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Lou Morin a écrit un nouvel article, Once Upon a Time : Interview de Lana Parrilla, l’interprète de Regina Mills / La Méchante Reine il y a 11 ans et 8 mois
Once Upon a Time a été la première série que j’ai récapitulée sur Afterellen et ce fut la passion des fans pour le SwanQueen lors du premier femslash tournament [ndlt : concours sur Afterellen.com qui désigne le meilleur couple imaginaire lesbien des séries télévisées] qui m’a poussée à récapituler la série en premier lieu. Le fan club grandit encore et toujours à chaque épisode et, cette année, dans le troisième femslash madness tournament annuel, le SwanQueen a été couronné vainqueur.
Je suis entrée en contact avec Lana Parrilla pour lui parler de sa victoire, de ce qu’elle pense du SwanQueen et de ce à quoi l’on peut s’attendre pour Regina dans la saison quatre. Je ne vais pas faire comme si vous étiez intéressés par ce que j’ai à dire, donc sans plus de cérémonie mesdames et mes shippers : Lana Parrilla !
Nous vous avons demandé cette interview en partie parce que lors de notre dernier femslash tournament – en gros, un concours avec les femmes de fiction que l’on aimerait voir ensemble – le SwanQueen a gagné. Je suis sûre que vous en avez entendu parler.
Surprenant ! [rires] Mais fantastique !
Je me demandais si vous aviez des idées sur ce qui, chez Emma et Regina et dans leur relation, pousse les gens à vouloir les voir ensemble.
Je pense que ce sont deux femmes très fortes, puissantes, intelligentes et attirantes [rires]. Désolée, je suis subjective. Il y a une brune aux yeux marron foncé et étouffants, et puis il y a cette blonde aux yeux bleus très… Emma a une nature différente de Regina. Elle est beaucoup plus athlétique, plus active, avec une force physique différente de celle de Regina. Regina a un pouvoir intérieur et c’est également très attirant, c’est une sorcière avec un humour et une insolence que l’on aime tous. Elle peut aussi être très narquoise. Il y a beaucoup de choses qui rapprochent ces deux personnages et je comprends pourquoi les gens veulent les voir ensemble. Il y a également eu des tensions entre elles au fil des années ; elles se battent constamment l’une contre l’autre mais ne se sont jamais vraiment blessées physiquement. Il existe donc cette tension qui, je pense, peut être perçue comme sexuelle par beaucoup de personnes, particulièrement les SwanQueens.
Je suis tout à fait d’accord. Avez-vous déjà eu l’occasion de voir des vidéos de fans ou d’autres types de fan art ?
Oh, oui ! Certaines sont magnifiques, certains dessins… j’ai vu ces dessins animés de nous et il y a aussi ces esquisses magnifiques, géniales. Je trouve ça beau. Il y a beaucoup de fan arts, DES TAS. J’en possède pas mal aussi. Certains sont si beaux que je les accroche au mur. Je n’ai pas de fan art SwanQueen sur mon mur pour l’instant, mais j’ai une superbe peinture de la Méchante Reine, qui est tout bonnement éblouissante.
Aviez-vous prévu d’être une telle icône pour les lesbiennes et bisexuelles avec ce rôle ? Comment avez-vous vécu ça ?
Je ne m’y attendais pas parce que, vous savez, ce n’est pas l’histoire que racontent les producteurs et quand je travaille sur Regina je me concentre principalement sur l’histoire qu’ils racontent. Ça m’a surprise parce que je ne l’avais pas anticipé, mais j’aime tous nos fans. Il y a beaucoup de ships différents dans la série : Robin des bois et Regina, Capitaine Crochet et Emma Swan, parfois ils ont même mis ensemble Aurore et Mulan. Je soutiens tous les couples, vraiment. Je soutiens toutes les relations qu’ils ont créées et tout ce que le public espère voir. J’aime simplement le fait que notre public puisse voir ces personnages et s’identifier à eux. Et avec Regina et Emma toutes deux mamans je comprends que ce soit un ship évident que beaucoup de lesbiennes soutiennent et espèrent voir se réaliser.
Avez-vous une scène préférée entre Emma et Regina pour l’instant ?
Oui, il y en a des tas. Il y en a plein ! L’une de mes préférées est, je crois que c’est à la fin de la seconde saison, quand elles sont toutes les deux dans la caverne et qu’elles tiennent cet énorme diamant – pardonnez-moi je ne me souviens plus du nom exact qu’il avait dans le scénario, c’était il y a plus d’un an et demi. Pendant les deux premières saisons nous avions vu ces deux femmes se battre l’une contre l’autre et ce fut la première fois où nous les voyions se soutenir et travailler ensemble, ce fut un grand tournant pour nos personnages. C’est l’une de mes scènes préférées.
Emma et Regina ont fait tellement d’efforts pour arriver là où elles en sont aujourd’hui, pour réussir à s’entendre. Est-ce que le fait qu’Emma ramène Marianne risque de mettre en péril cette relation ?
Oui, je crois [rires]. Mais une fois encore, c’est la tension entre ces deux personnages que nous aimons voir. Oui, je pense que Regina se sent extrêmement trahie par Emma et cela aura des répercussions dans la saison à venir. Emma sentira une distance, une haine et une colère envers elle de la part de Regina. Cependant, il est évident que ces deux femmes sont devenues très proches de par leur fils. Et au final, elles sont une famille. Donc, je ne les vois pas se blesser physiquement, vouloir se tuer ou entraîner la mort de l’une ou l’autre parce qu’elles sont une famille. Elles auront des conflits familiaux, des disputes et autres mais je crois qu’elles trouveront un moyen de les résoudre.
Au début de la série, la mort aurait été quelque chose que Regina aurait souhaité pour Emma ; elle a tellement évolué. Que pouvez-vous nous dire de l’évolution de Regina pour cette saison puisque, apparemment, elle pourrait refaire un pas en arrière ?
Pour l’instant nous en sommes à l’épisode six, et dans le dernier épisode de la dernière saison, Elsa est apparue comme par magie donc nous sommes en plein dans l’histoire de la Reine des neiges. Et là où Emma intervient c’est qu’elle a en quelque sorte créé cet énorme problème, pas vrai ? Elle a voyagé dans le temps et a rapporté des choses et des personnes auxquelles elle ne s’attendait pas, donc elle se concentre sur la résolution de ce problème. Et Regina est plutôt bien prise par l’histoire de Robin des bois et Marianne. Je crois que c’est une chose à laquelle elle ne s’attendait pas : elle avait enfin trouvé son bonheur et il lui a été arraché. Dans la première partie de la saison, elle gère ça, elle essaye de gérer son cœur brisé, les répercussions du retour de la femme décédée de Robin des bois [rires], ce que cela engendre pour leur relation et la façon dont Emma et elle-même vont pouvoir continuer à être civiles l’une envers l’autre maintenant que Marianne est de retour. Donc voilà l’histoire principale de Regina pour cette première partie de saison.
Est-ce que Regina et Elsa interagiront ensemble ? Y aura-t-il un Méchante Reine versus Reine des neiges ?
Oui, il y a un peu de ça, elles interagissent un peu. Je ne peux pas trop vous en dire, il faut que je garde mon travail [rires].
Très bien ! Qu’est-ce que vous préférez chez Regina ?
Regina me tient tout le temps en haleine. C’est un personnage très complexe, elle me surprend constamment. J’aime son désir ardent pour le changement et l’évolution, elle ne se contente plus de ce qu’elle est – elle avait l’habitude, lorsqu’elle était la Méchante Reine, d’être catégorique : elle voulait rester qui elle était, elle n’arrêtait jamais, elle était sans cœur, extrêmement impulsive. Aujourd’hui, elle s’est rachetée et tout cela résulte de l’amour qu’elle porte à Henry. Et je crois que grâce à cela elle apprécie réellement cette nouvelle « elle » devenue gentille et essayant de faire les choses bien. Et pourtant nous aimons la Méchante Reine en elle, nous aimons la Regina narquoise, celle qui se déchaîne contre les autres, impulsive et sarcastique, mais les vieilles habitudes ont la vie dure, elle aura toujours un peu de ça en elle. Je crois que ce que j’aime chez elle c’est qu’elle cherche constamment à évoluer, c’est une qualité merveilleuse chez tout être humain, et voir ça chez un personnage de fiction télévisée est encore plus intéressant, en tout cas pour moi, l’actrice. C’est divertissant également, extrêmement divertissant.
J’ai demandé à quelques-uns de nos lecteurs ce qu’ils voudraient que je vous demande et une chose est revenue à plusieurs reprises. Que les fans soient pour le SwanQueen ou pour une autre relation entre deux femmes, beaucoup de réponses négatives qu’ils ont reçues disaient que les relations lesbiennes « n’avaient rien à faire » dans les contes de fées ou dans les « séries familiales ». Avez-vous des conseils pour les personnes qui se sentent attaquées parce qu’elles veulent voir une relation homosexuelle dans une série telle que Once Upon a Time, pour ces personnes qui sont harcelées parce qu’elles sont LGBT ou parce qu’elles les défendent ?
Je ne cautionne pas le harcèlement, point. Je crois que tout le monde a le droit de ressentir ce qu’il veut et de l’exprimer. Je suis pour la liberté d’expression et la liberté de discours, je suis pour. Je crois que si quiconque a une espèce de fantasme pour n’importe quel personnage qui le touche ou l’inspire, personne n’a à y redire. Personne. Je crois que tout le monde peut ressentir ce qu’il veut. Je ne pense pas nécessairement que les personnages évolueront dans ce sens parce que ce n’est pas la vision des choses des producteurs ou scénaristes, ils n’ont pas créé Once Upon a Time en se disant que Regina et Emma seraient un couple. Donc, malheureusement, je ne pense pas qu’ils le feront. Cependant, si jamais la série avance dans cette direction et que ces deux-là deviennent un tout, je les soutiendrais complètement, vraiment. Je n’aurais aucune objection à ce qu’ils le fassent. Je raconte des histoires, c’est mon métier. Je dépeins des personnages. Et si c’est ce qu’il devait se passer entre Emma et Regina, alors je raconterais cette histoire avec tout mon cœur, en toute sincérité, comme je l’ai fait depuis le début avec ce personnage.
Je crois qu’il est possible que les gens aient tendance à voir Regina et Emma ensemble en partie parce que vous êtes une grande défenseuse de la cause LGBT. Les gens retiennent et apprécient ce soutien et savent que vous nous feriez honneur dans un rôle homosexuel.
Eh bien, vous savez, je suis une très grande militante. J’aime la communauté LGBT. Mes cousins sont gays, certaines de mes meilleures amies sont lesbiennes, j’ai grandi dans cette communauté toute ma vie. C’est une communauté que je soutiens depuis que je suis – je veux dire, mon cousin Cesar, qui est gay, m’a conduite à l’autel lors de mon mariage. Il l’a fait. C’est mon meilleur ami, mis à part mon mari, et j’adore la communauté et ai toujours été militante. J’ai été dans des bars gays et lesbiens alors que j’étais probablement trop jeune et avais de faux papiers [rires]. J’ai toujours eu des amis gays, lesbiennes et transgenres, donc j’aime cette communauté, réellement et dès que je peux la soutenir, je le fais. De NOH8, aux GLAAD, à l’HRC, à ce que vous voulez. Et parfois en tournant à Vancouver je rate beaucoup d’événements, mais je soutiens toujours cette communauté.
Même le fait que vous acceptiez de faire cette interview avec nous à Afterellen suite au femslash tournament ; les gens ont été réellement contents que vous vouliez nous parler.
Au fait, vous savez, pour tous les SwanQueens, j’ai trouvé quelque chose de plutôt intéressant l’autre fois – et j’ai même pris une photo et l’ai envoyée à Jennifer Morrison [ndlt: l’actrice interprétant Emma Swan] parce que c’était un pull en cashmere tellement génial – Red Valentino a sorti ce pull TELLEMENT génial : un cygne [ndlt : swan en anglais] avec une couronne ! [rires] J’ai pris une photo et l’ai envoyée à Jen en disant « Oh mon Dieu, j’ai vu ça et j’ai pensé à toi ! » et elle m’a répondu « On devrait en prendre un toutes les deux ! », j’ai trouvé ça génial. Nous soutenons toutes les deux le SwanQueen, vraiment. Malheureusement ils n’avaient qu’un XS [rires]. Mais si quelqu’un quelque part nous en trouve un, nous le porterons. Je n’y croyais pas, je me suis dit « Oh, mon Dieu », puis je me suis demandé « Est-ce que Valentino aurait fait ça pour le SwanQueen ? ». C’était presque comme si c’était un fan art que j’avais déjà vu avant, c’était vraiment une sacrée coïncidence, c’était vraiment cool. Je ne sais même plus… je ne me rappelle plus la question que vous aviez posée, ah ! Qu’ils étaient contents que l’on fasse ça. Je suis TELLEMENT contente que l’on fasse cette interview ! Comme j’ai dit, j’adore les SwanQueens et j’ai même reçu des bijoux SwanQueen et d’autres choses que les gens m’ont envoyées, je trouve ça génial. Je trouve ça fantastique et comme j’ai dit, j’aime tous les ships et les soutiens tous.
Et je vous remercie énormément de me parler. Pourriez-vous nous donner un petit aperçu de la saison 4 avant de partir ?
Huuummm. J’avais quelque chose en tête mais maintenant c’est parti. Je dirais, qu’on est à fond dans l’histoire de la Reine des neiges, nous nous concentrons beaucoup dessus dans le premier épisode. Nous reprenons là où le film La Reine des neiges s’est arrêté. Nous en sommes donc à la fin de La Reine des neiges, et nous avançons à partir de là. Nous sommes à Arendelle et développons cette histoire. De retour à Storybrooke nous essayons de comprendre pourquoi notre ville est gelée et qui est la Reine des neiges. Je ne peux pas vous en dire beaucoup plus, je suis désolée ! J’aimerais pouvoir ! Il y a aussi la relation entre Belle et Rumple et le fait que Rumple ait été jusqu’à tuer la Méchante Sorcière de l’Ouest et que Belle n’ait pas la vraie dague pour contrôler le Ténébreux. Cette histoire sera développée et vous en verrez beaucoup là-dessus. Il y a beaucoup de nouveaux personnages cette saison-ci et je pense que nous allons être surpris. Elsa n’est pas celle que l’on pense. Je crois que c’est le mieux que je puisse faire. Restez à l’écoute.
Super ! Verrons-nous davantage de costumes de la Méchante Reine cette saison-ci ? Nous adorons ces costumes de contes de fées.
Je sais, moi aussi, même si je ne peux ni respirer ni manger en les portant [rires]. Ils sont géniaux pour qui veut faire un régime : mettez juste un costume. Ils sont super si vous devez faire un régime pour quelques jours. Oui. Il y en aura !
Interview originale sur le site Afterellen.com -
Lou Morin a écrit un nouvel article, Nikki & Nora : Interview de Nancylee Myatt, Christina Cox et Liz Vassey, respectivement la créatrice et scénariste de la série, l’inteprète de Nora et l’interprète de Nikki il y a 11 ans et 8 mois
En 2004, le pilote de la série policière lesbienne Nikki & Nora avait fait beaucoup de bruit et engendré beaucoup d’engouement chez les lesbiennes et bisexuelles. Hélas, la série écrite par Nancylee Myatt et avec Christina Cox (Better than Chocolate, F/X the Series) et Liz Vassey (Tru Calling, Les Experts) n’a pas été poursuivie. Mais cela n’a pas empêché les fans de tomber amoureux de la série. Dix ans plus tard, avec l’aide de fans dévoués et une troupe d’acteurs engagés, la série s’est tout de même concrétisée sous forme de webserie : Nikki & Nora.
Nancylee, Christina et Liz ont pris un peu de leur temps pour discuter avec nous du phénomène Nikki & Nora.
Le pilote de Nikki & Nora a été tourné il y a une décennie déjà et c’est juste cette année que la webserie Nikki & Nora commence. Vous vous êtes toutes tournées vers d’autres projets ces dix dernières années et pourtant vous en êtes toutes revenues à Nikki & Nora. À votre avis qu’y a-t-il de si particulier dans ce projet ?
Nancylee Myatt : Me concernant, ce qui rend le projet Nikki & Nora si spécial ce sont les fans. Ce sont eux qui ont gardé le projet vivant, écrit des fanfictions, fait des vidéos qui, en gros, étaient des déclarations d’amour et des chansons pour et sur Nikki & Nora. Ils n’ont pas cessé d’espérer que leur couple préféré de la Nouvelle-Orléans soit de retour d’une certaine façon, à un moment donné.
En tant que scénariste, ce qui l’a rendu spécial était de pouvoir écrire l’histoire d’un couple – à la fois dans la vie et au travail – qui se trouve être lesbien. Elles sont out et doivent gérer les aléas de la vie comme tout couple hétéro représenté à la télévision.
