Vendredi 30 octobre 2009
12h30 – Il était une fois… (Red)
La séance Il était une fois… a un titre qui rappelle immanquablement le début des contes pour enfants. Et que se passe-t-il en général dans les contes pour enfants ? On rêve, oui, bonne réponse ! Mais on y tombe aussi beaucoup amoureux…! Cette thématique nous a permis de découvrir 7 courts-métrages sur le thème des rencontres, parfois romantiques, parfois non.
Pour la petite histoire, le début de la séance a été repoussé de quelques minutes, afin de permettre aux personnes qui avaient pu être retardées par les problèmes de métro de ne pas rater la projection.
Duck Soup (Fiction. Australia. 2007. Couleur. 4′)

Un tendre compliment devant un repas ordinaire. Qu’est-ce qui pourrait déraper ?
Avis personnel de Red.
Court-métrage plutôt étonnant et perturbant en raison des nombreux plans sur les canards et sur une femme qui en dévore et s’en gave littéralement ; elle a beau dire à son amie « I love duck soup, but I love you more », on comprend qu’il n’en est rien quand elle la laisse partir pour pouvoir finir le contenu de son assiette…
Chimère (Fiction. France. 2008. Couleur. 15′)

Clara, danseuse de cabaret, rencontre la divine Nova Vawn. Fascinée par l’ensorcelante chanteuse, Clara introduit Nova dans le cabaret de son père. Le monde idéalisé par Clara s’écroule à mesure qu’elle découvre le vrai visage de son idole.
Avis personnel de Red.
Un court-métrage visuellement très réussi avec des couleurs très chaudes et attractives, mettant en valeur les actrices. Par contre je n’ai pas accroché avec l’histoire que j’ai trouvée trop « déjà-vu » : une femme tombe amoureuse d’une femme fatale (mélange de Rita Hayworth et de Jessica Rabbit) qui se révèle être une véritable calculatrice. Même la musique m’a ennuyée…
Complément de Pumkin : N’écoutez pas Red, elle ne comprend rien aux films de gangsters ! Avec une actrice rousse aussi magnifique, on ne peut que fondre. Film esthétiquement sublime. De l’amour, de la trahison et du règlement de compte. Tous les ingrédients de la tragédie réunis. J’ai totalement adhéré pour l’ambiance rétro et la chute finale, dramatique et inéluctable.
Twende (Fiction. Norvège. 2009. Couleur. 24′)
Résumé Cineffable.
Un café sur une île du Nord et une rencontre entre deux femmes. Une collision de culture, de classe et d’âge qui tourne en mutuelle fascination, observée avec finesse et grande maîtrise par la jeune cinéaste norvégienne Lindsay Sanner.
Avis personnel de Red.
J’ai beaucoup aimé ce court-métrage. J’ai été séduite dès le départ par l’ouverture sur Ella courant dans un champ, mais aussi par cette jolie mélodie qui parsème le film et cette maîtrise des plans et de la caméra. L’histoire est originale et intéressante : deux femmes que tout oppose sont intriguées l’une par l’autre (et nous avec elles). La scène de « séparation » à la fin est très réussie également. Et pour ne rien gâcher, l’actrice qui interprète Ella est vraiment charmante et a des yeux magnifiques !
Complément de Pumpkin : Moi ce qui m’a le plus fascinée c’est le nombre de pintes de bière que les Norvégien(ne)s sont capables de s’enfiler. Rien que de les regarder, je me sentais pompette… Ce film a-t-il été sponsorisé par Duff ? Mystère ! [Complément d’opinion tout à fait indispensable, j’en conviens…]
Les lapines (Animation. Canada. 2008. Couleur. 3’15)

