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Isabelle B. Price a écrit un nouvel article, Waterproof il y a 11 ans et 6 mois
Comme tous les mercredis, Mathilde va à la piscine. Mais aujourd’hui, une autre nageuse retient son attention. Elle commence par la détailler alors qu’elle prend sa douche puis l’observa à travers un interstice da […]

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Isabelle B. Price a écrit un nouvel article, Cineffable critiques de la journée du dimanche 02 Novembre 2014 il y a 11 ans et 6 mois
La dernière journée du festival est arrivée bien trop vite à notre goût (même si on est épuisées par le rythme des séances et celui de la rédaction des critiques).
Nous avons débuté à 14 h 30 par la projection de « courts sur pattes ». Le premier court-métrage, Perruche, a eu un énorme succès dans la salle, déclenchant des éclats de rire et des réactions spontanées du public assez fantastiques. Un juste retour des choses pour Roxanne Gaucherand qui a fait un travail que j’adore. J’ai d’ailleurs voté pour en faire le meilleur court-métrage déclenchant une réaction choquée de Lou qui a crié au favoritisme. Peut-être que c’est un peu de ça mais quand même quoi ! C’est celui qui a eu le plus d’applaudissements et de fous rires donc c’est justifié ! Ensuite a suivi Dear Santa, très jolie fable sur une petite fille différente des autres et l’acceptation par sa mère de cette différence. Al Kora n’était pas lesbien mais présentait une gamine très débrouillarde, un peu trop même. Waterproof était le second court-métrage lesbien français de la sélection. Summer Suit, quant à lui était un court-métrage australien (que j’ai été obligé de laisser à Lou qui voue un culte à ce pays depuis son voyage là-bas). Knighthood était une fable amusante sur une petite fille et son ami imaginaire. Walks Like a… était surprenant et trop court alors que Yolo reste inclassable pour toutes celles qui l’ont vu.
Nous avons continué avec la séance de 17 h qui a proposé Miss Todd, un court-métrage d’animation musical sur la première femme aviatrice. Et terminé par Golden Gate Girls que nous avons trouvé soporifique au possible même s’il part d’une très bonne intention.
Comme nous avions nos trains de retour à prendre, Audrey Vilf nous a remplacées pour la chronique du dernier long-métrage, Anita’s Last Cha-Cha. Et au vu de son retour, on était ravies de ne pas être restées…
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Isabelle B. Price a écrit un nouvel article, Al Kora il y a 11 ans et 6 mois
Un garçon vivant dans un ancien village du Qatar s’amuse seul dehors. Alors qu’il joue au football, il jette accidentellement le ballon par-dessus un mur. Ne sachant pas comment le récupérer, sa sœur vient à sa rescousse. Son acte de générosité va la placer toutefois dans une position délicate.
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Isabelle B. Price a écrit un nouvel article, Anni & Jasmin : GZSZ spoilers semaine du 03 au07 Novembre 2014 il y a 11 ans et 6 mois
En ce lundi matin, voici les spoilers pour notre couple lesbien de soap opera préféré, Jasmin et Anni dans GZSZ (Gute Zeiten, schlechte Zeiten). Nous les retrouvons mercredi et jeudi avec une Anni qui s’essaie à la musique.
Mercredi 5 novembre 2014 :
Après qu’ Anni se soit enfin résolue à chanter devant ses amis, Mesut met la chanson sur le net. Anni veut supprimer la vidéo mais, à sa grande surprise, celle ci est très bien accueillie par les internautes. Lorsqu’Anni a la possibilité de participer à un festival, l’Open Misc, tous ses doutes sont oubliés. Elle se fait connaître auprès des organisateurs pour concourir.