Liz Vassey : Pour moi, ça se résume en un seul mot : « alchimie ». C’est très rare que des gens qui se rencontrent pour la première fois sur un plateau se lient immédiatement comme nous l’avons fait toutes les trois. Non seulement ça rend toute l’expérience géniale, mais en plus, je pense que ça transparait à l’écran. Tourner le pilote de Nikki & Nora en 2004 était – et je ne dis pas ça à la légère – l’une des meilleures expériences professionnelles de ma vie. Nancylee avait créé quelque chose de réellement original et j’étais et suis incroyablement fière d’en faire partie. J’espère que l’on pourra continuer à jouer ces personnages aussi longtemps que les gens voudront de nous. En fait, j’ai présenté l’épisode 712 de Nikki & Nora : Dentures and Depends à Nancylee. Elle hésitait au début, mais je pense qu’elle est en train d’y venir.
Christina et Liz, vous avez une telle alchimie en tant que Nikki et Nora. Qu’est-ce que ça fait, après tout ce temps, de, non seulement, rejouer ces personnages à l’écran, mais également, de travailler ensemble derrière la caméra en tant que productrices exécutives ?
Christina Cox : On était restées en contact tellement régulier après le tournage du pilote que Nikki & Nora faisait juste partie intégrante de nous et de nos discussions, on essayait de trouver une occasion de retravailler ensemble. La production nous a permis d’avoir une plus grande contribution créative depuis le départ, contrairement aux acteurs qui arrivent juste à la fin du processus créatif.
LV : Merci de ce que vous avez dit sur notre alchimie. Je vous complimente aussi : je suis allée faire un tour sur votre site. Concernant votre question, personnellement j’ai trouvé ça super facile de me remettre dans le rôle de Nikki. C’était comme mettre de super talons ou de super bottes dans lesquelles je pourrais courir. Nancylee a créé des personnages réels, marrants et à qui l’on peut s’identifier, donc j’étais vraiment contente de rejouer ce rôle.
De plus, Nancylee, Christina et moi sommes restées étroitement liées les unes aux autres depuis le tournage du pilote en 2004 ; donc en réalité ça ne m’a pas paru si long que ça. En tout cas, pas dix ans (wahou !). Quant à être productrice exécutive, Nancylee a toujours été ouverte à la collaboration, donc ça n’a pas beaucoup changé du pilote. Nancylee applique parfaitement le principe de « la meilleure idée l’emporte », ce qui fait partie des douze mille choses que j’admire chez elle. C’est aussi pourquoi je travaillerais avec elle devant ou derrière la caméra sans aucune hésitation.
La ville de la Nouvelle-Orléans joue un rôle important dans Nikki & Nora. Lorsque le pilote a été tourné, l’ouragan Katrina n’avait pas encore ravagé la ville. Était-ce important pour vous de continuer la série là où elle avait commencé ? Cela procure-t-il une énergie particulière de pouvoir tourner dans les plateaux et les lieux de cette ville magnifique ?
NM : C’était extrêmement important de voir comment le couple avait survécu à l’ouragan, en était revenu, s’était adapté à la vie après Katrina et avait retrouvé une nouvelle « routine », comme tous les habitants de la ville l’ont fait. C’est quelque chose dont ma femme et partenaire de production, Paige Bernhardt, et moi avons été témoins privilégiés en migrant à la Nouvelle-Orléans il y a quatre ans.
Comme je l’ai dit précédemment, la Nouvelle-Orléans est une ville magnifique, sombre, avec une certaine profondeur, inspirante, sexy et effrayante. Elle est un personnage dans cette histoire, tout autant que Nikki ou Nora. Vous pouvez raconter une histoire mystérieuse n’importe où. Mais la raconter à la Nouvelle-Orléans ajoute un côté frais et riche à l’histoire. Du point de vue cinéma, si vous n’obtenez pas une image belle et intéressante dans cette ville alors il vous faut un nouveau directeur de la photographie. La nôtre, Adriana Torres, a fait un travail fabuleux en représentant la Nouvelle-Orléans de Nikki & Nora.
LV : Je sais que ça va paraître banal et que beaucoup d’acteurs disent ça à propos du lieu où ils tournent, mais je vais le dire quand même : je crois que la Nouvelle-Orléans est un personnage de la série. Elle est sexy, sombre, cool, un peu effrayante et en réalité, être ici rajoute encore quelque chose à l’image et au ton de la série. Ma mère a vécu à la Nouvelle-Orléans pendant quelques années donc j’en suis tombée amoureuse il y a longtemps maintenant. Pour moi, toute excuse est bonne pour pouvoir y retourner. Et voir la façon dont cette superbe ville s’est reconstruite après le désastre de Katrina ne nous laisse pas à court d’inspiration. Et pour être un peu moins sérieuse, ici les beignets sont amoureusement et profondément frits.
CC : Dans le pilote, la Nouvelle-Orléans était un personnage tout autant que nous. Elle est dans quasiment tous les éléments de la série. Déplacer la série ailleurs aurait créé une série différente, une série traitant de deux femmes qui avaient quitté la Nouvelle-Orléans. Donc il était évident que la Nouvelle-Orléans serait TOUJOURS un personnage de la série ! C’est une ville comme je n’en ai jamais vu aux États-Unis. C’est comme mon chez moi. Je suis actuellement en train d’écrire un scénario qui a lieu à la Nouvelle-Orléans parce que j’ai hâte de pouvoir y retourner et faire davantage de recherches sur cette ville !
Nancylee, vous avez utilisé le crowdfunding pour réaliser la première saison de Nikki & Nora et il était évident, d’après la réaction des fans, que cette série avait beaucoup de fans. Comment allez-vous faire pour la saison deux ?
LV : La prostitution et/ou la vente de gâteau. Oh, pardon. Cette question ne m’était pas destinée.
NM : Nous avons toujours eu l’intention de continuer et de produire une seconde saison. En ce moment on essaie de diffuser la série sur des réseaux internet plus larges comme Netflix, Amazon, Hulu, etc. Cela nous donnerait plus de visibilité, donc un budget plus important et la possibilité de tourner d’autres épisodes. On verra. Mais on avance quand même vers une seconde saison de la webserie sur tello Films et pour laquelle on se tournera de nouveau vers le crowdfunding. Dans cette optique, on espère tourner avant la fin de l’année pour sortir la saison au printemps.
Nikki & Nora est disponible sur tello Films, un service à souscription mensuelle dédié au divertissement lesbien et queer. Il y a pas mal de super webseries sur tello pour, en gros, le prix d’un café. Il y a toujours des gens qui hésitent à payer. Que diriez-vous à ces éventuels spectateurs ?
NM : Concernant le fait de payer pour voir des webseries et des choses sur Internet : pour le prix d’un cocktail vous pouvez voir une nouvelle version du pilote sur lequel vous blogguez, piratez, écrivez des fanfictions et créez des vidéos de remerciements depuis ces dix dernières années.
Peu importe ce que vous croyez, toute production qui vaut la peine d’être vue requiert de l’argent, qu’elle soit destinée au petit, grand ou moyen écran. Et pour moi et ceux qui travaillent avec moi : il s’agit de notre vrai travail. Ce n’est pas un hobbie. Cela prend autant de temps d’écrire le scénario, de préparer, tourner et monter, que tout autre projet, peu importe le budget ou le média utilisé.
Lorsque l’on produit une webserie pour vous, on essaye de mettre chaque dollar à l’écran. Et je pense que ça se voit. Chez Nikki & Nora, tout le monde est bien loin de ce qu’il pourrait être payé sur une série traditionnelle (si les gens sont même payés !) où des personnages comme Nikki et Nora commencent tout juste à être représentés. Nous faisons des webseries indépendantes parce que l’on aime les personnages et l’histoire, et on sait que vous aussi.
Cette version de Nikki & Nora coûte un dixième de ce que l’ancien média nous coûtait, mais on s’est donné du mal pour la rendre géniale. Nous devions cela aux fans pour faire en sorte que le niveau soit le même que celui du pilote.
Voilà comment ça se passe : si nous ne payons pas les factures, malheureusement on ne pourra pas continuer à vous donner ce genre de divertissement. Donc dites-vous que c’est comme payer votre abonnement au câble, regarder un film en VOD, acheter une place de cinéma, mais beaaaauuuuucoup moins cher.
S’il vous plait, rappelez-vous que c’est vraiment un travail que nous faisons avec amour. Et c’est un cadeau que nous vous offrons, à vous qui nous avez clairement dit que vous étiez tombés amoureux de Nikki & Nora tout autant que nous. Merci de nous aider à les ramener à la vie.
LV : Christina Cox est mille fois plus sexy qu’un café. Faites péter la monnaie !
Nancylee, vous étiez productrice et scénariste sur notre bien-aimée South of Nowhere et avez réalisé quelques projets lesbiens. Christina et Liz vous avez toutes les deux un grand public lesbien. Trouvez-vous que les fans lesbiennes soient particulièrement fidèles ? Qu’est-ce que cela représente pour vous de savoir que vous créez quelque chose d’unique et de très apprécié par les lesbiennes ?
CC : Je vois mon interaction avec les fans de la même façon que je vois les personnages que je choisis de jouer : l’orientation sexuelle a très peu à voir avec ma décision. Par conséquent, je ne fais pas ou ne crée pas de séparation entre mes fans ou ceux qui me soutiennent. Je suis juste contente de tout l’amour que je reçois. L’amour c’est l’amour, pas vrai ?
NM : Je suis toujours ébahie et reconnaissante envers les fans des séries sur lesquelles j’ai travaillé. Ça me rend heureuse de pouvoir rendre les gens heureux. Et ça me rappelle aussi l’importance de représenter les gens de manière réelle dans toutes les séries que je peux influencer.
LV : Voilà exactement ce que je pense : je crois que la communauté lesbienne est, encore maintenant, douloureusement sous-représentée à la télévision et au cinéma – à l’exception de The Fosters, une série que j’adore. Je crois que le fait que les personnes aient à rechercher un pilote d’UPN diffusé en 2004 sur Youtube pour se voir représentées d’une quelque façon est, bien que follement flatteur, également extrêmement parlant. Le contenu lesbien ne devrait pas être si dur à trouver !
Heureusement, des réseaux comme tello Films rendent cela beaucoup plus facile. Des gens m’ont déjà arrêtée dans la rue et m’ont réellement remerciée de faire partie de Nikki & Nora – ça représente beaucoup ! Nancylee, Christina et moi avons beaucoup parlé de cela. Il y a des séries qui ont du subtext lesbien et si nous pouvons aider un peu à changer ce subtext en « vrai texte », je crois qu’on serait toutes fières.
Interview originale sur le site Afterellen.com -
Lou Morin a écrit un nouvel article, True Blood : Interview de Kristin Bauer van Straten, l’interprète de Pam il y a 11 ans et 9 mois
Kristin Bauer van Straten a été l’une des meilleures raisons de suivre les sept saisons de True Blood. Son personnage, Pamela Swynford de Beaufort, est une vampire homosexuelle avec un penchant pour l’humour pince-sans-rire, les tenues inspirées du bondage et le sang de tous ceux qui osent croiser son chemin. Dans la vraie vie, Kristin n’en est pas moins franche et attachante (elle a fait du bruit lors du Comic-Con en critiquant Sarah Palin) et elle nous a parlé de ses adieux à la série.
Vous avez terminé de tourner la série il y a quelques semaines, qu’est-ce que ça fait d’en avoir fini ?
C’est très irréel. Ces derniers mois j’ai eu des scènes avec différentes personnes et j’ai réalisé que c’étaient les dernières scènes, la dernière table ronde, et puis ce fut le dernier jour de tournage. Ensuite nous sommes allés faire la promo de la saison et puis j’ai parlé aux journalistes. La répartition des événements promotionnels dans l’année aide parce que j’ai pu dire « on vous verra à la fête de fin de série ! » ou « on se voit au Comic-Con ! » Mais plusieurs fois j’ai rencontré des gens – j’ai rencontré Ryan Kwanten (ndlt : l’interprète de Jason Stakehouse) pendant la promo et je lui ai dit « Ok, bon, on se voit au Comic-Con » et il a dit « Ouais, mais je n’y vais pas », j’ai répondu « Ah, donc je te vois… quand ? » et on a tous les deux haussé les épaules, c’était tellement surréaliste.
Oui, sept saisons, c’est long. Ça a duré un bout de temps.
En fait, je crois qu’on a du mal à réaliser parce que là, en ce moment, on serait en pause entre deux saisons.
Donc, c’est un peu comme si vous partiez en vacances d’été alors qu’en réalité vous êtes diplômée.
Oui ! C’est exactement ça. Je le dis depuis des années, nous sommes comme des enfants avec des vacances scolaires. Mais oui, maintenant nous sommes diplômés et nous avançons vers l’inconnu.
Qu’est-ce qui vous manquera le plus à votre avis ?
Le plateau va me manquer. C’est vraiment mon truc préféré dans le métier d’acteur. Je suis une nomade et j’aime vraiment vivre sur ce plateau avec cette famille, certes dysfonctionnelle, mais choisie. Ces gens-là sont juste exceptionnels et je les connais si bien. Ils m’acceptent malgré tous mes défauts, mes choix et ma vision des choses. Et non seulement on s’accepte les uns les autres, mais on s’aime et l’on se soutient ; nous partageons de forts sentiments familiaux avec tout ce que cela signifie pour une famille choisie. Parce que, parfois, avec notre famille de sang, si l’on est chanceux, on se comprend, et l’on s’accepte les uns les autres jusqu’à un certain point, mais il y a toujours beaucoup d’histoires. Alors que cette famille-ci me paie pour mon trait de caractère le plus désagréable, mon franc-parler ! Ils trouvent mon franc-parler amusant ! Ils s’en amusent vraiment. Donc, il existe réellement cet amour inconditionnel et cette acceptation sur ce plateau, ce que vous n’obtenez d’habitude que de votre chien.
Oui, c’est dur de quitter votre prétendue famille. Et je ne dis pas « prétendue » de façon désobligeante, je veux dire les gens avec qui vous jouez. Mais vous laissez aussi Pam, avec qui, je suis sûre, vous êtes devenue très proche, à votre façon. Vous avez dit que Pam et vous aviez le franc-parler en commun. Pensez-vous avoir pris quelque chose de Pam pendant ces sept ans ?
Je crois que oui et j’aurais aimé prendre plus. J’admire réellement son manque d’intérêt quant au fait d’être aimé. Je crois que c’est l’une des choses les plus dures pour moi, et pour les humains en général, [parce que] je n’aime vraiment pas contrarier les gens alors qu’elle, elle se moque complètement de dire la vérité. Parce qu’en réalité, elle n’est pas excessivement vicieuse ou franche, elle dit simplement la vérité, peu importe ce qu’elle est. Je crois que c’est pour ça qu’elle est drôle : parce qu’elle dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas. J’aimerais pouvoir être aussi bien dans mes baskets. Je crois que les gens gagnent cette capacité le temps d’une vie. Les vampires ont juste plusieurs vies.
Et bien, je viens justement de regarder scrupuleusement True Blood depuis le début et Pam est l’un des personnages qui grandit le plus : au début c’est un personnage que l’on aime et sur qui l’on peut compter pour sortir la réplique qui tue et dans les deux dernières saisons vous avez eu l’occasion de jouer toute une palette d’émotions. On la voit vulnérable, en particulier avec Eric. Selon vous comment a-t-elle évolué, elle, de manière générale, et dans sa relation avec Eric de façon plus précise ?
En tant qu’actrice, j’ai l’impression que Pam a énormément évolué au fur et à mesure que l’on apprenait à la connaître. C’est vraiment une dure à cuire et à partir de la saison trois on commence à voir à quel point elle est vulnérable vis-à-vis d’Eric. J’ai toujours dit : « on a tous quelqu’un ». Les personnes les plus fortes que l’on connaisse, les abruti(e) s les plus désagréables que l’on connaisse, ont un(e) époux (se). Eric est sa personne à elle. Au fur et à mesure que l’on découvre ses flashbacks et sa création, on comprend pourquoi, et dans la saison sept, Pam choisit Eric par-dessus tout. Maintenant qu’il est contaminé par l’Hep-V ça va sûrement être la saison où elle sera la plus vulnérable, parce qu’elle pourrait vraiment le perdre. En tant qu’actrice, ça a été une énorme chance de pouvoir jouer cette situation désespérée. Et ça a également été si linéaire et clair pour moi et Pam au fil des années. Vous savez, elle est restée très cohérente, nous avons juste appris à la connaître de mieux en mieux. Mais dans cette saison, de par les circonstances, elle doit aller chercher en elle une force qu’on ne lui connaît pas encore, et on lui découvrira également une grande vulnérabilité.
