions d’argent, ce qui est horrible parce qu’on préfèrerait évidemment que ce soit une question de talent.
    N’y a-t-il aucun moyen – et je me joindrais à vous avec plaisir si besoin était – de convaincre Aliyah d’intégrer la bergerie torontoise ? Ce n’est pas si mal que ça ici.
    C’est tellement vrai. Absolument. Je crois que si elle avait vécu et déménagé ici, le scénario aurait été totalement différent. Mais elle a aussi une vie à Vancouver. Elle a sa famille là-bas, il y a donc vraiment quelque chose qui la retient dans cette partie du monde.
    Ok, ok.
    Vous avez essayé !
    J’ai essayé. Bon, pour en revenir à la question sur les relations. D’accord pour que Gail fasse ses premières frasques, mais voudriez-vous qu’elle ait une autre relation sérieuse avec une femme ? Je sais que Gail part dans beaucoup de directions différentes en ce moment.
    Ah, mais bien sûr. En ce moment, elle gère ce problème d’adoption.
    Ah ça, pour l’instant, dans cette saison, l’intrigue de l’adoption a pris le dessus sur la vie amoureuse de Gail. À votre avis, pourquoi cela représente-t-il autant pour Gail d’adopter Sophie ? Surtout que pour elle ça veut dire le faire seule, en tant que mère célibataire. Et en étant policière en plus.
    En y réfléchissant bien et en nous considérant tous les cinq [les cinq nouvelles recrues du début de la série], Gail n’a jamais vraiment été amie avec qui que ce soit. Même quand on faisait les photos de promos de la série ou de simples photos pour la série, ils nous disaient « Ok, enlacez-vous les uns les autres », et je leur répondais « Mais Gail, déteste ces personnes ». Il y a toujours eu cette étrange dynamique, un peu limite, avec elle. Elle ne déteste pas ces gens, elle les aime en réalité, mais elle n’aime pas le montrer et elle n’a jamais vraiment fait partie du groupe. Et je crois qu’elle a besoin de retrouver cet instinct maternel qui est en elle, pour contrebalancer le fait que les gens n’aient pas confiance en elle, même en tant qu’officier de police. Elle a besoin de croire en elle, de croire qu’elle puisse être chaleureuse, tendre et aimante, et ce même avec cette carapace incroyablement dure probablement faite de goudron vous voyez ce que je veux dire ? Elle veut se prouver qu’elle est une femme et qu’elle peut être maternelle.

    Gail n’a pas de relation amoureuse cette saison-ci, mais nous l’avons vue exprimer son intérêt envers les femmes à sa façon. Donc, même si l’expression de sa sexualité dans cette saison est un peu différente, comment était-ce d’interpréter la Gail lesbienne ?
    J’adore jouer Gail Peck. Vraiment. Elle est géniale. J’adore inclure des parties de moi dans son interprétation et peu importe son orientation sexuelle, c’est une créature vraiment intéressante. C’est un personnage profond, bizarre, étrange et beau, d’une manière un peu chelou et noire. On joue aux policiers et aux voleurs et on est payés pour le faire. On n’a pas à se plaindre. C’est formidable. Et mon personnage est mon préféré.
    Elle est ma préférée aussi, mais je suis extrêmement biaisée. En parlant de ça, qu’est-ce qui vous a le plus touchée dans la réaction des fans face à… appelons ça, la révélation sexuelle de Gail ?
    Je suis toujours touchée par les fans. Ils ont été vraiment magnifiques. Mais au moment où cela s’est produit, quelque chose a changé. C’est comme si une fois que j’avais commencé à soutenir la communauté gay, la donne avait changé. Ils ont été merveilleux avec moi. Genre, vraiment incroyables.
    Malheureusement, j’ai aussi reçu des courriers haineux. Mais je défendrai la communauté homosexuelle jusqu’au bout, donc si quelqu’un doit recevoir du courrier haineux, allez-y, je suis votre cible. Je m’en fiche, je suis contente de chercher des noises à ces personnes. Ça m’intéresse toujours de savoir pourquoi les gens réagissent négativement à ces histoires. Certaines personnes l’ont mal pris juste par ignorance ou par manque d’ouverture d’esprit.
    Je suis canadienne, l’homosexualité est répandue chez nous, et c’est normal. Et quand ce n’est pas la normalité de certaines personnes, elles trouvent cela bizarre. En tant qu’artiste, c’est mon travail de parler de cela comme d’une chose normale. Et c’est pour ça qu’il est si important de représenter tout le monde, toutes les cultures, toutes les orientations sexuelles, parce que c’est normal. Les fans ont été… les fans homos sont les meilleurs.
    Ils vous suivront jusqu’au bout du monde.
    Génial. Ça ne ressemble à rien de ce que j’avais connu avant. Je suis fière, je suis plus que fière de les représenter à la télévision.
    Si une nouvelle saison est confirmée, savez-vous ce que deviendra votre personnage ?
    Je suis dans le flou. Ils n’aiment pas nous dire les choses parce qu’ils savent que je vais vous parler par la suite. Mais, en me basant sur le dernier épisode, je ne dirai rien précisément, mais… il y a quelque chose de différent qui se prépare pour Gail. C’est tout ce que je dirai.
    Bon, je vais commencer à planter les germes de cette idée et vous allez être la troisième personne de la série avec qui j’aurais partagé ça. Et si ça se fait, j’en réclamerai les droits ! J’ai récemment vu Rachael Ancheril, qui joue Marlo Cruz dans la série, dans le film Tru Love, où elle interprète une lesbienne de manière très convaincante, même si assez brièvement. Je me disais, d’un point de vue budgétaire, au lieu de devoir embaucher une nouvelle actrice et créer de nouvelles histoires…
    Je vois où vous voulez en venir.
    … ne serait-ce pas une super idée si Marlo et Gail finissaient ensemble ? Tout particulièrement maintenant, vu qu’il y a ce nouveau bébé et que Gail est carrément obsédée par les enfants.
    C’est une idée géniale. Je ne sais pas pourquoi je n’y ai pas pensé. Est-ce que je peux en réclamer les droits ?
    On peut les partager si vous voulez.
    C’est une idée de génie. Vraiment.
    C’est une idée qui m’est passée par la tête.
    C’est logique comme idée. Et ça installerait sans aucun doute une dynamique très intéressante entre Andy et moi, encore une fois.
    Et Gail adore Andy.
    Oui, et elle adore l’embêter aussi. Donc ça serait assez parfait. Et, je serais la belle-mère ?
    Oui, et elle serait la belle-mère aussi.
    Exact. Donc on pourrait en découdre sur le sujet si on voulait. Du genre « C’est moi la meilleure belle-mère ! ».
    En tout cas, je veux voir Gail lesbienne.
    Ça ne changera pas. Certaines personnes m’ont demandé « Oh, est-ce que ça veut dire que vous allez devenir bisexuelle ? » Non, pas du tout. Elle est lesbienne. Et je trouve que ce serait de mauvais goût d’en quelque sorte retourner sa veste. C’est une chose que j’ai vraiment respectée chez les scénaristes. Ils m’ont dit « Non, une fois que tu as fait ça, tu ne reviens pas en arrière. Ça n’arrivera pas. » Ça été quelque chose de vraiment fort pour moi.
    Interview Originale sur le site Afterellen.com

