Isabelle B. Price

  • Tierra de Lobos Cristabel Tierra de Lobos Cristabel Tierra de Lobos Cristabel
    Nous voici à nouveau ensemble pour une dernière chronique qui marquera l’enterrement définitif de l’histoire d’amour entre Isabel et Cristina. Je vais reprendre brièvement ma description des épisodes et évènements avant de conclure sur cette fin de saison.

    Isabel ne semble pas en vouloir à Cristina d’avoir couché avec Jorge et va lui rendre visite dès qu’elle le peut. Elle part donc en direction de la maison de Cristina et Jorge la suit. Après avoir fait l’amour avec Cristina, Isabel s’en va et Jorge en profite pour taper à la porte afin de vérifier qui habite ici. Il est extrêmement étonné de se retrouver nez-à-nez avec Cristina. Cette dernière invente un mensonge auquel il croit : elle luit dit qu’Isabel était là pour la questionner sur sa relation avec son mari car elle l’a vue quitter la maison l’autre jour.

    CRISTINA : Lieutenant.
    JORGE : Qu’est-ce que tu faisais là avec ma femme. Pourquoi était-elle ici ? Réponds-moi.
    CRISTINA : Tu ferais mieux de partir.
    Jorge entre de force à l’intérieur de la maison de Cristina.
    CRISTINA : Elle est venue me questionner.
    JORGE : Quoi ?
    CRISTINA : Elle sait que nous avons couché ensemble.
    JORGE : Comment elle le sait ?
    CRISTINA : Elle m’a vue partir.

    Jorge croit à la version de Cristina et décide de parler à Isabel pour lui avouer son infidélité et lui promettre qu’il ne recommencera plus. Seulement il n’apprécie pas que l’information ne plaise pas à Isabel et il ressent le besoin de la remettre en place, ce qui a donné lieu à un dialogue un peu particulier, qui m’a bien donné envie de m’arracher tous les cheveux sur la tête, un par un.

    JORGE (à Isabel) : Pardonne-moi… Tous les maris trompent leurs femmes. Ils passent la moitié de leur vie au bordel. Je n’ai pas à me justifier, mais je ne suis pas comme ça. Je n’ai pas envie d’être comme ça.

    Donc en gros, Isabel devrait se réjouir et la fermer parce que c’est normal qu’un mari trompe sa femme, et elle devrait le remercier de lui faire l’honneur de se justifier, car bien sûr, en tant que mâle dominant il n’avait pas à le faire.

    Je suis un peu dure avec Jorge qui somme toute n’est pas si détestable, il essaie d’être honnête au maximum et Isabel n’est pas toute blanche non plus, mais il n’empêche que ça m’énerve d’entendre des âneries pareilles.

    Plus tard, nous voyons Isabel se disputer avec Cristina, Isabel est jalouse et n’est pas sûre que Cristina n’a pas recouché avec Jorge. Elles se giflent (encore), s’embrassent (encore), et Isabel qui n’en peut plus décide qu’il vaut mieux qu’elles rompent pendant un temps. Elle s’en va en laissant Cristina seule.

    Cristina pleure chez elle quand quelqu’un sonne à la porte. Il s’agit de Jorge qui est perdu et qui ne sait plus quoi faire par rapport à Isabel. Il essaie d’abord de se rapprocher, Cristina le repousse et il s’excuse. Finalement, après un bref moment de silence, c’est Cristina qui revient vers lui, qui l’embrasse, et qui le prend dans ses bras. J’ai bien vu ce que je viens de voir et de décrire ????? L’horreur. On n’arrive même plus à respecter Cristina et à lui trouver des circonstances atténuantes.

    Deux épisodes plus tard nous avons Cristina qui annonce d’emblée à Isabel qu’elle est enceinte. Magnifique, merveilleux il ne manquait plus que ça. Elle lui demande quand même de qui (de mieux en mieux), Cristina lui dit que c’est de Jorge puisqu’elle n’a jamais trompé Isabel avec personne d’autre.

    ISABEL : Enceinte… C’est comme ça que tu m’aimes ?
    CRISTINA : Quoi ? Je veux juste être avec toi.
    ISABEL : Comment fais-tu pour être une telle pute ?
    CRISTINA : Toi pareil. Isabel, s’il te plaît. Je t’aime.
    ISABEL : Je maudis le jour où je suis rentrée dans cette pièce (ndlr : la pièce où elle a rencontré Cristina). Je ne serais pas là aujourd’hui, et je serais une femme normale.

    Et sur ces belles paroles Isabel s’en va. Je ne sais pas ce que vous en pensez mais moi je trouve que c’est parfait, maintenant Isabel regrette de ne pas être « normale », magnifique pour la représentation lesbienne, vraiment du beau boulot.

    Ensuite Isabel fait l’effort de coucher avec son mari, c’est tout de même son devoir d’épouse loyale. Cristina retourne au bordel demander de l’aider pour se faire avorter. Une sorte de guérisseuse lui fait manger des herbes. Évidemment puisque, au cas où vous ne l’auriez pas compris, nous assistons à une descente aux enfers, le remède ne va pas fonctionner, au contraire. Cristina se met à vomir plein de sang et à dire qu’elle va mourir. Lola, la tenancière du bordel, appelle un docteur qui confirme qu’elle peut mourir à tout moment. Il dit qu’elle a été empoisonnée et que maintenant son destin est dans les mains de Dieu. Sur ce qui semble être désormais son lit de mort, Cristina fait part de sa dernière volonté : revoir Isabel. Lola prévient donc Isabel qui vient lui rendre visite. Elle se montre à nouveau amoureuse et regrette tout ce qu’il s’est passé et ce qui a été dit. Je vous passe le dialogue pathétique de Cristina qui fait tout un laïus sur le fait que même si sa vie a été courte ça valait la peine de vivre ce qu’elle a vécu, qu’elle n’oubliera pas leur histoire et bla bla bla. En temps normal j’aurais sorti les mouchoirs, mais là je suis juste usée et blasée de ce que je vois et entends.

    Deux épisodes plus tard, Cristina a survécu comme par magie mais elle est toujours enceinte. Je sais que c’est difficile à croire mais que voulez-vous. Isabel finit par accepter l’idée et soumet à Cristina l’idée de s’enfuir. En fin de compte elles pourraient s’installer ailleurs pour vivre ensemble et élever le bébé.

    Avant de s’enfuir avec Cristina, Isabel a la brillante idée d’aller dire à son mari que bien qu’il ait de grandes qualités, elle ne l’aime pas et ne l’a jamais aimé. Ce dernier est triste donc il va au bordel prendre une cuite, et là bien sûr il aperçoit Cristina. Il la rejoint dans une chambre et commence à se confier à elle. Elle le réconforte et là il essaie de coucher avec elle. Elle le repousse en lui disant qu’elle n’est plus une prostituée depuis longtemps et s’en va.

    Le lendemain Isabel vole des bijoux chez elle pour avoir de l’argent lors de leur fuite. Elle rejoint Cristina dans le bois (le même bois où son père les avait déjà surprises) et elles décident toutes les deux de se rejoindre au bordel le soir même et de s’enfuir aux alentours de minuit. Elles sont heureuses et s’embrassent. Et bien sûr, à ce moment-là le mari cocu arrive sur son cheval et les voit s’embrasser à pleine bouche, mais les filles ne remarquent rien. Encore une fois ce n’est pas crédible, je vais vous mettre les captures d’écran à l’appui, le mari ne doit même pas être à deux mètres et il arrive sur son cheval qui fait des gros bruits de galop mais elles ne remarquent rien et ne cherchent d’ailleurs même pas à se cacher, comme si elles n’avaient pas assez eu de problème comme ça.

    Le soir-même Jorge fou de rage retrouve Cristina au bordel pour s’expliquer. Précisons quand même qu’il l’attend bien énervé avec un pistolet à la main, la confrontation ne s’annonce pas sous les meilleurs auspices.

    JORGE : Comment as-tu pu salope ? Je vous ai vues. J’ai vu comment tu as perverti ma femme. Qu’as-tu fait à Isabel ?
    CRISTINA : Je ne lui ai rien fait.
    JORGE : Je ne sais pas ce que tu as essayé de faire en te mêlant à notre mariage, mais écoute-moi bien parce que je ne te le dirai qu’une fois. C’est fini. C’est ma femme.
    Jorge se lève pour partir mais Cristina prend la parole.
    CRISTINA : Je l’aime.
    JORGE : Ferme-la.
    CRISTINA : Non. Je l’ai fermée trop longtemps. Je l’aime et elle m’aime.
    JORGE : Je t’ai dit de la fermer.
    CRISTINA : Pourquoi est-ce que tu crois qu’elle t’a épousé ? Parce que son père l’a obligée, c’était soit ça, soit mourir dans un couvent. Tu veux savoir pourquoi j’ai couché avec toi, hein ? Quand tu m’as trouvée dans ton lit, elle est moi venions juste de faire l’amour. Et c’était le seul moyen pour que tu ne le découvre pas. Elle ne supportait pas de coucher avec toi, et chaque fois qu’elle le faisait elle pensait à moi.
    JORGE : Ferme-la.

    Il la pousse pour qu’elle se taise et là Cristina fait une mauvaise chute. Sa tête heurte la commode et elle tombe morte net.

    Le soir quand Isabel vient chercher Cristina pour s’enfuir, elle trouve le cadavre par terre dans la chambre.

    Voilà donc la triste fin de l’histoire d’amour entre Isabel et Cristina de Tierra de Lobos. Pour les curieuses, les aventures continuent pour Isabel au-delà de cet événement, elle porte bien sûr le lourd poids du deuil de son amour, et apprendra que Jorge a tué Cristina par accident.

    À mes yeux la question la plus importante est la suivante : est-il possible de garder un souvenir positif de cette série au niveau de la représentation lesbienne ?
    J’ai conscience de la radicalité d’un tel questionnement. Il soulève le ratage total de la saison 3, un ratage tellement énorme qu’il en vient à affecter la légitimité toute entière de l’histoire d’amour entre Isabel et Cristina. C’est comme s’il éclaboussait de noirceur l’édifice tout entier, comme si l’avant du pont se dérobait en entraînant dans sa chute l’arrière qui était pourtant de bonne facture.

    J’ai l’impression que c’est un peu ce qui est arrivé à Tierra de Lobos lors de la saison précédente, malgré les grosses difficultés qu’avaient eues nos héroïnes à surmonter, c’était beau et plein d’amour. On avait le sentiment que malgré les embuches, nos héroïnes pourraient tout surmonter, un peu comme dans un conte de fées où l’on sait qu’au fond le bien triomphera du mal quoiqu’il arrive.

    Pour celles et ceux qui aiment la série en règle générale ou pour les grands optimistes, vous pouvez toujours suivre la suite, qui sait, peut-être se passera-t-il à nouveau des événements susceptibles de nous intéresser, mais je le dis et je le pense, il faudrait vraiment un miracle pour faire renaître quelque chose sur les restes de ce qui a été dévasté cette saison.