Les deux derniers épisodes diffusés ont été, pour moi, parmi les plus forts de toute la série. Et vous avez un grand rôle dedans.
Je sais, je me suis dit la même chose en voyant l’épisode quatre. Je me suis dit « Woah ! Il y a l’essence même de chaque personnage dans cet épisode ». Et la même chose pour l’épisode de la semaine dernière.
Oui, c’était génial. Je dois dire que j’étais triste – et je sais que beaucoup de mes lecteurs étaient tristes – à la fois à cause de la mort de Tara et aussi parce qu’après la construction très naturelle et élégante de la relation entre Pam et Tara, cela n’a, en fin de compte, pas abouti à grand-chose. J’ai parlé à Angela Robinson la semaine dernière et elle m’a dit que vous aviez tourné une scène dans laquelle vous pleuriez la mort de Tara. Qu’avez-vous pensé de la façon dont cette histoire s’est finie ?
C’est intéressant qu’Angela vous ait dit que nous avions tourné cette scène. Nous avons réellement tourné une scène avec beaucoup d’émotion suite à la mort de Tara, mais je crois que les monteurs doivent gérer beaucoup de choses que les acteurs ignorent, et l’une d’entre elles est la longueur des épisodes [rires]. Donc la réponse est peut-être là. Vous a-t-elle dit pourquoi cette scène a été coupée ?
Elle a dit que ça ne correspondait pas au ton et qu’ils voulaient passer à la recherche d’Eric, donc ils ont déplacé une scène de l’épisode deux à l’épisode un.
Ah, je me demandais pourquoi ils avaient fait ça également. C’est intéressant, parce que l’acteur a des questionnements différents des autres membres de l’équipe, nous devons juste nous occuper de notre domaine, Dieu merci. Mais eux, doivent penser à tellement d’autres choses. J’ai vraiment trouvé la relation que j’avais avec Tara et Rutina [ndlt : Rutina Wesley, l’interprète de Tara] super. Je n’ai pas eu beaucoup de relations en dehors d’Eric, et quand Rutina [Wesley] et moi avons réalisé que l’on travaillerait ensemble, nous ne nous connaissions pas du tout. Nous nous lancions juste des regards noirs dans les scènes. Vous savez, j’ai voulu la tuer pendant un an. Nous ne savions pas du tout si nous aimerions travailler ensemble ou pas, au final nous nous sommes tellement amusées. J’adore cette fille et j’adore cette relation. Cette année, il y a eu quelques autres personnes avec qui j’ai dû faire des scènes, mais l’équipe est tellement grande que c’est difficile de travailler avec tout le monde. Par exemple, Chris Bauer [ndlt : l’interprète d’Andy Bellefleur] et moi – les deux Bauer – faisons partie du peu de gens qui ne se sont jamais croisés. Mais j’ai adoré tout ce qu’ils ont écrit pour Rutina et moi.
Oui et j’étais vraiment triste de la voir partir, même si je sais que les répercussions de sa mort sont toujours là.
En effet. Ils ont décidé de se concentrer sur des relations importantes pour la dernière saison. Et la relation [de Tara] avec sa mère est vraiment centrale pour ce personnage.
Même si, dans un sens un peu différent, Pam était la mère de substitution de Tara, ce qui apporte une toute nouvelle dose de bizarrerie à leur romance.
Tout à fait ! C’était si intéressant d’essayer puis de la tuer pendant un an et ensuite d’être obligée d’être sa nouvelle « mère », bien que je ne sois pas la mère la plus bienfaisante qui soit. Puis je suis attirée par elle, on couche ensemble et au final je choisis Eric plutôt que mon enfant. Mon enfant/amante.
C’est vraiment intéressant ce que vous dites. Dire qu’elle « choisit » Eric plutôt que Pam en fait un meilleur choix narratif que de dire que la relation est laissée de côté. Vous dites que Pam a juste évalué ses priorités, et je crois que vous avez raison, tout le monde a cette personne pour qui tout le reste passe au second plan.
Oui, pour moi elle a vraiment fait un choix très important en laissant tout derrière elle et en jouant à la roulette russe afin d’obtenir un autre indice dans l’espoir de le retrouver.
Mais même quand vous étiez concentrée sur Eric, chaque fois que Tara était mentionnée j’avais l’impression que vous saisissiez vraiment l’instant, que vous étiez en train d’accepter sa mort et l’on pouvait voir dans vos yeux que Pam faisait réellement son deuil.
Oui, c’est ce que j’ai ressenti. Ma relation avec Rutina m’a aidée et grâce à ma relation avec toute l’équipe il est nettement plus facile de jouer toutes ces émotions, particulièrement celles de la dernière saison. Il y a tellement de situations désespérées que lorsque je dois jouer le décès de certaines personnes, je pense juste au fait que je ne verrai pas les membres de l’équipe tout le temps l’année prochaine et je me mets à pleurer.
Pam a eu des répliques si incroyables. J’ai vu que quelqu’un l’avait appelée la Comtesse douairière de True Blood, ce qui est tellement vrai.
[Grands éclats de rire] C’est tellement vrai. En fait, je regarde Downton Abbey en ce moment et l’autre fois je me suis dit « Oh mon Dieu ! C’est la Pam de Downton Abbey ». C’est trop drôle.
Avez-vous des répliques préférées qui vous ont fait rire juste en les lisant ?
Je les oublie, mais quand j’aurai une minute il faudra que je les regroupe dans un fichier.
Je suis sûre que quelqu’un a déjà dû en faire une vidéo Youtube. [Edit : Oui !]
C’est ce que je me suis dit. J’en oublie plein. J’ai adoré menacer Nelsan [Lafayette] et lui dire « Je ne sais pas pourquoi les gens pensent que je veux écouter leurs problèmes. Peut-être que je souris trop. Peut-être que je porte trop de rose ».
Je m’en souviens ! C’était génial ! Il vient justement de faire du bruit dans une interview où il parle très franchement du départ de Luke Grimes.
Oook, il faut que j’aille chercher ça sur Google.
Il y a un super montage sur Youtube de Tara Buck, qui joue Ginger, et de tous ses cris au fil des saisons. J’ai dit que j’espérais qu’ils lui avaient prévu un médecin pour la voix dans son contrat, la pauvre.
Je sais ! Cette fille est un génie du comique. Lorsque nous auditionnions pour des rôles de guest-stars éventuellement récurrents, c’était très intéressant de voir sa réaction vis-à-vis de Pam. Il était écrit dans le scénario que Longshadow explosait et qu’elle criait. Mais c’est parce qu’elle a crié si fort et si longtemps que c’est devenu, tout à coup, son « truc ». Les scénaristes et producteurs sont géniaux, la manière dont ils font attention et tombent amoureux de quelque chose, s’en inspirent et le couchent sur le papier est géniale. Et cette saison-ci, j’adore l’histoire de fond avec Ginger.
C’était génial et les flashbacks des années quatre-vingt et quatre-vingt-dix faisaient partie des scènes les plus marrantes de la série. Tara Buck disait en plaisantant qu’il devrait y avoir un spin-off de la série avec juste Pam et Ginger ; je suis pour à cent pour cent. Juste en tant que pure comédie.
N’est-ce pas ? Je n’arrête pas de penser aux années soixante et soixante-dix.
J’ai envie de dire que Pam devait être une grande fan Velvet Underground juste pour pouvoir rire de tous ces hippies.
Je crois que les années soixante et soixante-dix, pour elle, auraient été comme aller au fast-food Denny : un buffet à volonté d’humains – parce qu’ils sont tous défoncés et amoureux. Pam aurait nettoyé les lieux en deux temps trois mouvements les doigts dans le nez.
Sérieusement. Maintenant je suis triste. Cette saison était tellement bien, ça me fait réaliser à quel point True Blood va me manquer. Mais quels sont vos prochains projets ?
La première chose sur laquelle je vais me concentrer maintenant est un documentaire sur lequel je travaille depuis deux-trois ans. Ça a été difficile de m’en occuper, mais également presque impossible de le confier à quelqu’un d’autre. Et puis, ensuite, je verrai quel sera mon prochain rôle. La barre pour la qualité du scénario est haute maintenant donc c’est la première chose que je vais cibler. Ça ne me dérangerait pas non plus de refaire de la comédie. Mes racines sont ancrées dans la comédie, c’est là que j’ai commencé et j’aime vraiment ça. Bien sûr pour tout ce que HBO fait, peu importe la durée, la date et le lieu, je serai la première à auditionner, parce que ça a vraiment été une super expérience. La vie que j’ai vécue à HBO a été incroyable.
Oui, ça a été super pour tout le monde. Et Pam est un personnage très spécial, en partie parce qu’il est écrit par un scénariste LGBT. Les gens qui écrivent des personnages LGBT les rendent parfois très plats, en particulier s’ils ont de bonnes intentions à la base. Ça devient juste très ennuyeux, et j’aime le fait que Lafayette et Pam, dans cette série, soient vrais envers leur communauté respective.
Je suis d’accord. Ça fait partie de ce que j’aime chez HBO, personne n’est tout blanc ou tout noir. Tout le monde a – le terme « cinquante nuances » est foutu pour le moment –, mais il est vrai que les personnages et les gens sont si multidimensionnels que vous ne pouvez pas les étiqueter. Bon, ça peut arriver dans des fictions où l’on demande à un personnage principal stéréotypé de remplir un rôle. Mais les chaînes payantes ont fait un bien meilleur travail pour représenter une personne homosexuelle, hétérosexuelle, noire ou blanche et pour moi cela n’a pas de prix, c’est pour cela que l’art est important.
C’est fou la progression que la télévision a eue, en grande partie grâce à HBO, ces quinze dernières années. Elle est passée d’histoires ou toutes noires ou toutes blanches à une façon plus nuancée de raconter des histoires, une façon plus artistique.
C’est vrai. Je veux dire, je suis actrice depuis vingt ans et l’évolution que j’ai vue est vraiment stupéfiante ; le changement à la télévision, les différents médias, les types d’histoires que l’on raconte : c’est une évolution stupéfiante.
Interview originale sur le site Afterellen.com -
Lou Morin a écrit un nouvel article, Jesse Thomas : Interview de la chanteuse il y a 11 ans et 9 mois
« Vous répondez de façon si zen », ai-je dit à Jesse Thomas, une auteure/interprète dont les sons très accrocheurs mélangent des paroles amusantes, une certaine nostalgie et une voix éraillée des plus merveilleuses. Aujourd’hui, le deuxième album de Jesse, Burn the Boats se retrouve à côté de celui de Tori Amos dans le classement iTunes des auteurs/interprètes. « Je suis méga zen » me répond-elle, et ainsi commence le coming-out de Jesse Thomas :
« Tout le monde dans ma vie privée est au courant de ma sexualité », explique Jesse. « Je ne la cache pas. Mais j’ai toujours gardé mon homosexualité hors de la sphère musicale et publique. J’avais l’impression de suivre une ligne de conduite bizarre en tant que musicienne parce que je voulais que tout le monde soit connecté avec ma musique. J’avais peur que certaines personnes ne puissent pas se reconnaître dans ma musique si mon expérience personnelle différait un peu de la leur. »
Après des années à donner de sa personne, Jesse Thomas frôle de manière instable la célébrité. Vous avez peut-être déjà entendu sa voix, à la fois si typique du Kentucky et parfaite comme celles de Los Angeles, à la télé. Ses chansons sont passées dans Degrassi, The Vampire Diairies, Shameless, The Fosters, Heart of Dixie et The Real L Word. Ou alors peut-être avez-vous vu Jesse chanter avec Lights, Andrea Gibson, Meiko, John Mayer, Dawes, Brett Dennen et Cary Brothers. Si vous n’avez jamais entendu Jesse Thomas chanter, alors passez à la vitesse supérieure avec Burn the Boats et laissez-la illuminer votre journée.
Quel âge aviez-vous lorsque vous avez réalisé que vous étiez lesbienne ?
En cours de psychologie. Le week-end d’avant une femme m’avait draguée pour la première fois et je n’arrêtais pas d’y penser. Je me suis dit « Oh mon Dieu, pourquoi ai-je tant aimé ça ? Qu’est-ce que tout cela signifie ?! » Et puis j’ai eu des bouffées de chaleur, je suis sortie, j’ai parcouru le couloir pendant quinze minutes en riant et pleurant.
Quand avez-vous fait votre coming-out à votre famille et vos amis ?
J’avais dix-neuf ans lorsque je l’ai dit à mes parents. Ils ont été cools. Choqués, bien sûr, mais ils m’ont soutenue. J’ai commencé par ne le dire qu’aux amis proches pendant quelques années, mais maintenant je le dis à peu près à tout le monde si ça vient sur le tapis.
Quelle a été votre relation la plus longue ?
En réalité je n’ai jamais appelé personne ma « petite-amie », ce qui est carrément dingue. Je suppose que je n’ai pas vraiment eu de relation suffisamment longue. J’ai fréquenté une fille pendant quatre ans dans le Kentucky. Je l’aimais, elle était fantastique. Elle était bien au fond de son placard. C’était le genre « fille de pasteur ». Nous ne l’avons dit à personne. Ce fut l’une des meilleures et pires périodes de ma vie. Porter une honte en soi est l’une des choses les plus destructrices dont j’ai jamais fait l’expérience. J’ai eu mes plus beaux hauts avec elle, mais aussi mes pires bas.
Y a-t-il une chanson de Burn The Boats inspirée des filles que vous avez fréquentées ?
Oui, bien sûr. Elles sont toutes inspirées de choses de la vie réelle.
Quelles chansons ?
I’m not Scared fut écrite à un moment où je n’arrêtais pas de m’apitoyer sur mon sort à chaque fois que mes relations échouaient. J’avais l’impression que souvent je laissais les gens me marcher dessus et que je m’en tenais responsable par la suite. Ce fut ma chanson « revanche » où j’ai pu être la méchante. Je n’ai jamais vraiment pu faire ces choses-là en vrai, mais c’était marrant d’incarner un personnage pour la chanson. La chanson Swallow That Pill a été écrite après qu’une amie et moi ayons décidé de sortir ensemble, juste comme ça. C’était son idée. Nous avons fait notre truc et une fois que ça s’est arrêté elle est devenue très froide avec moi, a dit aux gens que c’était mon idée et tout est devenu vraiment bizarre. J’ai eu l’impression d’être utilisée, je me suis sentie salie et je ne lui ai jamais vraiment dit. La chanson parle juste du fait de faire des choses pour satisfaire les gens même quand cela nous fait souffrir… c’est un sentiment horrible.
Quand votre cœur a-t-il été brisé pour la dernière fois ?
En juillet de l’année dernière. J’étais convaincue qu’un sentiment amoureux se développait mutuellement au fil des mois. Ce furent des jours de pur bonheur. On passait toutes nos journées à parler. C’était génial. À cause de certaines complications, je ne pouvais pas vraiment faire le premier pas… Après plusieurs mois, quand je l’ai finalement fait, elle m’a rejetée et m’a dit que tout ça n’était que dans ma tête. J’ai été piétinée. Aïe. CE N’ÉTAIT PAS DANS MA TÊTE, LES GENS ! C’ÉTAIT VRAI.
Quel est votre type de fille ?
Douce. Déterminée. Intelligente. Volontaire. Rêveuse. Simple. Confiante. Physiquement, j’aime une fille pas trop garçon manqué et pas trop féminine. Naturelle. À l’aise dans son jean boyfriend, mais aussi en jupe. Un minimum de maquillage. Des cheveux décoiffés. De bonnes chaussures. Pas quelqu’un qui essaye d’en faire trop, mais pas quelqu’un d’ennuyeux non plus. Je ne m’intéresse pas trop aux attributs physiques. Si elle a une bonne énergie et marche avec confiance, c’est suffisamment sexy.
Pourquoi avez-vous décidé d’aborder votre sexualité en public pour la première fois ?
J’ai décidé qu’il était important pour les gens hors du cercle amical et familial de savoir que je suis homosexuelle, que je suis fière de ce que je suis et que je n’ai pas peur de ce que les gens peuvent en penser. J’avais l’impression de « mentir par omission » comme l’a si bien dit Ellen Page récemment dans l’un des discours les plus inspirants que j’ai jamais entendus. Je veux vivre ouvertement et de manière authentique, et j’espère pouvoir inspirer d’autres personnes à trouver le courage et la force de faire de même. Être dans le placard est destructeur et vous empêche vraiment de vous sentir parfaitement bien. C’est extrêmement fatigant d’avoir à vous censurer tout le temps, à constamment passer sous silence ce que vous pensez et modifier les mots que vous employez. Je veux que tous ceux qui ressentent cela sachent que j’ai été à leur place et que j’ai découvert que vivre en étant honnête avec qui je suis et qui j’aime est la meilleure façon de vivre. Libérez-vous l’esprit. C’est un sentiment magnifique.