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    Épisode 5592 : Une « chaude » séance photo

    Tous les amis de Tayfun viennent lui rendre visite à l’hôpital. Ils sont tous soulagés de le voir réveillé. Jasmin lui a apporté des magazines qu’elle pose […]

  • C’est un nouveau challenge qu’Isabelle, Edwine et moi (enfin… Gaëlle) nous sommes lancé depuis presque un an.
    Un pari fou né de l’envie de monter une maison d’édition avec un slogan révélateur « des livres qui n […]

    • Meilleure idée du monde!!!!
      Hate de lire ce qui va s’y trouver 🙂
      merci à vous trois!

      • Merci @atta pour tes encouragements ! On est contentes que l’idée vous plaise et on croise les doigts pour que les livres aussi ! 😉 En tout cas on est ravies de partager ça avec vous après un an de travail dessus, on commençait à plus en voir le bout !

        • Lecture prévue dans le mois, j’ai hate de voir ce que ça donne et j’espère qu’il y a un long et beau futur qui va se profiler pour votre maison d’édition!! 😀
          J’imagine que ça a du être un boulot de fou donc bravo!

    • ENFIN!!!
      merci a vous et bonne continuation

    • L’idée est définitivement attrayante et le site de votre maison d’édition est vraiment pro et agréable à naviguer. Pour le reste, best of luck ! Il n’y a plus qu’à faire chauffer les liseuses ! 🙂

    • Merci à vous pour vos retours enthousiastes sur ce projet 😀

    • Autant de commentaires que ça ! Waouh les filles, ça fait super plaisir. Merci pour vos messages, vos encouragements et votre enthousiasme. On espère vraiment ne pas vous décevoir… et on croise les doigts pour que vous aimiez les livres !!!

  • Dire que Tig Notaro a eu des années difficiles est un euphémisme. En 2012, on lui a diagnostiqué un cancer, elle a rompu avec sa petite-amie et sa mère est brutalement décédée. Elle nous a ensuite livré un spectacle comique devenu culte au Largo à Los Angeles, où elle discute publiquement de ce qu’elle a traversé. Sa carrière a alors explosé. Puis, elle a dû subir une double mastectomie et a eu encore d’autres problèmes médicaux lors de sa tournée de 2014.
    Tig, que beaucoup de lectrices d’Afterellen adorent depuis son rôle de l’officier Tig dans The Sarah Silverman Program en 2007, a toujours gardé espoir, plaisanté avec ses amis et fans et trouvé un peu de comique dans toute cette mélancolie. Le film Tig, qui fait sa première à l’Outfest ce soir et qui sera disponible sur Netflix dès le 17 juillet, décrit la vie privée de la comique out ainsi que sa carrière depuis ses diagnostics. Il illustre la façon dont elle a réussi à se sortir de ces événements tragiques inattendus et à rencontrer le succès dans tant professionnellement et sentimentalement que dans le domaine de la santé. Les réalisatrices Kristina Goolsby et Ashley York ont suivi Tig depuis ses séjours à l’hôpital jusqu’à ses rencontres avec des mères porteuses (eh oui, Tig veut avoir un bébé). Et puis, il y a aussi cette amitié imprévue qui s’est transformée en relation amoureuse pour Tig et sa partenaire de In a World…, Stephanie Allynne (et elles sont maintenant fiancées).
    Tig nous a parlé du fait de laisser Kristina et Ashley la suivre caméra à la main, de ce qu’elle a appris sur elle pendant ce temps-là et de son projet passionné, Clown Service, qui sera aussi diffusé à l’Outfest la semaine prochaine dans le cadre du programme Girls’ Shorts.
    Il me semble qu’il faut savoir mettre son orgueil de côté lorsque quelqu’un vous filme tous les jours, à chaque aspect de votre vie. Est-ce quelque chose auquel vous aviez pensé lorsque vous avez accepté de faire ce documentaire ou bien lorsque vous l’avez regardé pour la première fois ?
    Vous savez, je n’ai pas pensé à grand-chose lorsque j’ai accepté de faire le film. Mon amie Kristina est celle qui est venue me parler de ce projet. Et je me suis dit que, comme j’avais déjà traversé tellement de choses, tout ce qu’elle allait faire c’était de me filmer en train de remonter la pente, de revenir à la vie et juste enregistrer les bons moments. Donc je n’avais pas pensé à grand-chose. Elle avait toujours voulu faire un documentaire et nous sommes amies depuis près de 20 ans, donc j’ai simplement dit « Ce serait cool. Je suis partante ».
    Y a-t-il des choses qui vous ont surprise ou des choses que vous avez apprises sur vous-même lorsque vous avez vu le produit fini ?
    Oui. Je n’avais pas réalisé que j’étais quelqu’un qui prenait autant de risques. C’était vraiment intéressant de réaliser cela sur moi et quelque part, ça fait du bien [rires].
    Aviez-vous votre mot à dire dans le montage ou sur l’histoire au cours du processus ?
    Et bien, c’est Kristina qui a commencé à faire cela et par la suite une société de production d’une taille plutôt importante s’en est occupé. Beaucoup de personnes se sont donc retrouvées impliquées et elles m’ont toujours incluse lors des montages. J’ai probablement vu quatre ou cinq versions différentes du documentaire. Je leur faisais des commentaires, ils les faisaient passer et s’ils étaient constructifs, ils en tenaient compte. S’ils ne l’étaient pas, ils m’expliquaient leur choix et dans 95% du temps j’étais d’accord avec eux et ils étaient raisonnables. Je crois aussi que j’ai eu de la chance d’être aussi occupée. À tel point que je n’ai honnêtement pas eu le temps de m’inquiéter de cela. Je faisais tout le temps d’autres choses, puis je recevais un lien qui me conduisait vers le dernier montage ou alors il fallait que je me déplace pour aller le voir.
    Y a-t-il quoi que ce soit que les caméras n’ont pas filmé mais que vous auriez aimé qu’elles filment ?
    Mon Dieu, vous savez [rires], j’ai eu ce moment bizarre… ce n’est pas vraiment un moment que les caméras auraient pu saisir parce que ça aurait conduit à d’autres histoires parallèles et tout. Mais voilà quelque chose d’intéressant en revanche, une fois qu’elles avaient fini de tourner, j’ai eu ce moment bizarre de ma vie : vous savez, lorsque j’ai fait ce spectacle qui a fini par être très médiatisé parce que j’avais enlevé mon t-shirt sur scène et que tout le monde en a parlé dans les journaux. Je ne savais pas que le New York Times, le New Yorker et Huffington Post faisaient partie du public lors de mon spectacle à New-York. Je savais, bien entendu, qu’il y aurait du bouche à oreille, mais je ne pensais pas que ça aurait pris une telle importance. Puis, juste le soir d’après j’ai été hospitalisée à cause d’une hémorragie et ça, ça a aussi fait le tour d’internet. Il y a eu une confusion de malade, les gens disaient « Oh mon Dieu, tu as entendu pour Tig ? », l’autre répondait « Ouai, c’est cool et génial ! », et le premier répliquait « Non, elle est en train de se vider de son sang à Philadelphie ! ». Je pense donc que c’était vraiment la représentation parfaite de la façon dont la vie passe d’un extrême à l’autre en quelques secondes. Et puis, en quelque sorte, ça résumait bien le thème de ma vie en un court moment. Lorsque je touchais le fond, ma carrière atteignait des sommets mais j’étais anéantie émotionnellement parlant et je souffrais physiquement. Tout ça m’arrivait en 12 ou 24 heures. Ça semblait juste être un moment dramatique intéressant pour le documentaire.