  • Kristin Bauer van Straten a été l’une des meilleures raisons de suivre les sept saisons de True Blood. Son personnage, Pamela Swynford de Beaufort, est une vampire homosexuelle avec un penchant pour l’humour pince-sans-rire, les tenues inspirées du bondage et le sang de tous ceux qui osent croiser son chemin. Dans la vraie vie, Kristin n’en est pas moins franche et attachante (elle a fait du bruit lors du Comic-Con en critiquant Sarah Palin) et elle nous a parlé de ses adieux à la série.
    Vous avez terminé de tourner la série il y a quelques semaines, qu’est-ce que ça fait d’en avoir fini ?
    C’est très irréel. Ces derniers mois j’ai eu des scènes avec différentes personnes et j’ai réalisé que c’étaient les dernières scènes, la dernière table ronde, et puis ce fut le dernier jour de tournage. Ensuite nous sommes allés faire la promo de la saison et puis j’ai parlé aux journalistes. La répartition des événements promotionnels dans l’année aide parce que j’ai pu dire « on vous verra à la fête de fin de série ! » ou « on se voit au Comic-Con ! » Mais plusieurs fois j’ai rencontré des gens – j’ai rencontré Ryan Kwanten (ndlt : l’interprète de Jason Stakehouse) pendant la promo et je lui ai dit « Ok, bon, on se voit au Comic-Con » et il a dit « Ouais, mais je n’y vais pas », j’ai répondu « Ah, donc je te vois… quand ? » et on a tous les deux haussé les épaules, c’était tellement surréaliste.
    Oui, sept saisons, c’est long. Ça a duré un bout de temps.
    En fait, je crois qu’on a du mal à réaliser parce que là, en ce moment, on serait en pause entre deux saisons.
    Donc, c’est un peu comme si vous partiez en vacances d’été alors qu’en réalité vous êtes diplômée.
    Oui ! C’est exactement ça. Je le dis depuis des années, nous sommes comme des enfants avec des vacances scolaires. Mais oui, maintenant nous sommes diplômés et nous avançons vers l’inconnu.
    Qu’est-ce qui vous manquera le plus à votre avis ?
    Le plateau va me manquer. C’est vraiment mon truc préféré dans le métier d’acteur. Je suis une nomade et j’aime vraiment vivre sur ce plateau avec cette famille, certes dysfonctionnelle, mais choisie. Ces gens-là sont juste exceptionnels et je les connais si bien. Ils m’acceptent malgré tous mes défauts, mes choix et ma vision des choses. Et non seulement on s’accepte les uns les autres, mais on s’aime et l’on se soutient ; nous partageons de forts sentiments familiaux avec tout ce que cela signifie pour une famille choisie. Parce que, parfois, avec notre famille de sang, si l’on est chanceux, on se comprend, et l’on s’accepte les uns les autres jusqu’à un certain point, mais il y a toujours beaucoup d’histoires. Alors que cette famille-ci me paie pour mon trait de caractère le plus désagréable, mon franc-parler ! Ils trouvent mon franc-parler amusant ! Ils s’en amusent vraiment. Donc, il existe réellement cet amour inconditionnel et cette acceptation sur ce plateau, ce que vous n’obtenez d’habitude que de votre chien.
    Oui, c’est dur de quitter votre prétendue famille. Et je ne dis pas « prétendue » de façon désobligeante, je veux dire les gens avec qui vous jouez. Mais vous laissez aussi Pam, avec qui, je suis sûre, vous êtes devenue très proche, à votre façon. Vous avez dit que Pam et vous aviez le franc-parler en commun. Pensez-vous avoir pris quelque chose de Pam pendant ces sept ans ?
    Je crois que oui et j’aurais aimé prendre plus. J’admire réellement son manque d’intérêt quant au fait d’être aimé. Je crois que c’est l’une des choses les plus dures pour moi, et pour les humains en général, [parce que] je n’aime vraiment pas contrarier les gens alors qu’elle, elle se moque complètement de dire la vérité. Parce qu’en réalité, elle n’est pas excessivement vicieuse ou franche, elle dit simplement la vérité, peu importe ce qu’elle est. Je crois que c’est pour ça qu’elle est drôle : parce qu’elle dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas. J’aimerais pouvoir être aussi bien dans mes baskets. Je crois que les gens gagnent cette capacité le temps d’une vie. Les vampires ont juste plusieurs vies.
    Et bien, je viens justement de regarder scrupuleusement True Blood depuis le début et Pam est l’un des personnages qui grandit le plus : au début c’est un personnage que l’on aime et sur qui l’on peut compter pour sortir la réplique qui tue et dans les deux dernières saisons vous avez eu l’occasion de jouer toute une palette d’émotions. On la voit vulnérable, en particulier avec Eric. Selon vous comment a-t-elle évolué, elle, de manière générale, et dans sa relation avec Eric de façon plus précise ?
    En tant qu’actrice, j’ai l’impression que Pam a énormément évolué au fur et à mesure que l’on apprenait à la connaître. C’est vraiment une dure à cuire et à partir de la saison trois on commence à voir à quel point elle est vulnérable vis-à-vis d’Eric. J’ai toujours dit : « on a tous quelqu’un ». Les personnes les plus fortes que l’on connaisse, les abruti(e) s les plus désagréables que l’on connaisse, ont un(e) époux (se). Eric est sa personne à elle. Au fur et à mesure que l’on découvre ses flashbacks et sa création, on comprend pourquoi, et dans la saison sept, Pam choisit Eric par-dessus tout. Maintenant qu’il est contaminé par l’Hep-V ça va sûrement être la saison où elle sera la plus vulnérable, parce qu’elle pourrait vraiment le perdre. En tant qu’actrice, ça a été une énorme chance de pouvoir jouer cette situation désespérée. Et ça a également été si linéaire et clair pour moi et Pam au fil des années. Vous savez, elle est restée très cohérente, nous avons juste appris à la connaître de mieux en mieux. Mais dans cette saison, de par les circonstances, elle doit aller chercher en elle une force qu’on ne lui connaît pas encore, et on lui découvrira également une grande vulnérabilité.
    Les deux derniers épisodes diffusés ont été, pour moi, parmi les plus forts de toute la série. Et vous avez un grand rôle dedans.
    Je sais, je me suis dit la même chose en voyant l’épisode quatre. Je me suis dit « Woah ! Il y a l’essence même de chaque personnage dans cet épisode ». Et la même chose pour l’épisode de la semaine dernière.
    Oui, c’était génial. Je dois dire que j’étais triste – et je sais que beaucoup de mes lecteurs étaient tristes – à la fois à cause de la mort de Tara et aussi parce qu’après la construction très naturelle et élégante de la relation entre Pam et Tara, cela n’a, en fin de compte, pas abouti à grand-chose. J’ai parlé à Angela Robinson la semaine dernière et elle m’a dit que vous aviez tourné une scène dans laquelle vous pleuriez la mort de Tara. Qu’avez-vous pensé de la façon dont cette histoire s’est finie ?
    C’est intéressant qu’Angela vous ait dit que nous avions tourné cette scène. Nous avons réellement tourné une scène avec beaucoup d’émotion suite à la mort de Tara, mais je crois que les monteurs doivent gérer beaucoup de choses que les acteurs ignorent, et l’une d’entre elles est la longueur des épisodes [rires]. Donc la réponse est peut-être là. Vous a-t-elle dit pourquoi cette scène a été coupée ?
    Elle a dit que ça ne correspondait pas au ton et qu’ils voulaient passer à la recherche d’Eric, donc ils ont déplacé une scène de l’épisode deux à l’épisode un.
    Ah, je me demandais pourquoi ils avaient fait ça également. C’est intéressant, parce que l’acteur a des questionnements différents des autres membres de l’équipe, nous devons juste nous occuper de notre domaine, Dieu merci. Mais eux, doivent penser à tellement d’autres choses. J’ai vraiment trouvé la relation que j’avais avec Tara et Rutina [ndlt : Rutina Wesley, l’interprète de Tara] super. Je n’ai pas eu beaucoup de relations en dehors d’Eric, et quand Rutina [Wesley] et moi avons réalisé que l’on travaillerait ensemble, nous ne nous connaissions pas du tout. Nous nous lancions juste des regards noirs dans les scènes. Vous savez, j’ai voulu la tuer pendant un an. Nous ne savions pas du tout si nous aimerions travailler ensemble ou pas, au final nous nous sommes tellement amusées. J’adore cette fille et j’adore cette relation. Cette année, il y a eu quelques autres personnes avec qui j’ai dû faire des scènes, mais l’équipe est tellement grande que c’est difficile de travailler avec tout le monde. Par exemple, Chris Bauer [ndlt : l’interprète d’Andy Bellefleur] et moi – les deux Bauer – faisons partie du peu de gens qui ne se sont jamais croisés. Mais j’ai adoré tout ce qu’ils ont écrit pour Rutina et moi.

    Oui et j’étais vraiment triste de la voir partir, même si je sais que les répercussions de sa mort sont toujours là.
    En effet. Ils ont décidé de se concentrer sur des relations importantes pour la dernière saison. Et la relation [de Tara] avec sa mère est vraiment centrale pour ce personnage.
    Même si, dans un sens un peu différent, Pam était la mère de substitution de Tara, ce qui apporte une toute nouvelle dose de bizarrerie à leur romance.
    Tout à fait ! C’était si intéressant d’essayer puis de la tuer pendant un an et ensuite d’être obligée d’être sa nouvelle « mère », bien que je ne sois pas la mère la plus bienfaisante qui soit. Puis je suis attirée par elle, on couche ensemble et au final je choisis Eric plutôt que mon enfant. Mon enfant/amante.
    C’est vraiment intéressant ce que vous dites. Dire qu’elle « choisit » Eric plutôt que Pam en fait un meilleur choix narratif que de dire que la relation est laissée de côté. Vous dites que Pam a juste évalué ses priorités, et je crois que vous avez raison, tout le monde a cette personne pour qui tout le reste passe au second plan.
    Oui, pour moi elle a vraiment fait un choix très important en laissant tout derrière elle et en jouant à la roulette russe afin d’obtenir un autre indice dans l’espoir de le retrouver.
    Mais même quand vous étiez concentrée sur Eric, chaque fois que Tara était mentionnée j’avais l’impression que vous saisissiez vraiment l’instant, que vous étiez en train d’accepter sa mort et l’on pouvait voir dans vos yeux que Pam faisait réellement son deuil.
    Oui, c’est ce que j’ai ressenti. Ma relation avec Rutina m’a aidée et grâce à ma relation avec toute l’équipe il est nettement plus facile de jouer toutes ces émotions, particulièrement celles de la dernière saison. Il y a tellement de situations désespérées que lorsque je dois jouer le décès de certaines personnes, je pense juste au fait que je ne verrai pas les membres de l’équipe tout le temps l’année prochaine et je me mets à pleurer.
    Pam a eu des répliques si incroyables. J’ai vu que quelqu’un l’avait appelée la Comtesse douairière de True Blood, ce qui est tellement vrai.
    [Grands éclats de rire] C’est tellement vrai. En fait, je regarde Downton Abbey en ce moment et l’autre fois je me suis dit « Oh mon Dieu ! C’est la Pam de Downton Abbey ». C’est trop drôle.
    Avez-vous des répliques préférées qui vous ont fait rire juste en les lisant ?
    Je les oublie, mais quand j’aurai une minute il faudra que je les regroupe dans un fichier.
    Je suis sûre que quelqu’un a déjà dû en faire une vidéo Youtube. [Edit : Oui !]
    C’est ce que je me suis dit. J’en oublie plein. J’ai adoré menacer Nelsan [Lafayette] et lui dire « Je ne sais pas pourquoi les gens pensent que je veux écouter leurs problèmes. Peut-être que je souris trop. Peut-être que je porte trop de rose ».
    Je m’en souviens ! C’était génial ! Il vient justement de faire du bruit dans une interview où il parle très franchement du départ de Luke Grimes.
    Oook, il faut que j’aille chercher ça sur Google.
    Il y a un super montage sur Youtube de Tara Buck, qui joue Ginger, et de tous ses cris au fil des saisons. J’ai dit que j’espérais qu’ils lui avaient prévu un médecin pour la voix dans son contrat, la pauvre.
    Je sais ! Cette fille est un génie du comique. Lorsque nous auditionnions pour des rôles de guest-stars éventuellement récurrents, c’était très intéressant de voir sa réaction vis-à-vis de Pam. Il était écrit dans le scénario que Longshadow explosait et qu’elle criait. Mais c’est parce qu’elle a crié si fort et si longtemps que c’est devenu, tout à coup, son « truc ». Les scénaristes et producteurs sont géniaux, la manière dont ils font attention et tombent amoureux de quelque chose, s’en inspirent et le couchent sur le papier est géniale. Et cette saison-ci, j’adore l’histoire de fond avec Ginger.
    C’était génial et les flashbacks des années quatre-vingt et quatre-vingt-dix faisaient partie des scènes les plus marrantes de la série. Tara Buck disait en plaisantant qu’il devrait y avoir un spin-off de la série avec juste Pam et Ginger ; je suis pour à cent pour cent. Juste en tant que pure comédie.
    N’est-ce pas ? Je n’arrête pas de penser aux années soixante et soixante-dix.
    J’ai envie de dire que Pam devait être une grande fan Velvet Underground juste pour pouvoir rire de tous ces hippies.
    Je crois que les années soixante et soixante-dix, pour elle, auraient été comme aller au fast-food Denny : un buffet à volonté d’humains – parce qu’ils sont tous défoncés et amoureux. Pam aurait nettoyé les lieux en deux temps trois mouvements les doigts dans le nez.
    Sérieusement. Maintenant je suis triste. Cette saison était tellement bien, ça me fait réaliser à quel point True Blood va me manquer. Mais quels sont vos prochains projets ?
    La première chose sur laquelle je vais me concentrer maintenant est un documentaire sur lequel je travaille depuis deux-trois ans. Ça a été difficile de m’en occuper, mais également presque impossible de le confier à quelqu’un d’autre. Et puis, ensuite, je verrai quel sera mon prochain rôle. La barre pour la qualité du scénario est haute maintenant donc c’est la première chose que je vais cibler. Ça ne me dérangerait pas non plus de refaire de la comédie. Mes racines sont ancrées dans la comédie, c’est là que j’ai commencé et j’aime vraiment ça. Bien sûr pour tout ce que HBO fait, peu importe la durée, la date et le lieu, je serai la première à auditionner, parce que ça a vraiment été une super expérience. La vie que j’ai vécue à HBO a été incroyable.
    Oui, ça a été super pour tout le monde. Et Pam est un personnage très spécial, en partie parce qu’il est écrit par un scénariste LGBT. Les gens qui écrivent des personnages LGBT les rendent parfois très plats, en particulier s’ils ont de bonnes intentions à la base. Ça devient juste très ennuyeux, et j’aime le fait que Lafayette et Pam, dans cette série, soient vrais envers leur communauté respective.
    Je suis d’accord. Ça fait partie de ce que j’aime chez HBO, personne n’est tout blanc ou tout noir. Tout le monde a – le terme « cinquante nuances » est foutu pour le moment –, mais il est vrai que les personnages et les gens sont si multidimensionnels que vous ne pouvez pas les étiqueter. Bon, ça peut arriver dans des fictions où l’on demande à un personnage principal stéréotypé de remplir un rôle. Mais les chaînes payantes ont fait un bien meilleur travail pour représenter une personne homosexuelle, hétérosexuelle, noire ou blanche et pour moi cela n’a pas de prix, c’est pour cela que l’art est important.
    C’est fou la progression que la télévision a eue, en grande partie grâce à HBO, ces quinze dernières années. Elle est passée d’histoires ou toutes noires ou toutes blanches à une façon plus nuancée de raconter des histoires, une façon plus artistique.
    C’est vrai. Je veux dire, je suis actrice depuis vingt ans et l’évolution que j’ai vue est vraiment stupéfiante ; le changement à la télévision, les différents médias, les types d’histoires que l’on raconte : c’est une évolution stupéfiante.
    Interview originale sur le site Afterellen.com

