Beignets de Tomates Vertes de Fannie Flagg

Beignets de Tomates Vertes de Fannie Flagg

Titre Français : Beignets de Tomates Vertes

Titre Original : Fried Green Tomatoes At The Whistle Stop Cafe

Auteur : Fannie Flagg

Date de Sortie : 1987

Nationalité : Américaine

Genre : Roman Contemporain

Nombre de Pages : 475 pages

Éditeur : J'ai Lu

ISBN : 3782290332559

Beignets de Tomates Vertes : Quatrième de Couverture

« Un sacré numéro, Idgie ! La première fois qu’elle a vu Ruth, elle a piqué un fard et elle a filé à l’étage pour se laver et se mettre de la gomina. Par la suite, elles ont ouvert le café et ne se sont plus jamais quittées. Ah ! Les beignets de tomates vertes du Whistle Stop Café… J’en salive encore ! »
Au sud de l’Amérique profonde, en Alabama, un café au bord d’une voie ferrée… Ninny, quatre-vingt-six ans ans, se souvient et raconte à Evelyn les histoires incroyables de Whistle Stop. Et Evelyn, qui vit très mal l’approche de la cinquantaine et sa condition de femme rangée, découvre un autre monde. Grâce à l’adorable vieille dame, elle peut enfin se révéler, s’affirmer…
Une chronique nostalgique et tendre, généreuse et colorée, pleine de saveur et d’humour. Un baume au cœur, chaud et sucré.

Fannie Flagg
Elle est née en Alabama. Productrice, elle est également star du petit écran et a joué dans plus de cinq cents shows comiques. Sa carrière d’écrivain a débuté de façon brillante puisque, dès sa parution, Beignets de Tomates Vertes a battu tous les records de vente. Porté à l’écran, le livre a ému des millions de femmes de toutes les générations.

Beignets de Tomates Vertes : Avis Personnel

Beignets de Tomates Vertes c’est un roman puis un film quasi incontournable pour les lesbiennes. Il fait partie de notre culture de l’homosexualité féminine. Personnellement j’avais adoré l’adaptation au grand écran et, vu que j’avais lu partout que la relation lesbienne entre Ruth et Idgie était flagrante et ouvertement reconnue dans le roman, j’attendais sa lecture avec impatience.

Soyons honnêtes, le bouquin est absolument génial. Il n’y a rien à jeter, il n’y a rien à en dire, ça se dévore du début à la fin. On se prend tout de suite d’affection pour Ninny, on perçoit le changement qui s’opère petit à petit chez Evelyn et on adore nous aussi les histoires de Ruth, Idgie et de tout le reste de la famille Threadgoode. La relation entre Idgie et Ruth, d’ailleurs est amenée de manière très intéressante et douce. Idgie, véritable garçon manqué qui a toujours fait ce qu’elle voulait, vécu seule dans son monde va tomber pour la première fois de sa vie amoureuse. Et les conséquences vont en être terribles. Un premier amour d’adolescente qui va devenir l’unique amour de sa vie. C’est magnifique.

Mon seul regret parce que tout le monde m’avait dit que la relation amoureuse était flagrante et visible, c’est que justement, elle n’est pas vraiment flagrante et visible. Comme dans le film, il faut la lire entre les lignes. Et en ça, j’ai trouvé le long-métrage très fidèle. C’est-à-dire qu’on comprend qu’elles s’aiment, c’est dit sans équivoque mais à aucun moment dans le roman ni dans le film il n’est fait mention de liens plus physiques. On peut s’aimer de manière tout à fait platonique et le livre m’a donné le sentiment, en n’abordant pas cet aspect-là (volontairement je pense, il n’a été écrit qu’en 1987) que leur relation n’allait pas au-delà. Elles n’échangent même pas un baiser ou tout du moins on ne nous le dit jamais. C’est peut être ma seule réserve mais elle est minime.

Il n’empêche que j’ai passé un excellent moment à découvrir cette histoire qui s’étale sur plusieurs dizaines d’années et nous donne une vision de l’Amérique qu’on aurait tendance à vouloir oublier avec le traitement inhumain qui a été réservé aux afro-américains à une époque. Un magnifique rappel historique qui nous donne le sourire et nous permet de continuer à croire en l’être humain et à tout ce qu’il a de bon en lui.

Un livre que je vous recommande chaudement.

Beignets de Tomates Vertes : Extraits

« Evelyn Couch avait accompagné son mari, Ed, venu rendre visite à sa mère, Big Momma, arrivée récemment et bien malgré elle à Rose Terrace. Evelyn leur avait faussé compagnie et s’était réfugiée dans le salon des visiteurs afin de déguster en paix sa barre de nougat enrobé de chocolat, mais à peine s’était-elle assise que la vieille dame à côté d’elle lui adressait la parole :
– Vous pouvez toujours me demander qui s’est marié en quelle année et avec qui et même comment était la robe de la mariée, neuf fois sur dix je pourrai vous le dire, mais jamais, au grand jamais, je ne saurais vous dire quand je suis devenue vieille. Ça m’est comme tombé dessus sans crier gare. La première fois que je m’en suis aperçue, c’était en juin de cette année, quand je suis entrée à l’hôpital pour me faire enlever la vésicule… je ne sais pas s’ils l’ont gardée ou s’ils l’ont jetée à la poubelle. Il y avait cette infirmière bâtie comme un percheron qui venait de me redonner un de ces lavements dont ils ont la marotte ici quand j’ai remarqué cette espèce de brassard à mon bras et l’inscription qu’il portait : Mrs. Cleo Threadgoode… quatre-vingt-six ans. Imaginez-moi ça !
« Après ça, quand je suis rentrée chez moi, j’ai dit à mon amie Mrs. Otis qu’il ne nous restait plus qu’à attendre de claquer… Elle m’a répliqué qu’elle préférait dire « s’éteindre ». La pauvre, je n’ai pas eu le cœur de lui dire qu’on n’était pas des lumières et que, de toute façon, péter les plombs, s’éteindre ou claquer, c’était du pareil au même… » (Pages 10-11)

A propos de Isabelle B. Price

Isabelle B. Price
Créatrice du site et Rédactrice en Chef. Née en Auvergne, elle s’est rapidement passionnée pour les séries télévisées. Dès l’enfance elle considérait déjà Bioman comme une série culte. Elle a ensuite regardé avec assiduité Alerte à Malibu et Les Dessous de Palm Beach avant l’arrivée de séries inoubliables telles X-Files, Urgences et Buffy contre les Vampires.

Un commentaire

  1. Avatar

    Je me souviens un peu moins du livre que du film que j’ai vu avant de me plonger dans le roman. Mais je ne peux que remercier Fannie Flagg d’avoir donné naissance à ces femmes hors du commun à qui le film rend un hommage plus que mérité !!!!

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