Work Out : Interview de la sportive Jackie Warner

Jackie Warner

Interview accordée à Sarah Warn le 05 Septembre 2006 pour le site Afterellen.com

Pensez-vous qu’il y ait eu des bénéfices pour votre relation depuis que ce truc a été diffusé ?

Eh bien, oui, bien sûr. Je sais que je m’éloigne des gens lorsqu’ils me répondent et me font sentir trop de pression. Et c’est quelque chose que j’ai beaucoup fait. Bien sûr notre relation a plus de profondeur et il y a une dynamique plus compliquée entre nous. Et je ne suis pas une sainte, je suis définitivement jalouse, et aussi vraiment possessive, et j’aime les montagnes russes. J’aime les alternances entre émotions fortes et faibles, j’en ai besoin.

Une chose vraiment positive est que quand vous vous disputiez, vous étiez vraiment affectueuses l’une envers l’autre.

Eh bien, nous avons une très forte complicité, nous sommes sidérées par ça. J’ai eu tellement de relations sérieuses, et je n’ai jamais eu ces affinités avec quelqu’un d’autre. Et je suis tombée amoureuse de  belles femmes, de femmes qui sont splendides et leur corps est juste, vous êtes genre « Mince ! » et j’ai été très profondément amoureuse d’elles et nous vivions ensemble, mais je n’ai jamais, dans ma vie, eu cette affinité que l’on a, et nous sommes toutes les deux genre « Jésus, qu’est-ce que c’est que ça ? ». Et je pense que ça se reflétait quand bien même nous étions en colère.

C’est comme le feu et la glace.

Ça l’est. Même lorsque l’on était au Mexique, on ne pouvait s’empêcher de se toucher. On ne pouvait pas ne pas se regarder et vouloir se toucher tout le temps.

Vous avez dit dans la série que vous aviez rencontré Mimi dans un cours de peinture.

Je prenais un cours de peinture à l’huile. J’étais encore dans ma précédente relation, une relation monogame, et je n’y avais jamais vraiment beaucoup réfléchi. Et puis, nous nous sommes rencontrées deux ans plus tard, après que ma copine et moi ayons rompu, à l’Abbaye et elle était vraiment mignonne et me draguait en quelque sorte, c’était adorable. Et une femme qui a le cran de venir à moi est plutôt courageuse. Et ça n’arrive pas souvent. Beaucoup de femmes, les lesbiennes du moins, sont intimidées par moi et ne m’approcheront pas, ça a toujours été un mystère pour moi.

Qu’est-ce que vous et Mimi faites pour vous amusez ? Ils n’ont jamais montré ça.

Oh mon Dieu, on fait tellement de trucs pour s’amuser. Elle et moi continuons de sortir une à deux fois par semaine et nous nous prenons une cuite, on se marre bien. Elle est Brésilienne et j’ai des origines américaines, indiennes et irlandaises, donc nous adorons sortir et prendre un verre avec des amis. Nous n’aimons pas vraiment les boîtes et en particulier les bars, parce que c’est surtout une boucherie et ça peut être assez lubrique, mais j’adore avoir des dîners, et nous adorons toutes les deux convier nos amis et avoir de grands dîners, prendre des verres et déguster du bon vin, et puis, nous sortons encore danser. Nous faisons ça.

Je viens juste de l’emmener au Mexique, nous avons passé un excellent moment, chaque jour nous n’en revenions pas de tout le fun que nous avions eu et de combien c’était génial. Et elle et moi faisons bien mieux quand nous sommes seules. Nous avons des conversations vraiment sans fin quand nous sommes seules. Et on est bien plus à l’aise l’une avec l’autre en étant seules. Et on peut s’asseoir et liquider une bouteille de tequila et avoir 10 fois plus de fun, juste toutes les deux, plutôt que si on allait dans un bar. Donc ça en dit long.

Ils ne l’ont jamais mentionné dans Work Out, mais j’ai entendu dire que Mimi était un coach également.

C’est un coach dans une autre salle de gym. Oui, je ne joins plus l’utile à l’agréable maintenant.

Travaillait-elle dans la même salle de gym que vous ?

Oui, je l’avais engagée il y a des lustres de ça, et j’avais fait ça avec d’autres petites amies et ça ne s’est jamais bien terminé. Une petite amie, un mari, une femme, un petit copain ne devrait jamais remplir le chèque de leur moitié. Ne jamais le signer. La répartition du pouvoir est déséquilibrée et cela engendre du ressentiment des deux côtés.

Dans un des épisodes, vous allez chez le médecin pour vous renseigner sur la congélation de vos ovules et vous aviez commencé à vous faire des injections d’hormones. Les prenez-vous toujours ?

J’ai dû arrêter parce que faire des injections d’hormones est trop stressant et trop difficile à faire. Mais ce processus est quelque chose que je ferai. Je ne sais pas si je le ferai devant la caméra, c’est trop personnel, et les hormones chamboulent vraiment votre système. En gros vous êtes en train de cracher 30 à 40 ovules. Et je ne suis pas prête à me compromettre devant la caméra quand je le ferais.

Donc finalement vous aimeriez que votre partenaire porte votre enfant ?

Je veux vraiment avoir une relation stable avec quelqu’un et la voir porter mon enfant. J’ai toujours vraiment voulu ça et senti que ce serait la façon normale pour moi de faire les choses, et aussi, cela lui permet d’être liés à mon enfant. Et sinon, je ne suis pas opposée à 100% à l’adoption. Je suis sûre que je pourrais autant aimer un enfant s’il est adopté. Bien sûr, votre ego veut que vous transmettiez vos gènes.

Et vous avez de très bons gènes aussi.

[rires] Merci. Mais je veux perpétuer ma descendance, je veux transmettre mes gènes.

Vous pouvez transmettre vos gènes des abdos.

[rires] Oui ! Je lui ferai faire des abdos !

Interview Originale sur le Site Afterellen.com

A propos de Lou Morin

Lou Morin
Traductrice Anglais/Français

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