  • Anni  Nele Anni Jasmin Katrin Jasmin
    Les mauvais souvenirs d’Anni :
    Anni s’étonne que Nele ait une si grosse famille. Mais là elle doit aller travailler, ce qui n’empêche pas Nele de continuer la conversation.
    NELE : Mes parents cette année partent en croisière.
    ANNI : Encore une information très intéressante.
    NELE : Ils en ont rêvé toute leur vie.
    ANNI : Les rêves des gens peuvent être différents.
    NELE : Ça veut dire que pour la première fois cette année on ne passera pas les fêtes ensemble, ce n’est jamais arrivé.
    ANNI : Ah bon ?
    NELE : Eh comment vous fêtez Noël ?
    ANNI : Qui ?
    NELE :  Eh bien toi et ta famille.
    Anni lui dit qu’elle ne fête pas Noël.
    NELE : Quoi tu ne fêtes pas avec ta famille ?
    ANNI : Non ça sera une fête avec des amis.
    Au Verensheim, Anni demande sa soirée à Turner car John a besoin d’elle pour le son au Mauerwerk. La chanteuse Birdy vient chanter. Turner lui donne sa soirée. Nele vient ensuite regarder les cadeaux qu’a reçus Turner lors des Noëls précédents. Anni vient voir la veste que le père de Turner lui a offerte.
    NELE : Il s’est réconcilié en plus avec son père. (À Turner) Combien de temps vous n’avez plus eu de contact ?
    ANNI : Laisse-moi deviner, ton père n’a rien contre les femmes qui préfèrent les femmes ?
    TURNER : Non
    ANNI : La mienne (famille) n’est pas de cet avis, du coup je n’ai pas l’envie d’être en famille.
    Anni entre avec un colis au WG. Elle regarde une décoration de Noël sur la porte.
    ANNI : Tous les ans la même merde !
    Elle ouvre le paquet envoyé par sa mère. Elle a à peine le temps de regarder que Nele et Turner arrivent avec un sapin. Nele invite Turner pour le réveillon.
    NELE : Ça marche aussi pour toi.
    ANNI : Quoi ?
    NELE : D’être invité pour Noël.
    ANNI : Euh j’ai déjà quelque chose de prévu.
    NELE : Toutes les personnes avec qui tu es sont aussi invitées.
    ANNI : Bien vu, mais j’ai quelque chose contre Noël.
    NELE : Et moi j’ai quelque chose contre le fait de passer Noël toute seule !
    ANNI : Nele c’est vraiment gentil de ta part, mais je n’aime vraiment pas la « douce nuit » et la fête de l’amour. Je peux passer ?
    Plus tard Nele décore le sapin. Anni n’est pas heureuse de voir ça, mais Nele vient la chercher pour l’aider à décorer. Nele lui montre les boules tenues dans sa famille depuis des générations. Anni n’est pas intéressée par ce que lui dit son amie. Soudain Pia rentre en trombe, énervée à cause du concert de Birdy.
    NELE : À Noël tu seras là ?
    PIA : Non je fête avec John, désolée.
    NELE : Dommage, au moins toi tu viendras.
    ANNI : Nele ce n’est pas la peine, tu ne m’auras pas.
    Elles se disputent et Anni lâche le paquet contenant les boules.
    NELE : Les boules de ma grand-mère !!
    PIA : Oups !
    NELE : Pour la peine tu passeras Noël avec moi.
    ANNI : Ça c’est du chantage !
    NELE : C’est Noël !
    Anni fait semblant de pleurer sous son écharpe. Nele continue la décoration avec ses boules cassées. Au lieu de lui passer une boule pour le sapin, Anni lui passe une enveloppe.
    NELE : Eh qu’est-ce que c’est que ça ?
    ANNI : Ton cadeau, allez ouvre !
    NELE : Quoi déjà (elle lui redonne l’enveloppe) mais ce n’est pas encore Noël.
    Anni jette discrètement l’enveloppe dans le sapin.
    ANNI : Eh Nele tu as vu l’Enfant Jésus vient juste de passer ! Allez ouvre de toute façon ça a une fausse date.
    Nele finalement ouvre et c’est une place pour le concert de Birdy. Nele serre Anni dans ses bras.
    NELE : Merci d’être là !
    ANNI : OK, OK tu peux me lâcher maintenant.
    Anni Kurt Anni Jasmin Nele Anni

     Anni rêve de Jasmin :
    Anni rentre au WG et sent une odeur de brulé. Nele sort alors des petits gâteaux du four.
    ANNI : Ola, qu’est-ce que c’est que ça ?
    NELE : Pas touche, il n’y a pas encore de décoration dessus. Ou bien tu aides ou tu mangeras des knäckebrot (pain suédois).
    ANNI : OK mais s’il te plaît Nele, s’il te plaît, est-ce que je pourrais changer la musique ? (Wham — Last Christmas)
    NELE : OK, merde je n’ai plus de sucre en poudre.
    ANNI : Ah mon dieu, la fête est foutue.
    NELE : Je vais vite aller en chercher.
    ANNI : J’en aurais mangé sans sucre en poudre. Eh Nele il y a assez de décos ici pour jusqu’à Noël 2030 !
    NELE : Pas touche aux gâteaux, s’il y a en a un qui manque…
    Au moment où Nele ouvre la porte, Kurt et Jasmin sont là.
    JASMIN : On est de nouveau là !
    Jasmin est admirative de la déco faite par Nele.
    NELE : Tu es la première à me le dire, merci. La femme à côté (Anni) pense que derrière chaque décoration il y a un traumatisme d’enfance.
    Anni ne dit rien mais fait un doigt d’honneur à Nele.
    JASMIN : Ah ah c’est intéressant.
    NELE : Mais laisse tranquille, elle doit se concentrer (Anni fait la décoration des petits gâteaux).
    JASMIN : OK qu’est-ce que vous faites le soir du réveillon ?
    NELE : Turner va venir, John et Pia aussi et Dominik également. Vous êtes aussi invités si vous n’avez rien de prévu.
    Jasmin est d’accord pour fêter le réveillon avec eux, Kurt également. Jasmin veut participer à la cuisine et se rapproche d’Anni en voulant mettre du chocolat sur les gâteaux. Mais pour Anni c’en est trop, elle trouve un prétexte pour s’en aller.
    ANNI : OK continuez, il manque autre chose que le sucre en poudre ?
    Nele rejoint Anni au marché de Noël.
    ANNI : Oui c’était clair qu’un jour elle reviendrait. Mais elle ne me manque pas.
    NELE : Quand je vivais avec Dominik, je n’en voulais que partir.
    ANNI : Je n’étais pas dans mon état normal mais là je suis claire avec la situation. Je ne suis pas une « Tussie » comme toi.
    NELE : Oui c’est ça, c’est pour ça que tu pars chercher du sucre en poudre et que tu erres maintenant sur le marché de Noël.
    ANNI : Tu aimes les drames en amour Nele, pas moi. Si une ne veut pas, je ne veux pas, une autre viendra.
    NELE : Si l’on se persuade qu’on sera cool, on le sera ? Je n’y crois pas.
    ANNI : Mais ça ne marchera pas avec toi Nele car tu n’es pas cool.
    Anni accepte de faire le reste des courses pour Nele. Celle-ci la remercie, car ça lui donnera le temps de se préparer. Au magasin Anni aperçoit de loin Jasmin. Cette dernière rencontre Jo qui lui apprend que l’aphasie de Katrin a été rendue publique. Katrin avait donné une interview privée et il y avait un microphone et du coup tout le monde sait pour sa maladie. Elle a eu de nouveau une petite attaque et le médecin lui a conseillé d’arrêter de travailler.
    JASMIN : Si je peux faire quelque chose, dis-le-moi. Elle ne veut toujours rien avoir à faire avec moi, ou bien ?
    Jo ne lui répond pas et Jasmin comprend que sa mère ne veut pas la voir.
    JASMIN : Tu pourrais me faire plaisir en me disant comment elle va.
    JO : OK.
    Une fois Jo parti, Jasmin se retourne et voit Anni. Elles se saluent.
    ANNI : Je suis désolée (pour sa mère).
    JASMIN : Je voudrais tant aller la voir, mais..
    ANNI : Alors fais-le, si elle ne veut pas alors elle ne veut pas, mais tu auras au moins essayé.
    JASMIN (prend la main d’Anni) : Oui tu as raison.
    Anni raconte à Nele sa rencontre dans le magasin avec Jasmin.
    ANNI : Jasmin n’allait pas bien, je l’ai consolée et moi je vais bien.
    NELE : Ce truc de la consoler ça ne fonctionne pas si tu la prends dans tes bras c’est encore pire.
    ANNI : Mais je ne l’ai pas prise dans mes bras, juste un peu touchée, mais je n’ai rien ressenti, nada.
    Nele se réjouit qu’Anni ait l’esprit de Noël et lui propose de faire des gâteaux avec elle. Anni décide d’aller se détendre en prenant un bain. Elle met son casque (Tito et Tarantula – After dark). Elle ferme les yeux et commence à se toucher. Elle voit Jasmin pénétrer dans la salle de bain et se déshabiller pour aller dans l’eau avec elle. Elles s’embrassent. Anni est toujours dans ses fantaisies quand Kurt rentre dans la salle de bain. Voyant qu’elle y est il s’apprête à sortir quand il entend Anni prononcer le nom de sa femme.
    ANNI : Jasmin !!
    La soirée du réveillon.
    Nele est en pleine préparation de la dinde, mais hélas il manque le poivre.
    ANNI : Essaie avec du chili.
    NELE : Et si c’est pas bon ? Tout le monde vient, Jasmin, Kurt…
    JASMIN : Joyeux Noël ! (Voyant la dinde) Oh c’est un gros truc !
    NELE : Oui j’essaie une nouvelle recette avec des marrons, pour la première fois.
    JASMIN : Délicieux, délicieux. Ah au fait on va surement fêter au début dans ma famille. Ma mère ne va pas trop bien
    NELE : OK je comprends la famille et Noël c’est comme..
    ANNI : Comme la carpe et le lapin.
    NELE : Vont bien ensemble ! Mais vous viendrez après encore ?
    JASMIN : Bien sûr j’aimerais avoir mes cadeaux.
    ANNI : Alors tu as parlé avec ta mère ?
    JASMIN : Oui elle a besoin de moi et je serais là pour elle. Merci de m’avoir conseillée. Bon je vais d’abord aller me doucher.
    NELE : Et moi je vais chercher du poivre.
    KURT : Oh oh merry christmas !!
    Anni est dans la salle de bain en train de se refaire une beauté, mais au moment où elle veut aller aux toilettes, Kurt rentre dans la pièce.
    ANNI : C’est occupé.
    KURT : Cool show !
    ANNI : Quoi ?
    KURT : Que tu devrais fermer la porte surtout quand tu prends ton bain !
    Anni part fermer la porte, mais Kurt rouvre pour lui dire encore quelque chose.
    KURT : Eh c’est fucking sexy quand tu cries le nom de ma femme.
    Anni est abasourdie par cette révélation. Pendant ce temps, Nele et Jasmin fourrent la dinde.
    JASMIN : Oh c’est pervers !!
    NELE : C’est tout à fait normal.
    JASMIN : Est-ce qu’il est déjà tard ? On doit y aller ?
    KURT : Oui oui.
    JASMIN : Ouah, Annie prend ma relève s’il te plaît.
    KURT : Anni s’y connait là-dedans.
    Nele veut qu’Anni commence à l’aider, mais celle-ci veut d’abord parler à Kurt.
    ANNI : Tu peux t’épargner tes propos merdiques. Ça ne concerne pas Jasmin, j’ai une autre femme dans la tête.
    KURT : Relax, it’s no problem. Jasmin est fucking chaude. On peut avoir un truc à trois par exemple.
    ANNI : Oublie ça !
    JASMIN : On peut y aller ?
    KURT : Moi oui, mais hélas pas elle.
    Ils sortent et Anni se prend alors la tête entre les mains.
    NELE : Allez viens m’aider.
    Plus tard Anni se confie à Nele qui trouve la situation très embarrassante. Anni a peur qu’il ne raconte tout à Jasmin.
    ANNI : Tu n’as rien contre si je me casse ? Bon c’est bon il va tout lui dire.
    NELE : Ah peut-être pas, sinon il l’aurait fait depuis longtemps.
    On sonne à la porte donc Anni ne peut plus partir. Turner et Mesut apportent un peu à manger. Nele trouve ça dommage, car elle a fait plein de nourriture. La fête bat son plein, mais Anni a du mal à en profiter et regarde toujours Kurt. Elle se décide à lui parler.
    ANNI : Tu sais le truc d’hier, ça serait très cool si tu n’en parlais pas à Jasmin.
    KURT : Pourquoi je lui raconterai ?
    ANNI : Oui effectivement !
    Anni a offert un CD à Jasmin qui la remercie et la prend dans ses bras. Mais Anni n’est décidément pas à l’aise dans cette soirée.
    Kurt  Jasmin Anni Jasmin