    Comment ont-elles su ou bien comment avez-vous su quand vous arrêter de filmer ? Vous êtes encore en vie, vous pourriez encore être en train de filmer !
    Oui, elles ont dû arrêter à un moment parce qu’elles n’avaient plus de budget et qu’il n’y avait pas vraiment de moment bien défini pour arrêter. Il fallait juste vraiment qu’elles arrêtent. Il y avait d’autres choses que je voulais… je les encourageais à simplement laisser l’histoire se raconter, et peut-être que d’autres choses se seraient présentées et qu’elles auraient continué encore un peu. Et je crois qu’elles ont un peu dépassé leur budget. Elles devaient tout simplement arrêter. Il le fallait. Mais je trouve que ce qu’elles ont capturé sont de très bons exemples de moi essayant de me reconstruire après avoir tout perdu.
    L’une de mes parties préférées du film est la construction de votre relation avec Stephanie. Est-ce que cela a été un problème pour l’une de vous de commencer cette nouvelle relation sous les caméras ? Qu’en pensiez-vous ?
    Je ne pensais à rien [rires]. Elle m’a parlé de ça ce matin ou hier soir en allant au lit ou en se réveillant, je ne me rappelle plus. On nous a posé cette question l’autre jour et elle m’a dit « Tu sais quoi ? Ça ne m’avait jamais traversé l’esprit avant que quelqu’un nous le demande en interview », je lui ai répondu « Honnêtement, ça ne m’avait pas traversé l’esprit non plus ». J’ai eu tellement de relations par le passé, qui ont toutes été, pour la plupart, merveilleuses, douces, remplies d’amour, mais je ne pensais pas vouloir être avec quelqu’un pour toujours et vouloir me marier. L’un des premiers signes pour moi concernant ma relation avec Stephanie a été lorsque j’ai fait habiter le frère de Stephanie et sa petite-amie dans ma dépendance, sans me poser de questions. Je me suis juste dit « Ce serait trop bien que Dylan vive ici ! ». Puis j’ai repensé à toutes mes autres relations et je n’avais jamais accueilli qui que ce soit de leur famille sur mon terrain. Il n’y avait aucune chance que cela ne se puisse arriver avant. Je pense que c’est juste pareil avec le film. Je n’y ai même pas pensé. Je ne dis pas que j’ai fait les choses correctement. Je dis que j’ai pris des risques.
    Cela aurait pu mal se passer, ne pas marcher et je ne sais pas comment aurait fini le film. Mais je suis contente que tout se soit bien passé !
    Au début, je sortais avec deux-trois autres personnes comme ça, mais ça s’est arrêté quand c’est devenu sérieux entre moi et Stephanie.
    Vous présentez aussi Clown Service à l’Outfest, sur lequel je sais que vous travaillez depuis quelques années. Pouvez-vous m’en dire un peu plus sur ce court-métrage ?
    Il est basé sur des faits réels. C’est l’histoire de quand, je suppose que je devais avoir dans les 21 ans, je traversais une rupture et j’étais vraiment mal. J’ai dit à une amie que la seule chose qui me ferait sentir mieux serait qu’un clown vienne chez moi. Elle m’a dit « Oh, la vache, c’est trop marrant ! Si tu arrives à en faire venir un, je le paierai ! ». Mais personne n’a voulu envoyer de clown parce qu’il ne s’agissait que de moi et que j’ai appelé en étant très déprimée, avec une voix monotone. Ils essayaient de savoir de quel genre de fête il s’agissait et je n’arrêtais pas d’expliquer que c’était juste pour moi. Ils étaient très mal à l’aise et n’ont pas envoyé le clown. J’ai écrit la fin du court-métrage et le clown vient bien.
    Combien de temps cela a-t-il pris pour faire démarrer ce projet ? Je sais que vous avez fait une campagne de crowdfunding via Kickstarter, pas vrai ? [Note : j’ai fait un don pour cette campagne]
    Oui et dès que j’ai réussi à réunir les fonds, on m’a diagnostiqué un cancer. J’ai commencé la campagne de crowdfunding après avoir fait une pneumonie, être contaminée par une C. difficile, avoir perdu ma mère et avoir rompu avec ma petite-amie. Je m’étais dit « Tu sais quoi ? Il faut juste que tu te trouves quelque chose à faire ». J’ai donc commencé une campagne de crowdfunding puis j’ai été diagnostiquée et j’ai mis le projet en pause pendant que je traversais tout ça. J’ai commencé à être davantage occupée et à aller mieux et ensuite il a juste fallu que je me prenne un week-end de libre et que je boucle le tournage en deux-trois jours. Je suis vraiment contente du résultat. Je suis vraiment très contente de ce petit film. Je pense que je m’en suis plutôt bien sortie.
    Pour finir, je sais que vous revenez de la saison 2 de Transparent. Pouvez-vous nous dire avez qui vous partagerez des scènes ou si l’on peut espérer vous voir souvent dans cette saison ?
    Vous savez, pour l’instant j’ai eu des scènes avec à la fois [Tammy et Sarah]. J’étais censée aller à la séance de lecture aujourd’hui – je crois que j’ai une grosse scène avec le personnage d’Amy [Landercker] – mais je monte mon épisode spécial pour HBO, donc je n’ai pas pu m’y rendre. Je ne sais pas ce qu’il va se passer. Je pense que pour l’instant je suis dans quatre ou cinq épisodes et rien ne transparait vraiment de ce que mon personnage fait, mais c’est vrai que je joue beaucoup plus. Je trouve la série phénoménale, tout comme les personnes impliquées et… vraiment, c’est juste un chef d’œuvre.
    Interview Originale sur le site Afterellen.com