Quels sont les thèmes abordés dans Burn The Boats ?
L’amour, la revanche, les regrets.
Pourquoi ce titre, Burn the Boats [ndlt : Brûlez les Bateaux] ?
J’étais en tournée à Nashville, en train de prendre un café avec mon oncle lorsqu’il m’a dit qu’il avait une idée de chanson. Il m’a raconté l’histoire de Hernán Cortes, un commandant espagnol qui a emmené ses hommes combattre les Aztèques. Lorsque sa flotte arriva, il dit à ses hommes de « brûler les bateaux » afin qu’ils n’aient d’autre choix que de vaincre ou périr. Ils ont gagné et la terre aztèque est devenue la Nouvelle-Espagne. Il s’est dit que ce serait cool de représenter l’état d’esprit de deux personnes dans une relation houleuse. « Ne laissons pas tomber, allons-y à fond, faisons en sorte que ça fonctionne ». Je ne pouvais pas m’empêcher de faire le lien avec ma vie personnelle. J’avais récemment démissionné de mon travail nourricier et misais tout sur ce disque. Vaincre ou périr. Ce disque c’est moi qui « brûle les bateaux ».
On a changé de registre pour un moment et j’ai ressorti quelques questions du très célèbre questionnaire de Proust.
Quelle est votre plus grande peur ?
Devenir amère ou ingrate.
Quels phrases ou mots utilisez-vous à l’excès ?
T’as géré. Putain. Tu sais ce qu’on dit. Je fais également beaucoup d’abréviations non nécessaires.
Si vous pouviez changer quelque chose chez vous, qu’est-ce que cela serait ?
Pour citer un grand poète : trop petite. J’aimerais être un peu plus grande.
Quand et où avez-vous été la plus heureuse ?
Je suis la plus heureuse quand je suis sur scène. L’énergie y est surréelle. L’un de mes concerts préférés est celui que j’ai fait au Roxy de Los Angeles. C’était complet, il y avait beaucoup d’adolescentes qui criaient. Tout le monde était si réactif. Je me suis sentie plus vivante que jamais. J’ai même sauté dans le public.
Qu’est-ce que vous aimez le moins chez vous ?
J’aime tout ce qui me compose… sauf si mon tatouage de pouffe » en bas du dos compte. Je le déteste.
Combien de tatouages avez-vous ?
J’ai quatre tatouages. Un sur mon poignet qui dit « calme ». Certaines personnes pensent que ça dit « Appelle-moi ». Et là je me dis OK. J’en ai un sur l’avant-bras qui dit « Elle devient ce qu’elle pense ». C’est ma version d’une citation de Gandhi. Pour moi, cela signifie : pense-le, deviens-le. J’ai un tatouage sur le bassin qui est censé représenter mon signe du zodiaque, mais ça ressemble plus à un serpent déformé. Ce n’est pas sexy, mais il s’accorde bien avec mon tatouage celtique de “pouffe” en bas du dos. Ce sont tous les deux de SUPER choix de mes dix-huit ans.
Mes trois chansons préférées du nouvel album de Jesse sont Leather Jacket, Stunner et Stolen Limousine. Leather Jacket est magnifiquement critique et follement entraînante, je l’ai eue en tête pendant près de trois jours. « Leather Jacket a été écrite après m’être fait draguée par des hommes dans des bars de façon hilarante et tellement banale, m’a dit Jesse, “pauvres petits. Ils ont de l’avenir devant eux !” En tant que fille du sud des États-Unis j’ai compris que « pauvres petits » voulait dire « quels crétins ».
Stunner est un succès en devenir et une chanson qui m’excite de suite. Si vous ne deviez acheter qu’une seule chanson de Jesse Thomas, achetez Stunner, vous pourrez la passer quand vous coucherez avec quelqu’un. Je ne l’ai pas encore fait, mais c’est sur ma liste des choses à faire.
Stolen Limousine est une superbe histoire d’amour qui parle d’attente et d’adoration. J’ai convaincu Jesse Thomas de vous faire la sérénade avec Stolen Limousine dans une vidéo parce que, après Jesse Thomas, je suis la fille homo qui déchire le plus à Los Angeles. Profitez de ses chansons charmantes et de sa voix rauque en même temps que vous la fixez du regard. Elle aime ça.
Interview originale sur le site Afterellen.com -
Lou Morin a écrit un nouvel article, Faking It : Interview du créateur, producteur exécutif et scénariste de la série, Carter Covington il y a 11 ans et 9 mois
Après avoir regardé le dernier épisode de la première saison de Faking It beaucoup de lecteurs d’Afterellen.com auraient bien voulu avoir un mot ou deux avec Carter Covington, le producteur exécutif de la série. J’ai eu la chance d’en avoir plusieurs. Au final, nous avons eu une conversation sur la série en elle-même, le dernier épisode et le futur de la série.
Je suis très contente de vous parler et je ne veux pas faire cette interview de manière trop classique parce que je trouve que c’est vraiment une super occasion de converser tout simplement. En plus, j’écris pour Afterellen.com et les personnes ici ont de forts sentiments concernant Faking It en général et l’épisode final en particulier. Je n’ai écrit aucune question, on va faire ça comme ça vient.
J’adorerais discuter à ce sujet. Je savais que ça ferait du bruit et ça a été le cas.
Clairement. Et ça s’est répandu partout depuis le Canada où vous avez eu un avant goût des réactions lors de sa sortie.
C’était vraiment malencontreux parce que je voulais que cet épisode soit diffusé et que les gens suivent mes tweets et jettent un œil aux articles que j’avais faits. Je voulais que les fans vraiment en colère vis-à-vis de ce que cela signifiait pour le personnage d’Amy m’entendent dire que je ne rends pas le personnage d’Amy hétéro. Nous ne partions pas dans cette direction. Il y a une raison pour laquelle nous faisons cela. Je ne fais pas ça pour blesser tout le monde. Je le fais parce que je pense que c’est ce qu’il y a de mieux à faire pour que cette histoire se poursuive sur le long terme.
C’est ce qu’on espère. Donc, si vous deviez recommencer – après avoir vu certaines réactions – reprendriez-vous la même décision ?
Vous savez quoi, je le referais. Je raconte l’histoire que je voulais raconter : une fille qui découvre son identité sexuelle. Et je ne crois pas que ce soit l’affaire d’une saison.
Moi non plus. C’est comme un soap, il en arrive tous les jours.
Exactement. Je veux dire, j’ai commencé à réaliser que j’étais gay tôt mais je n’ai pas commencé à l’admettre avant mes vingt ans. Ce processus prend du temps. Je crois que puisque l’on est dans une école très tolérante et que l’on a exploré les sentiments d’Amy de près, les gens ont voulu croire qu’elle était beaucoup plus avancée dans ce processus d’acceptation qu’elle ne l’est réellement. Et je crois que les gens voulaient vraiment qu’elle soit dans leur « camp », vous voyez ? Tout le monde veut Amy.
Oui, enfin, mon Dieu, vous avez vu Rita Volk ? Qui n’en voudrait pas ?
Je sais ! Vous avez demandé si je regrettais ma décision et je dirais que je ne la regrette pas. Je crois que ce que je regrette probablement c’est, lors de la diffusion de l’épisode quatre, lorsqu’elle dit « Je suis Karmasexuelle ». Je pense que j’aurais peut-être dû montrer davantage qu’elle ne se définissait pas. Juste pour que tout le monde soit un peu plus prudent. Parce que j’ai vraiment vu les gens se prendre de passion pour cette histoire et en déduire qu’il y avait un personnage homosexuel et une histoire lesbienne. Et, en réalité, ce que je veux dire c’est qu’Amy se situe quelque part sur l’éventail de la sexualité et nous la suivons au fur et à mesure qu’elle le découvre. Je crois que, puisque les gens étaient plus avancés dans leur tête que là où je voulais qu’ils soient, ils ont été davantage blessés à la fin. Je crois simplement que c’était vraiment douloureux.
Oui, et vous savez la couverture médiatique de ces choses-là a tendance à être très réductrice ; la moitié des personnes qui écrivent sont hétéros ou pas vraiment familières avec cela donc ils écrivent « Ah, elle est lesbienne » et après c’est repris encore et encore et c’est l’effet boule de neige.
Oui, et je crois que je suis en train d’apprendre qu’il va falloir que je me fasse confiance, que je sache que mes intentions pour l’histoire sont bonnes. Mon but est de partager mon expérience du coming-out, que les gens puissent comprendre ce que j’ai ressenti, combien je me suis senti seul, toutes les erreurs que j’ai faites, que je n’arrivais pas à trouver la réponse et que c’était vraiment frustrant. J’ai tellement attendu de pouvoir trouver des gens. Du moment que je reste fidèle à mes expériences et que je fais passer ça à travers ces personnages, alors je serais fier de cette série. Et je crois que c’est pour ça que les gens se sont attachés à Amy, parce que je suis connecté avec elle à un niveau très personnel. Je n’écris pas ça à la manière d’un mec hétéro qui n’a aucune idée de ce que sont ces problèmes, j’écris comme quelqu’un qui a été lui-même confronté à ces problèmes.
Puisque vous avez lu mes récaps (et encore une fois, j’apprécie vraiment), vous savez que je me retrouve vraiment dans le parcours d’Amy. De bien des façons il reflète étrangement mon propre parcours. Mais je crois que ce qui frustre les femmes homosexuelles c’est que, à la télé, souvent, tout ce parcours, le fait de se situer quelque part sur l’éventail de la sexualité, n’a lieu, quasi exclusivement, qu’avec des personnages féminins. Et ça donne raison aux gens (mes parents en furent un excellent exemple) qui, lorsque vous leur faites votre coming-out, vous disent « Oh, c’est juste une phase, tu traverses ça mais il faut juste que tu rencontres le bon garçon ». Et c’est frustrant de voir cela répété encore et encore. Je ne dis pas que ça n’arrive jamais, mais mon plus grand souhait serait de voir davantage de ces situations avec des personnages masculins. Pensez-vous que vous puissiez écrire une histoire comme cela avec un garçon ?
J’ai vraiment l’impression que ces personnages pourraient changer de genre, mais je pense aussi que l’amitié féminine, particulièrement chez les adolescentes, permet d’accéder au territoire émotionnel et cela se mêle souvent avec l’espace amoureux. Je ne crois pas que la société permette aux garçons d’avoir cette même amitié. Mes amitiés avec les garçons étaient très brutes et je les aimais mais je n’avais pas beaucoup d’espoir qu’ils m’aiment en retour. J’ai toujours envié les filles qui étaient très proches l’une de l’autre, qui pouvaient se coiffer, se raconter leurs secrets et avoir une intimité émotionnelle que je n’avais pas l’impression de pouvoir avoir avec mes amis.
Oh vous ne devriez pas envier ça. Ça rend les choses bien pires. Vous pouviez croire qu’elle vous aimait en retour. Pendant des ANNÉES.
Je sais ! C’est plus douloureux et je suppose que pour moi la question est : appréciez-vous de regarder une série qui vous aide à avancer ? Me concernant, j’aime écrire des séries qui m’aident à gérer ma douleur. J’aime voir des personnages lutter et faire des erreurs. J’aime vraiment m’attacher à un personnage, le soutenir, être choqué quand il fait quelque chose de mal et espérer qu’il s’en sorte. Je ne regarde pas la télé simplement pour m’évader. Et c’était mon intention avec cette série, dire à MTV que j’allais raconter une histoire qui, à mon sens, n’avait pas été montrée à la télé et que ça allait être les montagnes russes émotionnelles chaque semaine. Et toutes les semaines les gens se diraient « j’aimerais que ce soit deux fois plus long ».
J’ai vraiment essayé de faire ça, et pour cela il faut pousser le bouchon, mais je n’ai pas l’impression d’être choquant pour être choquant. Je suis choquant dans le sens où l’on comprend la raison du choix des personnages. On les regarde faire ces erreurs et on leur dit « NON, NE FAIS PAS ÇA » et ils le font quand même. C’était une longue réponse, je me suis un peu étalé, et ça m’a emmené un peu loin de votre question initiale ; donc : oui, il y a une tendance à ne pas prendre la sexualité féminine au sérieux puisqu’elle est considérée comme étant plus fluide que la sexualité masculine. Mais je crois que c’est une question plus large que notre série. Cela ramène aux rôles des genres et d’autres choses que je ne peux pas contrôler. Mais ce que peux contrôler c’est que ça ne m’aurait pas semblé authentique de raconter une histoire sur l’identité sexuelle d’une fille et de la conclure en huit épisodes. Ça ne me semblait pas être le parcours qu’une personne réelle ferait. Donc, pour moi, la série se voit attribuer des conflits plus importants que ce que je pensais, je ne pensais pas que la série s’y noierait, et je n’ai jamais cherché à faire de commentaires.
ET VOUS VOILÀ.
ME VOICI !
Je suis tellement contente que vous ayez été choisi pour une seconde saison.
Oh mon Dieu, moi aussi. Ma plus grande peur, la pire de mes peurs, était que cette série s’arrête après huit épisodes, ça aurait été horrible. J’aurais dû aller à toutes ces interviews et parler de mes plans pour la série, de ce que j’avais prévu pour Karmy pour que la série continue, ils auraient été vraiment contents. Mon message à leur encontre maintenant c’est : soyez patients. Avec un peu de chance nous aurons beaucoup de saisons. Et je vais faire en sorte que la série continue de procurer des émotions. Bonnes et mauvaises. Et ça ne veut pas dire que pour l’instant la série ne contient que de mauvaises émotions, il y a de bons moments à venir, je vous le garantis.
Ok, une question qui n’a rien à voir : vous savez ce que sont les pilules de Lauren ?
Je le sais. On avait prévu l’histoire quand on a prévu la saison une. Ce sera développé dans la prochaine saison. L’origine des pilules sera la raison qui amène Lauren dans la série.
Je suis tellement impatiente de voir ça. C’est vraiment un personnage formidable. Ils le sont tous, mais elle en particulier, et je pense que c’est difficile à faire.
Merci. C’est une actrice tellement géniale, je suis vraiment impatient de lui donner plus à jouer.
Tout le monde dit « Elle n’est pas vraiment méchante ! C’est juste une très bonne actrice ! » Je crois que vous avez simplement tous peur d’elle.
C’est fou ! Elle est si gentille ! Tous les jours je me demande d’où elle sort tout ça. Est-ce qu’elle se met dans un coin et genre, crie ?
Ok, il y a encore une chose dont nous devons parler. Ou plutôt une question que je voudrais vous poser. Dans la saison deux, quelles décisions ou conséquences découleront de la scène entre Amy et Liam – qui, comme je l’ai dit, pour moi, sonnait un peu fausse ?
J’apprécie ce que vous soulevez ici parce que lorsque nous avons tourné cette scène le réalisateur voulait la rendre beaucoup plus sexy et j’étais genre « Il faut que ce soit rapide et je veux que ça se termine sur la photo d’Amy et Karma ». Parce que pour moi, l’important dans le fait qu’Amy et Liam couchent ensemble ce n’est pas Amy et Liam, c’est ce qui va arriver à Amy et Karma maintenant que cette trahison a eu lieu. Donc nous reprendrons la série le lendemain matin avec Amy qui se réveille avec la gueule de bois et comprend ce qu’elle a fait.
[En murmurant] Oh mon Dieu.
C’est son nouveau secret pour la prochaine saison alors qu’en parallèle elle essaie de comprendre ce que coucher avec un garçon signifie et que Karma et elle essayent d’aller de l’avant. Karma est déterminée à ce que cette déclaration d’amour n’affecte pas leur amitié, qu’elles ne se perdent pas de vue. Ce sera marrant aussi parce que c’est une comédie, mais je pense que ça permet aux personnages de traverser pas mal d’émotions.
C’EST UNE COMÉDIE CARTER ? VRAIMENT ??? OU BIEN ESSAYEZ-VOUS JUSTE DE NOUS BRISER LE CŒUR ?
[Les deux rient]
Eh bien, j’aime écrire des choses marrantes qui changent d’un coup et vous prennent aux tripes. Je ne sais pas pourquoi, peut-être que je suis sadique, mais c’est mon style. J’aime faire des montagnes russes avec les émotions, à la fois quand je regarde la télé et quand j’écris.
Avez-vous une idée de la date à laquelle on peut espérer voir la saison deux ?
Ce que je peux vous dire c’est que je suis dans la salle des scénaristes en ce moment-même. On est de retour et on a hâte de continuer.
