III/ LA PROGRAMMATION ET LES FILMS PRESENTÉS :
La programmation du festival a proposé cette année environ 70 films, qui ont été projetés sur 5 jours. Ce qui est intéressant dans le festival, c’est que les films n’étaient pas diffusés au hasard, mais intégrés dans des séances thématiques. On pouvait ainsi assister à une séance sur le sport, à une séance sur la différence butch/fem, etc. L’avantage de ce principe, c’est que cela permettait de retrouver à la fois des documentaires, des films et des courts-métrages au cours d’une même séance ; et cela permettait également de ne pas passer du coq à l’âne en une minute.
Concrètement les séances commençaient à midi environ et s’enchaînaient les unes à la suite des autres jusqu’au soir vers minuit ; chaque séance durait environ deux heures et demi et pouvait comporter un ou plusieurs films séparés par de petits « blackouts ». Les tickets fonctionnaient à la séance (et non pas au film ; grâce à un ticket vous pouviez donc voir plusieurs films), c’est-à-dire, que vous achetiez une place pour une séance de deux heures et demi. Vous pouviez aussi acheter un pass pour plusieurs séances ou un pass illimité qui vous donnait accès à toutes les séances sans restrictions aucune.
L’équipe du festival avait également concocté une petite bande-annonce contenant des extraits de films, courts-métrages ou documentaires de la sélection, sur fond de Fuck You de Lily Allen ; très drôle, ce petit clip composait invariablement le début de chaque séance et était l’objet d’un véritable jeu : mais quels films se cachaient donc derrière ces extraits ?? (D’ailleurs on pouvait remplir un bulletin et celles qui avaient trouvé les bonnes réponses pouvaient être tirées au sort pour gagner un pass illimité pour l’année suivante).
Dernière chose importante par rapport aux séances et aux projections : tous les sous-titres et traductions avaient été effectués par les bénévoles cineffabuleuses. En plus d’avoir traduit les dialogues, elles s’occupaient en direct de leur mise en ligne…! Elles devaient appuyer sur une touche à chaque fois pour faire apparaître chaque ligne de sous-titre (le niveau de concentration devait être extrême !!!). C’est l’un des côté artisanal du festival, le moment où l’on voit qu’il est fait avec trois bouts de ficelles et de la bonne volonté parfois.
Nous avons assisté au maximum de séances possible. À tour de rôle, Pumpkin et moi allons vous expliquer le thème de la séance, nous allons vous résumer les films, puis vous donner nos avis dessus. Nous avons été rejointes pour certaines de ces séances par deux autres membres de l’équipe : parfois par Virginie Pécoult, parfois par Gaëlle Carrion.
Nous avons choisi de vous présenter les films dans l’ordre dans lequel nous les avons vus, en gardant la trame des différentes thématiques.
Jeudi 29 octobre 2009
Le jeudi a eu lieu l’ouverture du festival. Plusieurs membres de l’équipe nous ont accueillies avec un discours frais et plutôt drôle. Elles ont rappelé le côté autogéré du festival et pourquoi il a été créé, avant de nous expliquer dans les grandes lignes les thématiques qui allaient être abordées cette année. Seul bémol : l’hommage un poil trop convenu et classique à la réalisatrice Carole Roussopoulos (auteure du documentaire Debout !).
20h00 – Concert de Mélissa Laveaux (Red)
Mélissa Laveaux est une jeune chanteuse canadienne de 24 ans, qui a des origines haïtiennes. C’était un concert frais, avec des interventions très drôles de la chanteuse, qui nous a permis d’apprendre tout plein de choses à la fois sur son coming-out et sur ses premières expériences, mais aussi pas mal d’anecdotes sur les rondes et l’homosexualité.
Accompagnée d’une percussionniste partie trop tôt en cours de concert (noooooonnn, reviens !!!!), mais revenue à la fin pour notre plus grand bonheur (ouf !), elle nous a proposé des chansons aux sonorités parfois différentes les unes des autres, des chansons dans lesquelles on pouvait reconnaître en tendant l’oreille des influences diverses. Autre point fort de ses chansons : les textes, dont les paroles souvent très drôles, portaient parfois un regard décalé, parfois naïf sur les choses.
En bref une très jolie découverte, une chanteuse spontanée, fraîche, pleine d’humour et à la voix peu commune qui nous a permis de passer un bon moment (qu’on aurait voulu durer plus longtemps) ; que dire à part merci Mélissa ?
(Mélissa Laveaux à gauche, avec sa magnifique robe verte volée à sa mère, mais chut, c’est un secret !)
Complément de Pumkin : Que dire ? Moi, je sais ! On peut lui dire bravo, puisque c’est elle qui a remporté le concours d’affiche cette année… Personnalité aux multiples talents donc !
21h00 – Film d’ouverture – Ghosted (Pumkin)
Résumé Cineffable.
Une jeune Taïwanaise débarque à Hambourg pour rencontrer son oncle et en apprendre davantage sur son défunt père. Elle fait la connaissance d’une vidéaste… Le nouveau film de Monika Treut, présenté à la Berlinale 2009.
Avis personnel de Pumpkin.
Je relis mon calepin magique et pour Ghosted… il s’avère que j’ai écrit le titre, puis page blanche ! Sans doute n’étais-je pas encore bien imprégnée de mon rôle de journaliste à cet instant… Comment définir Ghosted en quelques mots ? Intéressant mais inégal. Envoûtant mais inachevé. Quelque part, on m’a invitée au voyage mais je suis restée sur le bord de la route. Certaines apprécieront que la fin reste « ouverte ». Pour ma part, elle m’a plus décontenancée qu’autre chose…
Complément de Red : Tout à fait d’accord, je n’ai pas du tout accroché. Sur mon bloc-notes à moi, on peut lire qu’on a du mal à entrer dedans et que la manière de filmer caméra au poing est plutôt gênante…
Univers-L Toute la Culture Lesbienne