Jeudi 6 novembre 2014 :
Après avoir annulé son entrée en scène à l’Open Misc, Jasmin cherche à consoler sa petite amie. Anni essaie de lutter contre ses propres doutes et son trac. Elle choisit alors de se présenter comme une musicienne des rues devant un public étranger pour faire diminuer la pression qui pèse sur ses épaules… -
Isabelle B. Price a écrit un nouvel article, Cineffable critiques de la journée du samedi 1er Novembre Octobre 2014 il y a 11 ans et 6 mois
Vos deux envoyées spéciales en direct de Cineffable, Lou et moi avons travaillé durant de longues heures pour vous faire découvrir nos critiques des courts-métrages, documentaires et films lesbiens découverts en cette journée du samedi 1er novembre. L’ambiance était extraordinaire et la foule bien plus présente que les deux premiers jours. À tel point que le film Tru Love, point culminant de la soirée, a vu la salle pleine et que certaines ont dû s’asseoir sur les marches (parce que c’était mieux que d’être devant le nez collé à l’écran).
À 12 h, dans la séance baptisée Briser le Silence, nous avons découvert Penguins at North Pole dont nous vous avions parlé en mars dernier. En effet, il s’agit de la première comédie familiale gay diffusée à Taïwan. D’une durée de 30 minutes ce téléfilm que nous avons eu du mal à classer (à part dans moyen-métrage) était très sympathique. A suivi Moonlight People une fiction russe qui se veut pilote d’une série. Nous avons eu la chance, après la diffusion, d’assister à une séance de questions/réponses avec la réalisatrice Ekaterina Polyanskaya que nous avons retranscrite pour vous. Au passage, un grand merci aux bénévoles de Cineffable qui ont fait la traduction du français vers le russe et inversement. Et même l’anglais était possible mais comme il n’y avait pas d’anglaise, ça n’a pas été fait. La classe quoi.
À 17 h nous avons ensuite assisté à la séance nommée désir. Virginie Simona nous a rejointes et nous avons enchaîné neuf courts-métrages que voici, dans l’ordre de projection : Shraddha, Stop Calling Me Honey Bunny, Brunch, Carreteras, Stormcloud, Vecinas, Miss Finknagle Succumbs to Chaos, Chloé Likes Olivia, Bill, Please !. Lou a fait la plupart des critiques mais m’a laissé Brunch qui reste pour nous le court-métrage OVNI de cette édition.
Et nous avons terminé à 19 h 30 par El pastel et Tru Love. -
Isabelle B. Price a écrit un nouvel article, Vecinas il y a 11 ans et 6 mois
Mamen et Gloria ont décidé de s’installer ensemble. Mais cette nouvelle vie de couple leur réserve une surprise : leurs voisines, Alicia et Paula. Lorsqu’Alicia suggère l’idée que pour rompre l’ennui de leur coup […]

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Isabelle B. Price a écrit un nouvel article, Carreteras – Road il y a 11 ans et 6 mois
Carmela mène une vie tranquille à la campagne à côté de son grand-père jusqu’à ce que Abril, une fille aventurière et libre, fait irruption dans sa quotidienneté. Leur rencontre les emmènera à explorer de nouveaux […]
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Isabelle B. Price a écrit un nouvel article, Brunch il y a 11 ans et 6 mois
À Brooklyn, un couple lesbien fait l’amour et utilise des légumes comme sex-toys. Courgette, carotte, piment vert, aubergine et même poireau.
Et quand leurs amis viennent dîner, les légumes trouvent une nouvelle utilisation…
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Non mais on n’y croit pas une seconde à la pénétration, c’est abusé. Elles auraient pu faire un effort quand même 🙂
Sinon très sympa le repas des invités, j’y réfléchirais à deux fois avant d’aller manger chez un couple d’amies lol-
@Gwengia totalement d’accord avec toi pour la pénétration. En fait l’idée de départ est intéressante et assez rare (c’est le premier court que je vois abordant ce sujet) mais il fallait y aller à fond 😉 Je veux dire fallait jouer la crédibilité !!! Là il n’y a rien de crédible du tout !
@syge on est d’accord hein ! Pas assez de légumes et trop d’invités !