Interview originale sur le site Afterellen.com -
Lou Morin a écrit un nouvel article, Hunter Valentine : Interview de la chanteuse, Kiyomi McCloskey il y a 11 ans et 9 mois
J’ai perdu ma virginité d’intervieweuse avec Kiyomi McCloskey du groupe Hunter Valentine. Ne vous inquiétez pas ! Je sais bien que je ne suis pas journaliste (surprise !), et que je n’écris pas non plus pour le magazine Rolling Stone, donc j’ai simplement discuté avec Kiyomi – et bien sûr posé des questions qui, selon moi, intéresseraient les gens qui lisent mon blog : la bière, la mode, les voyages, les rencontres amoureuses et les butchs. Si vous voulez davantage de questions du type « Quelles sont vos influences musicales ? », allez sur le site Internet d’Hunter Valentine. Oh, et faites une recherche sur Google, puisque beaucoup de journalistes font ce type d’interview.
Tout d’abord, Kiyomi était cool. J’ai vraiment aimé lui parler et je crois que vous devriez tous aller écouter immédiatement ce groupe. En fait, arrêtez de lire ça et allez tout de suite voir leur nouveau clip The Pulse. Allez-y. Je vous attends.
C’est bon ? Ok, voici l’ « interview », si l’on peut dire.
Dans votre biographie il est écrit que vous avez rencontré les autres membres du groupe autour d’une bière pas chère et d’un rail whiskey. Quel genre de bière ? Et qu’est-ce qu’un rail whiskey ?
Nous étions mineures. L’âge légal pour boire au Canada est dix-neuf ans, et je crois que j’avais dix-sept ans. C’était une bière canadienne, probablement une Keith de la Nouvelle-Écosse. Le rail whiskey est un truc canadien, ce sont des mélanges maison.
Des trucs pas chers ? Effectivement si vous étiez jeunes.
Oui, pas chers. Maintenant mon Bourbon préféré est le Woodford Reserve et j’aime aussi le Blanton et le Jefferson. Tout deux sont haut de gamme. Je n’avais jamais entendu parler du Alexander Keith mais je trouverai une opportunité d’essayer parce qu’il a l’air pas mal. Mais maintenant je déclinerai un rail whiskey bien sûr.
Je ne vais pas vous interroger sur vos influences musicales et autres parce que je suis bloggeuse, pas journaliste. Ça ira ?
Oui, bien sûr. Discutons tout simplement. Cool.
Dans quel endroit au monde préférez-vous jouer ?
Au Japon. À Tokyo, à cause des gens et de la nourriture. C’est si beau et impressionnant. Ce sont des gens très respectueux et passionnés. Vous vous en rendez compte avec la manière dont ils travaillent, ils font attention, prennent soin.
[Kiyomi est pour un quart japonaise]
Quelles sont les choses que les fans vous jettent sur scène que vous préférez ?
Ça ne m’arrive pas vraiment donc au final je n’ai pas reçu tant de choses intéressantes ou palpitantes que ça. Généralement j’ai une bouteille de bière vide. Quelques bons Bourbons en bouteille. Les T-shirts faits par les fans sont toujours vraiment impressionnants. Le fan art est plutôt sympa. Beaucoup de choses sont jetées pour Laura parce qu’elle finit nue.
Vraiment ?
Oui, vraiment.
Ok, est-ce que l’une de vous quatre est célibataire ?
Je ne suis pas célibataire, c’est compliqué pour les autres donc je ne répondrai pas à leur place.
De quelle manière les choses ont-elles changé pour vous après The Real L Word ?
Nous étions exposées aux fans à une échelle plus internationale. Genre, en allant dans une ville, un village ou un pays dans lequel nous n’avions jamais été, nous avions un énorme soutien que nous ignorions complètement. Beaucoup d’entre eux étaient fans avant la téléréalité, mais les chargés de promotion et les comptables ont constaté que nous avions un succès plus international après la téléréalité. L’objectif principal de cette téléréalité était de gagner de l’amplitude en tant que groupe et nous avons réussi cela.
Que pensez-vous ou que connaissez-vous des identités butch/fem ?
Me concernant j’adhère. Mais je ne les laisse pas me définir pour autant. J’aime être une femme garçon manqué mais si j’ai envie de mettre du rouge à lèvres ou de porter un décolleté, je le ferai. Je ne vis pas à travers les définitions de ce que les gens pensent que je devrais être. Puisque j’étais l’une des lesbiennes les plus butchs de la série, les gens pensent que je devrais être comme cela tout le temps, mais je m’en fous. Je respecte réellement les personnes qui ont posé les bases de notre communauté, mais j’ai l’impression que les gens devraient s’ouvrir davantage. Dépenser du temps et de l’énergie à dire aux gens qu’ils ne peuvent pas être ce qu’ils veulent être est vraiment surprenant. Nous sommes censés être ouverts.
Trouvez-vous votre musique particulièrement butch ?
Je trouve que c’est sexiste. Les femmes ne peuvent-elles pas jouer du rock sans qu’on pense qu’elles soient butchs ? Le Rock’n’roll c’est sexy et sexuel. Si une femme est suffisamment douée pour jouer de la guitare ou de la batterie, c’est sexy pour moi, c’est une caractéristique qui m’attire. Je ne vois pas ça comme butch. Je vois ça comme du talent, une volonté et je trouve ça sexy.
Je voulais dire « trouvez-vous que votre musique est butch ? » non pas « est-ce que vous et les membres du groupe êtes butchs parce que vous faîtes du rock ? ». Je ne voulais pas vous blesser.
Ah, ok. Non, je ne suis pas blessée ! La « butchité » ou la « butch attitude » sont sexys, vraiment. Je voulais juste dire que les femmes qui font du rock ne sont pas butchs par définition, regardez The Distillers. Elle est sexy, elle a le contrôle. Pareil avec Courtney Love qui contrôle le public. Est-ce qu’avoir ce contrôle les rend plus butchs, les rend plus masculines ? L’idéologie de la femme inférieure ou plus faible que l’homme c’est du n’importe quoi.
[Mon Dieu, j’ai eu peur de l’avoir blessée. Quel soulagement. En plus, elle trouve les butchs sexys. Youpi ! Je suis d’accord avec elle sur ce point-là et j’adore les termes qu’elle a inventés]
Vous avez un look cru, assez agressif. Quelles sont vos influences au niveau vestimentaire ? Comment en êtes-vous venue à votre look actuel ?
Pour moi, les tenues sont, d’une certaine façon, l’expression de notre humeur, de ce que nous ressentons. Pas tout le temps, parfois nous enfilons juste ce qui nous tombe sous la main et c’est bien aussi. Même si je m’habille un peu comme un garçon, j’aime les looks classiques, propres, habillés. J’aime l’élégance du noir. Je ne sais pas d’où je tiens ça. Ça change tout le temps, ça évolue. Je ne porte certainement pas de robe, mais je n’ai pas peur de porter ce que je veux, quand je veux. Essayer de nouvelles choses est important.
À quel point est-ce cool de faire une tournée avec Cyndi Lauper ?
La tournée estivale n’a pas encore commencé, mais j’ai déjà joué avec elle auparavant. C’est une fille merveilleuse, vraiment inspirante. Je pourrais écouter ses histoires pendant des heures. C’est une dure à cuire et je crois qu’en tant que femme dans cette industrie, vous devez l’être. Je suis très contente de partager la scène avec elle cet été.
Ok, prête pour un round de questions-éclair ?
Allez-y.
Bière préférée ?
Duvel.
[Une bonne belge ? Wouuu ! Une femme sur la même longueur d’onde que moi !]
Bon choix. Glace ou cookie ?
Glace. Menthe avec copeaux de chocolat.
Film ou livre ?
J’aimerais dire livre mais ça se finit toujours en film. Le dernier film que j’ai vu était indépendant : Little Birds, et celui d’avant Gasby le Magnifique.
Moto ou voiture de course ?
Moto. J’adore les Triumph. Mon père en a une. Il faut que j’en achète une aussi, probablement une Honda des années soixante-dix.
Papier ou plastique ?
Papier.
Blonde ou brune ?
Ma petite-amie est blonde en ce moment, mais à la base elle est brune, donc brune.
Bien vu ! Y a-t-il autre chose que vous voudriez que les fans sachent ?
Notre disque Collide and Conquer est sorti maintenant. Vous pouvez le trouver en magasin ou sur iTunes. Venez nous voir cet été dans une ville ou un village près de chez vous. Même si nous ne venons pas dans votre village, nous viendrons probablement près de chez vous.
J’adore le fait qu’elle ait dit « disque » ! Je remercie Kiyomi d’avoir pris du temps pour répondre à mes questions assez peu orthodoxes. Elle m’a encouragée à continuer à parler aux gens de la manière dont je lui ai parlé : comme une vraie personne. Je lui ai demandé si elle avait des questions pour moi et elle m’a dit « Que faîtes-vous ce soir ? ». C’est son genre. Relax, tranquille et sexy.
Allez voir Hunter Valentine. Leur musique est sympa, ce sont des lesbiennes sexys et Kiyomi a de supers goûts en matière de bières et de Bourbon. Que voulez-vous de plus ?
C’est butch de jouer la musique que vous aimez et de soutenir des musiciennes sexys qui font de la bonne musique. Soyez butch.
Interview originale sur le site Huffingtonpost.com -
Lou Morin a écrit un nouvel article, Orphan Black : Interview d’Evelyne Brochu et Jordan Gavaris, les interprètes respectifs de Delphine et Felix il y a 11 ans et 10 mois
Lors d’une projection du premier épisode de la deuxième saison d’Orphan Black, j’ai parlé avec Evelyne Brochu et Jordan Gavaris des personnages qu’ils interprètent et je pense que vous allez aimer ce qu’ils ont eu à dire.
Evelyne Brochu était tellement magnifique que c’est un vrai miracle d’avoir finalement réussi à articuler les questions – ses yeux sont au moins de dix couleurs différentes. Après chaque question posée, elle a vraiment pris le temps de réfléchir à ses réponses.
Comment décririez-vous le parcours de Delphine et Cosima dans la saison 2 ?
Dans la saison une, c’était juste un nouvel amour inattendu, en dépit du fait qu’elles s’opposent au niveau scientifique. La saison deux ne se contentera pas seulement d’une relation complexe dans une situation complexe, mais elle maintiendra Cosima vivante dans cette situation complexe. Je crois qu’il y a de gros enjeux, ça va être très fort en émotion. C’est une relation très forte, avec beaucoup d’amour et un lien puissant, mais il y a beaucoup de choses qui se trament également vis-à-vis de la santé de Cosima, donc elles seront beaucoup de choses. C’est une relation très complexe, c’est une relation médecin/patient, scientifique/sujet d’expérience, petite-amie/petite-amie, donc c’est beaucoup de choses, n’est-ce pas ? Ce sera très dense et complexe. Et peut-être un peu dangereux !
Qu’est-ce que vous préférez chez Delphine, ou dans son interprétation ?
Ce que je préfère dans son interprétation ? Simplement sa passion pour tout, vous voyez ? C’est vraiment génial de… parce que j’ai l’impression que sur le plateau, tout le monde est passionné à l’idée de faire cette série. Bien sûr, on voit que Tatiana est passionnée par son travail, elle apporte tellement à tous les personnages. Je suis vraiment passionnée par ce travail également, donc pouvoir prendre cette passion de mon travail et la réinjecter dans ce personnage est cool.
Vous vous êtes récemment inscrite sur Twitter, vous êtes-vous rendue compte de tout l’amour des Clonesbians et du Clone Club ? Comment ça a été pour vous ?
Oui, c’est vraiment génial. Je veux dire, les Clonesbians – vous savez, je dois dire, j’ai parfois l’impression que la fiction reflète la réalité et parfois même l’affecte. Et je suis vraiment fière de jouer un personnage homosexuel dont le problème principal ne tourne pas autour du fait qu’elle soit homosexuelle, ce qui devrait être un problème pour personne. Donc je suis vraiment fière de ça.
Après la projection il y a eu un questions/réponses pour les fans et bien que la plupart des questions aient été adressées aux créateurs, Graeme Manson et John Fawcett, quelques unes s’adressaient aux acteurs. Le seul truc qui a vraiment coincé pour moi fut lorsqu’un fan a demandé à Evelyne Brochu si elle pensait que Delphine s’identifiait différemment dans la saison deux maintenant qu’elle avait une copine. Elle a fait remarquer qu’à la fin de la saison une, elle était vraiment avec Cosima. Et dans le premier épisode de la saison deux, on la voit « à une immense soirée de l’Institut DYAD, embrassant sa copine » (bon, ce qu’elle pense être sa copine). Elle a dit que ce n’était pas quelque chose d’important pour elle, et qu’elle était contente parce que ça devrait n’être important pour personne.
Jordan Gavaris, qui joue Felix, m’a serré la main et m’a souri joyeusement lorsque nous nous sommes rencontrés. Même si j’ai regardé des centaines d’interviews de lui, ça m’a quand même un petit peu choquée que sa voix ne soit pas celle de Felix (sauf pour un moment, lorsqu’il incarnait Felix).
J’ai vu dans les bandes-annonces que Felix a quelques scènes avec Cosima cette saison-ci. À quoi ressemble leur relation ?
Je pense que Felix est un peu méfiant envers Cosima, ou du moins il l’était dans la première saison. Je pense que c’est un lien intéressant, c’est probablement le premier clone avec lequel il interagit où il n’y a pas de – vous savez, parce que ça a surtout été Sarah et Alison et avec elles il a des dynamiques très établies – Cosima… elle est comme la fille qu’il pourrait rencontrer en boîte : elle lui dirait « Yo, cool le fut’ » et il répondrait [avec la voix de Felix] « Hey, cool les dreads » et ça démarrerait une conversation. C’est très platonique. Je crois qu’il se rapproche de plus en plus d’elle au fur et à mesure de la saison, mais je pense toujours que le pilier de la relation clones/Felix reste Alison et Sarah.
Je vois dans les commentaires et sur Twitter que les Clonesbians adorent Felix, avez-vous beaucoup de retours comme cela de la part de la communauté LGBT ?
Énormes. D’énormes retours de la part de la communauté LGBT. Je pense que c’est parce que Tat et moi essayons de changer le langage employé lorsque l’on parle à la presse, parce que beaucoup trop souvent – j’étais dans une émission l’autre jour et c’est genre « Oh, voilà Jordan qui joue le frère gay dans Orphan Black » et là je me dis « Ok, bon… ». Je prends ça comme une opportunité de créer une discussion et de dire « En tant que personnage public à la télévision vous avez la responsabilité de changer ce langage, de changer le modèle ». Qu’il veuille le croire ou non, ce genre de discours où vous dévalorisez et définissez un personnage uniquement par sa sexualité et invalidez le reste de son identité est toujours très accablant. Et puis, encore une fois, nous ne nous sentons pas une responsabilité envers la communauté LGBT, nous avons une joie, une grande joie de les représenter, et d’interpréter des personnages avec lesquels les gens se lient. Même avec ces personnages fictifs, peu importe combien ils sont fictifs, le fait qu’il y ait une résonance est quelque chose de très, très puissant pour nous, ce n’est pas anodin du tout pour nous.
En tant que jeune membre de la communauté LGBT, c’est génial de voir des personnages homosexuels de mon âge.
Tout à fait ! Nous venons aussi d’un pays où maintenant tout ça nous paraît vraiment bizarre. Je vis à Los Angeles en ce moment et bien que Los Angeles soit une petite bulle, le mouvement des droits civiques est vraiment quelque chose auquel nous sommes exposés. C’est bizarre parce que, pour moi, venant du Canada, où le modèle a déjà changé, vous pouvez être un homme gay, ou un homme qui est artiste et est gay, ou un homme non gay. Et c’est vraiment important, parce qu’au final, en tant qu’acteurs, Tat et moi n’avons pas l’impression de jouer une sexualité, pas plus que nous ne jouerions une couleur de peau, de yeux, ou le cancer. Ce sont juste des humains, nous jouons juste des humains.
Interview originale sur le site Afterellen.com -
Lou Morin a écrit un nouvel article, Emily Rochford (Bianca Bradey) il y a 11 ans et 10 mois
À vingt-cinq ans, Emily Rochford (interprétée par Bianca Bradey) est la chef de bureau de l’entreprise de design dans laquelle a été recrutée Steph. Elle est par ailleurs attirée par cette dernière et l’aidera […]

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Lou Morin a écrit un nouvel article, Kristen Sheridan (Lauren Orrell) il y a 11 ans et 10 mois
À vingt-neuf ans, Kristen Sheridan (interprétée par Lauren Orrell) est une avocate ambitieuse et motivée et travaille dans l’un des plus gros cabinets de Sydney. Généreuse et dévouée autant en amitié qu’en amou […]

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Lou Morin a écrit un nouvel article, Starting From… Now! : Interview de Lauren Orrell, l’interprète de Kristen il y a 11 ans et 10 mois
Avez-vous toujours voulu être actrice ? Pouvez-vous nous parler un peu de votre parcours ?