  • Vignette
    Didi & Anni :

    Anni veut sortir mais Pia et Nele lui demandent de rester. En effet Nele fait une fête pour son entrée au WG.

    ANNI : Une fête ?
    NELE : Une fête pour mon entrée.
    ANNI : Comment ça se fait […]

  • « Vous répondez de façon si zen », ai-je dit à Jesse Thomas, une auteure/interprète dont les sons très accrocheurs mélangent des paroles amusantes, une certaine nostalgie et une voix éraillée des plus merveilleuses. Aujourd’hui, le deuxième album de Jesse, Burn the Boats se retrouve à côté de celui de Tori Amos dans le classement iTunes des auteurs/interprètes. « Je suis méga zen » me répond-elle, et ainsi commence le coming-out de Jesse Thomas :
    « Tout le monde dans ma vie privée est au courant de ma sexualité », explique Jesse. « Je ne la cache pas. Mais j’ai toujours gardé mon homosexualité hors de la sphère musicale et publique. J’avais l’impression de suivre une ligne de conduite bizarre en tant que musicienne parce que je voulais que tout le monde soit connecté avec ma musique. J’avais peur que certaines personnes ne puissent pas se reconnaître dans ma musique si mon expérience personnelle différait un peu de la leur. »
    Après des années à donner de sa personne, Jesse Thomas frôle de manière instable la célébrité. Vous avez peut-être déjà entendu sa voix, à la fois si typique du Kentucky et parfaite comme celles de Los Angeles, à la télé. Ses chansons sont passées dans Degrassi, The Vampire Diairies, Shameless, The Fosters, Heart of Dixie et The Real L Word. Ou alors peut-être avez-vous vu Jesse chanter avec Lights, Andrea Gibson, Meiko, John Mayer, Dawes, Brett Dennen et Cary Brothers. Si vous n’avez jamais entendu Jesse Thomas chanter, alors passez à la vitesse supérieure avec Burn the Boats et laissez-la illuminer votre journée.
    Quel âge aviez-vous lorsque vous avez réalisé que vous étiez lesbienne ?
    En cours de psychologie. Le week-end d’avant une femme m’avait draguée pour la première fois et je n’arrêtais pas d’y penser. Je me suis dit « Oh mon Dieu, pourquoi ai-je tant aimé ça ? Qu’est-ce que tout cela signifie ?! » Et puis j’ai eu des bouffées de chaleur, je suis sortie, j’ai parcouru le couloir pendant quinze minutes en riant et pleurant.
    Quand avez-vous fait votre coming-out à votre famille et vos amis ?
    J’avais dix-neuf ans lorsque je l’ai dit à mes parents. Ils ont été cools. Choqués, bien sûr, mais ils m’ont soutenue. J’ai commencé par ne le dire qu’aux amis proches pendant quelques années, mais maintenant je le dis à peu près à tout le monde si ça vient sur le tapis.
    Quelle a été votre relation la plus longue ?
    En réalité je n’ai jamais appelé personne ma « petite-amie », ce qui est carrément dingue. Je suppose que je n’ai pas vraiment eu de relation suffisamment longue. J’ai fréquenté une fille pendant quatre ans dans le Kentucky. Je l’aimais, elle était fantastique. Elle était bien au fond de son placard. C’était le genre « fille de pasteur ». Nous ne l’avons dit à personne. Ce fut l’une des meilleures et pires périodes de ma vie. Porter une honte en soi est l’une des choses les plus destructrices dont j’ai jamais fait l’expérience. J’ai eu mes plus beaux hauts avec elle, mais aussi mes pires bas.
    Y a-t-il une chanson de Burn The Boats inspirée des filles que vous avez fréquentées ?
    Oui, bien sûr. Elles sont toutes inspirées de choses de la vie réelle.
    Quelles chansons ?
    I’m not Scared fut écrite à un moment où je n’arrêtais pas de m’apitoyer sur mon sort à chaque fois que mes relations échouaient. J’avais l’impression que souvent je laissais les gens me marcher dessus et que je m’en tenais responsable par la suite. Ce fut ma chanson « revanche » où j’ai pu être la méchante. Je n’ai jamais vraiment pu faire ces choses-là en vrai, mais c’était marrant d’incarner un personnage pour la chanson. La chanson Swallow That Pill a été écrite après qu’une amie et moi ayons décidé de sortir ensemble, juste comme ça. C’était son idée. Nous avons fait notre truc et une fois que ça s’est arrêté elle est devenue très froide avec moi, a dit aux gens que c’était mon idée et tout est devenu vraiment bizarre. J’ai eu l’impression d’être utilisée, je me suis sentie salie et je ne lui ai jamais vraiment dit. La chanson parle juste du fait de faire des choses pour satisfaire les gens même quand cela nous fait souffrir… c’est un sentiment horrible.
    Quand votre cœur a-t-il été brisé pour la dernière fois ?
    En juillet de l’année dernière. J’étais convaincue qu’un sentiment amoureux se développait mutuellement au fil des mois. Ce furent des jours de pur bonheur. On passait toutes nos journées à parler. C’était génial. À cause de certaines complications, je ne pouvais pas vraiment faire le premier pas… Après plusieurs mois, quand je l’ai finalement fait, elle m’a rejetée et m’a dit que tout ça n’était que dans ma tête. J’ai été piétinée. Aïe. CE N’ÉTAIT PAS DANS MA TÊTE, LES GENS ! C’ÉTAIT VRAI.
    Quel est votre type de fille ?
    Douce. Déterminée. Intelligente. Volontaire. Rêveuse. Simple. Confiante. Physiquement, j’aime une fille pas trop garçon manqué et pas trop féminine. Naturelle. À l’aise dans son jean boyfriend, mais aussi en jupe. Un minimum de maquillage. Des cheveux décoiffés. De bonnes chaussures. Pas quelqu’un qui essaye d’en faire trop, mais pas quelqu’un d’ennuyeux non plus. Je ne m’intéresse pas trop aux attributs physiques. Si elle a une bonne énergie et marche avec confiance, c’est suffisamment sexy.
    Pourquoi avez-vous décidé d’aborder votre sexualité en public pour la première fois ?
    J’ai décidé qu’il était important pour les gens hors du cercle amical et familial de savoir que je suis homosexuelle, que je suis fière de ce que je suis et que je n’ai pas peur de ce que les gens peuvent en penser. J’avais l’impression de « mentir par omission » comme l’a si bien dit Ellen Page récemment dans l’un des discours les plus inspirants que j’ai jamais entendus. Je veux vivre ouvertement et de manière authentique, et j’espère pouvoir inspirer d’autres personnes à trouver le courage et la force de faire de même. Être dans le placard est destructeur et vous empêche vraiment de vous sentir parfaitement bien. C’est extrêmement fatigant d’avoir à vous censurer tout le temps, à constamment passer sous silence ce que vous pensez et modifier les mots que vous employez. Je veux que tous ceux qui ressentent cela sachent que j’ai été à leur place et que j’ai découvert que vivre en étant honnête avec qui je suis et qui j’aime est la meilleure façon de vivre. Libérez-vous l’esprit. C’est un sentiment magnifique.