Mais le poireau quand même O_o (j’avoue m’être interrogée sur le sens de pénétration avant qu’il ne soit utilisé…)
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Euh le poireau, il me semble que même “la main” a une sorte d’hésitation dans le film ! ^_^
Sinon, je dois dire que le coup du piment vert m’a aussi laissée un peu perplexe. Y a intérêt à ce que la peau du piment n’ait pas une égratignure ou l’atmosphère va sérieusement se réchauffer là-dedans !!
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O_o … Euh surprenant quand même ce court métrage ! Bon, moi je suis d’accord avec Isabelle… Y a pas assez de légumes pour nourrir ce beau petit monde à la fin. ^_^
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Isabelle B. Price a écrit un nouvel article, El Pastel – The Cake il y a 11 ans et 6 mois
Un moment en cuisine entre une mère et sa fille sera l’occasion de partager recettes et révélations.

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Isabelle B. Price a écrit un nouvel article, Moonlight People : Interview de la scénariste et réalisatrice Ekaterina Polyanskaya il y a 11 ans et 6 mois
Comment avez-vous fait pour produire cet épisode d’une heure ?
J’ai fait un crédit sur trois ans et financé personnellement ce pilote. L’objectif est d’en faire une série mais avant cela il faut trouver un producteur.
Comment allez-vous faire pour trouver un producteur ?
Ce film ne peut pas être diffusé en Russie à cause des lois contre la propagande homosexuelle. Il ne peut être diffusé qu’à l’International. Il a déjà été présenté dans plusieurs festivals à travers le monde est l’objectif est de trouver un producteur international qui nous permette de poursuivre le travail en Russie.
Vous avez écrit, produit et joué le rôle principal. Ce film est-il autobiographique ?
Je ne l’ai jamais dit avant mais oui. Ce film parle de moi. C’est même mon vrai tatouage (elle montre son tatouage à la salle)
La fin est une fin ouverte. Est-ce que c’est les grandes villes c’est vraiment mieux pour les LGBT par rapport aux petites villes ?
Oui, bien sûr. Dans les petites villes vous êtes menacé, vous êtes condamné à vous faire tuer. À Moscou c’est un peu mieux. Il existe quelques bars où les homosexuels peuvent se rencontrer. Mais la police est en train de les fermer un par un et ces lieux disparaissent.
Comment s’est déroulé le tournage sur un tel sujet ?
En fait quand nous avons tourné le film, personne n’était au courant [du sujet]. Nous l’avons tourné comme un film normal, quelconque avec des acteurs professionnels. Bien évidemment, si le thème du film avait été connu, le tournage aurait été interdit. La bande-annonce du film est disponible sur Internet et, quand des personnes la regardent, ils envoient des lettres de menaces. Je reçois énormément de lettres de menaces. La situation est donc risquée et dangereuse, pour les acteurs et pour moi aussi.
Comment allez-vous faire pour promouvoir le film ?
Si je trouve des producteurs, notamment à l’international, il y a dans la loi russe une manière de contourner la loi anti-propagande LGBT. Si le film n’est pas projeté et visible en Russie, il y a la possibilité de le produire. Et bien entendu, pour la suite du tournage, il faudra cacher le thème du film comme cela a été le cas sur le pilote. Il faudra le tourner comme s’il s’agissait d’un film lambda.
Avez-vous songé au crowdfunding pour soutenir le projet et poursuivre le tournage ?
Merci pour cette idée. Elle est effectivement très intéressante. Mais forcément pour que les gens donnent de l’argent, il faut qu’ils voient ce film sur Internet pour qu’ils sachent pourquoi ils donnent de l’argent. Or, à cause des lois russes, je n’ai pas le droit de le diffuser sur Internet. Donc ce n’est pas possible. En fait ce serait considéré comme de la propagande selon la loi russe actuelle. Je pourrais le faire quand j’aurais un producteur qui aura racheté les droits de ce film en dehors de la Russie.