Oui. Mais je voulais aussi être un lapin, un espion, une ballerine, un jockey et un fantôme. J’espère laisser le fantôme de côté pour quelques années, mais être actrice veut dire qu’à un moment donné, peut-être que je pourrais être tout ça.
Comment vous êtes-vous retrouvée au casting de Starting From… Now! ?
J’avais travaillé avec Julie et Sarah de Possesse (Steph) sur un court-métrage. Quand Julie m’a demandé si j’étais intéressée pour travailler de nouveau avec elle, c’était « oui » avant même d’avoir lu le script.
Connaissiez-vous Julie Kalceff et son travail avant ?
J’avais fait quelques recherches juste avant de tourner Move avec elle. J’adore son écriture et combien ça peut être drôle et raffiné.
Qu’est-ce qui vous a attiré dans cette webserie ? Dans votre personnage ?
La visibilité est quelque chose d’extrêmement important pour moi. C’est important que les gens puissent se voir à l’écran, que leur histoire soit racontée. Ici, en Australie, les médias n’ont souvent qu’une vision des choses concernant les histoires, les races et les sexualités. Ça change, mais c’est toujours un changement très lent. Le personnage était beaucoup plus difficile pour moi. J’ai eu beaucoup de mal à m’identifier à elle en premier lieu, et puis j’ai compris : émotionnellement nous sommes motivées de façon similaire, et peut-être que je ne voulais pas affronter ça au début. Nous sommes toutes les deux terrifiées à l’idée d’être abandonnées par les personnes que nous aimons et nous travaillons toutes les deux comme des folles pour devenir la personne que nous pensons devoir être pour eux – en oubliant souvent qu’ils nous aiment pour ce que nous sommes réellement au fond de nous. Une fois que j’ai compris ça, tout s’est ouvert.
Comment votre personnage évolue-t-il dans la saison 2 ?
Sans trop en dire, nous voyons combien elle peut être vulnérable. Nous entrevoyons également un peu de son côté sombre.
Darcy trompe sa compagne avec Steph. Pensez-vous qu’une relation durable puisse résulter d’une telle situation ?
Les relations sont difficiles. Je pense qu’à la fois Darcy et Steph essayent de fuir quelque chose dans leur vie – ce n’est pas un très bon point de départ pour commencer une relation, mais souvent c’est à ce moment-là que les gens tombent amoureux. Qui sait ? Chaque cœur est différent, chaque amour a ses propres défis à relever.
Pouvez-vous nous parler un peu de la saison 2 ? Darcy et Steph vont devoir faire face aux conséquences de leurs actes. Comment cela va-t-il se passer ?
Je pense que ça ne va pas être joli joli.
Comment se passe l’ambiance sur le plateau ? Je suis sûre que vous vous amusez beaucoup ! Pouvez-vous nous raconter quelques anecdotes de tournage ?
Beaucoup trop de rigolades. Ça arrive généralement après avoir mangé trop de sucre. Sarah est hilarante, ça rend toute scène où vous devez être un peu dure avec elle vraiment difficile parce qu’elle est tellement adorable.
Deux équipes s’affrontent pour l’avenir de Steph. L’équipe Darcy et l’équipe Emily. Vous êtes pour laquelle ?
Team Emily, mais pas pour un futur avec Steph. Je veux qu’elle rencontre une femme magnifique, stable intellectuellement et émotionnellement, pour qu’elle puisse avoir l’histoire amoureuse dont nous rêvons tous.
Prête pour une saison 3 ? Nous, oui !
Oui ! [en français] Je veux un épisode musical, je ne suis pas sûre que ça puisse se faire, mais on a le droit de rêver.
Pouvez-vous nous parler de vos futurs projets ?
Je suis en train d’écrire un film de fantômes/un thriller que j’espère tourner à la fin de l’année prochaine. Je ne suis pas encore sûre du genre de monstre que c’est. L’histoire a tellement évolué et j’apprends simplement à lui faire confiance et à la remodeler plus tard si je le dois.-
J’adore Kristen et j’adore la façon dont Lauren Orrell parle de son personnage. Je trouve que c’est un des personnages les plus aboutis, un des plus murs et donc un des plus visibles de cette série. Donc, bien sur Team Emily (et 100% sur la même longueur d’onde que L. Orrell là-dessus), mais surtout Team Kristen !!!
Et merci pour cette série d’interview.
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Lou Morin a écrit un nouvel article, Starting From… Now! : Interview de Rosie Lourde, l’interprète de Darcy il y a 11 ans et 10 mois
Avez-vous toujours voulu être actrice ? Pouvez-vous nous parler un peu de votre parcours ?
J’ai toujours adoré jouer et raconter des histoires. J’ai dansé et joué étant petite mais m’en suis éloignée parce que je détestais combien c’était devenu compétitif. J’ai essayé de vivre sans pendant deux-trois ans mais ça m’a trop manqué et je suis revenue en courant ! Je me suis ré-entraînée puis ai travaillé en tant que danseuse professionnelle à Macau, puis me suis entraînée de nouveau en tant qu’actrice et me voilà.
Comment vous êtes-vous retrouvée au casting de Starting From… Now! ?
J’ai vu un appel pour auditionner et ai posé ma candidature, et ce n’est pas avant d’avoir mis les pieds dans la salle d’audition que j’ai réalisé que mes deux amies jouaient Steph et Kristen ! L’audition était vraiment marrante et Julie m’a appelée dans l’après-midi.
Connaissiez-vous Julie Kalceff et son travail avant ?
J’avais vu quelques The Newtown Girls mais je ne l’avais pas rencontrée personnellement.
Qu’est-ce qui vous a attirée dans cette webserie ? Dans votre personnage ?
J’ai vraiment aimé la complexité des personnages, particulièrement Darcy ! Les personnages féminins sont souvent écrits de manière tellement simpliste. Julie a vraiment perçu combien la vie peut être complexe et combien nous pouvons être déchirés quand des décisions de raison et de cœur doivent être prises. Particulièrement lorsque nous devons prendre un risque.
Comment votre personnage évolue-t-il dans la saison 2 ?
Ce serait de la triche, non ? Il vous faudra regarder !
Darcy trompe sa compagne avec Steph. Pensez-vous qu’une relation durable puisse résulter d’une telle situation ?
C’est une question vraiment difficile… Le point crucial c’est que je ne pense pas que les généralisations fonctionnent lorsque l’on parle de relations. Je ne conseillerais jamais à quelqu’un de mentir dans n’importe quelle situation mais là encore, vous ne connaissez pas toutes les raisons qui les ont poussées à faire ça. La plupart des relations que je connais ayant commencé avec quelqu’un trompant quelqu’un d’autre n’ont pas été durables. Mais quoi qu’il en soit, ont-elles pris la bonne décision ? Il faudra leur demander !
Pouvez-vous nous parler un peu de la saison 2 ? Darcy et Steph vont devoir faire face aux conséquences de leurs actes. Comment cela va-t-il se passer ?
Comme vous pouvez le voir dans la bande-annonce, tout s’intensifie dans la saison 2 ! Désolée, je ne peux pas vous en dire beaucoup plus !!!
Comment se passe l’ambiance sur le plateau ? Je suis sûre que vous vous amusez beaucoup ! Pouvez-vous nous raconter quelques anecdotes de tournage ?
Je suis sûre que vous avez déjà entendu parler de la pizza… N’est-ce pas ? Juste au cas où, voilà l’histoire : Sarah et moi étions en train de tourner la scène de l’épisode 2 de la saison 1 où Steph et Darcy réalisent qu’il y a plus que ce qu’elles veulent bien admettre entre elles. La scène où l’on mange de la pizza et où l’on parle. Je crois qu’en réalité c’est bien la seule fois où Darcy a l’air de s’amuser ! Bref, nous sommes au milieu de la prise et Sarah est en train de ricaner. Mais on est supposées l’être pour que ce soit crédible. Puis, badaboum ! Sarah explose de rire et me recouvre de pizza à moitié mâchée et je me suis reculée en mode Matrix, choquée ! En fait, il s’avère que j’avais un bout de fromage sur la lèvre et que je ne le savais pas ! Peut-être qu’on peut retrouver la vidéo pour vous… ?
Deux équipes s’affrontent pour l’avenir de Steph. L’équipe Darcy et l’équipe Emily. Vous êtes pour laquelle ?
Team Darcy ! Bien sûr !
Prête pour une saison 3 ? Nous, oui !
OUI !!! J’ai trop hâte de voir ce que Julie a imaginé. Elle nous a donné quelques débuts d’idées mais pas tant que ça donc nous sommes aussi excitées que vous !
Pouvez-vous nous parler de vos futurs projets ?
J’ai un film d’auteur, que j’ai tourné plus tôt cette année, en post-production en ce moment. Il s’appelle Chocolate Oyster et avec un peu de chance sera bientôt dans les festivals de films un peu partout. Et je suis aussi en train de produire un autre long-métrage (dans lequel je ne joue pas) et nous essayons également de postuler dans les festivals de films. Ça s’appelle Skin Deep, c’est une histoire magnifique de deux jeunes femmes qui partent à l’aventure dans les rues des banlieues de Sydney et apprennent à profiter de la vie. Donc gardez un œil là-dessus ! -
Lou Morin a écrit un nouvel article, Darcy Peters (Rosie Lourde) il y a 11 ans et 10 mois
Darcy Peters (interprétée par Rosie Lourde) avait commencé des études de droit mais elle s’est vite ravisée et a préféré suivre des études littéraires.
À trente-et-un ans, elle poursuit maintenant son rêve d’é […]
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Lou Morin a écrit un nouvel article, Steph Fraser (Sarah de Possesse) il y a 11 ans et 10 mois
Stephanie Fraser – Steph Fraser -, dite Steph, est originaire de Melbourne. Elle déménage à Sydney afin de décrocher le travail de ses rêves dans une entreprise de design, où elle rencontre Emily. En atten […]

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Lou Morin a écrit un nouvel article, Jenny’s Wedding : Interview d’Alexis Bledel, l’interprète de Kitty il y a 11 ans et 10 mois
Jenny’s Wedding est différent de la plupart des autres films à thématique lesbienne. Tout d’abord, il est réalisé par une équipe et un casting Hollywoodiens, mais il ne fait pas partie de la machine Hollywoodienne. Il s’agit d’un projet de passionnés dirigé par Mary Agnes Donoghue, la scénariste, réalisatrice et co-productrice de Jenny’s Wedding. Donoghue a également écrit les scénarii d’Au fil de la vie et Laurier Blanc. Elle tend à capturer les expériences humaines et dépeindre des histoires de lutte ordinaires de personnes faisant face à leur propre courage.
Donoghue n’a pas fait Jenny’s Wedding dans l’intention qu’il devienne un blockbuster. Elle raconte l’histoire de sa nièce, qui s’appelle aussi Jenny, qui a fait son coming-out à sa sœur et lui a dit qu’elle voulait épouser une femme. Le film nous rapporte en détail les étapes qu’elles ont dû franchir ensemble, en tant que famille, et le courage qu’il a fallu à Jenny, ainsi qu’à tous les membres de sa famille, pour vivre en dehors de leur zone de confort, explorer un nouveau monde afin s’épanouir en tant que famille. L’histoire de la nièce de Donoghue bénéficie d’un casting incroyable à l’écran : Katherine Heigl (Grey’s Anatomy), Alexis Bledel (Gilmore Girls), Tom Wilkinson (In the Bedroom), Linda Emond (Julie & Julia) et Grace Gummer (Zero Hour).
Puisque Jenny’s Wedding ne fait pas partie de la machine Hollywoodienne, il a été réalisé indépendamment et avec un petit budget. Les réalisateurs se sont rassemblés et sont en train de lancer une campagne Indiegogo pour réunir des fonds pour la bande-son, qui reste une composante essentielle de tout film. Ils ont fini la production, sont en train de finir la post-production et espèrent sortir le film dans les cinémas cet automne. Leur campagne Indiegogo se finit ce samedi 12 avril à 23h59 et tout don que vous faites est déductible des impôts.
Alexis Bledel nous a parlé de son rôle de Kitty, ce qui l’a attirée dans ce film et ce qu’elle pense du mariage homosexuel. J’espère que vous apprécierez et envisagerez de donner pour la campagne Indiegogo de Jenny’s Wedding.
Nous parlions des défis à relever dans les relations amoureuses tout à l’heure. Quels sont les défis quotidiens de la relation de Kitty et Jenny ?
Elles sont en couple depuis quelques années. Elles sont bien. Elles sont très amoureuses, mais elles vivent ensemble depuis un moment. Elles peuvent se taper un peu sur les nerfs, ou faire des commentaires qui ne sont pas nécessairement appréciés [rires] par l’autre. Ce sont juste ces petites choses, mais je pense que ce sont ces petites choses qui font qu’une relation est plus réelle pour moi : il ne s’agit pas de ces [relations] parfaites, toutes lisses. Vous les voyez ensemble chez elles et c’est comme si vous regardiez des gens que vous connaissez.
La réalité, c’est quelque chose qui vous a attirée dans vos précédents travaux. Quels sont les aspects humains réels de Jenny’s Wedding ?
Simplement la façon dont on peut se reconnaître dans l’histoire. Je pense que la plupart des gens qui verront le film pourront se reconnaître dans au moins un des personnages, qu’ils soient parents d’une fille qui vient juste de se marier ou de jeunes gens essayant de débuter dans la vie avec quelqu’un. C’est une histoire de famille.
Beaucoup des conflits du film tournent autour de la relation de Jenny avec sa famille. Pouvez-vous nous parler un peu plus de cela ?
Lorsque Jenny dit à sa famille qu’elle va se marier, elle fait également son coming-out et leur dit qu’elle est lesbienne. Je pense que ces deux informations d’un coup sont beaucoup pour eux [sa famille], et chacun a une réaction différente, selon la façon dont elle le dit et ce que ça leur évoque. Elles [Jenny et Kitty] commencent à aller de l’avant et obtiennent des réactions inattendues de la part de la famille de Jenny. Certaines sont blessantes, d’autres déroutantes ou encore émouvantes. En plus de ce que la planification d’un mariage engendre, il y a ce stress supplémentaire. Je pense que c’est quelque chose auquel Jenny ne s’attend pas nécessairement. Elle va juste voir sa famille et leur exprime ce qu’elle ressent et elle a droit à ce retour de flamme. Ça doit faire beaucoup quand vous êtes dans cette situation. Je pense que Jenny est le genre de personne qui, lorsqu’elle fait quelque chose, le fait en grand [rires]. Elle n’aura pas de petit mariage, elle donnera tout ce qu’elle a [rires] et fêtera vraiment ça.
Vous avez dit que votre personnage Kitty était surpris que Jenny lui dise vouloir se marier. Pourquoi était-ce si surprenant pour Kitty ?
Elle croit que sa partenaire est limitée concernant l’avenir de leur relation, mais elle l’aime et n’a pas de problème avec ça. C’est de cette façon que Mary Agnes me l’a décrite, ainsi que leur situation au début du film. Et puis, Jenny rentre littéralement chez elle un jour et lui annonce la façon dont elle voit son futur, et c’est vraiment… c’est formidable et surprenant. Ça amène beaucoup de choses. Jenny l’invite à aspirer à une chose à laquelle elle-même ne s’était pas autorisée à aspirer. La partie plus modérée de sa personnalité lui dit d’attendre d’être sûre que ce soit réellement une possibilité avant de s’emballer.
Et puis, ça amène tellement de questions. Par exemple, la première chose à faire est de dire à votre famille que vous êtes en couple. C’est la première chose à faire, et ensuite que vous voulez vous marier. C’est juste la façon dont Jenny fonctionne. Elle ressent quelque chose et elle agit en conséquence, et Kitty est celle qui… elle est un peu plus modérée.
Jenny’s Wedding sera le premier film diffusé au cinéma avec un mariage lesbien en premier plan. Comment était-ce pour vous de faire partie d’un film si important pour la communauté LGBT ?
C’est quelque chose auquel je crois beaucoup. Je crois que les couples de même sexe devraient avoir le droit de se marier partout. C’est un droit humain. J’espère qu’il [le film] aidera à ce que ça se réalise. C’est un problème politique, et je sais qu’avec le temps de plus en plus d’États l’autorisent et ce serait incroyable que notre pays en entier l’autorise. Ce serait une chose merveilleuse. Je ne pense pas que Mary Agnes ait fait le film dans une optique politique. Je crois que c’était une histoire très personnelle pour elle et une expérience qui l’a touchée, mais je peux dire sans me tromper que tout le monde sur ce film croit fermement au mariage gay. C’était vraiment satisfaisant de faire partie de ce tournage.