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     Épisode 5587 : Jeu de mimes

    Ayla et Anni rejoignent en courant Tuner qui les attend assis à une table du Vereinsheim.

    AYLA/ANNI : Désolée le travail.
    TUNER : Pas de problème

    Jasmin qui elle est au […]

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    Épisode 5622 : La claque

    Jasmin et Anni sont sous le choc de ce que vient de leur dire Sebastian, l’homme de CMP.

    SEBASTIAN : Pour un exercice, la chanson est bien, mais pas mémorable pour autant. Je veux […]

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    Épisode 5580 : La rivale

    Nele est devant son ordinateur et s’insurge contre une fille qui envoie toutes les cinq minutes des messages à Mesut.

    NELE : Eh regarde-moi ça ! Samy poste toutes les cinq […]

  • Avec plus de 20 films à son actif, la réalisatrice Monika Treut est une grande figure du cinéma. À l’exception de l’icône cinématographique Barbara Hammer, personne n’a jamais réalisé de films lesbiens et queers pendant aussi longtemps que Monika. Elle a commencé à travailler dans l’audiovisuel dans les années 1970 alors qu’elle finissait son doctorat en philologie à l’Université de Marbourg, en Allemagne et elle a réalisé son premier film, How Does the Camel Go Through the Needle’s Eye?, en 1981.
    Le 30 juin prochain, Wolfe Video sortira la version numérique de son film Of Girls and Horses. Ce film marque un tournant avec ses débuts, dont les cultes Virgin Machine, Seduction : The Cruel Woman et Lesbian Nation, ainsi qu’avec son travail avec l’intellectuelle lesbienne féministe marginalisée, Camille Paglia : Female Misbehavior.
    Of Girls and Horses est l’histoire d’Alex, une adolescente de 16 ans qui essaie de reprendre sa vie en main après s’être droguée et scarifiée. Elle tourne la page grâce à sa relation avec Nina, une dresseuse de chevaux, et aux chevaux avec qui elle passe ses journées. Son séjour à la campagne permet à Alex de faire l’introspection dont elle avait besoin pour débuter sa nouvelle vie. Mais son rétablissement est mis en péril, c’est le moins qu’on puisse dire, lorsqu’arrive Kathy, avec qui Alex se lie très intensément sur le plan psychologique et sexuel.
    Monika nous a parlé de la signification de ce film aujourd’hui et de pourquoi les chevaux sont vraiment les meilleurs amis des filles.
    Considérez-vous que Of Girls and Horses est une histoire sur le passage à l’âge adulte ? Qu’est-ce que ce « passage à l’âge adulte » et en quoi est-il différent, s’il l’est, pour les personnes LGBT ?
    Il est toujours difficile de généraliser, mais je vois dans Alex, ce personnage rebelle, quelqu’un de vraiment perturbé, une ado perturbée, à la recherche de son identité, encore plus que l’autre ado, Kathy, qui est d’origine bourgeoise. J’ai écrit ce personnage rebelle parce que je me suis nourrie de mes propres expériences d’ado et de mon amour pour les chevaux.
    Alex est juste un genre d’ado queer. Tout le monde a un genre à lui. Le genre rebelle est, pour moi, le plus intéressant. Le personnage vous permet d’avoir plus de liberté d’action et même si les actions en elles-mêmes ne sont pas si belles que ça, au moins, en tant que réalisatrice, vous avez plus de choses avec lesquelles travailler.
    Of Girls and Horses semble moins expérimental que vous précédents films. Quel était votre but avec ce film ?
    J’ai toujours beaucoup de mal à comparer mes propres films. Celui-ci correspond juste à une autre de mes facettes. Comme je l’ai dit, ado, j’aimais les chevaux, mais comme aujourd’hui je vis en ville et que je voyage beaucoup, ces animaux me manquent. Puis, l’occasion de pouvoir passer un peu de temps autour de ces animaux s’est présentée avec ce film.
    J’adore aller dans les écuries, être autour des chevaux, les sentir, les toucher. Cela me permet vraiment de garder les pieds sur terre et de me calmer. Le tournage de ce film, c’était presque des vacances. Nous avons tous vécu ensemble, pendant trois semaines, dans ce haras. On était vraiment proches de la nature et pendant les pauses entre les scènes on se faisait des petites balades en cheval.
    Of Girls and Horses est un film très métaphorique. Quelle était la signification des chevaux ? Que signifie la fuite des chevaux la nuit où Alex embrasse Kathy ?
    Et bien, les chevaux, dans le film, jouent un rôle de médiateur entre les personnages, les femmes et les filles. Je trouve les chevaux vraiment très intéressants. Aujourd’hui beaucoup de personnes font des thérapies avec les chevaux, que ce soit des détenus dans les prisons, des ados à problèmes ou des personnes qui ont subi un traumatisme. Les chevaux reflètent votre état d’être humain. Vous communiquez avec eux par le langage du corps. Ce sont des animaux très sensibles, ils savent lorsque vous avez peur, êtes en colère, quand vous êtes nerveux ou pas à ce que vous faites.
    On voit un peu ce genre de relation lors de l’une des mes scènes préférées, lorsque Nina fait du cheval les yeux fermés. Elle chevauche sans rien, ni rênes, ni selle. Elle lui donne juste des indications par les mouvements de son corps, et au final, il obéit. Puis, il se couche et l’on constate alors que le cheval est en totale harmonie avec le cavalier. Voilà tout ce que j’aime dans l’équitation. C’est tellement merveilleux de communiquer avec un autre être vivant, une autre espèce. Cela révèle beaucoup de votre personnalité.
    Je crois que ça en dit aussi beaucoup sur les relations humaines. Nous sommes en mesure d’avoir cette relation instinctive avec une autre espèce animale et pourtant, dans le monde technologique d’aujourd’hui, nos relations sont presque toutes numériques et assez rarement humaines.
    Oui, c’est assez fascinant. Nous avons tous été changés une fois le tournage fini. Toute l’équipe était entourée de chevaux et tout le monde en a été enchanté.
    En quoi les luttes d’Alex reflètent les luttes de la jeunesse queer d’aujourd’hui ?
    Je crois qu’il s’agit de l’abandon. Sa mère adoptive n’est pas très compréhensive et l’abandon de base déclenche ces éléments d’auto-destruction. Elle n’est pas sûre de qui elle est et d’où elle veut aller. Elle est perdue. Cette situation se retrouve chez certains ados queers qui sont vraiment vraiment perturbés.
    Dans ce film, j’ai juste voulu représenter cette situation et trouver un moyen d’en sortir. J’ai vraiment l’impression que de travailler dans un haras et devoir faire un travail vraiment physique entouré par ces animaux peut aider à se sortir d’une telle situation. Je voulais qu’Alex se retrouve dans une situation où elle pouvait faire confiance aux autres et que son amitié improbable avec Kathy soit possible par l’intermédiaire des chevaux.
    Concernant la relation entre Alex et Nina, qui fait figure de mentor pour Alex, quelle est l’importance du transfert qu’elle fait sur elle pour comprendre sa propre sexualité et libido ? Est-ce que le fait que Nina soit plus âgée a été un déclic pour aider Alex à comprendre sa sexualité ?
    Je crois, oui. Je crois que c’est assez courant comme situation. Nous avons tous eu des amourettes pour des profs, et surtout des personnes plus âgées, qui ont fait office de mentor. C’est tout particulièrement vrai dans la situation d’Alex : elle était perdue, elle avait besoin de quelqu’un qui lui montre la voie à suivre…
    C’est un peu de l’idéalisation. Pour plaisanter, je vais faire référence au paradigme « être toi/coucher avec toi », c’est-à-dire devenir quelqu’un d’autre par une sorte d’accomplissement sexuel.
    Et cela n’est pas nouveau, surtout dans les films lesbiens, regardez Jeunes Filles en Uniforme par exemple. Je pense que l’on a déjà toutes eu cette attirance pour quelqu’un de plus âgé qui nous servait de modèle.
    Interview Originale sur le Site Afterellen.com

