The Watermelon Woman

Un film engagé sur l'homosexualité et les relations interraciales

Année de Production : 1996

Réalisation : Cheryl Dunye

Scénario : Cheryl Dunye

Avec : Cheryl Dunye (Cheryl), Guinevere Turner (Diana), Valarie Walker (Tamara), Lisa Marie Bronson (Fae Richards “The Watermelon Woman”), Cheryl Clarke (June Walker), Irene Dunye (Elle-même), Brian Freeman (Lee Edwards)

Nationalité : Américaine

Genre : Drame, Romance

Durée : 1h 25min.

Titre Original : The Watermelon Woman


Interview(s) :

Interview de Cheryl Dunye

The Watermelon Woman : Résumé

Dans ce film, Cheryl est une jeune femme lesbienne noire qui travaille dans un magasin de vidéos. Passionnée par le cinéma, elle décide un jour de réaliser son propre film. Intriguée par une actrice noire nommée The Watermelon Woman, Cheryl entreprend alors de tourner un documentaire sur cette dernière.

La jeune réalisatrice découvre bientôt que The Watermelon Woman dont le vrai nom était en réalité Fae Richards, entretenait une relation amoureuse avec la réalisatrice de ses films. Fae était une homosexuelle noire, amoureuse d’une blanche. Au moment où elle découvre cela, Cheryl est elle-même attirée par Diana, une jeune lesbienne blanche.

Dans ce film, Cheryl est une jeune femme lesbienne noire qui travaille dans un magasin de vidéos. Passionnée par le cinéma, elle décide un jour de réaliser son propre film. Intriguée par une actrice noire nommée The Watermelon Woman, Cheryl entreprend alors de tourner un documentaire sur cette dernière. La jeune réalisatrice découvre bientôt que The Watermelon Woman dont le vrai nom était en réalité Fae Richards, entretenait une relation amoureuse avec la réalisatrice de ses films. Fae était une homosexuelle noire, amoureuse d'une blanche. Au moment où elle découvre cela, Cheryl est elle-même attirée par Diana, une jeune lesbienne…

L'avis d'Univers-L

Scénario/Réalisation
Casting
Lez/Bi Quantité
Lez/Bi Qualité

Résumé : Un film indépendant qui sort de l'ordinaire...

Note des lectrices : Soyez la première !
68

Un film surprenant et attirant. Il se présente comme un documentaire et entremêle à outrance la réalité (par exemple lorsque Cheryl évoque le film Go Fish avec cette déclaration “Guin and Rose” et que quelques instants plus tard apparaît Diana, interprétée par Guinevere Turner, elle-même) et la fiction (notamment avec l’histoire d’amour entre Cheryl et Diana). Au final, ce docu-fiction semble très autobiographique puisque la mère de Cheryl apparaît et que la jeune femme joue son propre rôle. En même temps, on est déçu de découvrir que The Watermelon Woman n’a jamais existé, qu’elle a été inventée de toute pièce. Cela d’autant plus que Cheryl dresse un superbe portrait de cette actrice et qu’elle lui donne une vie, à la fin du film.

Disposant d’un mince budget, The Watermelon Woman ressemble à un film expérimental et se compare donc aisément avec Go Fish. Pourtant, il va plus loin en traitant de l’identité lesbienne, de l’identité noire, de l’homophobie et du racisme et en abordant les relations interraciales. Ce long métrage délivre un vrai message avec humour, autodérision, sans se prendre au sérieux. C’est assurément ce qui fait tout son charme.

Le pire réside sûrement dans le fait que Cheryl réalise en même temps que le spectateur que ce qu’à vécu la soit disante Fae Richards à son époque, elle continue à le vivre aujourd’hui.

L’histoire d’amour n’est pas au centre de The Watermelon Woman, le véritable sujet est la quête de soi à travers un personnage « historique ». Un film intéressant, sexy et inoubliable qui a déjà 10 ans mais ne les fait pas tant il reste d’actualité.

A voir.

The Watermelon Woman : Critiques Presse et Récompenses

Vainqueur d’un Teddy Award en 1996 dans la Catégorie Meilleur Film au Festival International du Film de Berlin.
Prix des Critiques en 1996 aux L.A. Outfest.
Prix des Critiques en 1996 au Festival du Film de Turin.

“Funny, adventurous, wonderful ” (New York Times)
“The sort of film Spike Lee would make if he were both smarter and a dyke.” (L.A. Weekly)
Go Fish meets She’s Gotta Have It !” (Houston Press)

The Watermelon Woman : Extraits

CHERYL  : Hey! Hey, vous êtes Martin Pumphrey !
MAGICIEN DE RUE : Non madame, je suis un magicien.

CHERYL : Watermelon Woman. Est-ce que vous pensez que vous avez entendu parler d’elle ?
INTERVIEWÉES  : Non.

CHERYL  : Ma mère a été la première personne que j’ai appelée parce que je savais qu’elle aurait quelque chose à dire sur The Watermelon Woman. C’est une sorte de collectionneuse. […] Elle ne jette jamais rien. Elle garde les choses au sous-sol.

MÈRE DE CHERYL  : La boîte est dans le placard. Pourquoi ne m’écoutes-tu pas, Cheryl ?
CHERYL  : Rrrrr, maman.

CHERYL  : Donc, tu as vu un grand nombre de films dans les années 30, n’est-ce pas ?
MÈRE DE CHERYL  : Oh oui, un grand nombre de films.
CHERYL  : Et l’un de ces films était interprété par The Watermelon Woman, n’est-ce pas ?
MÈRE DE CHERYL  : Par qui ?
CHERYL  : The Watermelon Woman. Souviens-toi, la fille dont nous avons parlé.
MÈRE DE CHERYL  : Je n’ai jamais entendu The Watermelon qui ? Je n’ai jamais entendu parler de The Watermelon Woman.

A propos de Isabelle B. Price

Isabelle B. Price
Créatrice du site et Rédactrice en Chef. Née en Auvergne, elle s’est rapidement passionnée pour les séries télévisées. Dès l’enfance elle considérait déjà Bioman comme une série culte. Elle a ensuite regardé avec assiduité Alerte à Malibu et Les Dessous de Palm Beach avant l’arrivée de séries inoubliables telles X-Files, Urgences et Buffy contre les Vampires.

Répondre