Que ressentez-vous lorsque vous entendez des histoires de personnes touchées par ce film ?
C’est incroyable quand un fan est impatient de vous rencontrer parce qu’il a une connexion particulière avec l’histoire que vous avez contribué à raconter. C’est incroyable. C’est la partie la plus gratifiante de ce travail : savoir que quelqu’un voit quelque chose qu’il pensait que personne ne traversait, qu’il est capable de s’identifier à une histoire, particulièrement une histoire personnelle, [comme] celle de Mary Agnes.
Interview Originale sur le site Afterellen.com -
Lou Morin a écrit un nouvel article, Starting From… Now! : Interview de Sarah de Possesse, l’interprète de Steph il y a 11 ans et 11 mois
Avez-vous toujours voulu être actrice ? Pouvez-vous nous parler un peu de votre parcours ?
D’aussi loin que je me souvienne, je voulais être actrice de quelque façon que ce soit – la musique a été la pierre angulaire de mon enfance et adolescence et de celles de mes sœurs, et j’ai passé mes années scolaires à jouer et chanter dans les spectacles. Après le lycée, j’ai décidé d’étudier la réalisation et j’ai passé des diplômes en médias artistiques et études internationales. J’ai démarré une société de production et travaillé en tant que productrice, cadreuse et éditrice pendant quelques années avant d’en revenir au jeu et à l’école d’art dramatique – c’est ce que j’ai toujours aimé.
Comment vous êtes-vous retrouvée au casting de Starting From… Now! ?
J’avais joué avec Lauren dans un court-métrage, Move, qui a été écrit et réalisé par Julie. Après avoir fini, Julie m’a contactée pour savoir si j’étais intéressée pour jouer Steph dans cette super nouvelle série qu’elle avait créée.
Connaissiez-vous Julie Kalceff et son travail avant ?
J’ai rencontré Julie pour la première fois dans Move.
Qu’est-ce qui vous a attirée dans cette webserie ? Dans votre personnage ?
Il y a beaucoup de choses que j’aime dans cette série : c’est bien écrit, les personnages sont tellement complexes, ils sont courageux et merveilleusement imparfaits en même temps, ce qui donne un si bon scénario. Steph est naïve et un petit peu perdue, et bien que je ne sois pas d’accord avec beaucoup des décisions qu’elle a prises, et j’aime penser que j’aurais agi différemment dans la même situation, je me projette totalement dans ses dilemmes et ses efforts malencontreux pour suivre son cœur. Elle fait tellement de mauvais choix et blesse ceux qui l’entoure par inadvertance, mais malgré cela c’est une bonne personne, avec les meilleures intentions du monde. Je suppose qu’en fin de compte je l’aime bien parce qu’au fond d’elle il n’y a rien de faux ou de prétentieux.
Comment votre personnage évolue-t-il dans la saison 2 ?
Durant la saison 1, Steph a eu une vie mouvementée. Je pense qu’elle a passé une grande partie de son temps dans un état silencieux de panique et de confusion sur presque tous les aspects de sa vie : son travail, ses buts, ses amitiés, ses relations et sa vie de famille. Changer d’État était un immense bouleversement pour elle, et elle n’est pas exactement le type de personne qui possède, pour débuter, une grande confiance en soi et une forte personnalité. Dans la saison 2, elle devra gérer et assumer les conséquences de ses actes.
Darcy trompe sa compagne avec Steph. Pensez-vous qu’une relation durable puisse résulter d’une telle situation ?
De toute évidence, c’est un début idéal pour aucune relation pour tout un tas de raisons. Mais je crois que si l’amour et la connexion entre deux personnes sont suffisamment fortes, cela peut réellement nourrir et entretenir une relation durable.
Pouvez-vous nous parler un peu de la saison 2 ? Darcy et Steph vont devoir faire face aux conséquences de leurs actes. Comment cela va-t-il se passer ?
Tout ce que je peux dire c’est que ces répercussions donneront le ton à toute la saison. C’est une réponse assez vague. Désolée…
Comment se passe l’ambiance sur le plateau ? Je suis sûre que vous vous amusez beaucoup ! Pouvez-vous nous raconter quelques anecdotes de tournage ?
J’adore tourner avec ces filles ! Julie a rassemblé un groupe de personnes incroyables. Nous avons une équipe fantastique menée par des directeurs de production extrêmement talentueux, Matt (saison 1) et Bryan (saison 2). C’est réellement génial d’être sur le plateau… je me sens très chanceuse d’être ici !
Des anecdotes. Voyons voir… Lauren est accro aux friandises et au chocolat. Je suis stupéfaite qu’elle soit aussi mince vu la quantité de malbouffe qu’elle consomme – je trouve que je mange beaucoup plus de bonbons quand je traine avec elle ! Dans la saison 1, je me suis débrouillée pour cracher de la pizza sur Rosie pendant l’une de nos scènes les plus sérieuses. Dans la scène où Darcy se confie à Steph, j’étais censée l’écouter mais j’ai été distraite par un bout de fromage sur son visage. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai trouvé ça hilarant… il bougeait pendant qu’elle parlait. J’ai pris un morceau de pizza juste avant de craquer.
Deux équipes s’affrontent pour l’avenir de Steph. L’équipe Darcy et l’équipe Emily. Vous êtes pour laquelle ?
Pour être honnête, je pense qu’Emily a été tellement mal traitée par Steph qu’il faudrait des circonstances extraordinaires pour qu’elles puissent avoir ne serait-ce que l’ombre d’un futur ensemble. Pas une impossibilité complète cependant, on ne sait jamais… Je pense que Darcy et Steph ont une connexion qui va bien au-delà de leur propre compréhension. Je me sens dans l’obligation de soutenir Steph et de soutenir la Team Darcy pour l’instant.
Prête pour une saison 3 ? Nous, oui !
Absolument ! J’ai trop hâte de retravailler avec toutes les filles et de voir ce que Julie va créer.
Pouvez-vous nous parler de vos futurs projets ?
Je travaille actuellement sur l’adaptation d’une pièce de théâtre, que j’ai créée, en long-métrage. La pièce repose sur la musique de Jacques Brel : c’est vraiment un travail fait avec amour que je développe depuis quelques années maintenant. -
Lou Morin a écrit un nouvel article, Starting From… Now! : Interview de Bianca Bradey, l’interprète d’Emily il y a 11 ans et 11 mois
Avez-vous toujours voulu être actrice ? Pouvez-vous nous parler un peu de votre parcours ?
Oui… Depuis que je suis petite j’ai toujours ardemment désiré être actrice. Mais j’étais incroyablement timide, donc […]
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En complément, l’interview de Sarah de Possesse et Bianca Bradey (http://www.youtube.com/watch?v=Gwtr-I-Frc0) parce que nous sommes toutes fan d’Emily (non?)
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Absolument Emily c’est mon personnage préféré ! Et celui de Lou aussi (qui a fait tous les sous-titres). Mon seul regret c’est qu’elle soit si peu présente dans la saison 2. Il faut qu’elle se trouve une fille gentille et sympa dans la saison 3, c’est juste pas possible de la perdre !!!
Merci pour le lien en tout cas @lesbionic
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Lou Morin a écrit un nouvel article, Faking It : Interview de Rita Volk, l’interprète d’Amy il y a 11 ans et 11 mois
L’aventure continue pour Amy, notre lesbienne à moitié dans le placard, de la nouvelle série de MTV, Faking It. Alors qu’elle a pour confident Shane, out et fier, la seule personne avec laquelle Amy ne peut toujours pas parler de ses sentiments est également l’objet de son affection : sa meilleure amie (hétéro), Karma.
Dans l’épisode inédit de ce soir, Amy et Karma réalisent qu’elles ont besoin d’un week-end entre filles pour se reconnecter mais l’enterrement de vie de jeune fille de la mère d’Amy (et le fait que quelqu’un d’autre qu’Amy ait été choisi pour être demoiselle d’honneur) se met en travers du chemin. En parallèle, on en apprend davantage sur la vie d’Amy à son domicile.
Rita Volk, qui interprète Amy, a parlé avec Afterellen de ce à quoi nous pouvons nous attendre dans l’épisode de ce soir, de la manière dont elle supporte sa mère et ses problèmes avec le fait d’avoir une fille lesbienne, et, bien sûr, nous avons essayé de lui tirer les vers du nez pour savoir quand Karma (Katie Stevens) prendra finalement conscience de ses sentiments à son égard. A-t-elle craché le morceau ? Découvrez-le…
Actuellement, est-ce difficile pour Amy d’être aux côtés de Karma, par rapport à ses sentiments ?
Oui, absolument. À chaque épisode, les sentiments d’Amy s’intensifient et elle réalise qu’elle ne veut rencontrer personne d’autre. Elle ne semble pas être attirée par les garçons et trouver une autre petite-amie s’avère être plutôt effrayant et bizarre pour elle. Elle sait quand elle se sent bien et en sécurité : avec Karma. Réaliser cela rend ce désir encore plus fort, mais bien sûr elle ne peut pas agir sur ses sentiments parce qu’il est clair que Karma a d’autres priorités (Liam). Ça complique aussi énormément leur amitié parce que les petits trucs qui étaient juste amicaux avant, comme un câlin, représentent beaucoup plus maintenant. Amy commence à se demander si ses gestes, bien que petits, la trahiront… c’est une situation très difficile.
Pensez-vous que ce soit dur pour elle d’entendre Karma s’extasier constamment devant Liam ? Ou est-elle juste une bonne amie ?
J’imagine que ce doit être l’une des pires choses à traverser pour quelqu’un… aimer quelqu’un et avoir à constamment l’entendre désirer quelqu’un d’autre. Je pense que la plupart d’entre nous peut s’identifier à un amour non-réciproque. Amy est une bonne amie parce qu’elle supporte tout, mais malheureusement elle se compromet en même temps. La ligne est fine… faire passer quelqu’un avant vous comme cela sans vous oublier en même temps. Amy est une amie loyale et je pense que c’est pour cela qu’elle est si sympathique, elle se met vraiment en retrait parfois.
Sans rien dévoiler, est-ce que Karma va bientôt découvrir les vrais sentiments d’Amy ?
Je ne peux pas vous dire ça !! Bien essayé. Il faudrait me payer très cher pour que je dise quoi que ce soit. Tout ce que je peux dire c’est que l’épisode final sera le meilleur épisode. Nous étions tous si fiers de cet épisode quand on l’a tourné. Le truc avec la série c’est que huit épisodes c’est vraiment dense, il y a beaucoup de choses qui se passent et tout se suit. Donc, je ne peux vraiment rien vous dire sans trop en dévoiler…
Oh, Lauren. Comprendrons-nous pourquoi elle essaie de rendre la vie d’Amy si dure à la maison ?
Oui ! En fait, dans l’épisode [de cette semaine] nous verrons une facette différente de Lauren. Bailey est si phénoménale, elle fait un travail incroyable en incarnant la pourriture parfaite, et après elle change et finalement vous avez de la peine pour son personnage. C’est une actrice incroyable et j’adore le personnage de Lauren. Il y a vraiment différentes couches chez elle. Tout bon méchant en a besoin je crois.
Pensez-vous qu’Amy et Lauren puissent, un jour, être amies ? Qu’est-ce qu’il leur faudrait ?
Je pense, oui. Ce sera peut être long mais, au final, elles vivent sous le même toit. Initialement, ça les fait se détester parce que ce sont des étrangères devant tout partager, leurs parents inclus. Mais avec le temps elles n’ont pas d’autres choix que de vraiment apprendre à se connaître. Elles partagent une salle de bain. Au final, ça vous rapproche, non ?
Force est de constater que la mère d’Amy a des problèmes avec le fait qu’elle soit lesbienne. Est-ce que ça ennuie Amy ou est-ce qu’elle n’a pas de souci avec les problèmes de sa mère ?
Dès le tout début, on se rend compte qu’Amy et sa mère sont deux humains très différents, mais, bien sûr, Amy veut son approbation. C’est sa mère après tout, je ne peux pas imaginer quelqu’un ne voulant pas être accepté par ses parents. Mais je crois qu’Amy garde également un peu de ressentiment envers sa mère. Elle ne sera jamais la super reine de beauté parfaite que sa mère est. Je crois que, dans l’épisode à venir, Amy réalise que ce n’est pas grave. Et puis le « faux » coming-out donne à Amy une chance d’être rebelle. Elle en tire vraiment satisfaction. Mais, bien sûr, au fond d’elle-même, elle ne veut rien de plus que l’acceptation de sa mère.
Pour nous faire saliver, que pouvez-vous nous dire des prochains épisodes concernant Amy ?
J’adore le prochain épisode parce que vous verrez la vie d’Amy chez elle et sa relation avec sa mère. Le truc vraiment bien avec cet épisode c’est qu’on s’aperçoit qu’Amy est le mouton noir partout. Tout d’abord, elle a ces sentiments pour Karma qu’elle trouve bizarres, nouveaux et ostracisants et puis vous la voyez chez elle où Lauren et Farrah s’entendent très bien et Amy, encore une fois, est sur la touche. Cette fille n’a pas de temps mort ! Mais dans le reste de la saison, tout ce que je peux dire, c’est qu’elle se rend beaucoup plus compte de ses sentiments… et que les choses deviennent de plus en plus conflictuelles.
Quelles sont les réactions des jeunes sur la série et sur ce que vit Amy ?
C’est vraiment incroyable combien le fan club est loyal et dédié à la série. Je ne pense pas que qui que ce soit parmi nous aurait pu anticiper que seulement au troisième épisode nous aurions autant de personnes qui nous suivent. Une fille m’a dit qu’elle avait découvert qu’elle était lesbienne lorsqu’elle a commencé à tomber amoureuse de sa meilleure amie. Un autre fan a dit qu’il était content qu’il y ait quelque chose comme ça à la télévision parce qu’il était dans le placard pendant tout le lycée et qu’il n’avait personne à qui s’identifier. Lorsque vous êtes confiné sur un plateau vous ne vivez que dans le monde que vous créez et vous oubliez que les gens vont vraiment regarder ce que vous faites et se faire un avis. Et après vous êtes genre « Bah oui, andouille, c’est une série et les gens la regarderont ». Donc quand elle a enfin été diffusée et que les filles ont pu s’identifier à Amy et à cette expérience difficile qu’elle traverse, c’était une bénédiction.
Interview originale sur le site Afterellen.com -
Lou Morin a écrit un nouvel article, Starting From… Now! : Interview de la créatrice, scénariste, réalisatrice et productrice, Julie Kalceff il y a 11 ans et 11 mois
Pouvez-vous nous parler de votre parcours pour que nos lectrices apprennent à vous connaître ?
J’ai toujours voulu être auteure, cependant, c’est vers la fin de la vingtaine que j’ai réellement découvert, ou même envisagé, l’écriture de scenarii. J’étais prof d’anglais dans le secondaire. Le travail que j’avais choisi pour « assurer mes arrières » était devenu ma carrière principale et je n’étais pas tout à fait heureuse. Je savais que ce n’était pas ce que je voulais faire pour le reste de ma vie. Sur un coup de tête, j’ai pris un cours d’écriture de scénario, et j’ai adoré. J’ai adoré le défi de raconter une histoire visuellement et également l’économie de langage dont les scénaristes font preuve. Je suis passée de prof à temps plein à un temps partiel et j’ai écrit et étudié autant que j’ai pu. Un an après j’ai été acceptée dans un master scénaristique à l’école Australian Film Television et Radio de Sydney.
Comment est née Starting From… Now! ? Avez-vous toujours pensé au format webserie ?
Au tout début Starting From… Now! était le scénario d’un long-métrage. Il avait un titre différent et l’histoire était un peu différente de celle racontée dans la webserie. Cependant, le concept de la femme qui succombe pour la compagne de son amie était identique. J’ai passé quelques années sur le scénario, revenant dessus de temps à autre, mais ça ne s’enclenchait pas bien. Je l’ai mis de côté mais je ne voulais pas l’abandonner non plus. Il y avait quelque chose là-dedans qui, à mon sens, valait la peine d’être creusé. Je ne savais simplement pas, à l’époque, comment faire. Plus tard, en décidant de m’attaquer à un nouveau projet, je me suis souvenue de cette idée et me suis dit que ça fonctionnerait peut-être mieux en tant que série. Deux-trois ans plus tôt, j’avais travaillé sur une autre webserie et avais vraiment apprécié la liberté offerte par ce média au niveau de la distribution et de l’engagement immédiat avec le public. Je me suis posée pour écrire un premier brouillon et apparemment ça a fonctionné.
[ndlt : Julie Kalceff tient un blog où elle partage son opinion sur différents sujets, notamment les webseries]
Vous êtes scénariste, réalisatrice et productrice. Ce n’est pas trop dur de tout gérer ? Est-ce qu’il y a un poste que vous préférez tout particulièrement ?