    Quels sont les thèmes abordés dans Burn The Boats ?
    L’amour, la revanche, les regrets.
    Pourquoi ce titre, Burn the Boats [ndlt : Brûlez les Bateaux] ?
    J’étais en tournée à Nashville, en train de prendre un café avec mon oncle lorsqu’il m’a dit qu’il avait une idée de chanson. Il m’a raconté l’histoire de Hernán Cortes, un commandant espagnol qui a emmené ses hommes combattre les Aztèques. Lorsque sa flotte arriva, il dit à ses hommes de « brûler les bateaux » afin qu’ils n’aient d’autre choix que de vaincre ou périr. Ils ont gagné et la terre aztèque est devenue la Nouvelle-Espagne. Il s’est dit que ce serait cool de représenter l’état d’esprit de deux personnes dans une relation houleuse. « Ne laissons pas tomber, allons-y à fond, faisons en sorte que ça fonctionne ». Je ne pouvais pas m’empêcher de faire le lien avec ma vie personnelle. J’avais récemment démissionné de mon travail nourricier et misais tout sur ce disque. Vaincre ou périr. Ce disque c’est moi qui « brûle les bateaux ».
    On a changé de registre pour un moment et j’ai ressorti quelques questions du très célèbre questionnaire de Proust.
    Quelle est votre plus grande peur ?
    Devenir amère ou ingrate.
    Quels phrases ou mots utilisez-vous à l’excès ?
    T’as géré. Putain. Tu sais ce qu’on dit. Je fais également beaucoup d’abréviations non nécessaires.
    Si vous pouviez changer quelque chose chez vous, qu’est-ce que cela serait ?
    Pour citer un grand poète : trop petite. J’aimerais être un peu plus grande.
    Quand et où avez-vous été la plus heureuse ?
    Je suis la plus heureuse quand je suis sur scène. L’énergie y est surréelle. L’un de mes concerts préférés est celui que j’ai fait au Roxy de Los Angeles. C’était complet, il y avait beaucoup d’adolescentes qui criaient. Tout le monde était si réactif. Je me suis sentie plus vivante que jamais. J’ai même sauté dans le public.
    Qu’est-ce que vous aimez le moins chez vous ?
    J’aime tout ce qui me compose… sauf si mon tatouage de pouffe » en bas du dos compte. Je le déteste.
    Combien de tatouages avez-vous ?
    J’ai quatre tatouages. Un sur mon poignet qui dit « calme ». Certaines personnes pensent que ça dit « Appelle-moi ». Et là je me dis OK. J’en ai un sur l’avant-bras qui dit « Elle devient ce qu’elle pense ». C’est ma version d’une citation de Gandhi. Pour moi, cela signifie : pense-le, deviens-le. J’ai un tatouage sur le bassin qui est censé représenter mon signe du zodiaque, mais ça ressemble plus à un serpent déformé. Ce n’est pas sexy, mais il s’accorde bien avec mon tatouage celtique de “pouffe” en bas du dos. Ce sont tous les deux de SUPER choix de mes dix-huit ans.
    Mes trois chansons préférées du nouvel album de Jesse sont Leather Jacket, Stunner et Stolen Limousine. Leather Jacket est magnifiquement critique et follement entraînante, je l’ai eue en tête pendant près de trois jours. « Leather Jacket a été écrite après m’être fait draguée par des hommes dans des bars de façon hilarante et tellement banale, m’a dit Jesse, “pauvres petits. Ils ont de l’avenir devant eux !” En tant que fille du sud des États-Unis j’ai compris que « pauvres petits » voulait dire « quels crétins ».
    Stunner est un succès en devenir et une chanson qui m’excite de suite. Si vous ne deviez acheter qu’une seule chanson de Jesse Thomas, achetez Stunner, vous pourrez la passer quand vous coucherez avec quelqu’un. Je ne l’ai pas encore fait, mais c’est sur ma liste des choses à faire.
    Stolen Limousine est une superbe histoire d’amour qui parle d’attente et d’adoration. J’ai convaincu Jesse Thomas de vous faire la sérénade avec Stolen Limousine dans une vidéo parce que, après Jesse Thomas, je suis la fille homo qui déchire le plus à Los Angeles. Profitez de ses chansons charmantes et de sa voix rauque en même temps que vous la fixez du regard. Elle aime ça.
    Interview originale sur le site Afterellen.com

  • Patricia Yurena, la Miss Espagne 2008 et 2013 et première Dauphine de Miss Univers 2013 a fait son coming-out sur Instagram. Le nom de cette Miss ne vous dit probablement rien, et à Univers-L, nous ne connaissions […]

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     Épisode 5374 : Nele arrive dans le WG
    Nele a ramené un camion pour emménager ses affaires dans le WG. Elle a ramené avec elle une collègue Frida. Anni vient aussi pour aider.
    NELE : C’est Anni ma nouvelle […]

  • Non, ce septième épisode de Rizzoli & Isles ne revisitera pas le Da Vinci Code, mais il côtoiera un peu le monde catholique tout de même. Mêlé à celui de la librairie. La victime du jour s’appelle donc Brendan […]

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    Épisode 5371 : Les temps sont durs
    Anni et Jasmin sont en train de ramener des caisses de bouteilles au Vernsheim quand Kurt arrive pour annoncer une bonne nouvelle à sa petite amie. Ils peuvent se […]

  • Après avoir regardé le dernier épisode de la première saison de Faking It beaucoup de lecteurs d’Afterellen.com auraient bien voulu avoir un mot ou deux avec Carter Covington, le producteur exécutif de la série. J’ai eu la chance d’en avoir plusieurs. Au final, nous avons eu une conversation sur la série en elle-même, le dernier épisode et le futur de la série.
    Je suis très contente de vous parler et je ne veux pas faire cette interview de manière trop classique parce que je trouve que c’est vraiment une super occasion de converser tout simplement. En plus, j’écris pour Afterellen.com et les personnes ici ont de forts sentiments concernant Faking It en général et l’épisode final en particulier. Je n’ai écrit aucune question, on va faire ça comme ça vient.
    J’adorerais discuter à ce sujet. Je savais que ça ferait du bruit et ça a été le cas.
    Clairement. Et ça s’est répandu partout depuis le Canada où vous avez eu un avant goût des réactions lors de sa sortie.
    C’était vraiment malencontreux parce que je voulais que cet épisode soit diffusé et que les gens suivent mes tweets et jettent un œil aux articles que j’avais faits. Je voulais que les fans vraiment en colère vis-à-vis de ce que cela signifiait pour le personnage d’Amy m’entendent dire que je ne rends pas le personnage d’Amy hétéro. Nous ne partions pas dans cette direction. Il y a une raison pour laquelle nous faisons cela. Je ne fais pas ça pour blesser tout le monde. Je le fais parce que je pense que c’est ce qu’il y a de mieux à faire pour que cette histoire se poursuive sur le long terme.
    C’est ce qu’on espère. Donc, si vous deviez recommencer – après avoir vu certaines réactions – reprendriez-vous la même décision ?
    Vous savez quoi, je le referais. Je raconte l’histoire que je voulais raconter : une fille qui découvre son identité sexuelle. Et je ne crois pas que ce soit l’affaire d’une saison.
    Moi non plus. C’est comme un soap, il en arrive tous les jours.
    Exactement. Je veux dire, j’ai commencé à réaliser que j’étais gay tôt mais je n’ai pas commencé à l’admettre avant mes vingt ans. Ce processus prend du temps. Je crois que puisque l’on est dans une école très tolérante et que l’on a exploré les sentiments d’Amy de près, les gens ont voulu croire qu’elle était beaucoup plus avancée dans ce processus d’acceptation qu’elle ne l’est réellement. Et je crois que les gens voulaient vraiment qu’elle soit dans leur « camp », vous voyez ? Tout le monde veut Amy.
    Oui, enfin, mon Dieu, vous avez vu Rita Volk ? Qui n’en voudrait pas ?
    Je sais ! Vous avez demandé si je regrettais ma décision et je dirais que je ne la regrette pas. Je crois que ce que je regrette probablement c’est, lors de la diffusion de l’épisode quatre, lorsqu’elle dit « Je suis Karmasexuelle ». Je pense que j’aurais peut-être dû montrer davantage qu’elle ne se définissait pas. Juste pour que tout le monde soit un peu plus prudent. Parce que j’ai vraiment vu les gens se prendre de passion pour cette histoire et en déduire qu’il y avait un personnage homosexuel et une histoire lesbienne. Et, en réalité, ce que je veux dire c’est qu’Amy se situe quelque part sur l’éventail de la sexualité et nous la suivons au fur et à mesure qu’elle le découvre. Je crois que, puisque les gens étaient plus avancés dans leur tête que là où je voulais qu’ils soient, ils ont été davantage blessés à la fin. Je crois simplement que c’était vraiment douloureux.
    Oui, et vous savez la couverture médiatique de ces choses-là a tendance à être très réductrice ; la moitié des personnes qui écrivent sont hétéros ou pas vraiment familières avec cela donc ils écrivent « Ah, elle est lesbienne » et après c’est repris encore et encore et c’est l’effet boule de neige.
    Oui, et je crois que je suis en train d’apprendre qu’il va falloir que je me fasse confiance, que je sache que mes intentions pour l’histoire sont bonnes. Mon but est de partager mon expérience du coming-out, que les gens puissent comprendre ce que j’ai ressenti, combien je me suis senti seul, toutes les erreurs que j’ai faites, que je n’arrivais pas à trouver la réponse et que c’était vraiment frustrant. J’ai tellement attendu de pouvoir trouver des gens. Du moment que je reste fidèle à mes expériences et que je fais passer ça à travers ces personnages, alors je serais fier de cette série. Et je crois que c’est pour ça que les gens se sont attachés à Amy, parce que je suis connecté avec elle à un niveau très personnel. Je n’écris pas ça à la manière d’un mec hétéro qui n’a aucune idée de ce que sont ces problèmes, j’écris comme quelqu’un qui a été lui-même confronté à ces problèmes.
    Puisque vous avez lu mes récaps (et encore une fois, j’apprécie vraiment), vous savez que je me retrouve vraiment dans le parcours d’Amy. De bien des façons il reflète étrangement mon propre parcours. Mais je crois que ce qui frustre les femmes homosexuelles c’est que, à la télé, souvent, tout ce parcours, le fait de se situer quelque part sur l’éventail de la sexualité, n’a lieu, quasi exclusivement, qu’avec des personnages féminins. Et ça donne raison aux gens (mes parents en furent un excellent exemple) qui, lorsque vous leur faites votre coming-out, vous disent « Oh, c’est juste une phase, tu traverses ça mais il faut juste que tu rencontres le bon garçon ». Et c’est frustrant de voir cela répété encore et encore. Je ne dis pas que ça n’arrive jamais, mais mon plus grand souhait serait de voir davantage de ces situations avec des personnages masculins. Pensez-vous que vous puissiez écrire une histoire comme cela avec un garçon ?
    J’ai vraiment l’impression que ces personnages pourraient changer de genre, mais je pense aussi que l’amitié féminine, particulièrement chez les adolescentes, permet d’accéder au territoire émotionnel et cela se mêle souvent avec l’espace amoureux. Je ne crois pas que la société permette aux garçons d’avoir cette même amitié. Mes amitiés avec les garçons étaient très brutes et je les aimais mais je n’avais pas beaucoup d’espoir qu’ils m’aiment en retour. J’ai toujours envié les filles qui étaient très proches l’une de l’autre, qui pouvaient se coiffer, se raconter leurs secrets et avoir une intimité émotionnelle que je n’avais pas l’impression de pouvoir avoir avec mes amis.

