The Duke Of Burgundy

Bien loin du 50 Nuances de Grey lesbien annoncé

Année de Production : 2014

Date de Sortie : 17 Juin 2015

Réalisation : Peter Strickland

Scénario : Peter Strickland

Avec : Sidse Babett Knudsen (Cynthia), Chiara D’Anna (Evelyn), Kata Bartsch (Dr. Lurida), Monica Swinn (Lorna), Eugenia Caruso (Dr. Fraxini)

Nationalité : Anglaise

Genre : Drame, Erotique

Durée : 1h 44min.

Titre Original : The Duke Of Burgundy


Interview(s) :

Interview de Peter Strickland  pour le site Moveablefest.com

The Duke Of Burgundy : Résumé

Cynthia est une lépidoptériste (une spécialiste des papillons pour les non-initiés) qui vit dans une grande demeure à l’écart de la ville. Elle entretient une relation très particulière avec sa femme de ménage, l’intrigante et froide Evelyn. En effet, lorsque cette dernière fait une erreur, elle la punit…

Plus les jours passent et plus la notion d’erreur et de punition se répète, comme un scénario bien huilé. On découvre alors que ce n’est pas Cynthia qui tire les ficelles de ce jeu sadomasochiste, mais bien Evelyn qui souhaite aller de plus en plus loin dans la souffrance pour éprouver du plaisir…

Cynthia est une lépidoptériste (une spécialiste des papillons pour les non-initiés) qui vit dans une grande demeure à l’écart de la ville. Elle entretient une relation très particulière avec sa femme de ménage, l’intrigante et froide Evelyn. En effet, lorsque cette dernière fait une erreur, elle la punit... Plus les jours passent et plus la notion d’erreur et de punition se répète, comme un scénario bien huilé. On découvre alors que ce n’est pas Cynthia qui tire les ficelles de ce jeu sadomasochiste, mais bien Evelyn qui souhaite aller de plus en plus loin dans la souffrance pour éprouver du plaisir...

L'avis d'Univers-L

Scénario/Réalisation
Casting
Lez/Bi Quantité
Lez/Bi Qualité

Résumé : Une oeuvre d'art cinématographique

Note des lectrices : 2.79 ( 12 votes)
69

The Duke Of Burundy est un film intrigant, captivant et dérangeant à la fois. J’ai été happée dès les premiers instants par la photographie tout simplement incroyable. Il y a un véritable travail sur l’image, sur les couleurs, sur la lumière. On sent que le réalisateur avait à cœur cet aspect-là. C’est sombre, étouffant, et en même temps capitonné, comme un tapis épais un peu trop confortable qui étoufferait tout bruit. Même si je ne suis pas une spécialiste du cinéma, je sais qu’à travers le décor utilisé et cette photographie, le réalisateur, Peter Strickland a fait référence à des œuvres cinématographiques passées, notamment des années 70.

Les actrices sont incroyables. Au début j’ai été un peu bloquée par le côté froid et distant. Je trouvais qu’aucune émotion ne se lisait sur leurs visages et ça m’ennuyait. J’avais peur de ne pas m’attacher aux deux personnes surtout au vu du sujet et de l’atmosphère. Et puis la façade se craquèle et on découvre tout le talent des comédiennes. J’ai particulièrement été époustouflée par Sidse Babett Knudsen dans le rôle de Cynthia qui révèle une fragilité et un mal-être incroyables à travers des gestes et des paroles pourtant très répétitifs.

Parce que le concept du film n’est pas évident au départ, la prestation des deux actrices principales à d’autant plus d’importance. En effet, la même scène se rejoue tous les jours de manière très semblable. Et ce sont les mêmes dialogues ce qui a un côté déconcertant. Evelyn arrive systématiquement en sonnant à la porte, Cynthia lui ouvre en lui précisant qu’elle est en retard et Evelyn s’excuse puis Cynthia précise qu’elle va le regretter, etc… C’est le même rituel qui va petit à petit montrer toutes ses faiblesses et ratés.

Ce qui est quand même incroyable c’est que les papillons qui pourraient être colorés, jolis et stéréotypé du beau deviennent ici limite angoissants et repoussants. Le bruit qu’ils font donne presque mal à la tête et en même temps, plus on en apprend plus on est captivé. Le parallèle avec la relation entre Evelyn et Cynthia est évident. Et des métaphores il y en a de nombreuses dans ce long-métrage lesbien qui aurait aussi bien pu être hétérosexuel. Pour autant, on est très loin du 50 Nuances de Grey Lesbien annoncé. Ce film est une œuvre d’art et non pas un long-métrage commercial.

Même si j’ai vu de très nombreux films lesbiens et LGBT, je dois avouer que ce long-métrage ne m’a pas laissée indifférente. J’ai été à la fois fascinée par le talent d’auteur et de réalisateur de Peter Strickland et en même temps dérangée et étouffée par l’atmosphère de cette histoire. The Duke Of Burundy est un film inoubliable qui ne laisse pas indifférent. À découvrir absolument.

The Duke Of Burgundy : Critiques Presse et Récompenses

Vision Award pour Peter Strickland au Hamptons International Film Festival en 2014.

Grand Prix du Jury pour Peter Strickland au Festival du Film de Philadelphia en 2014.

The Duke Of Burgundy : Extraits

CYNTHIA : Tu es en retard.
EVELYN : Je suis désolée.
CYNTHIA : Tu vas l’être.

EVELYN : Pinastri. Pinastri. Pinastri. Pinastri. Pinastri. Pinastri. Pinastri. Pinastri.

EVELYN : Je t’aime. Tu es à moi maintenant.

EVELYN : Je t’aime. Je sais que j’ai une manière différente de le montrer mais je t’aime.

CYNTHIA : Tu va bien ?
EVELYN : Bien sûr.
CYNTHIA : Tu es certaine ?
EVELYN : Je suis sûre. Je suis sûre ne t’inquiète pas. Tout va bien. Tout va plus que bien.
CYNTHIA : Vraiment ?
EVELYN : Vraiment. Tout va bien.

A propos de Isabelle B. Price

Isabelle B. Price
Créatrice du site et Rédactrice en Chef.Née en Auvergne, elle s’est rapidement passionnée pour les séries télévisées. Dès l’enfance elle considérait déjà Bioman comme une série culte. Elle a ensuite regardé avec assiduité Alerte à Malibu et Les Dessous de Palm Beach avant l’arrivée de séries inoubliables telles X-Files, Urgences et Buffy contre les Vampires.

Un commentaire

  1. j’ai pu voir ce film et je n’ai vraiment pas aimé, l’histoire entre ca patronne et son employée est très cliché même un peu perverse

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