C’est très dur de jongler avec toutes ces casquettes. Je préfèrerais me concentrer sur l’écriture et la réalisation, mais les circonstances du moment ont fait que j’ai aussi fini par produire la série. Une fois la première saison tournée, Lauren Orrell (qui interprète Kristen) est montée à bord en tant que co-productrice. Elle a fait du super bon travail pour promouvoir et commercialiser la série. Elle a de super idées, est très organisée, travaille dur et a un très bon contact avec les gens. Elle est une bien meilleure productrice que moi.
Comment avez-vous recruté les acteurs de la série ? Les connaissiez-vous avant ?
J’avais travaillé avec Sarah de Possesse (qui joue Steph) et Lauren Orrell (qui joue Kristen) pour un court-métrage, Move. J’ai lancé un casting pour ce court et elles ont auditionné. J’ai su en les voyant que je voulais travailler avec elles. Elles ont si bien travaillé sur Move que lorsqu’il a fallu répartir les rôles pour Starting From… Now!, je n’ai pas hésité une seconde à leur demander si elles étaient intéressées. Pour Bianca Bradey (qui joue Emily) c’était pareil. Nous avions travaillé ensemble sur un court appelé The Washing Machine. Encore une fois, lorsqu’il a fallu répartir les rôles pour la webserie, je savais que je voulais que Bianca en fasse partie. Les deux seuls rôles pour lesquels on a tenu des auditions sont ceux de Darcy et Trish. Je n’avais jamais rencontré Rosie Lourde (qui joue Darcy), ni Linda Grasso (qui joue Trish) avant mais lorsqu’elles ont auditionné, j’ai su que je les voulais pour ces rôles-ci.
Quels ont été les retours sur la première saison de Starting From… Now! ?
La grande majorité des retours a été extrêmement positive. La réponse du public a été géniale. Bien entendu, il y a des gens qui ne sont pas contents que Steph trompe Emily, mais c’est normal. Je suis juste contente que le public s’implique dans l’histoire et veuille en voir plus.
L’épisode 6 était intense. Après avoir entendu la dispute entre Darcy et Kristen, Steph semblait avoir pris la résolution de ne pas interférer dans leur couple. Pourquoi craque-t-elle au dernier moment ?
Je pense que parfois on est plein de bonnes intentions. On veut faire les choses bien à partir de maintenant ! [ndlt : Starting From… Now! en anglais], mais on ne s’y tient pas toujours. La raison de Steph lui a dit de se mettre en retrait, et elle l’a fait. Elle a essayé de faire les choses bien, mais au moment crucial, quand Darcy s’est retrouvée en face d’elle, son cœur a pris le dessus.
Le couple Darcy/Steph est-il fait pour durer ?
Tout couple durera-t-il ? C’est difficile à dire.
Quelle bande-annonce pour la saison 2 ! Kristen va découvrir que Darcy l’a trompée avec l’une de ses amies. Comment va-t-elle réagir ?
La bande-annonce de la saison 2 est géniale. Lauren a monté la bande-annonce et je trouve qu’elle a fait un travail formidable en donnant le ton de la saison 2. Kristen est le genre de personne qui aime garder le contrôle. Quand elle sent qu’elle perd le contrôle, elle fait tout ce qu’elle doit faire pour le récupérer.
Vous avez également réalisé un court-métrage, Move, avec les actrices de Starting From… Now!, quel accueil a-t-il reçu dans les festivals ?
Move a été diffusé dans les festivals à la fois en Australie et à l’étranger. Autant que je sache il a eu de bons retours, mais dans un festival, sauf si vous êtes présente, c’est difficile de juger. C’est ce que j’adore avec une webserie : la possibilité de communiquer avec le public. Ils ne se retiennent certainement pas de vous dire ce qu’ils en pensent.
Avez-vous d’autres projets en cours avec Common Language Film ?
Common Language Film existe seulement depuis un peu plus d’un an. J’ai fait d’autres courts dans le passé, mais Move était le premier projet avec cette production. Suivi de près par la première saison de Starting From… Now!.
Que peut-on vous souhaiter pour l’avenir ? Mis à part une troisième saison de Starting From… Now! ?
On parle d’une troisième saison et c’est définitivement dans nos projets, je n’ai simplement rien écrit pour l’instant. Je vous tiendrai au courant.
Mis à part ça, j’aimerais faire des projets plus longs : que ce soit une série télévisée ou une webserie plus longue ou un long-métrage. Starting From… Now! a été une expérience incroyable. J’ai eu la chance de travailler avec des personnes incroyablement douées. J’adorerais continuer à travailler avec ces personnes et utiliser cet élan que l’on a pris avec cette série pour continuer à créer de nouveaux projets passionnants. -
Lou Morin a écrit un nouvel article, Interview de la footballeuse Abby Wambach il y a 11 ans et 12 mois
Pas de J.O., pas de coupe du monde. Et pourtant, 2013 fut l’une des années les plus mémorables pour Abby Wambach.
La star américaine du football âgée de trente-trois ans a battu un record qu’elle visait depuis plus d’une décennie (le record de buts de Mia Hamm), elle a construit une maison à Portland dans l’Oregon et s’est mariée à l’automne dernier. Wambach et sa partenaire de longue date, Sarah Huffman, se sont mariées le cinq octobre lors d’une cérémonie à Hawaï.
Wambach a également joué sa première saison l’année dernière avec le Western New-York Flash de la Ligue Nationale pour le Football Féminin (NWSL). Elle a conduit l’équipe de sa ville natale au match inaugural du tournoi NWSL, mais il n’y a pas eu de happy ending comme au cinéma pour les 9 129 fans du Rochester’s Sahlen’s Stadium : l’équipe The Flash, avec Huffman en défense, a perdu 2-0 contre les Portland Thorns. Le Western New-York ouvre la seconde saison du NWSL le dimanche 13 avril à Washington et joue pour la première fois à domicile le 3 mai, en match retour contre Portland. Wambach jouera aussi des matchs amicaux pour les U.S.A. le 6 avril à Denver et le 10 avril à San Diego.
« C’est une vie de dingue » dit-elle en parlant de ses nombreux voyages. Mais la meilleure joueuse de l’année en 2012 et seconde en 2013 admet qu’elle sait que ça « fait partie du jeu ».
Sa dernière chance de gagner une coupe du monde aura lieu l’année prochaine au Canada. Puis, Wambach visera une troisième médaille d’or aux Jeux Olympiques brésiliens en 2016.
« Je serai plus en forme que jamais. Je serai enragée et je ferai tout ce qu’il faudra pour que l’équipe gagne » nous dit Wambach à propos de la Coupe du Monde. « Si j’ai un poste différent de ceux auxquels j’ai été habituée, alors je dois l’accepter, parce qu’au final il ne s’agit pas juste de moi, je ne peux pas gagner une Coupe du Monde toute seule. »
« Cela concernera les onze [joueuses] sur le terrain et les neuf sur le banc qui nous aideront à gagner les matchs et progresser dans ce tournoi ».
Quel fut le meilleur souvenir du 20 juin dernier, la nuit où vos quatre buts contre la Corée du sud vous ont permis de battre le record du monde de 158 buts inscrits en sélection par Hamm ?
On peut dire que mes coéquipières ont fait en sorte de me passer le ballon. Il y a énormément d’amour entre nous et, me concernant, ce sentiment a encore grandi depuis ce match. C’était juste une nuit si particulière, pour tout… c’était un moment merveilleux à partager avec mes coéquipières et en plus, toute ma famille était là et c’était vraiment spécial pour moi de pouvoir les embrasser après le match, et pour eux aussi, de pouvoir voir cela en personne.
Félicitations pour votre mariage.
Merci.
Hawaï ?
Pourquoi pas Hawaï ? Nous voulions une destination spéciale pour notre mariage et nous voulions un endroit où les gens choisiraient de dépenser de l’argent pour y passer du bon temps. Je vous assure que soixante-quinze pourcent de ma famille ne l’aurait jamais fait s’il n’y avait pas eu un « événement » auquel ils devaient assister. C’était spécial, non seulement pour Sarah et moi, mais c’était aussi une occasion pour ma famille de voyager, de laisser les enfants à la maison, vous voyez ? Être parent de six, quatre ou trois [enfants], peu importe, ce n’est pas facile, donc partir pour cinq jours c’était particulier et c’est quelque chose que je n’oublierai jamais, c’est sûr.
Je sais que la famille a beaucoup d’importance à vos yeux. Voulez-vous en créer une ?
Oui, mais pas tout de suite. La famille est un objectif, mais dans le futur. On est juste contentes de déménager dans notre nouvelle maison et de commencer une nouvelle vie. Ça va être dur d’être séparées pendant l’été mais ce sont des choses qu’il faut faire pour vivre ses passions [Huffman ne joue pas pour le Western New York cette saison]. Je suis très heureuse d’être engagée dans une relation. La façon dont tout ça s’est su et est arrivé est assez marrante. Vous me connaissez, je ne suis pas du genre à dévoiler toute ma vie au monde entier, parce qu’honnêtement, d’un point de vue footballistique, cela n’a aucune importance. J’étais d’accord pour que ça se sache et ça ne m’aurait pas troublée plus que ça si ça ne s’était pas su.
Maintenant que vous avez fait votre « coming-out », tout du moins publiquement, est-ce que votre vie a changé ?
Non. Rien n’a changé. Je n’ai senti aucune différence du tout et ce n’est pas comme si c’était quelque chose que j’avais caché. J’ai eu l’impression que c’était une surprise pour les autres gens. Pour eux c’est peut-être différent. Je ne sais pas. Honnêtement, j’espère que c’est différent dans le sens positif, et si ça ne l’est pas, je ne vais pas dire aux gens comment vivre leur vie et je ne leur dirais certainement pas que ma vie est la façon dont ils doivent vivre la leur. Les gens peuvent choisir ce qu’ils veulent faire de leur vie et j’aime ce choix. Mes parents peuvent vous le confirmer : déjà adolescente je voulais faire mes propres choix, et je suis heureuse [maintenant]. Au final, c’est tout ce qui compte.
Avez-vous déjà ressenti une pression pour devenir une militante des droits des homosexuels ?
Oui, mais ça ne me correspond pas. Si quelqu’un me met la pression, je ne me décontenance pas. Je ne fais pas de politique. Bénéficions-nous d’un tremplin permettant d’y accéder ? Bien sûr. Mais je n’ai jamais été comme ça. Je veux que ma contribution se rapporte au football et si je peux aider les gens à être plus heureux dans la vie dans quelque domaine que ce soit, très bien. Si je peux rendre un enfant plus à l’aise dans sa peau parce qu’il affronte des choses que j’ai affrontées au lycée, génial. Mais j’ai l’espoir que ce sujet, cette conversation, appartienne au passé.
Comment est votre nouvelle maison, et avec votre emploi du temps combien de temps y avez-vous passé ?
Enfin finie, enfin meublée. Je n’ai pas eu l’occasion d’y passer trop de temps. En hors-saison, nous étions assez occupés avec l’équipe nationale et il vous faut prendre des vacances quand vous pouvez en hors-saison. Je dirais que j’ai passé trente jours dedans, ce qui est intéressant.
Est-ce frustrant ?
Non, parce que c’est pour le reste de ma vie. Maintenant, je me prépare à avoir une carrière après ma carrière de footballeuse et je suis contente d’aller vivre à Portland. J’apprends toujours à connaître la ville. J’ai un très bon groupe d’amis avec qui je sors là-bas. C’est pour l’après-foot. Est-ce que revenir à Buffalo à cette période de l’année est ce que je veux faire de ma vie ? Probablement pas. Mais ça fait partie de mon travail. Ce sont des sacrifices que nous devons faire années après années pour jouer dans de grands tournois comme la Coupe du Monde. Les gens ne comprennent pas. Il y a beaucoup de choses à faire pour en arriver là. Il y a un sacrifice dans cet engagement, pas seulement au niveau de l’équipe nationale mais un engagement envers vous-même pour vous améliorer sans cesse, et le seul moyen de faire cela est de vous retrouver dans des environnements qui vous poussent à l’amélioration.
Comment vous sentez-vous physiquement ?
Mon tendon d’Achille ne m’a pas posé de problème depuis un moment, je touche du bois. J’essaie juste de me remettre en forme. L’Algarve Cup (un peu plus tôt ce mois-ci, au Portugal) fait partie de ces tournois où je joue chaque match, pendant quatre-vingt-dix minutes, et cela me donne la forme nécessaire pour me propulser dans un de ces clubs saisonniers. Malheureusement, je n’ai pas joué autant de temps que d’habitude, donc j’ai dû beaucoup travailler toute seule à côté. Et à mon âge avancé, trente-trois ans, il est plus dur de se motiver. Vous pouvez faire autant de sprints que vous voulez mais il n’y a rien de tel que de jouer un match de quatre-vingt-dix minutes. Selon moi, il n’y a pas de meilleur moyen pour vous remettre en forme que de jouer des matchs en continu. Je me sens parfaitement bien. Je me sens mieux que je ne me suis sentie depuis un bon moment. Émotionnellement, c’est dur d’être loin de chez soi, mais comme j’ai dit, ça fait partie du jeu. Vous ne pouvez pas pleurer dès que les choses se compliquent un peu. Il vous faut juste faire avec et savoir qu’il y a une raison et un but à ces choses.
Avez-vous beaucoup changé de poste avec l’équipe nationale ?
C’est une conversation que j’ai beaucoup eue avec Tom [Sermanni, l’entraîneur des U.S.A. pour la seconde année] ces derniers mois. Il y a quelques éléments à prendre en compte. Premièrement, évidemment, je vieillis. Deuxièmement, il y a des joueuses comme Alex [Morgan], Sydney [Leroux] et Christen Press, d’autres avants, qui pourraient débuter dans n’importe quelle autre bonne équipe du monde. Mes points forts sont variés, tant en qualités de dirigeante, de réflexion et de tactiques, je pense qu’on verra match après match ce qu’il sera judicieux de faire. Il y a sept matchs en Coupe du Monde. Il faudra faire entrer beaucoup de joueurs, donc il vous faut certains joueurs confiants et cette confiance se travaille pendant des années.
Interview Originale sur le Site Usatoday.com -
Lou Morin a commenté cet article : Interview de Megan Follows il y a 12 ans
Le court-métrage Where Are The Dolls est disponible sur la chaîne Youtube de BravoFACT 🙂
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Univers-L Toute la Culture Lesbienne
J’adore Lana Parrilla ! Je la trouve talentueuse, engagée et très séduisante. Pour autant, dans cette interview je trouve qu’elle fait le jeu des studios hollywoodiens et des créateurs de la série qui ne montrent aucun personnage LGBT dans OUAT.
Je ne nie pas son engagement pour les LGBT, je trouve juste que c’était parfait et facile que ce soit elle qui fasse cette interview en disant qu’elle soutenait tous les couples quels qu’ils soient. Soyons honnêtes le couple SwanQueen (Emma/Regina) c’est juste dans nos rêves (mais ça fonctionne super bien dans les fanfictions, il faut bien le reconnaître, on sait rêver) et du coup laisser la possibilité à Lana Parrilla de dire qu’elle aime tout le monde et qu’elle tournerait tout ce qu’on lui demandait, ça met tout le monde d’accord. Un peu trop peut-être.
Parce que le véritable engagement ce serait de mettre un vrai couple LGBT dans la série. C’est ça le sujet. Quitte à revisiter tous les comptes de notre enfance et à faire de la méchante reine une femme complexe, blessée et en quête de rédemption, autant aller jusqu’au bout et faire d’Elsa, la Reine des Neiges, une lesbienne qui ne s’assume pas et qui est du coup incapable de maîtriser son pouvoir jusqu’à ce qu’elle rencontre une femme et qu’elle apprenne enfin à s’aimer même si elle est différente ! Ça ce serait novateur !
Pas une actrice LGBT friendly qui dit qu’elle aime tout le monde et qu’elle serait ravie de jouer un personnage lesbien si on lui en proposait un d’intéressant (ok, elle ne le dit pas comme ça mais on sait lire entre les lignes).
Je vais commencer comme Price: J’adore lana parilla, c’est vrai qu’elle fait beaucoup de choses pour la cause LGBT.
A partir de là, le fait qu’elle dise plus ou moins qu’elle accepterais de jouer un personnage lesbien ne me surprend pas plus que ça 😉
et ceci dit ils devraient définitivement engager Price en scénario, car une Elsa lesbienne refoulée, moi je dis OUI 😀
Et pour rebondir sur l’interview j’ai vu que justement, le créateur du pull qui pourrait fait penser au Swan queen leur a envoyé un pull à chacune. J’ai trouvé ça amusant ^^