Perruche

Une jeune femme tombe amoureuse de sa meilleure amie...

Affiche : Perruche

Année de Production : 2013

Réalisation : Roxanne Gaucherand

Scénario : Roxanne Gaucherand

Avec : Nina Blanc (Louise Perruche), Camille Radoux (Pauline Eisenberg), Joachim Soudan (le postier), Jérémy Bourgois (le colocataire)

Nationalité : Belge

Genre : Court-Métrage, Romance

Durée : 11 : 04 minutes

Titre Original : Perruche


Interview(s) :

Interview de la Scénariste et Réalisatrice Roxanne Gaucherand

Perruche : Résumé

Louise est une jeune étudiante qui, alors qu’elle doit se concentrer sur ses révisions, pense à sa meilleure amie, Pauline. Après avoir regardé leurs photos communes, elle décide de lui écrire une lettre où elle lui révèle ses sentiments amoureux. Leur baiser en soirée n’était pas uniquement lié à l’alcool mais également à ce qu’elle ressent.

Après avoir posté la lettre, Louise se ravise, elle ne veut pas que Pauline la lise. Mais il est trop tard, elle ne peut pas la récupérer. Heureusement, par un surprenant tour du destin, le temps s’arrête soudain…

Louise est une jeune étudiante qui, alors qu’elle doit se concentrer sur ses révisions, pense à sa meilleure amie, Pauline. Après avoir regardé leurs photos communes, elle décide de lui écrire une lettre où elle lui révèle ses sentiments amoureux. Leur baiser en soirée n’était pas uniquement lié à l’alcool mais également à ce qu’elle ressent. Après avoir posté la lettre, Louise se ravise, elle ne veut pas que Pauline la lise. Mais il est trop tard, elle ne peut pas la récupérer. Heureusement, par un surprenant tour du destin, le temps s’arrête soudain…

L'avis d'Univers-L

Scénario/Réalisation
Casting
Lez/Bi Quantité
Lez/Bi Qualité

Résumé : Très réussi. A voir.

Note des lectrices : 4.42 ( 10 votes)
74

Perruche est un court-métrage que j’ai découvert aujourd’hui et que j’ai particulièrement adoré, au point de vouloir le partager tout de suite. Il est frais, sensuel, drôle et émouvant. Je ne peux que vous inviter à le découvrir rapidement tant j’ai passé un agréable moment à le visionner.

C’est l’histoire de deux amies, Louise et Pauline, qui se connaissent depuis leur plus tendre enfance. Elles sont amies, mais Louise vient de réaliser qu’elle voudrait qu’elles soient plus que cela. Le baiser qu’elles ont échangé quelques jours plus tôt, lors d’une soirée bien arrosée, n’était pas aussi anodin qu’il n’y paraissait. Perturbée, Louise commence à écrire une lettre où elle révèle ses sentiments amoureux à Pauline. Prise d’une soudaine envie de changement, elle poste la lettre. Sauf qu’après l’avoir postée elle se met à douter. Et là, le court-métrage se révèle bourré d’humour. Parce que Louise tente par tous les moyens de récupérer la lettre. Et soudain, alors qu’elle s’allume une cigarette, elle regarde la boîte d’allumettes comme une solution possible. L’arrivée du facteur et l’interaction avec ce dernier m’ont arraché un sourire. C’est bien fait, drôle et léger. On s’amuse en regardant Louise se débattre.

Sans tout révéler de la suite, j’ai trouvé l’idée d’arrêter le temps très intéressante. Je n’avais jamais vu cela dans un court-métrage et on a tellement, tous, un jour souhaité que cela arrive, que j’ai réellement aimé l’utilisation de ce concept. Le temps s’arrête et Louise peut effacer ce qu’elle a fait.

Tous les acteurs sont excellents, les interprètes de Louise et Pauline en tête. Le scénario est bien construit et l’on ne voit pas passer le temps. La lettre à Pauline est juste magnifique. Les dialogues sont justes, plein d’humour, sans être trop présents. La réalisation est efficace et alors que je ne suis pas particulièrement fan des plans fixes sur le mobilier, là ils permettent une transition bien trouvée entre les séquences.

Au-delà de tous ces aspects positifs, je pense que si j’ai réellement craqué, c’est à cause du baiser final. Quand elles se retrouvent et que l’on comprend que les sentiments de Pauline sont partagés, on attend ce baiser. On rêve qu’il ait lieu, mais elles se regardent, elles s’observent, elles essaient de lire l’une dans l’autre. Cette attente que j’ai trouvée très réaliste (parce que la plupart du temps on jauge un minimum l’autre avant de lui sauter dessus) et juste a permis de décupler la puissance du baiser. Et le baiser à la fin, si beau, si juste, si touchant. J’ai définitivement craqué et succombé au charme de cette belle petite histoire.

Mon seul bémol concerne le tremblement de la caméra, au début du court-métrage. On sent qu’elle n’est pas stable, l’image bouge de manière assez désagréable avant que ce petit défaut ne disparaisse. Quand j’en ai parlé à la réalisatrice, elle m’a confirmé que l’image tremblait effectivement un petit peu : « la caméra tremble effectivement au début, et c’est une maladresse. (le cadreur était acteur à ce moment-là et la caméra portée n’est pas mon fort…) ». J’avoue, je lui ai pardonné tellement j’ai passé un bon moment.

Mon coup de cœur du mois. Un court-métrage sensible, touchant et romantique à découvrir d’urgence ci-dessous.

Perruche : Critiques Presse et Récompenses

Prix du Meilleur film de Fiction au festival Polycule 2013 de Bruxelles.

Prix du Public au Roze Filmdagen en 2014 à Amsterdam.

Sélection Officielle au Pink Screen Festival de Bruxelles en 2014.

Sélection Officielle à la Queer Week de Paris en 2014.

Sélection Officielle au Pink Apple Festival de Zurich en 2014.

Perruche : Extraits

LOUISE : Pauline, pour l’anniversaire de tes huit ans, dans la cabane de Victor, on a fait le serment de ne jamais se mentir. Alors je viens t’avouer ma trahison. L’autre soir, quand je t’ai embrassée, c’était pas à cause de l’alcool. Enfin ça a sûrement aidé mais bon. Quand tu m’as annoncé que tu fréquentais un homme, je me suis sentie terriblement triste. Au début je pensais que c’était parce qu’il était beaucoup plus âgé que nous et que je trouvais ça simplement malsain. Puis j’ai fini par réaliser que les sentiments que j’avais pour toi ce n’était plus de l’amitié. Alors quand je t’ai vue si triste à cause de ce connard, je n’ai pas pu me contrôler. Je sais, ça va sûrement mettre en jeu notre amitié mais je prends le risque. De toute façon on se parle à peine depuis. Au fait, ça tient toujours pour l’essai d’Origami ce week-end ? Louise.

PAULINE : Louise ! Louise ! C’est ok pour l’origami. Et heu… Pour le reste aussi.

A propos de Isabelle B. Price

Isabelle B. Price
Créatrice du site et Rédactrice en Chef. Née en Auvergne, elle s’est rapidement passionnée pour les séries télévisées. Dès l’enfance elle considérait déjà Bioman comme une série culte. Elle a ensuite regardé avec assiduité Alerte à Malibu et Les Dessous de Palm Beach avant l’arrivée de séries inoubliables telles X-Files, Urgences et Buffy contre les Vampires.

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