La cineffabuleuse aventure de deux Magali au festival

Les filles de Paris (Documentaire. France. 2008. Couleur. 50′)

Les Filles de Paris

 Résumé Cineffable.

Les Flamming Pussy. L’histoire du groupe, de sa première formation “riot girls” dans les années 90, aux années de résidence au Pulp, le club mythique des filles parisiennes (2000) jusqu’à leur travail actuel en studio et en tournée.

Avis personnel de Red.

Autant le dire tout de suite : je n’ai pas du tout accroché avec ce documentaire. Le début du reportage n’était pourtant pas mal et nous promettait de passer un bon moment : on passe d’un générique rock plutôt réussi à un point sur les lieux de rassemblement lesbien (passés et présents). Seulement voilà, le film se perd très vite en contemplation du groupe Flamming Pussies et surtout de leur leader ; elle monopolise la parole et parle beaucoup (surtout d’elle, d’elle, d’elle, encore d’elle et de son œuvre…). En bref un reportage désordonné, superficiel et au discours confus. Je me demande encore quel était l’intérêt de ce reportage…

20h00 – Hannah Free (Pumkin)

Une thématique dédiée à ces couples qui durent et dont les sentiments ont su résister aux obstacles et aux épreuves du temps.

Love sucks (Fiction. États-Unis. 2008. Couleur. 10′)

Love Sucks

 Résumé Cineffable.

Pour ce couple de vampires lesbiennes, l’éternité est une histoire de co-dépendances successives et entremêlées.

Avis personnel de Pumkin.

Vampires et lesbiennes, même combat ! Tandis que Margaret est une vampire fière de sa condition et qui s’assume (elle travaille même à l’hôpital pour pouvoir voler le sang des mourants), Jane refuse cette fatalité. Cela crée donc des tensions entre elles, les conduisant à suivre une thérapie de couple. À voir pour le portrait croquignolet de la thérapeute et parce que c’est rassurant de constater que tout comme nous, les vampires s’engueulent !

Hannah Free (Fiction. Etats-Unis. 2009. Couleur. 82′)

Hanna Free Résumé Cineffable.

Hannah et Rachel ont grandi dans la même petite ville du Midwest américain. Hannah est devenue une lesbienne convaincue et aventureuse tandis que Rachel est une femme au foyer forte mais discrète. Au cours de nombreux aller-retours entre passé et présent, ce film raconte l’amour entre ces deux femmes et montre comment il a su résister à un mariage, une guerre mondiale, des infidélités, et le rejet de leur famille… Un film fort et émouvant. Prix du public au Festival International du Film Gay et Lesbien de Philadelphie.

Avis personnel de Pumkin.

Les organisatrices distribuaient des mouchoirs avant le début de la séance : ne vous demandez pas pourquoi ! Amatrices de films É-MOU-VANTS, précipitez-vous car tous les ingrédients sont réunis pour vous faire verser une larme : un amour contrarié mais indéfectible, une femme au foyer désespérée, une aventurière au grand cœur qui sait couper du bois, une existence paisible dans un endroit où même les écureuils se déplacent lentement… Ce film retrace le destin tumultueux de deux âmes sœurs qui se sont trouvées dès l’enfance et que les aléas de la vie n’arriveront pas à séparer. Le ton est léger mais aborde aussi des sujets graves comme la maladie ou l’euthanasie. Une interprétation magistrale pour un film bouleversant.

Complément de Red : Le personnage de Hannah âgée m’a complètement fait fondre : pétillante et avec la réplique qui tue. Elle sait que les jours de la femme qu’elle aime sont comptés et la seule chose qu’elle veut est pouvoir lui dire au revoir. Même si j’ai moins accroché avec les flashbacks ni avec le personnage de la petite fille (qui est comme de comme par hasard lesbienne elle aussi), j’ai aimé ce film. Une belle réflexion sur le côté inadapté et insensible de certaines maisons de retraite et sur l’amour. Voilà ce qui ressort du personnage d’Hannah et de ses discussions fictives avec sa bien-aimée : l’amour qu’il y avait entre elles.

22h00 – Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le SM (Pumkin)

Là je vis un grand moment de solitude, à me demander pourquoi diable j’ai réclamé le droit de commenter cette thématique. Peut-être parce que je suis maso sur les bords…

Plus sérieusement, cette séance était attendue de pied ferme, aussi bien par les curieuses (dont nous faisions partie), les amatrices du genre, mais aussi par des opposantes farouches qui ont distribué des tracts tout au long du festival. Elles reprochaient que l’on mette en avant cette pratique qui fait la part belle à l’objetisation du corps, la soumission, la domination. Des éléments selon elles totalement incompatibles avec la liberté et l’image de la femme et surtout, le féminisme prôné par ce festival.

