Julie Burchill

Julie Burchill

Biographie

Julie Burchill, née le 3 juillet 1959, est une auteure et une journaliste anglaise. Se qualifiant elle-même de militante féministe, elle est surtout connue du public lesbien pour son livre Sugar Rush, qui a donné la série du même nom en 2005.

Ses jeunes années

Julie Burchill est née à Bristol, en Angleterre. Son père travaillait dans une distillerie et sa mère dans une usine. Après des débuts de scolarité sans problèmes, elle a interrompu son cursus universitaire très tôt pour commencer à travailler comme journaliste.

Sa carrière

Julie Burchill commence à écrire pour le journal New Musical Express dès 17 ans. Elle obtient ce poste en rédigeant l’apologie du morceau de Patti Smith, Horses. Elle écrit alors principalement des articles portant sur la musique punk, puis se lasse rapidement et quitte cette revue trois ans plus tard, devenant journaliste freelance.

Elle a 21 ans lorsqu’elle épouse Tony Parsons, rencontré au NME. Ils auront un fils, avant de divorcer après seulement trois ans de mariage.

Au début des années 80, elle joue les chroniqueuses pour deux journaux : The Face, et The Sunday Times. Elle y parle de sujets très divers, tels que la politique ou le cinéma. Sa sympathie pour Margaret Thatcher, Premier Ministre de l’époque, lui vaut d’obtenir une colonne dans The Mail on Sunday, dans laquelle elle ira à l’encontre du principe d’objectivité auquel sont tenus les journalistes en exprimant ses opinions politiques en 1987.

À cette époque, Julie Burchill consomme régulièrement de la cocaïne. Ce comportement lui vaut d’être critiquée par ses pairs avec plus ou moins de virulence. Malgré cette baisse de popularité et la prise de drogue, elle signe un best-seller avec sa nouvelle, Ambition, en 1989.

En 1991, elle co-fonde avec deux amis la revue Modern Review. C’est à cette occasion qu’elle rencontre Charlotte Raven, avec qui elle entretient une brève liaison qui défraie la chronique. Suite à cette relation, Julie Burchill déclarera “n’avoir été lesbienne que pour quelques semaines”. À l’époque, elle est mariée à Cosmo Landesman, avec lequel elle a eu son deuxième fils ; ils divorcent en 1992. Le magazine, lui, cesse de paraître en 1995.

Julie Burchill s’est inspirée de sa vie personnelle pour plusieurs de ses livres, mais c’est dans les médias que la plus grande partie de ses frasques a été révélée au public. Toutes les informations concernant ses mariages, sa période de débauche et ses enfants ont fait la Une. En 1999, The Daily Mail publie même un dossier de deux pages intitulé “Julie Burchill est-elle la pire mère de Grande-Bretagne ?”, pour condamner le fait qu’elle n’ait la garde d’aucun de ses deux enfants.

De 1998 à 2003, la journaliste écrit une colonne hebdomadaire dans The Gardian. Elle se fait remarquer à cause du ton parfois extrême de ses articles : en 1999, elle compare le choc ressenti suite au meurtre de Jill Dando, un animateur de la BBC, au fait de “trouver une tarentule dans un seau de fraises” ; en 2002, elle échappe de justesse à un procès pour incitation à la haine raciale après avoir décrit l’Irlande comme étant synonyme de la maltraitance des enfants, de la collaboration nazie et de l’oppression des femmes.

En 2001, elle écrit On Beckam, un livre assez court qui développe son point de vue sur la vie de David Beckam, sa carrière et son couple. Les critiques ont été terribles. Deux ans plus tard, la chaîne de télévision Channel 4 dresse la liste des “Cent pires britanniques qu’on adore détester” ; elle est classée 85ème. C’est d’ailleurs à cette époque qu’elle se démarque de la majorité des journalistes de son pays en soutenant la guerre en Irak menée par Bush et en exprimant son admiration pour Condoleezza Rice.

C’est donc en 2003 qu’elle claque la porte de The Guardian pour aller travailler au Times. Là, certaines de ses chroniques font encore scandale. La journaliste publie entre autres un article sur son mari du moment, Daniel Raven, épousé en 2004, qui a treize ans de moins qu’elle ; elle y explique les avantages qu’elle trouve à avoir un “toyboy”. C’est également en 2004 que Julie Burchill écrit un roman pour adolescent(e)s, narrant les aventures d’une jeune lesbienne. Sugar Rush sera adapté pour la télévision anglaise l’année suivante, mais la série ne durera que deux saisons.

Ne s’entendant pas avec la direction du Times, elle met un terme à leur collaboration en 2006, prenant par la même occasion une année sabbatique. Après avoir étudié la théologie, elle annonce en 2007 qu’elle ne reprendra pas sa carrière de journaliste, préférant se concentrer sur l’écriture de livres et de scripts pour la télévision. Elle reprend néanmoins sa plume pour The Gardian durant quelques années. Par la suite, elle écrit exclusivement pour The Independent en 2010 et 2011, avant d’arrêter ses chroniques.

Histoire d'un Coming-Out

La liaison que Julie Burchill a entretenue avec Charlotte Raven ayant été rendue publique immédiatement, elle n’a pas eu à faire de réel coming out. Néanmoins, lorsqu’elle évoque les relations lesbiennes qu’elle a pu avoir au cours de sa vie, la journaliste déclare : “Je ne me décrirai jamais comme ‘homosexuelle’, ‘hétérosexuelle’ ou n’importe quoi d’autre. Et surtout pas ‘bisexuelle’. J’aime le terme ‘spontanée’ pour qualifier ma sexualité.”

En 2009, elle a expliqué n’être attirée que par les jeunes femmes d’une vingtaine d’années et, ayant maintenant 50 ans, “[elle] ne veut pas passer pour une vieille perverse, alors le mieux est de laisser tomber.”

Bibliographie

2008 : Not In My Name: A compendium of modern hypocrisy (co-écrit avec Chas Newkey-Burden)
2007 : Made in Brighton (co-écrit avec Daniel Raven)
2007 : Sweet
2004 : Sugar Rush
2002 : On Beckham
2000 : The Guardian Columns 1998-2000
1999 : Diana
1998 : I Knew I Was Right (autobiographie)
1998 : Married Alive
1993 : No Exit
1992 : Sex and Sensibility
1989 : Ambition
1987 : Damaged Gods: Cults and Heroes Reappraised
1986 : Girls on Film
1985 : Love It or Shove It
1978 : The Boy Looked at Johnny (co-écrit avec Tony Parsons)

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