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    Épisode 5577 : Allergique

    C’est l’effervescence au WG tout le monde se prépare à partir à ses occupations. Jasmin traine dans la salle de bain. Anni lui crie de se dépêcher pour qu’elle puisse boire son thé […]

  • Sous les Jupes des Filles est un film d’Audrey Dana sorti en 2014et regroupe un casting féminin hors du commun pour célébrer la diversité des femmes à tous les points de vue.

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     Épisode 5568 : Factures non payées

    Anni revient vers midi dans sa chambre. Elle y voit une Jasmin toujours endormie.

    ANNI : Je suis de retour ! (Jasmin a du mal à émerger, Anni saute sur le lit) Ça fait […]

  • Après nous avoir fait patienter une éternité, Carmilla est enfin de retour. La saison 2 de cette websérie inspirée du livre de J. Sheridan Le Fanu, dispose d’un nouveau plateau et de nouveaux visages, en plus de […]

  • Lou Morin a écrit un nouvel article, Pariah il y a 10 ans et 11 mois

    Alike, une adolescente afro-américaine de Brooklyn, s’efforce de traverser cette période difficile avec grâce, humour et ténacité tout en gérant ses problèmes familiaux, ses amitiés et sa quête d’identité sexuelle.

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    Épisode 5561 :  Dilemme

    Anni est assise à la table et écrit quelque chose.

    JASMIN : Tu lui réponds ?
    ANNI : Mon père ? Peut-être.

    Nele vient alors leur demander des conseils pour son dilemme. Elle a […]