Est-ce que la situation des gays et des lesbiennes s’est aggravée depuis une dizaine d’années en Russie ?
Effectivement, les choses ont énormément empiré depuis le vote de la nouvelle loi. Il y a dix ans cette loi contre la propagande homosexuelle n’existait pas.
Que peut-on faire ici en France pour vous aider ?
Déjà le fait que vous m’ayez invitée ici est très important. À la fois pour moi et pour les acteurs. Donc déjà cela représente beaucoup. Le plus important c’est de diffuser des informations dans la presse parce qu’en Russie ce n’est pas possible, c’est illégal. Plus il y a de personnes qui sont au courant du tournage du film et du projet, plus il y a de chances pour nous de trouver un producteur international.
L’aspect technique est très réussi. Comment avez-vous fait pour parvenir à ce résultat ?
L’idée du film était effectivement la mienne et le film se déroule comme je l’avais imaginé. Après il y avait une équipe d’une trentaine de personnes qui a travaillé sur le film notamment sur les lumières, les costumes et tout le reste. Les acteurs qui vous voyez à l’écran sont des acteurs connus dans les séries et bien évidemment, si l’on apprend leur orientation sexuelle, ils vont perdre leur emploi. Ils ont donné leur accord pour le tournage uniquement en échange du secret total et de la confidentialité sur le sujet.
Cette interview a été réalisée dans le cadre de la vingt-sixième édition de Cineffable. Merci à Oksana pour la traduction et aux spectatrices pour leurs questions. -
Isabelle B. Price a écrit un nouvel article, Moonlight People il y a 11 ans et 6 mois
Kristina et Ruslan vivent deux histoires parallèles dans deux petites villes, une au sud et l’autre dans l’est de la Russie.
Kristina a a dix-huit ans et va passer le bac. Elle est amoureuse de sa professeure de philosophie, Bella et passe son temps à l’attendre après les cours. Sa meilleure amie, Olesya qui est au courant de son orientation sexuelle lui sert régulièrement d’alibi pour expliquer les raisons de sa présence dans ce parc à des heures indues.
Ruslan est lui un jeune homme tranquille qui ne fait pas de vagues. Il habite chez sa mère et quand il ne travaille pas, passe des heures à regarder des vidéos gays sur Internet. Amoureux de son meilleur ami depuis toujours il n’ose pas lui révéler ses sentiments… -
Isabelle B. Price a écrit un nouvel article, Cineffable critiques de la journée du vendredi 31 Octobre 2014. il y a 11 ans et 6 mois
La seconde journée du festival du film lesbien et féministe de Paris, Cineffable s’est achevée hier soir tard. Lou et moi avons travaillé d’arrache-pied cette nuit pour vous faire découvrir les documentaires et courts-métrages que nous avons eu la chance de visionner sur cette journée de vendredi.
La première critique concerne le gentil court-métrage The Egg, qui traite du désir d’enfant pour les familles homoparentales. Il a d’ailleurs été dédié, à la fin, à « toutes les familles arc-en-ciel ». Ensuite, le documentaire Romeo Romeo nous a fait plonger dans la vie de Lexy et Jess, deux femmes qui, quelques mois après leur mariage, décident d’avoir un enfant. Leur parcours sera semé d’embûches mais se terminera finalement bien.
La seconde séance proposait deux autres documentaires fantastiques. Le premier de moins de 30 minutes, Entry Denied a été tourné sur une période de plus de dix ans montrant la difficulté pour les couples homosexuels binationaux d’obtenir la nationalité américaine. Il était suivi du bouleversant Breaking Through où la réalisatrice a interviewé des hommes et femmes politiques américains ouvertement LGBT qui ont décidé de sortir du placard tout en poursuivant une brillante carrière professionnelle.
