Open Space de Véronique Bréger

Open Space de Véronique Bréger

Titre Français : Open Space

Titre Original : Open Space

Auteur : Véronique Bréger

Date de Sortie : 21 Janvier 2009

Nationalité : Française

Genre : Roman d'Amour

Nombre de Pages : 258 pages

Editeur : KTM Éditions

ISBN : 978-2-913066-40-3

Open Space : Quatrième de Couverture

Ce n’est un secret pour personne : on ne mélange pas le travail et les sentiments ! Et Anne-Lise a la ferme intention de se conformer à cet adage. Mais tout le monde n’est pas de cet avis, à commencer par Tia, la craquante stagiaire, bien décidée à lui prouver le contraire.
Aussi, lorsque la mise en œuvre d’un nouveau projet lui donne l’occasion de s’échapper du bureau, Anne-Lise pense reprendre le contrôle de la situation. Cette fois-ci, la relation avec sa nouvelle collaboratrice, Dorothée, restera strictement professionnelle.
À moins que…

Pour son cinquième roman, Véronique Bréger renoue avec la romance et retrouve le ton enjoué de Champs, contrechamp.

Open Space : Avis Personnel

Véronique Bréger est à la littérature lesbienne française ce qu’est Claire McNab à la littérature lesbienne américaine, une auteure prolixe aux personnages à la psychologie fouillée. La seule différence c’est qu’elle change régulièrement de genre pour notre plus grand plaisir. Là, elle renoue avec la comédie romantique et autant l’avouer tout de suite, ça lui réussit très bien.

250 pages d’histoire d’amour ça ne se refuse pas, surtout quand c’est bien écrit.

L’histoire est riche et complexe. D’un côté, Anne-Lise, une cadre dynamique dans une grande banque qui adore son métier et qui accumule des relations avec des femmes qu’elle n’aime pas par facilité. Sa dernière compagne qui a réalisé qu’elles étaient seulement colocataires vient de la quitter et Anne-Lise s’interroge sur son incapacité à aimer. Et puis un serveur d’une importance capitale pour son entreprise a des ratés et demande à être changé. Chargée de s’occuper de ce problème, elle se plonge à corps perdu dans son travail. Oui mais c’est sans compter sur sa jeune assistante, Tia, qui n’est pas insensible à son charme et qui a décidé de la séduire.

De l’autre côté, Dorothée est une rêveuse, arrivée récemment sur Paris après une rupture difficile. Elle partage son petit appartement avec James Brown, son poisson rouge, qui s’ennuie dans son bocal depuis qu’il a perdu son amie, kidnappée par l’ex de Dorothée. Informaticienne, Dorothée se remémore son adolescence après avoir reçu un message de son premier amour, la fille qui lui a fait comprendre qu’elle aimait les autres filles et qu’elle est incapable d’oublier.

Deux femmes très différentes et pourtant une quête d’amour partagée. Je ne vous dirais pas comment elles se rencontrent, juré craché. Mais je peux vous dire qu’entre le lâcher prise d’Anne-Lise et la mare aux grenouilles de Dorothée, on ne s’ennuie pas une seconde.

Un livre idéal pour l’été et la plage. Ne boudez pas votre plaisir.

Open Space : Extraits

« – Anne-Lise ?
– Oui.
– Je peux te poser une question ?
Anne-Lise se crispa. Le ton employé s’apparentait à un prélude de confession.
– Remontons, répondit-elle en prenant la direction de l’ascenseur.
Tia la rejoignit. La cabine éclairée remplie de miroirs créait une promiscuité à laquelle Anne-Lise ne pouvait se soustraire. Tia revint à la charge.
– Pourquoi es-tu si distante avec moi ?
Anne-Lise jeta un œil désespéré vers le compteur d’étages. Elle ne se sentait pas en mesure de faire face à  un interrogatoire. Pas maintenant. Tout était assez compliqué. Elle biaisa.
– Nous ne travaillons pas directement ensemble, toutefois je n’ai pas l’impression d’être hautaine ou réservée dans mes relations avec les autres.
La moue amusée de Tia se refléta dans les glaces.
– Tu ne réponds pas.
Le battant s’ouvrit sur le hall d’accueil. Les deux femmes traversèrent la foule. Tia avec son sourire, Anne-Lise avec son bout d’imprimante. L’ascenseur central pris d’assaut par les visiteurs du jour, elles optèrent pour les escaliers.
– Je ne pratique pas le monde de l’entreprise depuis très longtemps. Il me semble pourtant que l’on peut parler d’autre chose que de boulot avec certaines personnes.
On était entre le quatrième et le cinquième Tia avait choisi cet endroit pour reprendre le fil de ses pensées. Anne-Lise marqua une pause, heureuse de la trêve accordée à ses mollets.
– Ce n’est pas faux, dit-elle dans un souffle.
Tia, plantée au milieu des marches la fixait. Elle ressemblait à une divinité asiatique en attente d’offrandes. Anne-Lise n’avait pas remarqué jusqu’à présent les yeux en forme d’amande aux longs cils recourbés. Les prunelles mordorées offraient un contraste saisissant avec la peau cuivrée. De petits seins ronds ornaient le chandail moulant de manière avantageuse, tandis que des jambes d’athlète s’étiraient sous le noir du jean.
– Si on allait boire un verre après le boulot ?
Elle insistait.
– Tu connais mes horaires, répliqua Anne-Lise sans y croire une seconde.
– Je m’adapterai…
Je suis trop conne, songea Anne-Lise.
– J’en doute…
La minuterie s’éteignit laissant au boîtier de sortie de secours le soin d’éclairer l’endroit. Anne-Lise vit une main fine quitter la rambarde et Tia se mettre à sa hauteur.
Si mes doigts étaient propres, je me chargerais de reboutonner ce chemisier. » (Pages 24-25)

A propos de Isabelle B. Price

Isabelle B. Price
Créatrice du site et Rédactrice en Chef. Née en Auvergne, elle s’est rapidement passionnée pour les séries télévisées. Dès l’enfance elle considérait déjà Bioman comme une série culte. Elle a ensuite regardé avec assiduité Alerte à Malibu et Les Dessous de Palm Beach avant l’arrivée de séries inoubliables telles X-Files, Urgences et Buffy contre les Vampires.

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