Résumé Cineffable.
Deux petites lapines, tombent amoureuses, s’unissent et fondent une famille en adoptant 8 petits œufs.
Avis personnel de Red.
Clip totalement décalé, où de petites lapines roses évoluent dans un univers carrément allumé. Visuellement c’est très réussi et réalisé avec la technique du stop-motion. On pourrait juste déplorer la voix (agaçante) des personnages et cette utilisation de la répétition comme « I love my girlfriend. I love Lali Lali Lali Lali. I love my girlfriend. »Mais en même temps c’est ce qui donne son côté unique à ce petit film, qui nous permet d’apprendre que les couples de lapines ont des bébés poulets. Vous ne le saviez pas ?
Complément de Pumpkin : Carrément DÉ-JAN-TÉ. Ou comment revisiter la chanson de Chantal Goya « Ce matin, un lapin… » Attention toutefois : la fin totalement inattendue et indéniablement « contre nature » peut heurter la sensibilité des jeunes spectateurs.
Lightswitch (Fiction. Australie. 2009. Couleur. 25′)
Résumé Cineffable.
Lorsque Danielle rencontre Shauna, leur attirance immédiate les emporte dans un voyage excitant mais semé de secrets et de dangers.
Avis personnel de Red.
Certaines rencontres peuvent changer le cours d’une vie. Voilà en gros l’une des leçons de ce court-métrage. Danielle qui est réservée va petit à petit au contact de Shauna prendre conscience de son envie de connaître le monde. C’est là l’autre leçon du film : il ne faut pas avoir peur de se jeter à l’eau pour vivre sa vie. Une très belle musique, de jolis paysages et un couple auquel on croit grâce à l’alchimie entre les actrices (de leur rencontre à leur rapprochement, leur relation est parfaite). En bref, un très bon court-métrage. En plus en bonus on a droit à un saut de trottoir à vélo…!
Complément de Pumpkin : Total coup de cœur pour Lightswitch en ce qui me concerne. (Par ailleurs très bien accueilli par les festivalières). Pas une fausse note, du romantisme, de la grosse cylindrée, des paysages et des actrices à vous couper le souffle. Un seul regret : le fait que ce soit un court métrage !
510 Meter über dem Meer (Fiction. Suisse. 2008. Couleur. 16′)
Résumé Cineffable.
Un petit aérodrome en Suisse. Simone doit aller enterrer son père mais manque sa correspondance. Nathalie attend mais elle ne sait pas encore qui. Deux inconnues qui se trouvent au cours d’une nuit et arrêtent le temps.
Avis personnel de Red.
Un très joli court-métrage plein de poésie. Simone semble désabusée par la vie ; elle rencontre par hasard Nathalie, une originale qui fait la collection d’objets étranges. Au milieu des avions qui décollent, les deux femmes vont se découvrir et commencer à s’apprivoiser l’une l’autre. En plus d’une image impeccable et d’une musique sympa, les dialogues sont très bien écrits. « Tu sais pourquoi on a les ongles sales le matin ? Car la nuit y colle encore. » Un petit film plein d’espoir, avec des personnages attachants et dont j’aurais voulu qu’il dure plus longtemps.
Complément de Pumpkin : Je pense que Red va me taper si je dis que l’acteur que j’ai préféré dans ce film, c’est le crabe, donc je préfère m’abstenir et me taire…
Réponse de Red : Oui parfaitement, tais-toi !
Tanz ins Glück (Fiction. Suisse. Couleur. 16′)

Résumé Cineffable.
Anna est femme de ménage. Chaque nuit elle nettoie le bureau d’Helen, cadre dans le milieu de la finance. Les deux femmes n’auraient jamais dû se rencontrer. Pourtant un jour elles se retrouvent dans un cours de salsa…
Avis personnel de Red.
Court-métrage complètement déjanté et très drôle, qui m’a fait rire du début à la fin. Les personnages sont certes caricaturés de par la femme de ménage qui nettoie en dansant telle une Cendrillon moderne ou de par la patronne sévère, coincée et garçonne. Mais voilà leur rencontre en cours de danse est tellement drôle tout comme ces scènes kitsch qui parsèment le film qu’on est obligée d’avoir le sourire aux lèvres quand la lumière se rallume.
Complément de Pumpkin : Une sorte de Dancer in The Dark version romantico-comique ou la rencontre improbable d’un patronat rigidifié avec un prolétariat décomplexé, tout ça grâce à l’intervention de Cupidon himself. Divertissant et inspiré.
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