  • Lors de la diffusion de Bessie sur HBO ce samedi, les téléspectateurs feront la connaissance des personnages principaux du téléfilm, à savoir : une bisexuelle, sa petite-amie mais aussi le mari et le petit-ami. Queen Latifah interprète la chanteuse de blues bisexuelle Bessie, et Tika Sumpter (de la série télé The Haves and the Have Nots) interprète Lucille, la petite-amie de longue date de Bessie.
    Bessie est un téléfilm écrit et réalisé par la réalisatrice lesbienne Dee Rees, à qui l’on doit également Pariah. Dans ce film, Bessie et Lucille sont, certes, impliquées de façon romantique et sexuelle, mais Bessie s’implique tout autant avec ses conquêtes masculines. Il est d’ailleurs très clairement précisé que pour obtenir pouvoir et succès, Bessie se sent le besoin de s’engager avec un homme et non une femme.
    Tika Sumpter interprète donc Lucille, la séductrice discrète qui veut simplement faire plaisir à sa compagne et la partager sans jalousie ou rage aucune. Bien que les choses ne fonctionnent pas entre les deux femmes et qu’elles ne finissent pas ensemble, l’attachement de Lucille envers Bessie la personne et non Bessie la star, fait d’elle la personne la plus honnête et la plus agréable de l’entourage de Bessie.
    Nous avons discuté avec Tika de son rôle et de la raison pour laquelle elle voulait absolument participer à ce film.
    Vous avez eu la chance de voir Bessie lors de sa première, n’est-ce pas ?
    Oui et j’ai adoré. Les personnages sont tellement profonds. C’était drôle, sincère et le film pose de vraies questions. J’ai adoré.
    Pouvez-vous me parler de votre audition ?
    J’ai lu le scénario et tout y était incroyable. J’ai eu le sentiment de devoir faire partie de cette expérience à tout prix. J’avais vraiment envie de travailler avec Dee Rees, je la trouvais super. Elle avait réalisé Pariah, qui avait été salué par la critique, et quand j’ai appris que Queen Latifah faisait partie de l’équipe, j’ai trouvé ça dingue.
    [Lucille] a très bon cœur, elle fait passer beaucoup de choses par le regard. L’amour qu’elle porte à Bessie est magnifique. Je me suis donc précipitée à l’audition, j’ai fait mon max et je suppose que Dee a apprécié ma performance. Voilà l’histoire.
    C’est vrai que Lucille en dit long avec ses expressions faciales. Était-ce difficile à jouer ?
    [Rires] Parfois c’était difficile, mais, après tout, c’est ça le jeu d’acteur. Le tout est de vivre l’instant présent, vous voyez ce que je veux dire ? Je pense que tout le monde a déjà aimé quelqu’un sans être aimé en retour, sans que la personne que vous aimez ne focalise toute son attention sur vous. Je pense que tout le monde a déjà ressenti cela. Je vivais donc l’instant, tout simplement.
    Le personnage de Lucille est-il inspiré d’une personne réelle ? Quelles informations sur son passé Dee vous a-t-elle données ?
    Dans un livre que j’ai lu sur Bessie, ils parlaient d’une femme qui voyageait avec elle, sa nièce, et quelqu’un l’interrogeait sur ses relations avec Bessie. Pas sa nièce par le sang, sa nièce par son mari, Jack Gee. En réalité, c’est Queen Latifah qui m’a fait découvrir le livre et mon Dieu, il est dingue ! Si jamais vous avez le temps, sachez qu’il est disponible sur iTunes. C’est aussi dans ce livre que j’ai appris son histoire avec Lillianna. Elles ont été ensemble, c’était même plutôt sérieux, mais elle avait peur de Jack Gee, elle savait qu’il pouvait être très violent. Bessie n’était pas vraiment autorisée à faire cela, mais elle était qui elle était et faisait ce qu’elle avait envie de faire, et Jack Gee faisait aussi ce qu’il avait envie de faire. Elle n’a aimé que deux personnes tout au long de sa vie et Lillianna en faisait partie. Il n’y avait pas beaucoup d’informations à son sujet, mais je me suis débrouillée. J’ai aussi lu beaucoup de choses sur Bessie pour me préparer.
    Comment arrivez-vous à interpréter cette femme en sachant qu’elle ne finira pas sa vie avec Bessie, la femme qu’elle aime ?
    Je me dis qu’il y a toujours de l’espoir. Je ne joue pas en connaissant la fin de l’histoire. Je joue en ayant toujours espoir que Bessie voit suffisamment de choses en moi pour rester à mes côtés, qu’elle voit suffisamment de choses en nous, que ce soit de la tendresse, du soutien, ou l’attention que je lui porte. Vous espérez toujours, dans n’importe quelle relation, vous espérez. Vous espérez que l’autre vous aime suffisamment, voire autant que vous, vous l’aimez. Je ne me suis jamais dit « Ok, c’est fini, on va rompre ». C’est vrai, c’est triste, elle voit le mari arriver comme ça, alors qu’elle est là depuis le début. C’est vraiment triste. Mais je pense qu’au final les gens doivent vivre leur vie et je crois que mon personnage a compris que [Bessie] ne changera pas et qu’alors elle se doit d’être heureuse sans elle et qu’au fond, elle désire ce que Bessie a, c’est-à-dire une famille. Il faut être réaliste à un moment.
    Comment était-ce de travailler avec Dee Rees ?
    Elle est super impliquée, elle est géniale. Elle sait diriger des acteurs, elle nous comprend. Elle nous faisait discuter dans la peau des personnages avant que l’on ne se mette à tourner, pour qu’une fois la caméra allumée, l’on soit déjà dans la peau des personnages. Elle a pris soin de toute l’équipe. C’est une chef forte à qui nous faisions entièrement confiance parce qu’elle-même a confiance en ses capacités, elle sait qu’elle est douée. Du coup, elle est facile à vivre, très abordable, c’est vraiment facile de travailler avec elle. C’est vraiment une excellente réalisatrice !
    Nous découvrons votre personnage lors d’une scène plutôt intime. Est-ce la première scène que vous avez tournée ?
    Non, ce n’est pas la première que nous avons tournée, ce qui nous a laissé le temps de nous connaître un peu avant de pouvoir la tourner par la suite. Queen et moi étions très relax pour cette scène, du genre « Oh, allez, c’est bon ! ». On riait sur le plateau et même si certains trucs n’ont pas été retenus, c’était cool. On était entre amies. Il n’y avait pas cette espèce d’ambiance bizarre. Nous sommes toutes les deux professionnelles. Nous sommes d’ailleurs devenues de vraies amies maintenant. Voilà, c’était juste ça cette scène.
    Certains acteurs refusent encore des rôles homosexuels. Cela a-t-il été un problème pour vous ?
    Non, pas du tout. Au contraire, ça m’a plutôt intéressée. Personne n’a envie de me voir jouer le même rôle encore et toujours. J’ai l’habitude de jouer des femmes fières, très fortes et là, j’ai aimé cette espèce de force tranquille qui émane de Lucille. Elle possède une certaine vulnérabilité et tendresse et puis, oui, il se trouve qu’elle est amoureuse d’une autre femme. J’ai trouvé ça très intéressant, c’était quelque chose que je n’avais jamais joué auparavant et c’est bien là tout l’intérêt du métier d’acteur : il faut se diversifier, avancer, jouer différents personnages. Il ne faut pas rester tout le temps cantonnée au même rôle.
    Vous êtes parfaite en tant que Lucille mais si vous deviez choisir un autre personnage de Bessie, quel serait-il ?
    Ah ! Bonne question ! Tout le monde était tellement parfait dans son rôle. Ceci dit, j’aime vraiment beaucoup Mo’Nique [ndlt : l’interprète de Ma Rainey]. Elle a géré. Franchement, vous ne pouvez pas nier son talent. Quand je la regardais à l’écran, c’était elle, c’était Ma Rainey ! Elle était super. En plus, j’ai adoré la franchise de son personnage. [Ma Rainey] est vraiment un personnage en or, je l’adore. Au final, le casting était tellement parfait que je n’échangerais ma Lucille pour rien au monde.
    C’est clair, Mo’Nique a géré ! Quelle était l’ambiance sur le plateau, avec toutes ces femmes talentueuses ?
    C’était génial. Il y a avait un vrai sentiment de camaraderie. Je pense que si les femmes occupaient des postes importants dans le monde d’aujourd’hui… je pense vraiment que si nous étions Présidentes le monde serait plus agréable à vivre. C’était l’un des plateaux les plus agréables sur lequel il m’ait été donné de travailler. Tout le monde était si paisible et marrant, on s’est vraiment tous amusés. On s’inspirait mutuellement, on se tirait vers le haut. Je ne sais pas, c’était très ouvert, relax, comme ambiance. C’était vraiment un plateau super cool. Et puis, HBO a aussi rendu tout cela facile, ce sont des as.
    Qu’aimeriez-vous que les gens retiennent de Bessie ? Une chose en particulier ?
    Le film fait passer beaucoup de messages, mais ce que je retiens c’est : soyez vous-même et le reste suivra. Les gens vous accepteront, ils comprendront. Je crois que si vous êtes vous-même, si vous êtes sincère envers ce que vous êtes, les gens le ressentent et s’identifient à vous. Ils se disent qu’au final vous ne faites rien de plus qu’être vous. Les gens veulent être eux-mêmes et graviter autour de gens avec cette énergie-là.  Soyez juste vous.
    Interview Originale sur le site Afterellen.com