Pour finir, le film projeté à 19 h 30 était Concussion mais on l’avait déjà vu…
Nous repartons aujourd’hui pour une nouvelle journée marathon qui, nous l’espérons, sera aussi incroyable !
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Isabelle B. Price a écrit un nouvel article, Puzzle #208 il y a 11 ans et 6 mois
Pour faire pivoter les pièces, appuyez sur les flèches du pavé numérique ou utilisez la molette de la souris.
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Isabelle B. Price a écrit un nouvel article, The Egg il y a 11 ans et 6 mois
Une animation qui revisite La Marche de l’empereur, avec deux pingouines lesbiennes…
Patsy est une pingouine qui tombe un jour amoureuse d’une autre pingouine. Elles sont heureuses et vivent sereinement […]

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Isabelle B. Price a écrit un nouvel article, Cineffable 2014 c'est parti ! il y a 11 ans et 6 mois
Et voilà, la 26ème édition du festival du film lesbien et féministe Cineffable a débuté hier soir à 19h. Une soirée de lancement qui a commencé par un hommage à Maria Klonaris, une artiste multiforme, à la fois “cinéaste, plasticienne pluridisciplinaire et théoricienne, de celles qui inventent le cinéma, inventent une forme, dessinent une œuvre“.
Ensuite un concert du groupe Eaux rageuses a suivi à partir de 20h suivi par dix minutes consacrées à l’histoire de la librairie Violette and Co qui fête ses dix ans d’existence.
Et enfin, à 21h30 a été projeté le superbe documentaire Alice Walter : Beauty in Truth de Pratibha Parma.
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Isabelle B. Price a écrit un nouvel article, Gotham présente des lesbiennes et bisexuelles dans ses personnages principaux il y a 11 ans et 7 mois
Il y a quelques mois nous vous avions parlé de la série américaine Gotham comme d’une nouvelle série potentiellement à suivre. Il s’avère aujourd’hui que les informations dont nous disposions étaient justes. Il y […]
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Isabelle B. Price a écrit un nouvel article, Bodies of Water : Interview de l'auteure Tammy Greenwood il y a 11 ans et 7 mois
Le nouveau roman de T. Greenwood, Bodies of Water, raconte l’histoire d’amour touchante et tumultueuse de deux femmes mariées dans les années soixante. À travers la relation de Billie et Eva et les conséquences de son éventuelle découverte, le livre raconte une histoire d’amour et les coups durs de la vie de manière vraiment captivante. T. Greenwood saisit magistralement l’esprit de « l’amour dont on n’ose pas parler » de cette période et les sentiments impliqués. AfterEllen a eu le plaisir de parler avec Mme Greenwood de son roman et de ce qui l’a inspirée à l’écrire.
Bodies of Water est sublime. Je n’ai littéralement pas pu le lâcher. Je crois que je l’ai dévoré en trois jours, et je ne suis pas la seule. Toutes mes connaissances sont en train de le lire. De votre côté, quelle réponse avez-vous eu de la part des lecteurs ?
Merci beaucoup. Je suis tellement reconnaissante de la réception du livre à la fois par la communauté LGBT et la communauté hétérosexuelle. J’étais très nerveuse de la réponse que ce livre aurait auprès du public. Pour préciser, je suis hétéro. L’une de mes plus grandes peurs était la réaction des lectrices lesbiennes. (En tant qu’auteure, je crois que plus vous vous éloignez de votre propre réalité, plus vous avez peur que quelqu’un s’aperçoive de votre bluff) Et alors que le climat politique de notre pays est clairement en train d’évoluer, j’avais également peur de la réaction de mes lecteurs habituels une fois qu’ils auraient réalisé que l’histoire d’amour avait lieu entre deux femmes (ce n’est pas dit sur la quatrième de couverture). Comme le dit Billie, tellement de choses ont changé, mais tellement de choses restent les mêmes. Néanmoins j’ai été surprise par le nombre écrasant de réponses positives que j’ai reçues. Je lis toujours les commentaires sur Goodreads et Amazon, et je n’ai réellement eu que DEUX lecteurs sur des centaines qui ont exprimé leur colère et/ou leur frustration sur le sujet du livre.