    Oh vous ne devriez pas envier ça. Ça rend les choses bien pires. Vous pouviez croire qu’elle vous aimait en retour. Pendant des ANNÉES.
    Je sais ! C’est plus douloureux et je suppose que pour moi la question est : appréciez-vous de regarder une série qui vous aide à avancer ? Me concernant, j’aime écrire des séries qui m’aident à gérer ma douleur. J’aime voir des personnages lutter et faire des erreurs. J’aime vraiment m’attacher à un personnage, le soutenir, être choqué quand il fait quelque chose de mal et espérer qu’il s’en sorte. Je ne regarde pas la télé simplement pour m’évader. Et c’était mon intention avec cette série, dire à MTV que j’allais raconter une histoire qui, à mon sens, n’avait pas été montrée à la télé et que ça allait être les montagnes russes émotionnelles chaque semaine. Et toutes les semaines les gens se diraient « j’aimerais que ce soit deux fois plus long ».
    J’ai vraiment essayé de faire ça, et pour cela il faut pousser le bouchon, mais je n’ai pas l’impression d’être choquant pour être choquant. Je suis choquant dans le sens où l’on comprend la raison du choix des personnages. On les regarde faire ces erreurs et on leur dit « NON, NE FAIS PAS ÇA » et ils le font quand même. C’était une longue réponse, je me suis un peu étalé, et ça m’a emmené un peu loin de votre question initiale ; donc : oui, il y a une tendance à ne pas prendre la sexualité féminine au sérieux puisqu’elle est considérée comme étant plus fluide que la sexualité masculine. Mais je crois que c’est une question plus large que notre série. Cela ramène aux rôles des genres et d’autres choses que je ne peux pas contrôler. Mais ce que peux contrôler c’est que ça ne m’aurait pas semblé authentique de raconter une histoire sur l’identité sexuelle d’une fille et de la conclure en huit épisodes. Ça ne me semblait pas être le parcours qu’une personne réelle ferait. Donc, pour moi, la série se voit attribuer des conflits plus importants que ce que je pensais, je ne pensais pas que la série s’y noierait, et je n’ai jamais cherché à faire de commentaires.
    ET VOUS VOILÀ.
    ME VOICI !
    Je suis tellement contente que vous ayez été choisi pour une seconde saison.
    Oh mon Dieu, moi aussi. Ma plus grande peur, la pire de mes peurs, était que cette série s’arrête après huit épisodes, ça aurait été horrible. J’aurais dû aller à toutes ces interviews et parler de mes plans pour la série, de ce que j’avais prévu pour Karmy pour que la série continue, ils auraient été vraiment contents. Mon message à leur encontre maintenant c’est : soyez patients. Avec un peu de chance nous aurons beaucoup de saisons. Et je vais faire en sorte que la série continue de procurer des émotions. Bonnes et mauvaises. Et ça ne veut pas dire que pour l’instant la série ne contient que de mauvaises émotions, il y a de bons moments à venir, je vous le garantis.
    Ok, une question qui n’a rien à voir : vous savez ce que sont les pilules de Lauren ?
    Je le sais. On avait prévu l’histoire quand on a prévu la saison une. Ce sera développé dans la prochaine saison. L’origine des pilules sera la raison qui amène Lauren dans la série.
    Je suis tellement impatiente de voir ça. C’est vraiment un personnage formidable. Ils le sont tous, mais elle en particulier, et je pense que c’est difficile à faire.
    Merci. C’est une actrice tellement géniale, je suis vraiment impatient de lui donner plus à jouer.
    Tout le monde dit « Elle n’est pas vraiment méchante ! C’est juste une très bonne actrice ! » Je crois que vous avez simplement tous peur d’elle.
    C’est fou ! Elle est si gentille ! Tous les jours je me demande d’où elle sort tout ça. Est-ce qu’elle se met dans un coin et genre, crie ?
    Ok, il y a encore une chose dont nous devons parler. Ou plutôt une question que je voudrais vous poser. Dans la saison deux, quelles décisions ou conséquences découleront de la scène entre Amy et Liam – qui, comme je l’ai dit, pour moi, sonnait un peu fausse ?
    J’apprécie ce que vous soulevez ici parce que lorsque nous avons tourné cette scène le réalisateur voulait la rendre beaucoup plus sexy et j’étais genre « Il faut que ce soit rapide et je veux que ça se termine sur la photo d’Amy et Karma ». Parce que pour moi, l’important dans le fait qu’Amy et Liam couchent ensemble ce n’est pas Amy et Liam, c’est ce qui va arriver à Amy et Karma maintenant que cette trahison a eu lieu. Donc nous reprendrons la série le lendemain matin avec Amy qui se réveille avec la gueule de bois et comprend ce qu’elle a fait.
    [En murmurant] Oh mon Dieu.
    C’est son nouveau secret pour la prochaine saison alors qu’en parallèle elle essaie de comprendre ce que coucher avec un garçon signifie et que Karma et elle essayent d’aller de l’avant. Karma est déterminée à ce que cette déclaration d’amour n’affecte pas leur amitié, qu’elles ne se perdent pas de vue. Ce sera marrant aussi parce que c’est une comédie, mais je pense que ça permet aux personnages de traverser pas mal d’émotions.
    C’EST UNE COMÉDIE CARTER ? VRAIMENT ??? OU BIEN ESSAYEZ-VOUS JUSTE DE NOUS BRISER LE CŒUR ?
    [Les deux rient]
    Eh bien, j’aime écrire des choses marrantes qui changent d’un coup et vous prennent aux tripes. Je ne sais pas pourquoi, peut-être que je suis sadique, mais c’est mon style. J’aime faire des montagnes russes avec les émotions, à la fois quand je regarde la télé et quand j’écris.
    Avez-vous une idée de la date à laquelle on peut espérer voir la saison deux ?
    Ce que je peux vous dire c’est que je suis dans la salle des scénaristes en ce moment-même. On est de retour et on a hâte de continuer.
    Interview originale sur le site Afterellen.com

  • À vos gants de boxe, survêtements, et bienvenue dans l’univers du sport ! Ou plutôt des régimes miracles amincissants. Voici donc la victime du jour : Judith Barnett, accessoirement clone de Lara Croft même si […]

  • Vignette
    Réconciliation impossible ?
    Anni joue de la guitare tout en observant Jasmin assise de dos. Elle est subjuguée par la façon dont Jasmin se tient. Mais le charme tombe quand celle-ci s’énerve.
    JASMIN : […]

  • Super plan en perspective, c’est le cas de le dire pour nos deux héroïnes de Boston. Intrigue du jour, que l’on devine déjà : une femme est morte. Mais pas n’importe quelle femme, non. Il s’agit de la riche Che […]

  • J’ai perdu ma virginité d’intervieweuse avec Kiyomi McCloskey du groupe Hunter Valentine. Ne vous inquiétez pas ! Je sais bien que je ne suis pas journaliste (surprise !), et que je n’écris pas non plus pour le magazine Rolling Stone, donc j’ai simplement discuté avec Kiyomi – et bien sûr posé des questions qui, selon moi, intéresseraient les gens qui lisent mon blog : la bière, la mode, les voyages, les rencontres amoureuses et les butchs. Si vous voulez davantage de questions du type « Quelles sont vos influences musicales ? », allez sur le site Internet d’Hunter Valentine. Oh, et faites une recherche sur Google, puisque beaucoup de journalistes font ce type d’interview.
    Tout d’abord, Kiyomi était cool. J’ai vraiment aimé lui parler et je crois que vous devriez tous aller écouter immédiatement ce groupe. En fait, arrêtez de lire ça et allez tout de suite voir leur nouveau clip The Pulse. Allez-y. Je vous attends.
    C’est bon ? Ok, voici l’ « interview », si l’on peut dire.
    Dans votre biographie il est écrit que vous avez rencontré les autres membres du groupe autour d’une bière pas chère et d’un rail whiskey. Quel genre de bière ? Et qu’est-ce qu’un rail whiskey ?
    Nous étions mineures. L’âge légal pour boire au Canada est dix-neuf ans, et je crois que j’avais dix-sept ans. C’était une bière canadienne, probablement une Keith de la Nouvelle-Écosse. Le rail whiskey est un truc canadien, ce sont des mélanges maison.
    Des trucs pas chers ? Effectivement si vous étiez jeunes.
    Oui, pas chers. Maintenant mon Bourbon préféré est le Woodford Reserve et j’aime aussi le Blanton et le Jefferson. Tout deux sont haut de gamme. Je n’avais jamais entendu parler du Alexander Keith mais je trouverai une opportunité d’essayer parce qu’il a l’air pas mal. Mais maintenant je déclinerai un rail whiskey bien sûr.
    Je ne vais pas vous interroger sur vos influences musicales et autres parce que je suis bloggeuse, pas journaliste. Ça ira ?
    Oui, bien sûr. Discutons tout simplement. Cool.
    Dans quel endroit au monde préférez-vous jouer ?
    Au Japon. À Tokyo, à cause des gens et de la nourriture. C’est si beau et impressionnant. Ce sont des gens très respectueux et passionnés. Vous vous en rendez compte avec la manière dont ils travaillent, ils font attention, prennent soin.
    [Kiyomi est pour un quart japonaise]
    Quelles sont les choses que les fans vous jettent sur scène que vous préférez ?
    Ça ne m’arrive pas vraiment donc au final je n’ai pas reçu tant de choses intéressantes ou palpitantes que ça. Généralement j’ai une bouteille de bière vide. Quelques bons Bourbons en bouteille. Les T-shirts faits par les fans sont toujours vraiment impressionnants. Le fan art est plutôt sympa. Beaucoup de choses sont jetées pour Laura parce qu’elle finit nue.
    Vraiment ?
    Oui, vraiment.
    Ok, est-ce que l’une de vous quatre est célibataire ?
    Je ne suis pas célibataire, c’est compliqué pour les autres donc je ne répondrai pas à leur place.
    De quelle manière les choses ont-elles changé pour vous après The Real L Word ?
    Nous étions exposées aux fans à une échelle plus internationale. Genre, en allant dans une ville, un village ou un pays dans lequel nous n’avions jamais été, nous avions un énorme soutien que nous ignorions complètement. Beaucoup d’entre eux étaient fans avant la téléréalité, mais les chargés de promotion et les comptables ont constaté que nous avions un succès plus international après la téléréalité. L’objectif principal de cette téléréalité était de gagner de l’amplitude en tant que groupe et nous avons réussi cela.
    Que pensez-vous ou que connaissez-vous des identités butch/fem ?
    Me concernant j’adhère. Mais je ne les laisse pas me définir pour autant. J’aime être une femme garçon manqué mais si j’ai envie de mettre du rouge à lèvres ou de porter un décolleté, je le ferai. Je ne vis pas à travers les définitions de ce que les gens pensent que je devrais être. Puisque j’étais l’une des lesbiennes les plus butchs de la série, les gens pensent que je devrais être comme cela tout le temps, mais je m’en fous. Je respecte réellement les personnes qui ont posé les bases de notre communauté, mais j’ai l’impression que les gens devraient s’ouvrir davantage. Dépenser du temps et de l’énergie à dire aux gens qu’ils ne peuvent pas être ce qu’ils veulent être est vraiment surprenant. Nous sommes censés être ouverts.

