Jeux Olympiques : Les joueuses américaines victimes de propos homophobes

Megan Rapinoe

Vous regardez peut-être (ou pas du tout) les Jeux Olympiques et notamment les matchs de football féminins qui ont débuté mercredi 3 Août dernier. L’équipe américaine, l’une des meilleures équipes au monde, affrontait la Nouvelle-Zélande ce jour-là. Avant de retrouver, trois jours plus tard, les françaises.

Si les résultats des matchs ne nous intéressent pas plus que cela dans cette news, c’est parce que plusieurs joueuses ont rapporté avoir été victimes de propos homophobes. En effet, la foule a été plus que bruyante lors de ces deux affrontements. Suite à l’attitude de la gardienne Hope Solo par rapport au virus Zika, le public a commencé par scander “Zika ! Zika !” à chaque fois que cette dernière avait le ballon.

Mais la foule a ensuite été plus loin. Des fans ont expliqué aux joueuses que des chants homophobes ont retenti dans les tribunes. Des chants souvent utilisés lors des matchs de football masculins. Le Sydney Herald a d’ailleurs rapporté que le mot “bicha” (qui pourrait être traduit par pédé) n’a pas seulement été adressé aux joueuses américaines mais également aux gardiennes australienne Lydia Williams et canadienne Stephanie Labbe.

Ouvertement lesbienne, la joueuse Megan Rapinoe a déclaré être “blessée personnellement”. Elle a continué en précisant :

“Je crois qu’une certaine mentalité de foule s’est un peu installée. Je ne pense pas que la grande majorité des fans m’aurait dit cela en face. Je ne pense pas qu’ils le voient de cette manière. Mais ils doivent comprendre que c’est comme cela que c’est pris. Ils doivent comprendre que si tout le monde est d’accord pour dire ça, qu’est-ce que ça renvoie à un joueur gay ? Particulièrement aux hommes. Qu’est-ce que cela dit aux joueurs qui luttent pour faire leur coming out ?”

La position de la FIFA sur les questions d’homophobie n’est pas évidente. Cette fois-ci, la FIFA déclare ne rien avoir entendu. La dernière fois, une vidéo éducative avait été lancée. L’idée de sanction émerge petit à petit sans véritable chance de voir le jour. Megan Rapinoe ne croit pas aux sanctions mais pense que le fait de communiquer sur le sujet “donne la possibilité d’aborder les questions de racisme, d’homophobie et de sexisme dans le sport.”

Et vous, qu’en pensez-vous ?

A propos de Isabelle B. Price

Isabelle B. Price
Créatrice du site et Rédactrice en Chef. Née en Auvergne, elle s’est rapidement passionnée pour les séries télévisées. Dès l’enfance elle considérait déjà Bioman comme une série culte. Elle a ensuite regardé avec assiduité Alerte à Malibu et Les Dessous de Palm Beach avant l’arrivée de séries inoubliables telles X-Files, Urgences et Buffy contre les Vampires.

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