Et les commentaires les plus géniaux, pour moi, sont ceux provenant de lecteurs hétéros qui se considèrent eux-mêmes comme « conservateurs » et qui finissent par adorer le livre. En dépeignant une histoire d’amour entre deux femmes de cette façon, et en montrant les difficultés des lesbiennes en ce temps, j’espérais que certains lecteurs ouvriraient les yeux. Je n’ai presque jamais eu d’arrière-pensées politiques en écrivant mais j’espérais vraiment que cette histoire change la vision des choses de certains lecteurs. Lire crée de l’empathie ; je le pense vraiment.
Vous avez écrit beaucoup de romans, mais Bodies of Water est un peu comme un nouveau départ puisque l’héroïne est lesbienne. Comment en êtes-vous venue à écrire cette histoire, et pourquoi la raconter à travers les yeux de Billie ?
Cette histoire fait suite à une histoire de famille que l’on m’a racontée. Dès que je l’ai entendue j’ai su que je devais écrire ce livre. Je n’avais jamais entendu une histoire d’amour si belle ou tragique. Bien sûr, à la fin, l’histoire du roman est devenue sa propre histoire, mais elle est basée sur une aventure amoureuse très réelle des années soixante. Et généralement, lorsque je commence à écrire une histoire j’entends la voix du narrateur en premier. La phrase d’ouverture « Voilà ce que je sais : la mémoire c’est comme l’eau » m’est venue en premier. Et j’ai juste eu à la suivre. Je savais qu’elle correspondait à Billie (qui est inspirée d’un de mes proches). Et donc j’ai passé du temps avec elle. J’ai traîné avec elle à la plage, à la bibliothèque où elle fait du bénévolat, au bar où elle va pour sa bière du soir. Et après je l’ai suivie dans son passé.
J’adore le fait que la moitié de l’histoire se passe dans les années soixante, un temps où beaucoup de changements ont eu lieu, et également un temps de grandes tragédies et où les genres étaient très codifiés, et l’autre moitié dans le présent. Voir Billie vivre autant de changements tout au long de sa vie et la voir s’accrocher pour toujours à son amour perdu rend ce livre si merveilleusement équilibré. Vouliez-vous dès le départ raconter son histoire sous ces deux angles ?
Encore une fois, la voix du passé m’est d’abord venue. Et donc, j’ai su que Billie racontait cette histoire depuis un point de vue particulier. Et au final, le contraste entre le moment présent et les années soixante est devenu très important pour l’histoire. L’un de mes moments préférés est quand Billie se retrouve dans la relation qu’a sa nièce Effie avec Devin (qui est noir), et imagine la façon dont ils auraient souffert s’ils s’étaient rencontrés et s’ils étaient tombés amoureux il y a cinquante ans.
Avez-vous fait des recherches sur la vie des gays et lesbiennes à cette période ? En particulier sur ceux qui étaient mariés et qui essayaient d’avoir une vie dite « normale » ?
J’ai fait la plupart de mes recherches via mes proches qui ont partagé avec moi leurs propres expériences. J’avais également vu et beaucoup aimé Loin du Paradis et Brokeback Mountain, même si ces deux films parlent d’hommes homosexuels. J’ai regardé After Stonewall et le très beau documentaire Edie and Thea : A Very Long Engagement.
L’eau a un rôle important dans ce roman, et beaucoup de vos autres romans se focalisent également sur l’eau. Quelle importance a l’eau dans votre propre histoire et quel rôle joue-t-elle pour votre créativité ?