Le SM est donc un sujet qui dérange, propice à la controverse et à la polémique. Pourquoi ? Très certainement parce qu’il reste méconnu et souvent diabolisé. Il est vrai que tout le monde a sa petite idée sur la question, mais au final, qui maîtrise vraiment le sujet ? Cette séance avait pour but de nous donner une vision plus neutre du SM, loin des clichés persistants et des idées que l’on peut s’en faire. Mission pas tout à fait réussie, il me semble, car les préjugés ont la vie dure, mais cela nous aura au moins invité au questionnement.

[À noter que contrairement à ce que l’on aurait pu craindre, le dialogue a quand même pu avoir lieu sans qu’aucune confrontation ne soit à déplorer.]

Vicious (Clip. France. 2008. Couleur.3’)

Vicious

 Résumé Cineffable.

Un petit clip de Mz Sunday Luv… très attachante !

 Avis personnel de Pumpkin.

Vous habitez près d’un Leroy Merlin ? Courez vite acheter 11 mètres de corde et un drapeau à damiers et vous pourrez refaire chez vous à moindres frais le clip Vicious. Demandez à une âme charitable de vous ligoter solidement puis gesticulez sur le sol en criant à qui veut l’entendre à quel point vous êtes arrogante. C’est officiel : vous êtes une star !

Belle de nature (Fiction. France. 2009. Couleur. 12′)

Belle de Nature

 Résumé Cineffable.

Plus les nœuds se resserrent autour de son corps et plus l’imagination de Clara s’envole. Elle se retrouve alors, nue, à l’orée d’un bois, pour rejoindre son amante sylvestre.

 Avis personnel de Pumkin.

Quand on se promène nue comme un ver dans la forêt, on découvre bien vite à ses dépens que le vent ça décoiffe, les épines ça pique, les orties ça flagelle, les troncs ça égratigne et les fougères, ça fesse. Au détour d’une rencontre bucolique avec des insectes pas aussi charmants que dans Winnie L’Ourson, notre héroïne explore la nature et ses pièges. En même temps, quand on voit comme elle en redemande, on en vient à s’interroger : n’aurait-elle pas orchestré tout ça depuis le début ? Commentaire dubitatif de Red : « C’est quoi le message ? Venez visiter la Normandie ? »

Complément de Red : J’ai adoré ce court-métrage ! J’ai rarement autant ri devant un film qui a priori ne s’y prêtait pas ! Mention spéciale à la séance de flagellation à la fougère !! N’empêche j’ai trouvé un autre message possible de ce court : aimez la nature, elle vous le rendra.

The Thorny Rose (Fiction. États-Unis. 2008. Couleur. 9′)

The Thorny Rose

 Résumé Cineffable.

Une thérapeute qui a perdu le contact avec ses sensations et ses émotions fait appel à une dominatrice pour l’aider à dépasser son blocage et découvre que la dominatrice a, elle-même, quelques petits blocages.

Avis personnel de Pumpkin.

Bonne surprise pour moi : ce qui ressemble au premier abord à une grosse parodie aux ficelles énormes (les fouets à clous ne sont pas mal non plus) s’avère beaucoup plus subtile et emprunt de psychologie qu’il n’y paraît. Questionnement sur l’image que l’on donne et la réalité, la douleur physique et celle, beaucoup plus difficile à déceler : la douleur émotionnelle. Faire passer tout ça en 9 minutes et sous couvert d’humour, j’estime que c’est une prouesse.

Sarania (Fiction. États-Unis. 2004. Couleur. 20’)

Sarania

 Résumé Cineffable.

Un film sous forme de métaphores qui explore les concepts d’enfermement et de liberté.

Avis personnel de Pumkin.

Une image traumatisante restera à jamais gravée dans mon esprit (c’est pourtant pas faute d’avoir essayé de l’oublier) : celle de cette femme, enroulée dans du film alimentaire et faisant un trou pour se masturber, tout ça sur une musique disco donnant à la scène un faux air festif. Le résumé Cineffable me donne quelques éclaircissements métaphoriques… À vous de voir, mais moi, depuis ce jour, en cuisine, je n’utilise plus que du papier d’alu…

Complément de Red : J’avoue avoir été traumatisée tout autant que toi…

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