  • Bien que la scénariste et réalisatrice Natalia Leite soit actuellement au centre de toutes les attentions pour son premier long-métrage, Bare, dans lequel jouent Dianna Agron et Paz de la Huerta, chez Afterellen, nous sommes fans de son travail depuis quelque temps déjà. En effet, Natalia a joué avec Alexandra Roxo, la coproductrice de Purple Milk, dans la websérie, plutôt drôle et mignonne, Be Here Now-ish. Nous avons eu l’occasion de discuter avec Natalia juste après la première de Bare au Tribeca Film Festival, à New-York – la salle était d’ailleurs pleine à craquer.
    Je suis très éprise de ce film. Je dis « éprise » parce que c’est ce qui convient le mieux à ce que je ressens : je n’arrête pas d’y penser, de repasser certaines scènes dans ma tête. Les couleurs, la musique… j’en ai des papillons dans le ventre. D’où vous est venue l’idée de ce film ?
    Et bien, tout d’abord, sachez que c’est mon premier scénario de long-métrage. C’est une histoire que je voulais raconter depuis un moment déjà. Ce n’est pas une autobiographie, mais l’histoire est très inspirée d’une période de ma vie. À l’époque, je m’interrogeais sur le chemin que je voulais prendre et sur ma relation avec ma copine. J’ai alors réalisé que je pouvais me réinventer, me créer ma propre réalité et que tout cela était très valorisant. J’ai appris de cette relation, j’ai gagné en force pour pouvoir me retrouver là où je suis aujourd’hui. Je crois aussi que réaliser ce film m’a permis de réaffirmer tout cela, de me prouver que j’en étais capable et qu’il est possible de s’extirper du carcan, du moule, ou du chemin que les gens ont tracé pour vous.
    Réaliser un film n’est pas chose aisée, en particulier un film avec des lesbiennes. C’est pour cela que beaucoup de réalisateurs se tournent vers le crowdfunding. Comment avez-vous fait pour réaliser Bare ?
    J’avais fait une campagne de crowdfunding pour Be Here Now-ish, une websérie que j’ai réalisée et dans laquelle j’ai également joué. Ce fut un vrai succès, mais au final, cela représente énormément de travail pour assez peu d’argent. Pour Bare, nous n’avons pas fait de crowdfunding. Lors du tournage de Be Here Now-ish, Alexandra [Rozo] et moi avions rencontré deux investisseurs, nous avions établi une sorte de relation et nous sommes donc naturellement revenues vers eux lors de la recherche de fonds pour Bare. Ils ont adoré le film et ont investi de l’argent. Puis, c’est le bouche-à-oreille, une personne te présente à quelqu’un d’autre, etc., et au final nous avons collecté les fonds dont nous avions besoin grâce à quelques investisseurs. Et n’oublions pas que ça reste un petit film indépendant. Enfin bon, tout s’est bien goupillé et nous avons réussir à faire en sorte que ça fonctionne.
    Vous avez donc fait ça comme au bon vieux temps.
    Oui, comme au bon vieux temps. Et ça a marché !
    Ça nous redonne tellement espoir !
    Vous savez, je pense que tout est dû à la confiance. Ça faisait un an que nous discutions, parlions de notre projet, et créions une amitié avec les personnes qui nous ont financées et qui ont investi de l’argent dans notre projet. Ils nous avaient vues travailler sur d’autres projets, ils nous ont fait confiance et ont jugé que ça valait le coup. C’est très important et au final, vous vous construisez un réseau en constante évolution de personnes qui vous soutiennent dans votre travail, c’est génial. C’est l’idéal, non ?
    Vous étiez au festival de Tribeca, où le film a d’ailleurs reçu d’excellentes critiques. Les gens ont vraiment hâte de pouvoir enfin voir le film. Savez-vous quand il sera disponible ?
    Nous ne pouvons rien vous dire pour l’instant, mais nous y travaillons. Nous faisons en sorte que lorsqu’il sera disponible au public, les gens du monde entier puissent y avoir accès. Ce succès est incroyable ! Je pense que c’est, en partie, dû à Glee : cette série a été un énorme succès mondial, et a attiré vers notre film des personnes de beaucoup de pays différents. Par exemple, l’autre jour, j’ai tweeté « Nous serons bientôt chez vous ! ». Ce message a été retweeté et j’ai eu énormément de réponses du genre « Venez aux Philippines ! », « Venez au Mexique ! ». C’est génial qu’autant de personnes de cultures et pays différents soient impatientes de voir le film. Donc, oui, on vous tiendra au courant, bientôt j’espère.
    Le casting de Bare est super ! Le film n’aurait été le même sans ce casting. J’ai été particulièrement bluffée par Dianna Agron, qui porte le film sur ses épaules dans une espèce de grâce silencieuse. On est tout simplement attiré par elle. On se demande ce qu’elle peut penser. Aviez-vous Dianna Agron en tête pour ce rôle ou fut-ce juste le hasard des auditions ?
