Interview accordée à Trish Bendix pour le Site Afterellen.com le 31 Mars 2008
Evidemment cette déclaration a été une importante publicité, et vous avez écrit sur votre MySpace où vos paroles ont été déformées. Est-ce qu’une partie de vous pensait « Je n’aurais pas du parler de ça. » ?
Non, en fait, ma première pensée a été peut-être que j’aurais du parler de cela plus tôt et avec mes propres mots, plutôt que d’autres déforment mes propos et en fassent ce qu’ils veulent. Le fait que je me sois sentie incomprise est venu du fait que l’on a pensé que je faisais mon coming-out en tant que lesbienne alors que je ne me considère pas comme lesbienne.
C’est également arrivé avec Sia. Perez Hilton a repris l’histoire et a écrit qu’elle avait fait son coming-out en tant que lesbienne et en fait il n’a pas lu plus loin que le titre.
Il a fait ça pour moi aussi en fait ! [Rires] En fait j’ai lu cette interview parce que je connais Sia et que je ne savais pas qu’elle voyais une fille et quelqu’un me l’a transmise et j’ai pensé « Oh mon Dieu ! Elle voit une fille ? »
Il y a des rumeurs selon lesquelles elle sort avec J.D. Samson de Le Tigre.
Je sais, je les ai entendu aussi ! Elle vient d’emménager à New York.
Est-ce que c’est quelque chose que vous avez déjà considéré, vivre ici ? Ou pensez-vous que vous êtes australienne pour la vie ?
Eh bien, j’ai emménagé à Los Angeles.
Oh vraiment ?
Je loue un petit appartement à Silver Lake. L.A. est du genre étrange. Ca semble vraiment stérile parfois. J’adore quand il pleut. C’est comme si L. A. prenait soudain vie. Elle prend vie quand il pleut.
Depuis combien de temps vivez-vous ici maintenant ?
Juste un mois.
Est-ce que vous vous adaptez bien ?
Je pense que oui. J’ai de nombreux amis à Los Angeles. Je vis à Silver Lake et je sors avec mes amis à West Hollywood et c’est à une demi heure de voiture, c’est ennuyeux.
Oh mon dieu, le trafic.
Ouais, je déteste tant la circulation ! Je me suis achetée ce livre l’autre jour, « Comment rester calme quand vous êtes totalement et complètement fou ». Il y a toutes ces choses que l’on peut faire quand on est coincé dans les embouteillages comme relâcher sa respiration et laisser passer.
Donc ma chansons préférée de l’album est « Secret », mais je voudrais juste savoir l’histoire, est-ce qu’elle est autobiographique ?
Ouais, c’est à propos… Je n’aime pas dire exactement à propos de quoi c’est.
Le pronom ?
Je n’aime pas dire exactement à propos de quoi sont mes chansons, mais c’était à propos d’une relation que j’ai eu… eh bien, c’était un elle. Parfois c’est vraiment très difficile d’expliquer les choses sans les dire. J’aime que les gens placent leur propre histoire dans une chanson, donc je n’aime pas le dire.
Mais vous avez une chanson qui dit « garçon ».
Ouais et j’ai une chanson qui dit « filles ». Mais quand nous avons tout d’abord débuté notre relation, elle n’était pas à l’aise avec le fait de le dire à l’extérieur, et j’étais si follement amoureuse d’elle que je voulais le crier au monde entier, donc c’était juste une chanson concernant le fait de garder quelque chose de caché et de ne pas être à l’aise avec le fait de partager avec le monde, de garder cela fermé dans une petite pièce.
C’est amusant parce que quand je l’ai écouté, j’ai pensé que ça pouvait être interprété comme le fait que vous voyiez quelqu’un qui n’étais pas à l’aise avec le fait d’être out ou vous voyiez une personne de chaque sexe et c’est être la femme en retrait.
Je sais, en fait, ça sonne comme ça ! J’ai joué cette chanson pour mes amis et j’ai demandé « Est-ce que c’est vraiment évident que c’est à propos d’une relation lesbienne ? » et mes amies lesbiennes répondaient « Totalement ! » mais les hétéros pensaient que c’était à propos de la fidélité.
Est-ce que vous pensez qu’il y a des idées fausses vous concernant ?
Je pense que pendant quelques temps j’ai été mal représentée et c’était une idée fausse de penser que j’avais fait mon coming-out en tant que lesbienne. Mais je ne pense pas que les choses sont aussi noires ou blanches, mais je pense que c’est tout maintenant. J’ai éclairci ça et je ne m’en soucis plus autant.
Je pense qu’un grand nombre de personnes pense que je suis très bien élevée. En Australie tout particulièrement, ils pensent que je suis vraiment gentille et polie mais je suppose que c’est dur parfois de montrer autre chose, je ne sais pas ce que j’essaie de dire.
Je sens que parfois je fais un peu fade, et peut être que c’est parce que je suis un peu prudente. Comme j’ai commencé à un jeune âge, j’ai conscience que mes mots peuvent être déformés une fois dit.
C’est effrayant de penser que certaines personnes sont capables de vous parler et ensuite d’écrire ce qu’elles veulent et qu’ensuite vous ne pouvez répondre que sur MySpace. Merci mon dieu pour MySpace, parce que qu’est-ce que vous auriez fait avant ?
Envoyé un télégramme.
Comme « Pas une lesbienne – Moi ! »
C’est amusant parce quand j’ai écrit ce truc sur MySpace, le passage concernant ma bisexualité n’était qu’une infime partie de l’histoire dans l’interview alors que quand le magazine est sorti, c’était une histoire de première page.
Mais comment l’auriez-vous amené avant ? Ce n’est pas comme si vous pouviez parler de votre musique et dire « Je suis bisexuelle donc… »
[Rires] « Juste, vous savez, mettez juste ça. Et mettez un astérisque ensuite. »
Donc, vous avez un groupe uniquement masculin. Est-ce que c’est quelque chose que vous souhaitiez ?
Non, c’est simplement qu’il n’y a pas autant de femmes musiciennes que cela. J’adorerai avoir une autre femme parce qu’entre autre, j’adore avoir des cœurs féminins. Je pense que les femmes guitaristes sont chaudes ! Il n’y en a pas suffisamment en fait.
Traduction Isabelle B. Price
Interview Originale sur le Site Afterellen.com
Univers-L Toute la Culture Lesbienne