    Trouvez-vous votre musique particulièrement butch ?
    Je trouve que c’est sexiste. Les femmes ne peuvent-elles pas jouer du rock sans qu’on pense qu’elles soient butchs ? Le Rock’n’roll c’est sexy et sexuel. Si une femme est suffisamment douée pour jouer de la guitare ou de la batterie, c’est sexy pour moi, c’est une caractéristique qui m’attire. Je ne vois pas ça comme butch. Je vois ça comme du talent, une volonté et je trouve ça sexy.
    Je voulais dire « trouvez-vous que votre musique est butch ? » non pas « est-ce que vous et les membres du groupe êtes butchs parce que vous faîtes du rock ? ». Je ne voulais pas vous blesser.
    Ah, ok. Non, je ne suis pas blessée ! La « butchité » ou la « butch attitude » sont sexys, vraiment. Je voulais juste dire que les femmes qui font du rock ne sont pas butchs par définition, regardez The Distillers. Elle est sexy, elle a le contrôle. Pareil avec Courtney Love qui contrôle le public. Est-ce qu’avoir ce contrôle les rend plus butchs, les rend plus masculines ? L’idéologie de la femme inférieure ou plus faible que l’homme c’est du n’importe quoi.
    [Mon Dieu, j’ai eu peur de l’avoir blessée. Quel soulagement. En plus, elle trouve les butchs sexys. Youpi ! Je suis d’accord avec elle sur ce point-là et j’adore les termes qu’elle a inventés]
    Vous avez un look cru, assez agressif. Quelles sont vos influences au niveau vestimentaire ? Comment en êtes-vous venue à votre look actuel ?
    Pour moi, les tenues sont, d’une certaine façon, l’expression de notre humeur, de ce que nous ressentons. Pas tout le temps, parfois nous enfilons juste ce qui nous tombe sous la main et c’est bien aussi. Même si je m’habille un peu comme un garçon, j’aime les looks classiques, propres, habillés. J’aime l’élégance du noir. Je ne sais pas d’où je tiens ça. Ça change tout le temps, ça évolue. Je ne porte certainement pas de robe, mais je n’ai pas peur de porter ce que je veux, quand je veux. Essayer de nouvelles choses est important.
    À quel point est-ce cool de faire une tournée avec Cyndi Lauper ?
    La tournée estivale n’a pas encore commencé, mais j’ai déjà joué avec elle auparavant. C’est une fille merveilleuse, vraiment inspirante. Je pourrais écouter ses histoires pendant des heures. C’est une dure à cuire et je crois qu’en tant que femme dans cette industrie, vous devez l’être. Je suis très contente de partager la scène avec elle cet été.
    Ok, prête pour un round de questions-éclair ?
    Allez-y.
    Bière préférée ?
    Duvel.
    [Une bonne belge ? Wouuu ! Une femme sur la même longueur d’onde que moi !]
    Bon choix. Glace ou cookie ?
    Glace. Menthe avec copeaux de chocolat.
    Film ou livre ?
    J’aimerais dire livre mais ça se finit toujours en film. Le dernier film que j’ai vu était indépendant : Little Birds, et celui d’avant Gasby le Magnifique.
    Moto ou voiture de course ?
    Moto. J’adore les Triumph. Mon père en a une. Il faut que j’en achète une aussi, probablement une Honda des années soixante-dix.
    Papier ou plastique ?
    Papier.
    Blonde ou brune ?
    Ma petite-amie est blonde en ce moment, mais à la base elle est brune, donc brune.
    Bien vu ! Y a-t-il autre chose que vous voudriez que les fans sachent ?
    Notre disque Collide and Conquer est sorti maintenant. Vous pouvez le trouver en magasin ou sur iTunes. Venez nous voir cet été dans une ville ou un village près de chez vous. Même si nous ne venons pas dans votre village, nous viendrons probablement près de chez vous.
    J’adore le fait qu’elle ait dit « disque » ! Je remercie Kiyomi d’avoir pris du temps pour répondre à mes questions assez peu orthodoxes. Elle m’a encouragée à continuer à parler aux gens de la manière dont je lui ai parlé : comme une vraie personne. Je lui ai demandé si elle avait des questions pour moi et elle m’a dit « Que faîtes-vous ce soir ? ». C’est son genre. Relax, tranquille et sexy.
    Allez voir Hunter Valentine. Leur musique est sympa, ce sont des lesbiennes sexys et Kiyomi a de supers goûts en matière de bières et de Bourbon. Que voulez-vous de plus ?
    C’est butch de jouer la musique que vous aimez et de soutenir des musiciennes sexys qui font de la bonne musique. Soyez butch.
    Interview originale sur le site Huffingtonpost.com

  • Kurt Jasmin Anni Kurt Jasmin Jasmin Anni
    Le retour de Kurt:
    Jasmin ne veut pas pardonner à Kurt. Il lui apprend qu’il a arrêté son show.
    KURT : Je n’ai pas fait ça pour toi.
    JASMIN : Et le contrat ?
    KURT : Ce n’est que de l’argent.
    Anni comprenant que ça risque de durer décide de s’en aller. Jasmin propose un verre à Kurt. Elle lui explique qu’elle n’a jamais voulu que le problème de santé de sa mère (apoplexie) soit à la une des journaux.
    KURT : La presse est merdique, ils n’ont aucune limite.
    JASMIN : J’aurais du faire attention.
    KURT : Tu n’es pas une machine, tu as un mauvais moment, ils en ont profité, easy !
    JASMIN : Merci.
    KURT : C’est devenu trop pour toi, déjà le show, après ta mère puis nous. I’m sorry je ne ne voulais pas commencer avec ça, I’m sorry. Si tu as besoin, je serais là pour toi, OK ? J’habite dans cet hôtel dans le coin.
    JASMIN : Kurt tu ne peux pas encore rester un peu.
    Pendant ce temps Anni est partie écouter un karaoké. Dominik et Turner l’invitent à chanter avec eux sur scène. Turner propose une chanson des Dark Circles – “Touch me”. Anni fait la moue car c’est le groupe de Kurt. Dominik et Turner massacrent la chanson mais Anni chante juste.
    Une jeune femme dans le public regarde beaucoup Anni.
    DOMINIK (à Anni) : Je crois qu’elle t’apprécie.
    Kurt raconte à Jasmin que les fans adorent “Brocken board end”.
    KURT : Tu es ma muse. Le fucking show business nous a dévoré, hein ?
    Jasmin sait que le show l’a représentée comme une mauvaise fille.
    KURT : Les filles sont ennuyeuses, tu m’as manqué. Tu ne peux pas tout simplement oublier ce que j’ai fait. Je te veux, je ne veux que toi.
    JASMIN : Et de temps en temps une groupie.
    KURT : Ça ne se reproduira plus jamais. Allez Jasmin on est magique ensemble! I love you! Ou est-ce que tu ne m’aimes plus du tout ?
    Anni est dans le coin cuisine avec la fille du public.
    ANNI : Tu veux aussi un café ?
    LA FILLE : Oui ça serait bien mais je dois commencer mon travail là.
    ANNI (préparant le café) : Dommage.
    Jasmin et Kurt arrivent amoureux et rieurs.
    JASMIN : Oh désolé !
    KURT : On est presque parti.
    JASMIN (à Anni) : Elle est mignonne.
    Kurt et Jasmin repartent tout en s’embrasant sous le regard triste d’Anni.
    LA FILLE : Dis-moi tu pourrais me donner ton numéro?
    ANNI : Laisse tomber, on n’avait pas parlé mariage!
    Anni lui ouvre la porte et lui fait signe de sortir.
    LA FILLE : Qu’est-ce qu’il se passe là ?
    Anni ne répond pas et lui ferme la porte au nez. Elle entend Kurt et Jasmin dans leur chambre. Ils font l’amour et ça ne la réjouit pas du tout.

    Turner Dominik Jasmin Kurt Jasmin 5355 -2
    Jasmin déçoit  Anni :
    Kurt et Jasmin se bécotent sur le canapé. Anni arrive mais évite de les regarder et part s’occuper du linge.
    ANNI : Dis-moi où est le « haut » que je t’avais prêté ?
    Jasmin part lui chercher quand son téléphone sonne. C’est le producteur de sa télé réalité qui veut la voir avec Kurt. Elle remercie au passage Anni pour lui avoir prêté son haut. Anni les laisse non  sans jeter un dernier regard vers Jasmin.
    Kurt et Jasmin se disputent avec leur producteur qui les accuse de le laisser en plan avec deux épisodes.
    JASMIN : Tu m’avais promis ma propre émission de mode.
    LE PRODUCTEUR : C’était juste oral, pas de contrat. C’est simple si je ne peux plus diffuser les épisodes de Jasmin et Kurt, Jasmin n’aura pas de nouvelle émission.
    JASMIN : Les médias me détruisent à cause de vous. Je passe pour la dernière des garces, c’est pour ça que Kurt a arrêté le show.
    LE PRODUCTEUR : C’est pour ça aussi qu’il n’y a pas d’émission de mode pour toi aussi.
    JASMIN : Je comptais là-dessus, j’ai annulé des bookings.
    LE PRODUCTEUR : Comme si tu avais des bookings ! Comprends bien Jasmin, l’émission n’était intéressante que par votre couple. Tu crois vraiment que les gens voudraient voir une télé réalité avec toi toute seule ? Tu es une belle fille mais il y en a des milliers. Tu n’es pas une star mais juste une accro à la camera. Pour toi, la branche érotique est tout juste assez bonne.
    ANNI : Eh fais attention à ce que tu dis connard des médias !
    Kurt intervient à son tour pour défendre l’honneur de sa femme. Il essaie de remonter le moral de Jasmin en lui disant qu’ils prendront un avocat. Plus tard Kurt discute au téléphone :
    KURT : Fuck the contract, I promise my wife !
    Jasmin rejoint Anni derrière le bar.
    JASMIN : Merci pour tout à l’heure.
    Jasmin serre Anni dans ses bras.
    ANNI : Et maintenant ?
    JASMIN : Je crois que Kurt va en parler à notre avocat.
    ANNI : Comment ça un avocat ?
    JASMIN : Pour porter plainte.
    Jasmin se réjouit de pouvoir compter sur Anni.
    ANNI : Attends là! Tu veux toujours faire cette émission de mode ?
    JASMIN : Il m’avait dit oui et je pense que je l’ai mérité.
    ANNI : Je n’y crois pas.
    JASMIN : Quoi ?
    ANNI : Tu ne m’avais pas dit que tu en avais assez ?
    JASMIN : Anni, non.
    ANNI : Non pas Anni encore. Depuis des semaines tu pleurniches sur les méchants médias et la façon dont ils te traitent. Tu devrais être contente de t’en être débarrassée, mais non ! Jasmin va direct vers une nouvelle catastrophe !
    JASMIN : Tu n’en sais rien, peut-être que ça boostera ma carrière ce nouveau show.
    ANNI : Ce mec avait raison tu es vraiment qu’une accro de la caméra !
    JASMIN : Pardon ?
    ANNI : La prochaine fois va pleurer seulement chez ton mari.
     Anni fait un blocage. Jasmin et et Anni continuent de se disputer.
    JASMIN : Pourquoi tu es si méchante ?
    ANNI : Comment ça méchante, j’ai juste dit ce que je pensais.
    Mais pour Jasmin il est normal qu’elle ait cette émission de mode car le producteur le lui avait promis.
    ANNI : Non mais tu t’écoutes là ?
    KURT : Eh !
    ANNI : Non c’est OK, si elle veut absolument être devant la camera, je me retire.
    KURT : Qu’est-ce qui se passe, je pensais que vous étiez amies?
    JASMIN : Je le pensais aussi.
    Plus tard Jasmin et Kurt sortent au “Mauerwerk” pour écouter le groupe Sunrise Avenue. La chanson commence, Anni est là aussi et ne peut s’empêcher de toujours regarder vers Jasmin. Mais quand elle s’aperçoit que cette dernière la regarde, elle détourne aussitôt sa tête. La chanson continue mais Jasmin part tout à coup.
    JASMIN : Je suis bientôt de retour.
    Elle part en fait pour discuter avec Anni.
    JASMIN : C’est stupide, on est amies, on peut en discuter.
    ANNI : Je suis venue ici pour écouter le groupe !
    JASMIN : Alors désolée pour le dérangement.
    Elle repart rejoindre Kurt pour continuer à écouter le groupe. Anni la regarde tristement en train de s’amuser.
    Kurt reçoit un appel de son producteur, son disque est platine.
    KURT : Alors avec Anni tout va de nouveau bien?
    JASMIN : J’ai assez d’amies.
    Jasmin part danser et Anni décide de faire de même.
    Elle boit ensuite un verre au bar avec Dominik.
    Elle commence à bailler.
    DOMINIK : Eh qu’est-ce qui se passe avec toi, tu veux retourner à la maison ?
    ANNI : Never !
    Elle commence à pousser des cris d’excitation : “Oh baby…great… Oh Kurt !”
    DOMINIK : Jalouse ?
    ANNI : Non mec, je ne suis pas attirée par une bimbo des médias.
    Elle boit à la bouteille et part danser. Dominik la suit.
    Le lendemain matin Jasmin demande à Turner et Dominik si elle peut travailler un peu pour eux au Vereinsheim en tant que serveuse.
    TURNER : Et ta carrière ?
    JASMIN : Pour l’instant je laisse ces médias de merde derrière moi.
    Dominik reçoit un coup de téléphone, Anni arrive et passe sans dire bonjour à Jasmin.
    DOMINIK : Jasmin tu peux prendre mon tour au travail.
    TURNER : Alors demain matin et dimanche plus tard.
    JASMIN : Oui super, parfait.
    ANNI : Oui super!
    JASMIN : T’as un problème avec ça ?
    TURNER : Eh les filles, du calme OK !
    ANNI : Aussi longtemps qu’elle ne me prend pas la tête, pas de problème !
    Anni Jasmin Dominik Anni