    Je connaissais son travail, j’avais déjà regardé Glee, mais sans en être une grande fan pour autant. Je suivais sa carrière, les choix qu’elle faisait. À un moment, j’ai discuté avec son agent pour savoir si elle était prête à prendre de plus gros risques, à prendre des positions plus osées dans les rôles qu’elle choisissait. Au final, Dianna et moi nous sommes rencontrées autour d’un déjeuner. Je lui avais envoyé le scénario, elle l’avait lu et a eu de super remarques, très intelligentes, genre « Je ne suis pas sûre que cette scène soit nécessaire ». Comme elle est aussi réalisatrice, elle a été très impliquée dans la conception du film et lui a apporté beaucoup de choses. Le rôle de Sarah n’est pas un rôle facile à jouer, le personnage est un peu passif, il garde tout pour lui. Et comme je suis aussi actrice, je sais qu’il est plus facile de faire passer un message avec un rôle plus vocal, plus actif, plus extraverti. Lorsque vous intériorisez tout, il vous faut être subtil et Dianna s’en est très bien tirée. Elle a énormément de talent et a fait en sorte que tout cela fonctionne. C’est aussi dû aux nombreuses conversations que l’on a eues et à la confiance mutuelle qu’il y avait entre nous. Elle m’a laissé la guider à travers l’histoire et l’évolution de Sarah.
    En tant que réalisatrice homosexuelle, était-il important pour vous que le film ait des protagonistes lesbiens ? Bien entendu, le film traite de thèmes universels, comme la découverte de soi par exemple, mais cette histoire est vraiment rafraîchissante, comme si elle n’avait jamais été racontée auparavant, et je ne pense pas qu’elle aurait eu le même impact si, disons, Pepper [Paz de la Huerta] avait été un homme.
    C’est vrai. Dans ma prochaine histoire, celle que je suis en train d’écrire, il y a un personnage principal masculin. Je ne fais pas partie de ces réalisatrices qui veulent à tout prix raconter des histoires homosexuelles. Tout dépend de ce dont l’histoire a besoin. Pour Bare j’ai senti qu’il était important de parler d’une relation lesbienne. L’héroïne vit dans une petite ville, où son univers et le chemin qu’elle doit prendre ont été décidés pour elle. Le fait qu’elle tombe amoureuse d’une autre femme représente donc complètement autre chose que si elle était tombée amoureuse d’un homme. C’est dans ce sens-là que la relation lesbienne est importante. Ce n’est pas du tout une histoire de coming-out. Nous ne savons pas ce que Sarah fera par la suite, si elle finira par sortir avec des femmes ou des hommes. Nous ne le savons pas, mais ce n’est pas ça l’important. Sarah est tombée amoureuse d’une femme parce que Pepper était différente de tout ce qu’elle avait pu connaître jusque-là.
    Quels sont les réalisateurs qui vous inspirent ou que vous admirez ?
    Il y en a beaucoup. J’adore Andrea Arnold, qui a réalisé Fish Tank. Elle a un style vraiment intéressant et une très grande sensibilité. J’adore Jane Campion. Beaucoup de réalisatrices m’inspirent. J’adore David Lynch, je suis très influencée par son travail, son visuel et ses éléments doubles. Je pense notamment au bar à strip-tease [dans Bare] : cet endroit n’existe pas vraiment dans la vraie vie, il pouvait donc se permettre d’être un peu psychédélique et irréel.
    Vous avez déjà réalisé des courts-métrages et webséries mais ce film était votre premier long-métrage. Et quel premier !!! Quels conseils donneriez-vous aux réalisateurs en herbe qui voudrait créer une belle œuvre ?
    Je crois que l’important est de toujours rester en accord avec soi-même et sa vision des choses. J’étais dans un jury récemment et quelqu’un nous a demandé « comment faire une websérie à succès ? ». Alors, déjà, si vous commencez par vous dire « comment faire un film à succès ? », vous commencez mal. Parce qu’alors vous vous limitez par des espèces de lignes directrices que quelqu’un d’autre a établies, des impératifs du type : est-ce que ça fait de l’argent ? Est-ce que c’est ce que les gens veulent voir ? Je crois très sincèrement qu’il faut tout simplement être un artiste à part entière. Évidemment, il faut aussi comprendre le côté commercial des choses, mais ça c’est autre chose. Il faut avant tout que vous restiez fidèle à votre vision des choses et à ce que vous êtes. D’une certaine façon, l’art traite de la découverte de soi. Me concernant, je ne savais pas si mon histoire était commerciale, si elle allait bien se vendre, mais je voulais la raconter. Je me suis donc fait confiance et je me suis dit qu’il y aurait bien des gens qui seraient intéressés cette histoire. Puis, lorsque votre travail prend de l’importance et que de plus en plus de personnes vous connaissent, vous avez de plus en plus de pression pour faire les choses comme ci, comme ça, à la façon d’untel. Moi, je m’assure constamment que je suis en accord avec moi-même, je me pose la question : pourquoi est-ce que je veux raconter cette histoire à la base ? Est-ce que je reste fidèle à ce que je voulais raconter au début ? C’est ça, pour moi, la clef du succès.
    Interview Originale sur le site Afterellen.com

  • Edwine Morin a écrit un nouvel article, Ashley il y a 10 ans et 11 mois

    Une adolescente, déprimée par ses vaines tentatives de communication avec sa mère, recourt à l’automutilation. Quand elle développe une relation en ligne avec une femme plus âgée, elle apprend à accepter sa sexualité et à se sortir de la solitude sans fin d’une vie de banlieue.

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    Épisode 5546 : Coup de tête

    Anni et Jasmin continuent de manifester avec d’autres devant le futur magasin de l’opticien Scherf.

    Mais soudain la sirène de police se fait entendre.

    ANNI : T’as la […]

  • Concentration : la dernière-née des émissions télévisées. On enlève des gens, on recrute des kapos, on filme… Tout de suite, le plus haut score de téléspectateurs, l’audimat absolu qui se nourrit autant de la […]

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