J’ai grandi dans le Vermont dans le « camp » (ça veut dire cabane dans le Vermont) de mes grands-parents, à Newark Pond. Aujourd’hui, tous les étés, je traverse tout le pays pour aller passer le mois d’août là-bas (tout comme Billie !). Et j’ai vécu à San Diego, près de la plage, pendant douze ans sur ces dix-sept dernières années. Je suis cancer, donc je suis censée être un signe d’eau. En réalité je n’aime pas vraiment être dans l’eau (sauf si les bains comptent), mais j’adore vivre près d’un point d’eau.
La plupart de mes romans se construisent autour du lac Gormlaith, un lac fictif qui représente différentes choses selon les personnages de mes livres. (Mon premier roman, Breathing Water, se passe également ici et raconte l’histoire d’Effie et Devin).
Sur quoi travaillez-vous en ce moment ? Y a-t-il une chance que l’on retrouve un héros gay ou une héroïne lesbienne dans l’un de vos futurs romans ?
Je viens juste de finir un roman, Here is the Bridge, qui raconte la relation d’une femme agoraphobe avec sa fille de onze ans. Ce roman sortira au printemps 2015. Et j’ai commencé un roman qui parle d’une fête foraine (et des femmes dans les « spectacles féminins »).
Bien sûr, j’aurai de nouveau une héroïne lesbienne. Et bien que Bodies of Water se concentre sur les difficultés dues à l’orientation sexuelle de Billie et Eva, je crois qu’il est important pour les écrivains de commencer à créer des personnages qui sont juste gays (et où l’homosexualité n’est pas au centre de l’histoire, mais constitue simplement une partie de ce qu’ils sont). J’espère que ce sera le cas pour beaucoup de futurs romans grand public. Et ce roman catégorisé comme roman « LGBT » peut aussi être grand public.
Interview Originale sur le Site Afterellen.com -
Isabelle B. Price a écrit un nouvel article, Vidéo – Faking It Bande-Annonce Saison 2 Episode 6 il y a 11 ans et 7 mois
Dans l’épisode de ce soir de la série Faking It baptisé “The Ecstasy and the Agony”, nous retrouvons Karma et Amy discutant encore et toujours de Liam. Mais visiblement là où Karma est persuadée que Liam est son […]
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Isabelle B. Price a écrit un nouvel article, Carol – The Price of Salt sortira le 22 Janvier 2015 au cinéma en Allemagne il y a 11 ans et 7 mois
L’adaptation cinématographique du livre Carol de Patricia Highsmith a été annoncée en mai 2013. Depuis nous attendions avec impatience d’autres informations à partager. Elles ont malheureusement été plutôt rares. […]
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Isabelle B. Price a écrit un nouvel article, Producing Juliet : Épisode 06 : The Play is the Thing : Partie 2 il y a 11 ans et 7 mois
Quelques jours plus tôt nous découvrons Evan qui a lu le nouveau script de Juliet. Lorsqu’il demande à Henry, son agent et petit ami, pourquoi ce dernier ne lui a pas parlé de la pièce, ce dernier rétorque qu’il n’y a pas de bon rôle pour lui et qu’il n’en voyait donc pas l’intérêt. Ils se disputent à propos de la pièce et Evan lui explique qu’il n’y a rien entre Juliet et lui. Henry lui demande alors de lui prouver qu’il dit vraiment.
Aujourd’hui Evan est donc au théâtre pour confronter Juliet. Il veut qu’elle confirme que cette pièce le concerne. Juliet explique que ça la concerne surtout elle, cherchant à comprendre qu’elle ne pourra jamais être avec lui. Elle lui fait comprendre qu’ils doivent mettre de la distance entre eux mais Evan s’y refuse.
De son côté Rebecca rencontre Michelle, la régisseuse dans un bar et toutes les deux discutent. Il se trouve que la régisseuse en question était en couple avec Laura avant que cette dernière ne rencontre Rebecca.
Après avoir croisé Henry et s’être opposé à lui, Juliet retrouve Rebecca au bar. Cette dernière lui explique qu’elle pense que Laura a auditionné pour la pièce en tentant de se remettre avec elle.
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