  • Lors d’une projection du premier épisode de la deuxième saison d’Orphan Black, j’ai parlé avec Evelyne Brochu et Jordan Gavaris des personnages qu’ils interprètent et je pense que vous allez aimer ce qu’ils ont eu à dire.
    Evelyne Brochu était tellement magnifique que c’est un vrai miracle d’avoir finalement réussi à articuler les questions – ses yeux sont au moins de dix couleurs différentes. Après chaque question posée, elle a vraiment pris le temps de réfléchir à ses réponses.
    Comment décririez-vous le parcours de Delphine et Cosima dans la saison 2 ?
    Dans la saison une, c’était juste un nouvel amour inattendu, en dépit du fait qu’elles s’opposent au niveau scientifique. La saison deux ne se contentera pas seulement d’une relation complexe dans une situation complexe, mais elle maintiendra Cosima vivante dans cette situation complexe. Je crois qu’il y a de gros enjeux, ça va être très fort en émotion. C’est une relation très forte, avec beaucoup d’amour et un lien puissant, mais il y a beaucoup de choses qui se trament également vis-à-vis de la santé de Cosima, donc elles seront beaucoup de choses. C’est une relation très complexe, c’est une relation médecin/patient, scientifique/sujet d’expérience, petite-amie/petite-amie, donc c’est beaucoup de choses, n’est-ce pas ? Ce sera très dense et complexe. Et peut-être un peu dangereux !
    Qu’est-ce que vous préférez chez Delphine, ou dans son interprétation ?
    Ce que je préfère dans son interprétation ? Simplement sa passion pour tout, vous voyez ? C’est vraiment génial de… parce que j’ai l’impression que sur le plateau, tout le monde est passionné à l’idée de faire cette série. Bien sûr, on voit que Tatiana est passionnée par son travail, elle apporte tellement à tous les personnages. Je suis vraiment passionnée par ce travail également, donc pouvoir prendre cette passion de mon travail et la réinjecter dans ce personnage est cool.
    Vous vous êtes récemment inscrite sur Twitter, vous êtes-vous rendue compte de tout l’amour des Clonesbians et du Clone Club ? Comment ça a été pour vous ?
    Oui, c’est vraiment génial. Je veux dire, les Clonesbians – vous savez, je dois dire, j’ai parfois l’impression que la fiction reflète la réalité et parfois même l’affecte. Et je suis vraiment fière de jouer un personnage homosexuel dont le problème principal ne tourne pas autour du fait qu’elle soit homosexuelle, ce qui devrait être un problème pour personne. Donc je suis vraiment fière de ça.
    Après la projection il y a eu un questions/réponses pour les fans et bien que la plupart des questions aient été adressées aux créateurs, Graeme Manson et John Fawcett, quelques unes s’adressaient aux acteurs. Le seul truc qui a vraiment coincé pour moi fut lorsqu’un fan a demandé à Evelyne Brochu si elle pensait que Delphine s’identifiait différemment dans la saison deux maintenant qu’elle avait une copine. Elle a fait remarquer qu’à la fin de la saison une, elle était vraiment avec Cosima. Et dans le premier épisode de la saison deux, on la voit « à une immense soirée de l’Institut DYAD, embrassant sa copine » (bon, ce qu’elle pense être sa copine). Elle a dit que ce n’était pas quelque chose d’important pour elle, et qu’elle était contente parce que ça devrait n’être important pour personne.
    Jordan Gavaris, qui joue Felix, m’a serré la main et m’a souri joyeusement lorsque nous nous sommes rencontrés. Même si j’ai regardé des centaines d’interviews de lui, ça m’a quand même un petit peu choquée que sa voix ne soit pas celle de Felix (sauf pour un moment, lorsqu’il incarnait Felix).
    J’ai vu dans les bandes-annonces que Felix a quelques scènes avec Cosima cette saison-ci. À quoi ressemble leur relation ?
    Je pense que Felix est un peu méfiant envers Cosima, ou du moins il l’était dans la première saison. Je pense que c’est un lien intéressant, c’est probablement le premier clone avec lequel il interagit où il n’y a pas de – vous savez, parce que ça a surtout été Sarah et Alison et avec elles il a des dynamiques très établies – Cosima… elle est comme la fille qu’il pourrait rencontrer en boîte : elle lui dirait « Yo, cool le fut’ » et il répondrait [avec la voix de Felix] « Hey, cool les dreads » et ça démarrerait une conversation. C’est très platonique. Je crois qu’il se rapproche de plus en plus d’elle au fur et à mesure de la saison, mais je pense toujours que le pilier de la relation clones/Felix reste Alison et Sarah.
    Je vois dans les commentaires et sur Twitter que les Clonesbians adorent Felix, avez-vous beaucoup de retours comme cela de la part de la communauté LGBT ?
    Énormes. D’énormes retours de la part de la communauté LGBT. Je pense que c’est parce que Tat et moi essayons de changer le langage employé lorsque l’on parle à la presse, parce que beaucoup trop souvent – j’étais dans une émission l’autre jour et c’est genre « Oh, voilà Jordan qui joue le frère gay dans Orphan Black » et là je me dis « Ok, bon… ». Je prends ça comme une opportunité de créer une discussion et de dire « En tant que personnage public à la télévision vous avez la responsabilité de changer ce langage, de changer le modèle ». Qu’il veuille le croire ou non, ce genre de discours où vous dévalorisez et définissez un personnage uniquement par sa sexualité et invalidez le reste de son identité est toujours très accablant. Et puis, encore une fois, nous ne nous sentons pas une responsabilité envers la communauté LGBT, nous avons une joie, une grande joie de les représenter, et d’interpréter des personnages avec lesquels les gens se lient. Même avec ces personnages fictifs, peu importe combien ils sont fictifs, le fait qu’il y ait une résonance est quelque chose de très, très puissant pour nous, ce n’est pas anodin du tout pour nous.
    En tant que jeune membre de la communauté LGBT, c’est génial de voir des personnages homosexuels de mon âge.
    Tout à fait ! Nous venons aussi d’un pays où maintenant tout ça nous paraît vraiment bizarre. Je vis à Los Angeles en ce moment et bien que Los Angeles soit une petite bulle, le mouvement des droits civiques est vraiment quelque chose auquel nous sommes exposés. C’est bizarre parce que, pour moi, venant du Canada, où le modèle a déjà changé, vous pouvez être un homme gay, ou un homme qui est artiste et est gay, ou un homme non gay. Et c’est vraiment important, parce qu’au final, en tant qu’acteurs, Tat et moi n’avons pas l’impression de jouer une sexualité, pas plus que nous ne jouerions une couleur de peau, de yeux, ou le cancer. Ce sont juste des humains, nous jouons juste des humains.
    Interview originale sur le site Afterellen.com

  • Vignette
    Une mère en visite :
    Anni regarde la télé pendant que Jasmin est au téléphone.
    JASMIN : Je ne donnerai pas d’interview ni pour le show et encore moins sur ma mère. (elle coupe la communication) Ils ne peuvent […]

  • À vingt-cinq ans, Emily Rochford (interprétée par Bianca Bradey) est la chef de bureau de l’entreprise de design dans laquelle a été recrutée Steph. Elle est par ailleurs attirée par cette dernière et l’aidera […]

  • À vingt-neuf ans, Kristen Sheridan (interprétée par Lauren Orrell) est une avocate ambitieuse et motivée et travaille dans l’un des plus gros cabinets de Sydney. Généreuse et dévouée autant en amitié qu’en amou […]

  • Avez-vous toujours voulu être actrice ? Pouvez-vous nous parler un peu de votre parcours ?
    Oui. Mais je voulais aussi être un lapin, un espion, une ballerine, un jockey et un fantôme. J’espère laisser le fantôme de côté pour quelques années, mais être actrice veut dire qu’à un moment donné, peut-être que je pourrais être tout ça.
    Comment vous êtes-vous retrouvée au casting de Starting From… Now! ?
    J’avais travaillé avec Julie et Sarah de Possesse (Steph) sur un court-métrage. Quand Julie m’a demandé si j’étais intéressée pour travailler de nouveau avec elle, c’était « oui » avant même d’avoir lu le script.
    Connaissiez-vous Julie Kalceff et son travail avant ?
    J’avais fait quelques recherches juste avant de tourner Move avec elle. J’adore son écriture et combien ça peut être drôle et raffiné.
    Qu’est-ce qui vous a attiré dans cette webserie ? Dans votre personnage ?
    La visibilité est quelque chose d’extrêmement important pour moi. C’est important que les gens puissent se voir à l’écran, que leur histoire soit racontée. Ici, en Australie, les médias n’ont souvent qu’une vision des choses concernant les histoires, les races et les sexualités. Ça change, mais c’est toujours un changement très lent. Le personnage était beaucoup plus difficile pour moi. J’ai eu beaucoup de mal à m’identifier à elle en premier lieu, et puis j’ai compris : émotionnellement nous sommes motivées de façon similaire, et peut-être que je ne voulais pas affronter ça au début. Nous sommes toutes les deux terrifiées à l’idée d’être abandonnées par les personnes que nous aimons et nous travaillons toutes les deux comme des folles pour devenir la personne que nous pensons devoir être pour eux – en oubliant souvent qu’ils nous aiment pour ce que nous sommes réellement au fond de nous. Une fois que j’ai compris ça, tout s’est ouvert.
    Comment votre personnage évolue-t-il dans la saison 2 ?
    Sans trop en dire, nous voyons combien elle peut être vulnérable. Nous entrevoyons également un peu de son côté sombre.
    Darcy trompe sa compagne avec Steph. Pensez-vous qu’une relation durable puisse résulter d’une telle situation ?
    Les relations sont difficiles. Je pense qu’à la fois Darcy et Steph essayent de fuir quelque chose dans leur vie – ce n’est pas un très bon point de départ pour commencer une relation, mais souvent c’est à ce moment-là que les gens tombent amoureux. Qui sait ? Chaque cœur est différent, chaque amour a ses propres défis à relever.
    Pouvez-vous nous parler un peu de la saison 2 ? Darcy et Steph vont devoir faire face aux conséquences de leurs actes. Comment cela va-t-il se passer ?
    Je pense que ça ne va pas être joli joli.
    Comment se passe l’ambiance sur le plateau ? Je suis sûre que vous vous amusez beaucoup ! Pouvez-vous nous raconter quelques anecdotes de tournage ?
    Beaucoup trop de rigolades. Ça arrive généralement après avoir mangé trop de sucre. Sarah est hilarante, ça rend toute scène où vous devez être un peu dure avec elle vraiment difficile parce qu’elle est tellement adorable.
    Deux équipes s’affrontent pour l’avenir de Steph. L’équipe Darcy et l’équipe Emily. Vous êtes pour laquelle ?
    Team Emily, mais pas pour un futur avec Steph. Je veux qu’elle rencontre une femme magnifique, stable intellectuellement et émotionnellement, pour qu’elle puisse avoir l’histoire amoureuse dont nous rêvons tous.
    Prête pour une saison 3 ? Nous, oui !
    Oui ! [en français] Je veux un épisode musical, je ne suis pas sûre que ça puisse se faire, mais on a le droit de rêver.
    Pouvez-vous nous parler de vos futurs projets ?
    Je suis en train d’écrire un film de fantômes/un thriller que j’espère tourner à la fin de l’année prochaine. Je ne suis pas encore sûre du genre de monstre que c’est. L’histoire a tellement évolué et j’apprends simplement à lui faire confiance et à la remodeler plus tard si je le dois.

    • J’adore Kristen et j’adore la façon dont Lauren Orrell parle de son personnage. Je trouve que c’est un des personnages les plus aboutis, un des plus murs et donc un des plus visibles de cette série. Donc, bien sur Team Emily (et 100% sur la même longueur d’onde que L. Orrell là-dessus), mais surtout Team Kristen !!!

      Et merci pour cette série d’interview.

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